Bien sûr tout est relatif et tout est subjectif: nous vivons dans une réalité imaginaire, fictive et construite, perçue à travers des filtres d'encodages qui nous sont propres. Nul en peut en conséquence prétendre détenir la vérité.
Nous pouvons néanmoins poser des repères crédibles et vérifiables. Faire mention de réalités communes dont:
Le biais de négativité et le biais d'optimisme.

Le biais de négativité comme le biais d’optimisme sont imbriqués dans le fonctionnement du cerveau moral mis en évidence par la neuroscience :

Ces capacités émergées de l’évolution vont dépendre considérablement de la manière dont nous avons appris à y consentir. Normalement, ces aptitudes se développent en famille où elles sont sollicitées, puis à l’école, dans les activités sportives ou musicales, etc. Notre apprentissage à en faire bon usage se fera évidemment aussi en fonction notre lieu de vie, des conditions socio-économiques, de notre environnement politique et culturel.

Les aptitudes de notre cerveau moral peuvent être entravées, contrecarrées, amoindries, peu développées ; tout dépend de notre consentement à en reconnaitre la nécessité vitale pour soi-même, les autres ou la société. Elles sont alors des savoir être et des savoir-faire, le fondement d’une vie en société dans la recherche d’une commune humanité. Le choix à faire est ici aussi entre un biais de négativité et d’optimisme. Le choix par exemple de se replier sur la prétendue loi des plus forts et de plus adaptés ou celui de s’en référer à des valeurs communes. Les convivialistes les résument ainsi:
Le seul ordre social légitime universalisable est celui qui s’inspire d’un principe de commune humanité, de commune socialité, d’individuation, et d’opposition maîtrisée et créatrice.
Principe de commune humanité : par-delà les différences de couleur de peau, de nationalité, de langue, de culture, de religion ou de richesse, de sexe ou d’orientation sexuelle, il n’y a qu’une seule humanité, qui doit être respectée en la personne de chacun de ses membres.
Principe de commune socialité : les êtres humains sont des êtres sociaux pour qui la plus grande richesse est la richesse de leurs rapports sociaux.
Principe d’individuation : dans le respect de ces deux premiers principes, la politique légitime est celle qui permet à chacun d’affirmer au mieux son individualité singulière en devenir, en développant sa puissance d’être et d’agir sans nuire à celle des autres.
Principe d’opposition maîtrisée et créatrice : parce que chacun a vocation à manifester son individualité singulière il est naturel que les humains puissent s’opposer. Mais il ne leur est légitime de le faire qu’aussi longtemps que cela ne met pas en danger le cadre de commune socialité qui rend cette rivalité féconde et non destructrice.
Problème majeur: Tout ici repose - comme souvent - sur une volonté à toute épreuve.
Il y a donc nécessité d'un consentement à notre mortalité et nécessité d'un renoncement à une vie de fuite, d'hypocrisie, de devoir et de mensonge. Un aveu à vivre dans le refus de la fascination pour la toute-puissance, toute-jouissance ou la toute-sagesse ! Ouverture donc à une existence tragi-comique assumée en lien avec une transcendance réelle:
Cela conduit à une éthique de l'utopie - celle de l'amour fraternel - conjuguée à une éthique de la responsabilité individuelle et collective dans la mise en œuvre de ce Bien pour tous. Le biais de négativité dira ses doutes, ses "à quoi bon" puisque l'homme est un loup pour l'homme ! Le biais de l'optimisme pourra s'appuyer sur une lente - mais réelle - avancée d'un mieux dans l'histoire humaine. Se contrer aussi sur le cerveau moral dont l'évolution nous a dotés. Ou encore oser aller plus loin: Ici, pour les croyants, l'utopie inclura notre vouloir et celui d'un Esprit intelligent et conscient qui est la Matrice du Tout, Matrice avec laquelle nous interagissons de multiples manières: CF. la Physique de la conscience de Philippe Guillemant notamment et l'Univers connecté de Nassim Haramein.
Le biais de négativité sera lutte contre nos opacités, nos élans narcissiques, sadiques ou masochistes; lutte contre le mortifère ancré dans nos peurs, tristesses, colères, hontes, dépits, angoisses, dégoûts, ressentiments, haines, et autres volontés de nuire, de punir, de détruire ou de se venger. Nous aurons ainsi à réaliser
À faire concrètement :
Le biais d'optimisme sera soin et aide réciproque dans une perspective globale: Edgard Morin nous invitait à devenir citoyen du monde, de la planète Terre. Nous voici invités à devenir des artisans de paix, chacun oeuvrant avec ses dons et ses forces sans se faire violence ni user de la force pour avancer plus vite ! Nous nous en irons conscients de nos forces et de nos limites.

Nassim Haramein le dit clairement: Vous ne pouvez aussi comprendre qu'en fonction de votre chemin, de vos pensées, de vos valeurs, de vos émotions, vous attirerez forcément autour de vous d'autres personnes qui sont sur le même chemin, qui ont des pensées, valeurs et émotions similaires... Ce n'est qu'en décidant de vous soigner que vous soignerez le monde autour de vous, d'abord votre monde immédiat, puis un monde plus large, et ainsi de suite. C'est une erreur de vouloir guérir le monde des fléaux qui l'habitent puisqu'en vous concentrant dessus, vous vous y attachez davantage... Si vous voulez vivre dans un monde libre, de paix, d'amour, de joie et de bonheur, alors faites-le déjà en vous, puis dans votre entourage immédiat, et ainsi de suite.
C'est le chemin et le but... 

       

 .