Concrètement, comment se représenter les bienfaits d'une approche spirituelle? Comment être en phase avec l'Univers (le vide, la champ, la Matrice, Dieu)? Peut-on décrire les bienfaits de la foi?
Un article paru dans Cerveau & Psycho, le no 99 de mai 2018 en parle ainsi:
Ainsi, un sentiment religieux profond modifie notre cerveau et son fonctionnement; il nous incite à rechercher du sens mais aussi à mieux utiliser les capacités de notre cerveau moral et social en privilégiant le sens de la collaboration, de la justice, de l'entraide, la répugnance à faire souffrir autrui, le sens de l'empathie de la compassion et de l'altruisme auxquels s'ajoute le plaisir que nous éprouvons à interagir avec nos semblables qui nous apporte de l'ocytocine, l'hormone du cerveau social.
Ces différentes études viennent confirmer quasi invariablement:
Nous pouvons aussi mentionner les bienfaits de la foi. Les bienfaits de la foi en Dieu. L'équipe de Jeff Anderson, neuroradiologue à l'université de l'Utah, a publié dans la revue Social Neuroscience une étude portant sur la dimension euphorisante des pratiques religieuses : prier active les mêmes réseaux de neurone que la drogue, le jeu ou le sexe. Les IRM montrent une activation du circuit de la récompense, notamment au niveau du noyau accumbens, mais également au niveau des zones associées au jugement, au raisonnement moral ou à la concentration. Pour Boris Cyrulnik, « le "goût" de Dieu s'acquiert. Vivre dans un environnement affectif fort favorise même la foi. Sécurisé, l'enfant a envie de partager, il apprend plus volontiers les croyances de ceux qu'il aime. Il est roter que la prière a sur le cerveau une fonction apaisante. A l'électroencéphalogramme, l'amygdale rhinencéphalique - un renflement grand comme une amande qui est le siège central de l'émotion quelle que soit l'espèce vivante -  "flambe" moins chez les personnes qui se soumettent à une représentation apaisante, qu'il s'agisse de Dieu ou d'une personne familière. 

Le neuropsychiatre, qui a accompagné bien des personnes dans leur processus de guérison, assure qu'être croyant est un très fort facteur de protection. Mais nous pouvons aussi malheureusement nourrir un attachement rigide et autoritaire. Ce sont les extrémistes qui massacrent les hommes au nom de leur manière d'aimer dieu.
      Un travail de déconstruction est à faire de toute façon car:
       Éviter de s'attacher à un dieu pervers est chose essentielle bien sûr. Mais il nous faudra aussi dépoussiérer  les références mystiques ou magiques véhiculées par les différentes traditions:
         Cela veut dire aussi dépoussiérer les représentations pseudos scientifiques de notre condition humaine.

       Que sommes-nous?

La physique moderne nous apprend que nous ne connaîtrons jamais le Réel car notre conscience l'affecte en l'observant. Nous savons désormais un peu mieux pourquoi. Les battements de notre cœur produisent un champ électromagnétique rythmique le plus puissant et le plus étendu de l'organisme. Par rapport au champ électromagnétique produit par le cerveau, la composante électrique du champ du cœur est d'environ 60 fois supérieure à l'amplitude qui imprègne chaque cellule dans le corps. L'élément magnétique est environ 5000 fois plus puissant que le champ magnétique du cerveau et peut être détecté à quelques mètres du corps avec des magnétomètres sensibles. Les nombreux oscillateurs biologiques de l'organisme vont se synchroniser sur cet oscillateur majeur qui va influencer par les ondes gamma (30 à 60 Hz) toutes les molécules constitutives de l'organisme ainsi que les réactions chimiques dans lesquelles celles‐ci sont impliquées.  « Lorsque les cellules nerveuses veulent se connecter, elles synchronisent leur activité ». « Littéralement, elles accordent leur longueur d'onde. Nous avons notamment étudié le rôle des ondes gamma dans la communication entre des groupes de cellules dans l'hippocampe, et avons découvert ce qui peut être décrit comme un système de radios dans le cerveau. Les basses fréquences transportent la mémoire des expériences passées, les plus hautes véhiculent ce qui se passe sur le moment. (Laura Colgin)» Cela veut dire que nous interprétons en permanence la réalité. En mode subconscient, nous lisons le moment présent en fonction de nos souvenirs, de nos vécus et nous activons différentes réponses possibles: le circuit du plaisir, celui de la peur et celui des traumatismes.
      Tout est subjectif!
Une récente étude de l’Université de Porto Rico, parue dans la revue Nature de janvier 2015, a démontré que le rappel de souvenirs traumatiques empruntait des circuits cérébraux différents ; un souvenir simple passe par l’hippocampe, transite par l’amygdale puis par le thalamus. La réactivation d’un souvenir douloureux, sept jours après l’événement, passe par le cortex préfrontal qui contrôle les émotions, puis par le thalamus - qui est en quelque sorte « le cerveau dans le cerveau » ou si on préfère une gare de triage neurosensorielle gérant nos sensations, nos capacités motrices, les états de conscience, de vigilance et de sommeil – pour être ensuite traité par l’amygdale qui gère les réactions émotionnelles, en particulier la peur. Et selon la neurologue Fabienne Picard l'insula serait impliquée dans un mécanisme de prédiction de la façon dont le corps va se sentir quelques instants plus tard. C’est elle qui nous indiquerait que faire si l’environnement a changé. Si la prédiction est correcte ou l’erreur négligeable, alors nous nous sentons bien. Dans le cas contraire, nous ressentons un malaise qui stimule une nouvelle recherche d’adaptation. La comparaison entre la prédiction et la réalité est donc permanente. L'insula est impliquée dans nombre d'émotions de base : la souffrance, l'injustice, la colère, la peur, le dégoût, le bonheur et la tristesse. C'est elle qui établit une carte du corps en temps réel. Nous sommes donc des émetteurs-récepteurs.

Nous encodons la réalité de manière subjective. Tout est toujours mesuré en fonction de la mémoire de nos expériences passées, donc de nos souvenirs heureux ou malheureux. Nos ondes gammas véhiculent ces informations du moment. Si nous avions des instruments adéquats, nous pourrions les lire et les décoder à distance, dans un rayon de deux mètres en tout cas. Nos ondes gammas pourraient aussi interagir avec les ondes scalaires: elles proviennent du cosmos, forment un bruit de fond dans notre environnement; elles seraient continuellement réémises par les roches, l'eau, les végétaux, les animaux et les humains; de nature électrique, elles progressent toutefois en vortex et se chargent de tous les champs qu'elles traversent; elles fonctionnent en mode émetteur-récepteur; notre cerveau en produit aussi; un ajustement est donc imaginable avec transmission d'énergie et d'informations. Ces ondes ne se détériorent ni avec le temps ni avec la distance. Elles stockent de l'information et de l'énergie au-delà de notre univers à 4 dimensions. Cette énergie venue d'ailleurs peut donc se libérer dans notre univers. Notre ADN pourrait y être sensible, émettre et de recevoir des données en se syntonisant avec le vide. Notre cerveau le peut aussi via notre conscience - notre âme-esprit - qui n'est pas le simple produit de notre nature biologique. Les êtres humains ont de ce fait une conscience et une mémoire collective. Nous sommes interconnectés les uns aux autres. Nos pensées et nos émotions affectent les champs morphiques. Ils sont connus de la physique, ce sont des régions d'influences non matérielles s'étendant dans l'espace et se prolongeant dans le temps. Les champs morphiques ne disparaissent pas : ce sont des schèmes d'influence organisateurs potentiels, susceptibles de se manifester à nouveau, en d'autres temps, et d'autres lieux, partout où et à chaque fois que les conditions physiques sont appropriées. Ils sont la mémoire de l'espère, l'induction d'organisation, ou encore l'apprentissage collectif.  Si nous pouvions nous unir comme un faisceau laser notre pouvoir serait renforcé. Nous serions ici en contact permanent à travers ces ondes scalaires et avec la Matrice - cet Esprit intelligent et conscient comme l'appelait Max Planck - appelé aussi le champ du point zéro, le vide quantique, l'Univers, Dieu..., avec lequel nous interagirions en permanence.
Nous sommes donc des émetteurs-récepteurs, observateurs - capteurs- acteurs du divin. C'est pas ce canal qu'il nous est donné de puiser l'énergie fondamentale (l'amour), notre lumière intérieure appelée aussi la Kundalini. Elle seule peut contrecarrer l'entropie et la changer en néguentropie car "Notre malheur, dira Philippe Guillemant, résulte bien logiquement d’une déconnexion entre notre conscience-cerveau et l’Esprit ; l’organisme est alors soumis à la loi de l’entropie qui le fait se dégrader – ou dysfonctionner - puisqu’il n’est plus (pas ou pas assez) régénéré par l’amour." Cette déconnexion est liée à nos convictions intimes et à nos attachements excessifs qui ont des effets limitatifs voire nocébo. Nous restons prisonniers de notre passé projeté sans grandes nouveautés sur le présent et le futur. Prisonniers de notre ego, de notre mental comme de nos peurs aussi; tout cela nous maintient dans des boucles de rétroactions négatives; plus nous définissons qui nous sommes et ce que doit être la réalité, moins l'aide du futur peut nous parvenir par rétrocausalité! Philippe Guillemant précise à ce sujet: "Il faudra à l’homme beaucoup de progrès pour être capable de changer ses habitudes de vie de telle façon qu’il puisse assurer dans sa vie quotidienne les attitudes mentales propices aux effets de la seconde causalité. Cela demande en effet de savoir « vibrer » à un niveau supérieur d’élévation spirituelle, et c’est plutôt incompatible avec votre situation d’esclaves modernes de la consommation (TDC p. 298)."
Nous aurons notamment à réaliser notamment: 
que tout est énergie:
  • Selon Einstein, tout est énergie. Nous sommes énergie, tous les règnes du vivant le sont ainsi que la matière en apparence inanimée. C’est le taux vibratoire qui fait la différence. La matière est une densification de l’énergie et l’énergie est de la matière fine. Pour le Pr Marc Henry, le champ porte l'information et l'énergie ; si c'est collectif, c'est une onde ; sur son point zéro, c'est de l'information ; sur le point maximum de la propagation de l'onde, c'est de l'énergie. L'énergie et l'information sont portées par le même objet, l'onde, mais pas au même endroit. Mais avec une information, on ne peut pas changer la structure matérielle : là, c'est le rôle de l'énergie. Mais quand on a une information, on peut changer la matière par l'énergie. Tout est là ! L'information est donc le point zéro de l'onde. Ce à partir de quoi il peut y avoir de l'énergie. Le point Source / Origine en quelque sorte.

    Nous sommes un vrai miracle: Les structures mêmes qui composent nos corps viennent de partout dans l'univers... des mutations de notre ADN surviennent : nous avons entre 2300 et 4600 trillions de copies pour faire nos cellules. Si un changement devait se faire en cascade, il faudrait beaucoup de temps, mais cela se fait en une seule modification... Nous prenons quelque 6'000 décisions inconscientes par jour…Nous sommes constitués de 55 litres d’eau,12,6 kg de carbone, 2,1 kg d’azote, 1,5kg de calcium, 700 g de phosphore. Vous ajoutez encore quelques grammes de soufre, de sel, de magnésium, de fer et de cuivre. 
    Nous sommes donc un véritable MIRACLE ! Un assemblage, un fonctionnement tout simplement miraculeux car nous sommes de surcroit tous uniques à la fois par notre ADN mais aussi par nos expériences et nos souvenirs de vie.
  • Tout est entrelacé:
  • En réalité:
    Mais pour être créateurs il nous faudra réaliser la fusion de la pensée, de l’émotion, de la sensation ou des sentiments: 
    Lorsque la pensée (tête) et l’émotion (ventre) n’en font plus qu'un dans le cœur (milieu), nous créons un sentiment dans notre corps. Et leur diversité positive ou négative est énorme :Jean-Philippe Faure en a répertorié 879 répartis dans dix catégories : Tranquillité (151), Joie (148), Colère (142), Coupure avec ses émotions (137), Tristesse (117) Surprise (82), Peur (82), Dégoût (9), Terreur (9), Fureur (8).
    Six émotions primaires forment le socle de nos réactions à un stimulus extérieur : la colère, le dégoût, la joie, la peur, la surprise et la tristesse.
    On a longtemps considéré les émotions comme des phénomènes corporels parasitant, voire asservissant la raison. Depuis le milieu des années 1990 et particulièrement avec les travaux du neurologue Antonio Damasio, la perspective s’est inversée : sans émotion, on déraisonne. Tout se joue dans le cortex préfrontal ventromédian, à la jonction de zones cruciales pour la logique et l’émotion, où, au moment de prendre une décision, aussitôt des « marqueurs somatiques » récapitulent l’expérience acquise dans une situation comparable et nous aiguillent vers un comportement adapté. Une atteinte à cet endroit nous rend incapable de prendre une décision appropriée et altère profondément nos relations sociales.

    Comment utiliser le pouvoir de l’émotion humaine?
    Jésus Christ donnait ce conseil avisé : ‘Si les 2 font la paix entre eux dans cette maison, regardez ce qu’il se passe, elles demandèrent à la montagne de se déplacer et la montagne se déplaça!’
    Demander ne se fait pas avec la voix, cela se fait dans un langage compris par le champ d’énergie, il ne comprend pas notre voix mais le pouvoir de notre cœur ; le texte de l'évangile de Jean, en 16,23-24 nous dit en interprétation libre : ‘Demandez sans motif caché et soyez entouré de votre réponse, soyez enveloppé de ce que vous désirez afin que votre joie soit parfaite’. 
    Voilà le langage que reconnaît le champ : Sans motif caché,  sans juger de ce qui est vrai ou faux, bon ou mauvais, sans ego. Être entouré : sentir comme si… Il faut donc apprendre à changer nos gestes, nos comportements, nos pensées ou nos sentiments. Et garder en toutes choses et en tous événements un "espace" vide qui empêche d'être fataliste et nous donne la possibilité d'agir avec cette confiance permettant de croire que ce nous faisons n'est pas vain. La" gratitude et  les pensées positives se construisent l'un sur l'autre, créant une spirale positive et ascendante."-Nassim Haramein

    Si nous demeurons en phase avec cette double spirale - ce vortex - alors toute une chimie positive se met en place:
     la dopamine, qualifiée d'hormone de l'action, intervient dans l'anticipation, la motivation, la projection d'émotions positives et nous pousse à positiver, à avancer. Un bon niveau de dopamine encourage l'activité, trop de dopamine incite à rechercher des situations à risque, mais à l'inverse, un déficit de cette substance (ce qui est une caractéristique de la maladie de Parkinson) trouble les mouvements et rend léthargique.
    Autre vaccin anti-chagrin: la sérotonine. Ce neurotransmetteur fabriqué dans des neurones du tronc cérébral est indispensable pour réguler nos humeurs. Stimulé par la passion amoureuse, les relations sociales, les pensées positives, les contacts physiques, il agit comme un euphorisant. On observe un déficit important de sérotonine chez les personnes en dépression ou simplement malheureuses parce que séparées d'un être aimé. Citons également les endorphines et enképhalines, bien connues des sportifs sous le nom d'hormones du plaisir. Ces substances produisent un effet euphorique, anxiolytique et antalgique. Elles modulent le message douloureux, inhibent sa transmission dans le cerveau et provoquent une sensation de bien-être immédiat lors de leur réception par les cellules nerveuses. Leurs fluctuations régulent les états de stress et d'anxiété.

    Nous pourrons alors mieux être en phase avec nous-mêmes: " je ne suis ni mes pensées - nous dit Eckart Tolle-, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis la vie. Je suis l’espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je Suis. Lorsque vous savez qui vous êtes vraiment, un sentiment de paix durable et vivant s’installe. On pourrait l’appeler la joie, car c’est bien la nature de celle-ci : une paix vivante et vibrante. C’est la joie de reconnaître en soi l’essence de la vie, celle qui précède la forme. C’est la joie d’Être - d’être qui on est vraiment. La vie de la plupart des gens est menée par le désir et la peur. Le désir, c’est le besoin de vous donner quelque chose qui vous permettra d ’être davantage vous-même. Toute peur est celle de perdre, donc de subir une diminution, d’être amoindri. Ces deux mouvements occultent le fait que l’Être ne peut ni s’ajouter ni se soustraire. L’Être dans sa plénitude est déjà en vous, maintenant." 


       

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