L'aveu: aie, le mot dérange! Pourtant, il est une invitation capitale, un préalable à toute spiritualité authentique.

Osons donc nous y lancer.

 Chacun-e vit dans une réalité subjective fictive et construite, avec des filtres d'encodages uniques de la réalité. Notre monde est somme toute imaginaire. Nos vérités sont partielles et partiales destinées à être crues, confessées, attestées, vécues et expérimentées.

Pas plus qu'elle ne peut fonder ou l'existence d'un dessein intelligent à l'oeuvre dans l'évolution. Elle ne peut non plus tout fonder, tout expliquer: elle est au contraire confrontée de plus en plus à l'inexplicable, au mystère de l'altruisme par exemple, à l'indéterminé, au phénomène de l'intrication, etc. Le déterminisme est devenu un dogme. 

Sur un plan simplement logique d’abord, le philosophe Pierre-André Stucki signale la contradiction centrale du déterminisme : quand ce dernier veut rendre le monde intelligible, il ne peut le faire qu’en s’appuyant sur la conscience humaine dont il lui faut pourtant dénoncer la fausseté de principe. Mais s’il le fait, le voilà contraint à devoir « témoigner d’un minimum de respect à la conscience de soi ». Du coup, il ne peut plus prétendre tout expliquer ! « Il lui faut avouer ses limites, et s’en tenir au cas où ce qu’il désigne comme cause est bien un phénomène, au même titre que ce qu’il désigne comme effet. » Tout semble alors être ramené à des effets de probabilités et de statistiques. Si une cause est suivie d’effets en un nombre suffisant, cela permettra tout au plus d’en déduire « une généralisation plausible, mais il n’y aura pas de quoi rejoindre la mentalité déterministe. L’humiliation devant la toute-puissance et, à sa suite, devant l’universelle causalité, a perdu sa raison d’être quand tout le monde se révèle seulement comme plus ou moins probable. (Les ruines de la chrétienté, visite guidée, Labor et Fides 2013, p.142.) »

La science moderne a fait de ce plus ou moins probable l’une de ses références majeures mais elle est confrontée à de nouveaux éléments qui viennent bousculer les approches traditionnelles :

Le déterminisme consiste à dire que nous avons un futur unique car mécaniquement déterminé. La causalité consiste à dire que ce futur dépend exclusivement du passé. Or le principe de l’indéterminisme macroscopique a été démontré, ce qui conduit à devoir reconnaître dans la foulée les univers parallèles, et à postuler une influence venue du futur, appelée Double Causalité ou causalité descendante, même si ces deux derniers points devront encore être prouvés scientifiquement. Stephen Hawking est ainsi obligé à la reconnaître, mais il continue à dire que cette influence sera elle aussi conditionnée, déterminée par les lois qui régissent les univers parallèles, ce qui, à l’évidence, est un positionnement philosophique ; il évite ainsi soigneusement de nous expliquer ce qui la déclenche (la matière, le vivant, l’esprit ?).

Rien dans la physique contemporaine n’interdit vraiment de postuler le libre arbitre et par conséquent l’existence de l’âme. Tout en revanche indique que le temps est une illusion et qu’il faut admettre un nombre énorme de multivers pouvant atteindre au moins 10 puissance 100. En réalité, la physique quantique admet qu’il est impossible de connaître le Réel car le simple fait de l'observer le modifie; il est impossible également de prédire où sera une particule à l’instant t (temps) : elle ne peut le dire qu’à partir d’un effet statistique lié une accumulation de particules. L’indéterminé est donc à postuler mais avec lui aussi une influence venue d’ailleurs qui va donner vie ensuite à l’effet statistique.

C'est évidemment vrai aussi dans nos vies : nous sommes fondamentalement la suite de notre passé avec toutes les variables adaptatives imaginables, y compris les choix neufs ou nouvelles directions que nous prenons. Une grande partie d’entre eux émanent en effet de notre pilote automatique, de la partie « inconsciente » de notre psyché ; une autre surgit du bon usage de la raison ; mais ici, le terrain libertaire semble miné d’avance parce que notre conscience dépend entièrement, pour son orientation et ses choix mêmes les plus novateurs, de notre banque de données constituées par notre capacité à engranger de l’expérience, des souvenirs, des sensations et des faits. Coupée de cette banque de données, notre rationalité (esprit, intelligence, conscience biologique) patine totalement ; ce n’est pas un postulat mais bien le résultat des observations cliniques menées sur des traumatismes cérébraux. Là encore, un changement de paradigme est nécessaire : d’abord, s’il est vrai qu’il n’y a pas de conscience sans cerveau, en revanche, la conscience n’est pas réductible à un état neuronal ; ensuite si quelque chose peut nous rencontrer venant du futur, alors une conscience extérieure à notre univers à trois dimensions devient pensable : la Double Causalité le postule ; l’Âme-Esprit émerge d’une mécanique supra-dimensionnelle: un multivers à 7 ou 11 dimensions. À travers elle, nous pouvons échapper à notre espace-temps et dès lors, nous ne sommes plus sous l’unique influence de notre passé-présent. Quelque chose nous rencontre, mais quoi ? Serait-ce uniquement les forces intrinsèques de la matière ou alors une Puissance supérieure ? Se pourrait-il que le Big Bang soit en réalité une explosion d’amour ? L’univers ne serait plus alors vide et froid, cruel ou indifférent. Le postulat de l’indéterminisme nous autorise à l’affirmer sans pour autant que le désir ne soit le père de la pensée.

Nous sommes au cœur dune révolution conceptuelle et culturelle dont il importe de bien comprendre le message tragi-comique : désormais, il est absurde de vouloir se passer de l’Aide du Futur ! Si bien illustrée dans le nom de Yahvé que Moïse reçoit et qui veut dire : Je suis Celui qui est / sera (Cf. Exode 3) ou encore dans le nom d'El Shaddaï Le Tout et l'Opposé Au Chaos.

Si l'évolution a d'abord été chimique, puis biologique, culturelle ensuite, elle est appelée à devenir spirituelle.  
Pour Nassim Haramein, le temps serait venu de faire une double ascension : sur un plan de la science et de la technologie et sur un autre plus humain d’apaisement des relations humaines. Le pattern géométrique du "Double-Tore" à l'origine du vide quantique va permettre, maintenant que sa dynamique est comprise, d'utiliser notamment l'énergie propre de ce vide ou de la gravité. Cela va changer notre rapport à l'univers encore plus que n'a pu le faire l'électricité.

L'énergie deviendra disponible à bon marché ; les voyages interstellaires deviendront possibles...
La pollution sera en recul. Il devrait ainsi être plus facile de tendre à une humanité harmonieuse car les ressources et l'espace seront infinis.
Il y aura finalement suffisamment de richesses et de biens, des solutions donc pour que tout le monde soit gagnant. L’avenir nous dira si nous avons su préserver et choisir cette solution pour l’avenir de l’humanité, faire notre ascension en somme. 

 Élaborer une technologie propre sera l'affaire de quelques un(e)s; apaiser les relations humaines est de la responsabilité de toutes et tous. Cela passe par la reconnaissance de notre insatisfaction fondamentale: il y a chez l’humain un désir profond de ne pas accepter simplement la vie qui lui est donnée ; il y a donc recherche de sécurité, de confort, de puissance , d'épanouissement personnel, de gloire et de jouissance pour avoir une vie plus riche, plus profonde, plus ample  dans une quête du tout tantôt accessible tantôt inatteignable; en elle s'origine le désir mimétique (la convoitise, la rivalité, l'escalade symétrique) d'où découle toutes les formes de violence adaptatives et réactives, nos élans narcissiques, sadiques ou masochistes, nos dérives individuelles ou sociales. Nous aurons à trouver une juste distance, à rester attaché à notre humanité: à surtout éviter, comme l'a dénoncé la philosophe Hannah Arendt, de cesser de penser, de se soumettre à une autorité qui décide pour nous du bien et du mal en banalisant ce dernier. Le bien devrait être toujours profond et radical, le mal toujours extrême et jamais radical! Réfléchir est indispensable. Ici, "la « banalité du mal » est un concept philosophique d’une importance sans précédent, car il pose donc la possibilité de l’inhumain en chacun d’entre nous. En cela, il est certes, novateur. Novateur et précisément attaché au 20è siècle, parce que cette possibilité de l’inhumain émerge nécessairement de la nocivité d’un système totalitaire, et suppose que le crime soit commis dans des circonstances telles, que les « criminels » ne puissent sentir ou savoir qu’ils font le mal. Elle suppose que le système totalitaire en place ait veillé préalablement à tuer « l’animal politique » en l’homme, qu’il veut rayer de la surface de la terre, pour n’en conserver que l’aspect biologique. Pour les nazis spécifiquement, il s’agissait, à travers la Shoah, de créer « l’espèce animale humaine ». Pour ce faire, il s’agissait de déshumaniser l’homme en le dépolitisant, au sens étymologique du mot. Tendre à supprimer la chose qui faisait de lui un être humain, en détruisant d’abord ce qui le rattachait à une communauté.  

Il y a urgence à déconstruire: la force des idéologies et des fanatismes (économiques, technologiques, religieux, etc.). L'avidité du pouvoir et la volonté de détruire; la projection des colères, des déceptions et des rancoeurs sur les autres avec la volonté de s'approprier par tous les moyens ce qui nous manque quitte à exploiter son prochain! Les délires de puissance et de jouissance auto-centrés parce qu'on n'a qu'une vie et qu'il faut en profiter! Cela tient au mythe capitaliste de la valeur ajoutée que nous tentons d'appliquer à notre vie et à notre personne...C'est le mythe du bonheur égalitaire-obligatoire ne fait qu’engendrer des espoirs déçus et une insatisfaction collective qui n’ont d’autre choix que de s’inscrire encore plus dans une dépendance consumériste, dans une fuite en avant, un plus de la même chose décrit par l’école de Palo Alto. Cette fuite en avant est comique, car un besoin satisfait en chasse un autre qui revient inexorablement. Mais cette quête inassouvie est aussi tragique dans la mesure où le problème est récurrent et interactionnel : on tourne en rond, essayant la même stratégie encore et encore ; on a choisi une solution qui ne marche pas. Malgré cela, l’homo œconomicus continue à l’appliquer. Quelque chose maintient le problème et ce quelque chose est habituellement une « tentative de solution » qui se répète de manière névrotique « vers plus de la même chose ! ». L’homo œconomicus n’est ni stupide, ni méchant, ni malade. Il est juste aveuglé par son histoire et par sa foi en l’innovation technologique.

Il y a urgence à reconnaitre, avec Boris Cyrulnick, que nos chemins de vie se situent sur une crête étroite, entre toutes les formes de vulnérabilités, génétiques, développementales, historiques et culturelles, et les mécanismes de protection, de dépassement mis en place. À l'évidence, pour résilier un malheur passé, il faut justement avoir été vulnéré, blessé, traumatisé, affecté, déchiré...Il nous a fallu trouver comment concilier les noirceurs et les beautés de la vie. Ce qui veut dire aussi prendre la mesure de nos faiblesses, de nos forces et de nos traumas. Et apprendre comment leur opposer une possible guérison.

Il y aura forcément urgence à déconstruire le réseau de nos convictions intimes en vertu des effets nocebos et placebos...Urgence à sortir de ces boucles de rétroactions négatives qui disent en prédictions variées nos peurs les plus profondes (la peur de l'inconnu, du rejet, de se tromper, de l'échec, de réussir, du pire, du changement et de l'engagement) correspondant évidemment aux maltraitances les plus courantes (le rejet, la trahison, la duperie, la mise en échec, l'abus de pouvoir, la mystification, le mensonge): elles sont bien présentes dans nos souvenirs qui affectent via les ondes gammas notre approche du présent en induisant des réponses et toute une chimie préventives malheureusement répétitives qui nous font vivre dans le passé, en fonction de lui, de ce qui nous est arrivé. Il y a urgence à briser ces chaînes par toutes sortes de moyens (les thérapies, l'hypnose, la visualisation, la méditation, etc.). On peut ainsi déjà apprendre à se détacher en se disant: je ne suis pas le simple reflet de mes pensées, de mes sentiments, de mes émotions, de mes actes ou de mes paroles; je suis l'Univers faisant l'expérience de lui-même; oser pourquoi pas une déclaration d'estime: Dans tout l'univers, il n'y a pas une autre personne qui soit exactement semblable à moi. Je suis moi, et tout ce que je suis est unique. Je suis responsable de moi-même, j'ai tout ce qu'il me faut ici et maintenant pour vivre pleinement. Je peux choisir de  manifester le meilleur de moi-même, je peux choisir d'aimer, d'être compétent, de trouver un sens à ma vie et un ordre à l'univers, je peux choisir de me développer, de croître et de vivre en harmonie avec moi-même, les autres et Dieu. Je suis digne d'être accepté et aimer exactement comme je suis, ici et maintenant. Je m'aime et je m'accepte, je décide de vivre pleinement dès aujourd'hui. 

 Il y aura urgence à se déprendre du mortifère: Doit être combattu « ce qui conduit à tristesse, dureté, égarement, repli sur soi, ou prétention, revendication, ressentiment, ou compulsion, frénésie, débordement stérile ; ou encore, et par-dessus tout, à désespoir, glissement en bas, destruction — cela est dans l'opposé de l'amour. Ce qui, au contraire, est pacifiant, confortant, ce qui délie de l'âpreté et du ressentiment, ce qui donne de donner, ce qui ouvre chemin, même malaisé, même apparemment injustifiable, même hors des logiques reçues, cela est déjà du côté de l'amour — même si cela ne laisse point en repos, appelle à plus loin, exige dépassement (Maurice Bellet)."  Urgence à apprendre à aimer / s'aimer sans fureur ni férocité.

Le bon sens nous murmure:

La plus petite colère en vous participe aux traumatismes planétaires; la plus petite dose d'amour en vous participe à l'harmonie de la planète et de tous les êtres vivants qui y vivent. Alors choisissez en pleine conscience le monde dans lequel vous voulez vivre, ce qui n'est pas vain, violent, futile ou mesquin! Nos choix, nos pensées, nos valeurs, nos émotions, nos convictions intimes surtout, tout est en lien avec la Singularité, ce qui attire, crée ou rejette. Il s'agit de reconnaître et d'expérimenter qu'il y a là quelque chose de plus grand que soi-même, une transcendance, une merveilleuse dynamique en recherche permanente d'équilibre que nous appelons l'amour.

Il nous est dit aussi en Colossiens 3,2 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d'entrailles de miséricorde, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience. Nous tendons à un regard mystique qui voit "en toutes choses et en tous événements un "espace" vide qui l'empêche d'être fataliste et lui donne la possibilité d'agir avec cette confiance lui permettant de croire que ce qu'il fait n'est pas vain.." Un ce-par-quoi il fait bon être et bon vivre. C'est un regard qui passe par le centre neuro-cadio-vasculaire (le chakra du coeur). Le cœur génère un champ électromagnétique rythmique le plus puissant et le plus étendu de l'organisme. Par rapport au champ électromagnétique produit par le cerveau, la composante électrique du champ du cœur est d'environ 60 fois supérieure à l'amplitude qui imprègne chaque cellule dans le corps. L'élément magnétique est environ 5000 fois plus puissant que le champ magnétique du cerveau et peut être détecté à quelques mètres du corps avec des magnétomètres sensibles. Les nombreux oscillateurs biologiques de l'organisme vont se synchroniser sur cet oscillateur majeur qui va influencer par les ondes gamma toutes les molécules constitutives de l'organisme ainsi que les réactions chimiques dans lesquelles celles‐ci sont impliquées. 

Pour Nassim Haramein " gratitude et pensées positives se construisent l'un sur l'autre, créant une spirale positive et ascendante."

Une spirale qui va influer sur nos humeurs: Ainsi la dopamine, qualifiée d'hormone de l'action, intervient dans l'anticipation, la motivation, la projection d'émotions positives et nous pousse à positiver, à avancer. Un bon niveau de dopamine encourage l'activité, trop de dopamine incite à rechercher des situations à risque, mais à l'inverse, un déficit de cette substance (ce qui est une caractéristique de la maladie de Parkinson) trouble les mouvements et rend léthargique.

Autre vaccin anti chagrin: la sérotonine. Ce neurotransmetteur fabriqué dans des neurones du tronc cérébral est indispensable pour réguler nos humeurs. Stimulé par la passion amoureuse, les relations sociales, les pensées positives, les contacts physiques, il agit comme un euphorisant. On observe un déficit important de sérotonine chez les personnes en dépression ou simplement malheureuses parce que séparées d'un être aimé. Citons également les endorphines et enképhalines, bien connues des sportifs sous le nom d'hormones du plaisir. Ces substances produisent un effet euphorique, anxiolytique et antalgique. Elles modulent le message douloureux, inhibent sa transmission dans le cerveau et provoquent une sensation de bien-être immédiat lors de leur réception par les cellules nerveuses. Leurs fluctuations régulent les états de stress et d'anxiété.

La méditation est faite pour améliorer et augmenter la capacité de déplacer l’information depuis le vide jusqu’à Singularité individuelle. Il existe un lieu physique à l’intérieur de notre cœur et de sa Singularité. Notre cœur a une petite cavité, entre ses deux ventricules. Et cette petite cavité a le champ électromagnétique le plus important de tout notre corps ! Il peut être perçu et mesuré à plus de 2,5 m. C’est la batterie de la vie qui maintient notre cœur en fonctionnement.  Et quand on meurt, cette Singularité n’est plus présente, c’est sans doute une des raisons pour laquelle il y a une légère perte de poids qu’on ne peut justifier.

Si vous dirigez toute votre attention vers la singularité (zone de calme) qui est en votre centre, toute l'information contenue dans l'Univers est à votre disposition car l'Univers est un champ unifié holofractographique scalaire infini où toute l'information est présente en chaque point (singularité)." Vous attirez, créez, rejetez ce qui est autour de vous. Vous pouvez aussi comprendre qu'en fonction de votre chemin, de vos pensées, de vos valeurs, de vos émotions, vous attirerez forcément autour de vous d'autres personnes qui sont sur le même chemin, qui ont des pensées, valeurs et émotions similaires... Ce n'est qu'en décidant de vous soigner que vous soignerez le monde autour de vous, d'abord votre monde immédiat, puis un monde plus large, et ainsi de suite. C'est une erreur de vouloir guérir le monde des fléaux qui l'habitent puisqu'en vous concentrant dessus, vous vous y attachez davantage... Si vous voulez vivre dans un monde libre, de paix, d'amour, de joie et de bonheur, alors faites-le déjà en vous, puis dans votre entourage immédiat, et ainsi de suite. La plus petite colère en vous participe aux traumatismes planétaires; la plus petite dose d'amour en vous participe à l'harmonie de la planète et de tous les êtres vivants qui y vivent. Alors choisissez en pleine conscience le monde dans lequel vous voulez vivre, ce qui n'est pas vain, violent, futile ou mesquin! Nos choix, nos pensées, nos valeurs, nos émotions, nos convictions intimes surtout, tout est en lien avec la Singularité, ce qui attire, crée ou rejette. Il s'agit de reconnaître et d'expérimenter qu'il y a là quelque chose de plus grand que soi-même, une transcendance, une merveilleuse dynamique d'un amour divin qui nous accueille de manière inconditionnelle tout en cherchant à nous être favorable. Celles et ceux qui ont vécu une Expérience de Mort Imminente (EMI) nous raconte cette lumière si accueillante, si pure et non-jugeante: ils n'ont plus peur de la mort et leur vie en est changée pour toujours.

Un résultat positif similaire est obtenu par les interventions esprit-corps (mbi) telles que la méditation, le yoga et le tai chi: elles ne font pas que nous détendre simplement ; elles peuvent "inverser" les réactions moléculaires de notre ADN qui provoquent la mauvaise santé et la dépression, selon une étude des universités de Coventry et de Radboud.

En 2011, des chercheurs de Harvard ont été parmi les premiers à prouver que seulement huit semaines de pratiques méditatives de la Pleine Conscience entraîneraient l’augmentation significative de l’épaisseur de l’hippocampe. Ils ont noter aussi que la méditation signale à l’amygdale de se détendre et aide à faire baisser le niveau de stress et de peur; elle crée un cortex frontal plus rapide, plus gros et plus en forme, favorisant l’amélioration de la concentration et de l’attention. La méditation augmente la matière grise et allonge les télomères qui aident à ralentir le vieillissement. La méditation active l’insula, renforçant ainsi l’empathie et la compassion.
Osons le reconnaître: la méditation n'est pas simplement un jouet new age pour baba cool! Ni une simple auto-persuasion. Quelque chose nous rencontre depuis le Futur, l'Inconditionné ou l'Indéterminé  avec lequel nous pouvons interagir.


Dans la métaphore de l'Univers connecté, nous réfutons le mensonge illusoire du déterminisme qui définit l'humain comme un robot biologique sophistiqué. En réalité, par notre Conscience cosmique (le Saint-Esprit) nous participons à la co-création de l'Univers.

Nous réfutons aussi l'illusion mensongère d'une révolte obligée à l'encontre d'un univers froid et hostile à qui nous devrions tout arracher. En réalité, par notre Conscience cosmique, nous recevons l'Aide divine sous forme de prémonitions, d'intuition, d'inspiration, de heureux hasards et de synchronicité.  Mais nous pouvons tout aussi bien nous passer de cette Aide.

Nous échangeons en permanence, à chaque moment, des informations avec le divin (la Singularité, le vide quantique, la divine matrice, etc.) : nous lui en donnons et nous en recevons en retour. L'échange d'information se fait donc en permanence vers l'intérieur et vers l'extérieur à la vitesse de la lumière. Ce champ magnétique définit aussi le fonctionnement de la conscience qui n'est évidemment pas localisée dans le cerveau ; c'est une antenne en connexion avec un champ. Mais nous pouvons vouloir nous passer de ce lien: le faire par ignorance, par défi, par dégoût, pour être un sur-homme, par lâcheté, etc. Les motifs ne manquent pas: osons le reconnaître! Nous sommes en réalité fâchés avec le divin car nous lui reprochons les malheurs ( ne sont-ils pas plus nombreux que les bonheurs?), la souffrance, les maladies, les catastrophes naturelles, les guerres, etc.

En lien avec Jésus-Christ, nous posons le concept-limite de l'aliénation humaine (le péché): Puisque rien n'est garanti dans la vie, que tout peut arriver - le pire comme le meilleur - nous vivons tous dans une quête permanente de sécurité matérielle et affective, dans une recherche de pouvoir, de richesse, de gloire ou de jouissance qui nous pousse à vouloir assurer ce qui peut l'être par toutes sortes de moyens: la ruse, le marchandage, la force, la séduction, la dette imposée, le mensonge, la manipulation. C'est selon...Face à Dieu, nous sommes soit dans la révolte (le désespoir-force), dans l'affirmation voulant que l'humain soit sa propre finalité, soit dans la fuite éperdue dans la jouissance à tout-va (désespoir-faiblesse). Cette aliénation fondamentale conduit l'humain à être en inimitié avec Dieu.« Car le divin, écrit Tillich, n’accomplit pas l’humain ; il révolutionne l’humain. Voilà pourquoi l’humain doit lui-même se défendre contre le divin, il doit le rejeter et essayer de l’abattre». Dans cette tension irréductible, l'humain veut tantôt désespérément être lui-même (illusion-force) tantôt refuse de l'être (illusion-faiblesse). Cette quête sans fin nous situe dans le besoin de nous rendre acceptables et aimables. "Notre malheur, dira Philippe Guillemant, résulte bien logiquement d’une déconnexion entre notre conscience-cerveau et l’Esprit ; l’organisme est alors soumis à la loi de l’entropie qui le fait se dégrader – ou dysfonctionner - puisqu’il n’est plus (pas ou pas assez) régénéré par l’amour." Le piège consiste à vouloir réfuter la complexité de la réalité ou à souhaiter lui correspondre par des voies obscures et irrationnelles. Cette mutation violente du désir conduit l'humain à vouloir être dieu à la place de dieu – maître de tout y compris de son destin ou de la nature – ou le pousse à vouloir être comme Dieu. La tradition chrétienne réfute ces deux approches en les opposant à la croix : en elle se dit l'abandon du juste, son renoncement, son impuissance, son refus de toute violence ajoutée ou de toute solution magique. 
Comme nous avons reçu la pensées de l'éternité, notre liberté se situe devant un Souverain bien inatteignable. Notre aliénation fondamentale d’humains imparfaits fait que nous devons assumer une liberté finie et limitée. Nous ne pouvons prétendre accomplir le Souverain bien. Ici, le mal radical, le mal véritable, le mal du mal, ce n’est pas la violation de l’interdit, la subversion de la loi, la désobéissance, mais la fraude dans la totalisation, dans la mise en œuvre concrète du souverain bien, fraude qui va se rencontrer bien sûr dans l’État, l’Église ou toute autre institution. Cette fraude dans la totalisation va se retrouver bien sûr aussi dans la raison instrumentale et technicienne qui se contente d’un moindre mal au nom du profit. Le mouvement de la liberté religieuse qui va de la demande à l’attente et au don est toujours en procès, en examen critique, toujours appelé à devoir se régénérer, se repenser. Ce procès philosophique est proche du kérygme chrétien de la résurrection. Dans la tradition chrétienne, c’est l’œuvre de l’Esprit que nous demandons et attendons qui est un don de Clarté venant corriger nos errances dans la mise en œuvre concrète du souverain bien. Il ne peut y avoir délire et désir de puissance que dans la fraude banalisée ou justifiée. C'est ce que nous faisons constamment, reconnaissons-le! 

Nos choix, nos pensées, nos valeurs, nos émotions, nos convictions intimes surtout, tout est en lien avec la Singularité, ce qui attire, crée ou rejette. Il s'agit de reconnaître et d'expérimenter qu'il y a là quelque chose de plus grand que soi-même, une transcendance, une merveilleuse dynamique en recherche permanente d'équilibre que nous appelons l'amour.

Nous sommes dans le 8è jour de la Création, un jour encore inachevé, car c'est le jour où Dieu espère l'amour de l'homme pour que l'Amour vienne couronner le monde.

Que Dieu aime, ce n'est pas encore l'Amour; parce que l'Amour ne commence que dans la réciprocité.

L'Amour, ce n'est pas quand Dieu nous aime; c'est quand Dieu et moi on s'aime, donc quand on interagit. Le couronnement de la Création commence seulement quand l'homme répond oui, et un oui parfaitement libre: c'est pourquoi nous sommes appelés à la liberté et à la responsabilité. Le 8è jour ne peut se faire sans notre contribution, sans notre accord, nos volonté de co-création. Ici, notre centre de gravité est appelé à changer: c'est à travers la Singularité que nous pouvons équilibrer nos dimensions rationnelles, émotionnelles, relationnelles, culturelles et spirituelles. Françoise Dolto écrivait avec raison: "vivre c'est pécher. S'installer dans le péché, c'est mourir. Il faut dépasser ces états affectifs et ces sentiments d'indignité, de culpabilité…Savoir que tout est grâce, que tout est remis…Savoir enfin qu'"aimer c'est engendrer, susciter, éveiller, réveiller. C'est le contraire d vivre en circuit fermé, de posséder pour soi: richesse, savoir, pouvoir."  Notre centre de gravité est donc appelé à passer du besoin au désir, du sacré à ce qui est plus saint, tellement mieux: la vie bonne pur tous dans des institutions justes. La vie débarrassée du désir mimétique (convoitise, rivalité, escalade symétrique, conflit, victimisation, violence). La paix non plus seulement rêvée mais revendiquée et construite.

Le mot shalom ne signifie pas seulement 'paix', mais aussi tranquillité, sécurité, bien-être, santé, satisfaction, contentement, réussite, consolation, réconfort entier, complet et intègre.

En chaque croyant il y a un shalom qui vient de Dieu Lui-même. Ce n'est pas une fausse paix qui produit l'autosatisfaction et ignore la souffrance, mais une paix compatissante qui se languit de voir le shalom de Dieu présent dans chaque personne, et qui motive nos actes qui vont nous aider à l'apporter : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne » (Jean 14:27).

Ainsi, la grande rupture avec le monde n'est donc pas au moment de la mort corporelle mais au moment où l'homme accepte la réalité de la Présence de Dieu avec lui. À cet instant, l'Emmanuel (" Dieu avec nous ") naît dans le coeur, unit les deux natures (divine et humaine) séparées et opère une re-création de tout l'être. Une re-création et une ré-orientation des désirs, des besoins, des fascinations et autres obsessions qui nous permet de faire de nouveaux choix.

Au Tribunal de la Vie une question nous est posée: Pourquoi les humains sont-ils si inhumains, si furieux, féroces, cruels, odieux, méchants, malveillants, malfaisants et violents les uns envers les autres? À qui appartient en priorité le problème? Et surtout: quel est ton remède? C'est à chacun prioritairement d'en décider et de se rallier à une définition collective.
Mais un aveu s'impose, une reconnaissance de ce qui fait problème est indispensable:
----> Notre addiction au désir mimétique est bien réelle (convoitise, rivalité, conflits, malveillances, sabotages, violences).
----> Notre centration sur le Soi est une calamité (on n'a qu'une vie, il faut bien  en profiter et tout faire pour! dans la jouissance du Seul)
----> Il y a chez l’humain un désir profond de ne pas accepter simplement la vie qui lui est donnée ; il y a donc recherche de sécurité, de confort, de puissance , d'épanouissement personnel, de gloire et de jouissance pour avoir une vie plus riche, plus profonde, plus ample. Bien trop attachés en conséquence à notre petite personne, à nos pensées, sentiments, émotions, actes et paroles.
----> Il est urgent d'appendre à sortir du mortifère, à aimer et s'aimer sans fureur ni férocité.
----> Tout aussi urgent de résister aux idéologies et aux fanatismes de tous bords qui incitent à la haine.
----> D'oser lâcher l'obsession du Seul de l'esthète, la volonté de maîtrise de l'éthicien et la révolte permanente du militant.
----> D'oser congédier nos peurs, nos sentiments d'indignité, de culpabilité, de perfectionnisme qui nous font vivre dans l'hypocrisie, le devoir ou le mensonge.
----> D'oser le soin et l'attention les uns pour les autres, dans le respect et la non-ingérence, au lieu de les vomir ou les dévorer. 

En lien avec l'amour fraternel défendu par Jésus-Christ, je suis enclin à défendre les conclusions du mouvement convivialiste: Le seul ordre social légitime universalisable est celui qui s’inspire d’un principe de commune humanité, de commune socialité, d’individuation, et d’opposition maîtrisée et créatrice. Et pour y arriver, il me semble que cette prise de conscience est indispensable: 

Le Royaume des cieux ressemble à une personne qui se rend compte qu'elle ne viendra jamais à bout de ce qui pèse - la convoitise, la rivalité, la faute, la culpabilité et le perfectionnisme -,qu'elle n'atteindra jamais une image idéale d'elle-même qu'elle croyait nécessaire pour se rendre acceptable et aimable. Elle accueille alors son impuissance radicale; elle s'ouvre ainsi à l'avenir, à la nouveauté, à  l'autre/au divin avec confiance; elle renonce à expier son malheur par une vie de fuite, d'hypocrisie, de devoir ou de mensonge. Ici, la dynamique de guérison est bien une résurrection: laisser venir le courage d'oser être soi-même avec ses ombres et ses lumières en faisant face aux autres. Nous voici libérés de notre passe-temps favori qui consiste à tout idéaliser ou à tout diaboliser, à vomir les autres ou à les dévorer ! Une manière de se laisser dominer tantôt par le désespoir-force en sa volonté de tout maîtriser, tantôt par le désespoir-faiblesse qui cherche le salut dans la fuite. Nous pouvons voir notre aveuglement s'en aller, le laisser partir avec l'aide de Dieu. Apprendre à nous aimer sans enflure ni tristesse, sans tout ramener à soi. Et retrouver foi dans la joie de donner et de recevoir gratuitement, sans chagrin ni contrainte qui est la dynamique privilégiée du Royaume. Mais, clairement, cette approche se distancie complètement du consensus moderne : on n'a qu'une vie, autant en profiter, et se battre pour y arriver. Même au détriment des autres? Non, certainement pas! 

La théorie de l’Univers Connecté, au contraire, parle de collaboration entre les différentes échelles de l’Univers, et non de lutte, ce qui change totalement le paradigme de base et permet l’apparition de systèmes non-pyramidaux basés sur l’entraide pour arriver à un but commun, par opposition à des systèmes où nous voyons une destruction des ressources naturelles et de notre société.

Que choisirons-nous ? 

Pour Nassim Haramein, le temps serait venu de faire une double ascension : sur un plan de la science et de la technologie et sur un autre plus humain d’apaisement des relations humaines. Le pattern géométrique du "Double-Tore" à l'origine du vide quantique va permettre, maintenant que sa dynamique est comprise, d'utiliser notamment l'énergie propre de ce vide ou de la gravité. Cela va changer notre rapport à l'univers encore plus que n'a pu le faire l'électricité.

L'énergie deviendra disponible à bon marché ; les voyages interstellaires deviendront possibles...

La pollution sera en recul. Il devrait ainsi être plus facile de tendre à une humanité harmonieuse car les ressources et l'espace seront infinis.

Il y aura finalement suffisamment de richesses et de biens, des solutions donc pour que tout le monde soit gagnant. L’avenir nous dira si nous avons su préserver et choisir cette solution pour l’avenir de l’humanité, faire notre ascension en somme.

Osons en rêver...et y contribuer. 


       

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