Se désencombrer: de quoi, comment et pourquoi?

La spiritualité n'est-elle pas destinée à nous permettre de voyager plus léger ici-bas  ? Il s'agit d'aller vers la vie bonne pour tous dans des institutions justes ! De consentir à laisser tomber tout ce qui entrave, enserre, empêche, meurtrit, avilit, restreint ou alourdit la Vie. 

Dans le Spleen de Paris, Charles Baudelaire écrivait: " Si quelquefois, sur les marches du palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante,  à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est: et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge vous répondront: "Il est l'heure de s'enivrer!" Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse!" 
Mais de quoi? De vin, de poésie ou de vertu, à notre guise…

Pour y arriver, il nous faudra nous désencombrer: du mortifère tout d'abord. 

Nous sommes tous sous l'emprise de la faute, de la culpabilité et du perfectionnisme. Cela semble venir de notre besoin de sécurité et d'harmonie qui dépend pour une grande part de notre adaptation au milieu et des liens noués avec les autres. Notre passe-temps favori, de ce à quoi nous tenons tant, vient du désir féroce de s'auto-justifier, d'assurer ce qui ne peut l'être.   Une tension d'où surgissent la dramatisation ou la banalisation: la faute, l'auto-flagellation, la culpabilité mortifère, le besoin d'en faire des tonnes pour attirer l'attention, le perfectionnisme de la sériosité ou de la rivalité; dans ce piège, il n'y a pas de liberté: il y a des mythes (sociaux, familiaux, religieux), des attentes et décrets intériorisés, des vouloir et des devoirs être; des peurs, des craintes, des tristesses, des frustrations, des ressentiments, des colères, des hontes, des gènes, des dégoûts, des blessures de n'avoir pu combler les attentes narcissiques de nos parents, celles des personnes qui comptent pour nous, pour qui nous aurions tant aimé compter. Le désir mimétique nous pousse à désirer ce que l'autre a ou ce qu'il est, ou à entrer en rivalité; en somme à dévorer ou vomir dans une quête de maître ou d'esclave. S'aimer sans fureur ni férocité devient ici impossible: tout est à vif! Nous vivons sous la triste loi du mortifère. Ici, il faut identifier ce qui mène à l’échec d’aimer. Doit être combattu « ce qui conduit à tristesse, dureté, égarement, repli sur soi, ou prétention, revendication, ressentiment, ou compulsion, frénésie, débordement stérile ; ou encore, et par-dessus tout, à désespoir, glissement en bas, destruction — cela est dans l'opposé de l'amour. Ce qui, au contraire, est pacifiant, confortant, ce qui délie de l'âpreté et du ressentiment, ce qui donne de donner, ce qui ouvre chemin, même malaisé, même apparemment injustifiable, même hors des logiques reçues, cela est déjà du côté de l'amour — même si cela ne laisse point en repos, appelle à plus loin, exige dépassement (Maurice Bellet)."  Dépasser le mortifère sera une lutte constante, un défi à relever pour entrer en humanité réelle et responsable. Il est un lien avec le transcendant à établir, lien avec un au-delà de soi, un plus que nécessaire.

En vérité, ce « plus que nécessaire » est donation de vie, délivrance de l’abîme. Il ouvre un espace initial, une respiration infinie qui coïncide avec ma présence à moi-même. Il est ce qui confère aux humains leur assurance première en leur donnant de se tenir debout, de se supporter d’être nés, d’être accueillis, reconnus, acceptés comme présence et personne, un peu comme ce que procure la mère dans sa présence à l’enfant. Cet éveil d’humanité qui est naissance de l’humain en l’homme peut partir de n’importe où, que l’être humain soit chrétien ou non, croyant ou incroyant. Il suffit qu’il perçoive le don venant vers lui de cet Imprenable. Nous y goûtons en nous éveillant à notre Conscience cosmique par laquelle nous avons part à l’Inouï. Et ce qui entrave, enserre, empêche ou limite, ce sont nos représentations limitées, nos dogmes et nos filtres d’encodages de la réalité.

Et ce qui entrave tout aussi sûrement, c'est notre quête de sécurité, de confort matériel, de pouvoir, de gloire, d'épanouissement personnel, le Grand Tout et le Grand Rien de la Jouissance. L'insatisfaction et l'inconfort qui nous poussent à obtenir notre dose de contentement par la force, la ruse, le chantage, la manipulation ou le repli sur soi s'il le faut. Dame, c'est qu'on n'a qu'une vie, non? Alors autant en profiter ! Nous avons là l'une des racines endémiques de la violence humaine qui nous pousse à désirer ce que l'autre a ou ce qu'il est (CF. le désir mimétique): l'humain projette son désir d'une vie meilleure, mais aussi ses déceptions et ses rancœurs. Il peut alors vouloir se venger de la réussite des autres, les massacrer, les dépouiller pour les punir de leur insolent succès.

Heureusement, nous n'avons pas forcément besoin d'aller dans ces comportements désolants.

Nous désencombrer aussi de la dictature du moi idéal.

Comme le dénonce fort bien Vincent de Gaujelac, les sociétés hypermodernes poussent jusqu'au paradoxe la nécessité de s'affirmer comme singulier et autonome tout en nous obligeant à nous conformer à des codes sociaux normatifs stricts. Le sujet cognitif et le sujet du désir entrent en conflits, en tensions entre l'être humain et l'être en société. Dans le contexte de la sécularisation, c'est le sujet qui prend la place de Dieu comme créateur de son existence, comme producteur, entrepreneur, révélation de son moi intime, et non les institutions. En cette quête bornée, il y a risque de lourdeurs… 

Pour Eva Pierrakos (le chemin de la transformation) affirme que la majorité d’entre nous grandissent en croyant que nous ne méritons pas d’être aimés seulement pour nous même. C’est pourquoi, nous faisons des efforts désespérés pour nous montrer à la hauteur d’une image idéale de soi. Nous sommes d’ailleurs les créateurs de cette image idéale, responsables des souffrances engendrées par cette obsession.

Qui suis-je vraiment ? Ce moi idéalisé est une supercherie, un robot, une imitation rigide et artificielle de notre être à qui l’on donne toute son énergie. Cela au détriment de notre véritable développement.

Les sentiments de culpabilité, d’échec, de frustration et de honte sont les signes les plus évidents des méfaits du moi idéalisé. La tyrannie de notre moi idéal repose donc sur une impression de fausse honte et de fausse culpabilité que celui-ci produit lorsque l’on ne se montre pas à la hauteur. De plus, le moi idéalisé manifeste également des faux besoins artificiels et supplémentaires comme le besoin de gloire, de triompher ou de satisfaire sa vanité ou son orgueil. Chercher à les satisfaire est sans fin et sans véritable épanouissement. 

Notre véritable moi ou vraie identité fonctionne suivant la perfection de ce que l’on est maintenant.

Renoncer au moi idéal n’est pas si facile et demande du courage. Cela peut s’apparenter à un combat pour la vie ou la mort. Nous persistons à croire que nous avons besoin du moi idéalisé pour vivre et être heureux. Mais un jour l’on comprend lucidement que la réalité est tout autre. L’on prend conscience de la pression que notre moi idéalisé exerce sur nous, de la honte, de la tension, du stress, de la peur qu’il nous inflige. L’on découvre cette formidable autopunition que l’on s’inflige tout seul. Alors, une sensation de liberté inconnue peut apparaître, comme une seconde naissance.

Le moi idéal, se sentant menacé, luttera. La colère et la culpabilité qui jadis étaient projetées sur les autres et le monde extérieur risquent fort de se retourner contre nous-même. Il est tellement plus facile de projeter cette agressivité sur les autres parce que prendre conscience de se haïr est insupportable. Mais la nouvelle liberté intérieure acquise nous permettra d’affronter la vie et d’y tenir notre place. Car lâcher le moi idéalisé c’est gagner en lâcher-prise. C’est retrouver la fantastique liberté de s’abandonner à la vie parce qu’il n’y a plus rien à cacher ni à soi, ni à la vie, ni aux autres.

Notre moi véritable pourrait nous sembler moins intéressant au premier abord. Mais l’on comprendra vite qu’il est paix et sécurité, ce que l’on cherchait depuis toujours. Le tyran et son fouet ont disparu et nous pouvons enfin nous réaliser pleinement. 

Oser pourquoi pas cette déclaration d'estime de soi:

Dans tout l'univers, il n'y a pas une autre personne qui soit exactement semblable à moi. Je suis moi, et tout ce que je suis est unique.
Je suis responsable de moi-même, j'ai tout ce qu'il me faut ici et maintenant pour vivre pleinement.
Je peux choisir de  manifester le meilleur de moi-même, je peux choisir d'aimer, d'être compétent, de trouver un sens à ma vie et un ordre à l'univers, je peux choisir de me développer, de croître et de vivre en harmonie avec moi-même, les autres et Dieu.
Je suis digne d'être accepté et aimer exactement comme je suis, ici et maintenant.
Je m'aime et je m'accepte, je décide de vivre pleinement dès aujourd'hui.

Se désencombrer du mortifère, de la tyrannie du moi idéalisé, et de celle du déterminisme !

Philippe Guillemant qui décrit ainsi sur son site internet notre lien avec l’Univers : "étant donné que le hasard indéterministe, considéré seul, produit des effets qui sont inconcevables en terme de désordre infligé en permanence dans le processus de réarrangement perpétuel du futur de l'univers, il est absolument nécessaire de trouver une sorte de mécanisme régulateur qui va l'éviter. Sinon on voit mal comment notre futur pourrait être autre chose qu'une bouillie infâme devant laquelle on comprendrait alors encore plus mal comment il parviendrait malgré tout à se dessiner devant nos pas.

Je pose en conséquence l'hypothèse suivante: il existe un mécanisme régulateur du futur de l'univers qui est tout simplement notre conscience à travers laquelle va pouvoir s'exprimer notre libre arbitre. (…) Pour ce faire, on peut parfaitement imaginer que l'univers ne se structure pas d'un seul coup, instantanément, mais seulement petit à petit. Nos consciences n'auraient pas un effet immédiat, nos intentions ne s'y imprimeraient pas "comme par magie", il y aurait cependant un effet immédiat qui consisterait, métaphoriquement parlant, à poser des pierres. Une vague intention poserait de la poussière, une intention déterminée et bien focalisée poserait une vraie pierre. La prière serait justifiée. Le futur serait en formation de la même façon qu'un organisme, et l'univers recevrait ses informations de l'ensemble des êtres qui le composent, à différents degrés dépendant de la conscientisation de leur libre arbitre. Un homme mu par son ego n'aurait ainsi aucune action, puisque son fonctionnement serait mu par l'ego, c'est à dire déterministe. L'ensemble de l'univers serait un organisme en croissance. Le libre arbitre serait assorti d'une intensité, d'une amplitude mesurant sa capacité d'œuvrer directement sur le futur. Cette capacité, cette intensité, cette amplitude, ce serait tout simplement l'Amour. L'amour serait une réalité fondamentale au même titre que la lumière, l'énergie ou la matière, si ce n'est plus fondamentale encore.

L'essence du moteur du libre arbitre serait alors l'Amour.

« La question reste ouverte concernant l'action de la conscience ou le pouvoir de l'intention. Je pressens néanmoins qu'il doit s'agir d'une action électromagnétique, car si l'on considère la capacité de la nature à faire émerger toute la complexité et l'organisation du vivant, en comparaison avec la pauvreté de notre technologie pour ce qui est de fabriquer des systèmes artificiels de type humanoïde par exemple, il est légitime de se demander si dame nature ne maîtrise pas beaucoup mieux que nous la communication électromagnétique et tout ce qui s'en suit." 
Quelque chose, en la Double Causalité, nous vient d'un Futur qui échappe aux lois connues de notre univers. Il y a bien un au-delà à notre réalité, une transcendance obligée qui congédie l'allégeance à la simple immanence. 

Les repères suivants sont à prendre en compte désormais :
1. nous créons la réalité par notre observation,
2. cette création est plus exactement une sélection parmi toutes les réalités possibles,
3. toutes les réalités possibles sont créées par l'univers,
4. l'histoire vécue se crée du présent vers le passé, et non du passé vers le présent,
5. il est nécessaire d’ajouter des dimensions supplémentaires à notre univers et de postuler des multivers (univers parallèles),
6. Nassim Haramein a décrit un univers connecté holographique et il en a apporté un commencement de preuve. Le 23 janvier 2013, Aldo Antognini et Franz Kottmann ont confirmé ses prédictions sur le rayon du proton,
7. dans cette hypothèse, la dynamique de la structuration de l'espace est une géométrie en rotations de figures. L'échange d'information se fait donc en permanence vers l'intérieur et vers l'extérieur à la vitesse de la lumière. Ce champ magnétique définit aussi le fonctionnement de la conscience qui n'est évidemment pas localisée dans le cerveau,
8. nous sommes donc reliés en permanence au Tout avec lequel nous échangeons des informations,
9. nous recevons en retour et en cadeau des intuitions, des prémonitions, des inspirations, des heureux hasards, des coïncidences et des synchronicités, ceci toutefois dans le respect du libre arbitre – le nôtre et celui des autres – et pour autant que l’environnement le permette.

Il y a donc comme le postule Philippe Guillemant une causalité qui dépend de nous, de notre vouloir humain et une autre qui vient du Futur, de l’Indéterminé avec laquelle nous pouvons interagir. Cette approche novatrice est appelée à être vérifiée dans notre vie quotidienne, expérimentée comme une vérité crue, confessée, attestée, vécue. C’est pour le dire avec Paul Ricoeur une métaphore de la réalité ultime, sachant, comme l’affirmait Einstein, que le réel jamais nous le connaîtrons. Nous aurons à l’aborder de manière exigeante dans une réciprocité sans complaisance.

Le champ qui interconnecte tout l’univers est bien réel, quel que soit le nom que nous lui donnons et quelles que soient les lois de la physique auxquelles il se conforme ou non. Il est ici en cet instant même ; il existe sous la forme de vous et de moi. Il est aussi notre univers intérieur et extérieur, le pont quantique entre tout ce qui est possible dans notre esprit et ce qui devient réel dans le monde. Un pont quantique qui se fait à travers une Conscience non localisée à notre cerveau. Nous ne sommes pas de simples robots biologiques sophistiqués !

Se désencombrer du mortifère, de la tyrannie du moi idéalisé, de celle du déterminisme, d'une conscience réduite au cerveau, d'une interaction incompréhensible avec l'Univers...

Ni seuls ...ni abandonnés !

Pour Nassim Haramein, la dynamique de la structuration de l'espace est une géométrie en rotations de figures. L'échange d'information se fait en permanence vers l'intérieur et vers l'extérieur à la vitesse de la lumière. Ce champ magnétique définit aussi le fonctionnement de la conscience qui n'est évidemment pas localisée dans le cerveau; c'est une antenne en connexion avec un champ, et cela se fait via le liquide céphalo-rachidien qui oscille à certaines fréquences. "Le liquide céphalo-rachidien est un liquide produit dans des cavités du cerveau appelées ventricules et coule autour du cerveau et de la moelle épinière. » Le champ énergétique de la conscience oscille et capte des informations différentes d'une personne à l'autre: l'antenne peut capter beaucoup d'informations ou, au contraire, beaucoup de bruit. L'ajustement, le rythme, va dépendre de notre état émotionnel qui a un effet sur la cohérence neuro-cardio-vasculaire; notre captation sera aussi affectée par notre mode de vie ou par notre environnement. Là aussi, l'échange d'information se fait en permanence. C'est une nécessité car nous sommes faits de quelque 100'000 milliards de cellules. Toute l'information est holographique; elle passe par les molécules d'eau qui structure ensuite l'ADN, et non l'inverse; si l'on retire les 10 couches d'eau présentent dans la structure de l'ADN, plus rien ne se passe! C'est aussi le cas pour la conscience ou le corps: les cellules s'organisent de façon très complexe à travers le champ d'informations par des feed-back avec l'eau. La même chose se produit avec le spin, le vortex: le tourbillonnement est là où se trouve notre singularité; au centre se trouve la quiétude et plus on l'atteint plus la dynamique tourbillonnaire du spin augmente autour de nous et avec elle l'inspiration ou l'influence autour de nous. Tout cela même à la conscience que nous sommes UN; c'est la plus haute connaissance, celle qui va nécessiter de chacun-e des choix qui vont avoir un impact sur le champ morphogénique; cela se fera par feed-back successifs: nous donnons au champ de nouvelles informations dont il va tenir compte et nous donnant de nouvelles informations, etc. L'être humain moyen a approximativement 100 trillions de cellules et chacune d'entre elles est constituées d'environ 100 trillions d'atomes, qui furent à l'origine créés au sein d'une étoile. Le modèle de la division cellulaire en biologie correspond à la structure fondamentale du tissu de l'Espace (cosmologie) au sein duquel il se divise. Une chance, sinon nous ne serions probablement pas en mesure de coordonner les quelque 100-200 TRILLIONS de réactions chimiques qui se produisent chaque SECONDE au niveau cellulaire,  à l'intérieur du corps humain !

La communication gamma

Depuis peu, nous savons que la communication avec l'Univers, le champ, la matrice ou Dieu se fait via les ondes gamma et par le liquide céphalo rachidien.

  1.  Selon la neurologue Fabienne Picard l'insula serait impliquée dans un mécanisme de prédiction de la façon dont le corps va se sentir quelques instants plus tard. C’est elle qui nous indiquerait que faire si l’environnement a changé. Si la prédiction est correcte ou l’erreur négligeable, alors nous nous sentons bien. Dans le cas contraire, nous ressentons un malaise qui stimule une nouvelle recherche d’adaptation. La comparaison entre la prédiction et la réalité est donc permanente. L'insula est impliquée dans nombre d'émotions de base : la souffrance, l'injustice, la colère, la peur, le dégoût, le bonheur et la tristesse. C'est elle qui établit une carte du corps en temps réel.
  2. Notre cerveau pourrait donc fonctionner de manière quantique. Toutefois, une partie de notre conscience est liée à notre corps : elle n'est plus la raison triomphante : depuis le milieu des années 1990, en référence aux travaux du neurologue Antonio Damasio, la perspective s’est inversée : sans émotions, on déraisonne. Tout se joue dans le cortex préfrontal ventromédian, à la jonction de zones cruciales pour la logique et l’émotion, où, au moment de prendre une décision, des «marqueurs somatiques » récapitulent l’expérience acquise dans une situation comparable et nous aiguillent vers un comportement adapté. Une atteinte à cet endroit du cerveau nous rend incapables de prendre une décision appropriée et altère profondément nos relations sociales . « Cette région située en profondeur des lobes frontaux, de chaque côté de la ligne centrale séparant les deux hémisphères, nous permet de passer d’un affect à un autre tout en étant très impliquée dans le sentiment de plaisir et de renforcement positif. Les connections entre le cortex ventromédian et le système limbique sont très denses. Elles en font donc une structure idéale pour lier le conscient à l’inconscient et pour donner un sens à nos perceptions en les liant en un tout significatif. De plus, cette région est modulée de façon importante par les neurotransmetteurs impliqués dans la dépression. » 

Impossible donc de séparer la subjectivité de la raison, le conscient de l’inconscient. Nous ne pouvons correctement raisonner sans liens avec nos émotions. Une figure émerge toujours sur un fond : l’une et l’autre se conditionnent mutuellement dans une imbrication permanente. Mais à travers les ondes gamma, il y a bien un au-delà à l’immanence, à la simple conscience ancrée dans notre corps biologiquement conditionné. N’est-il pas grand temps de changer de paradigmes ? D’oser le libre arbitre qui est un pari sur le futur dans l’ouverture à ce qui n’est pas encore ? Nous aurions tout à y gagner car selon les études de Mme Tali Sharot, professeur en neurosciences et en psychologie à l’University interactifity Collegede Londres, l’optimisme est une caractéristique commune à 80 % de la population humaine. Les travaux réalisés par l’équipe du Pr Sharot en IRM fonctionnelle (technique d’imagerie du cerveau en action) montrent que plus une personne est optimiste et plus deux régions cérébrales particulières, impliquées dans les émotions (l’amygdale) et la motivation (le cortex cingulaire antérieur rostral), vont s’activer exagérément, comme si les bénéfices attendus étaient surestimés. En cas de mauvaises nouvelles ou de pronostic défavorable, le gyrus frontal inférieur gauche répond intensément alors que le gyrus frontal inférieur droit, normalement responsable du traitement des menaces, demeure moins actif et plus paresseux. La Pr Sharot pouvait ainsi affirmer «Nous avons découvert que le biais d’optimisme se maintient quoi qu’il arrive, car les gens corrigent plus sensiblement leurs prédictions en réponse à des informations positives concernant le futur qu’en réponses aux informations négatives.»

    Notre cerveau est donc programmé pour nous aider à voir la vie en rose. Ce biais d’optimisme se répercute aussi sur la santé et le bien-être : l’espoir permet l’apaisement de l’esprit et du cœur, la diminution du stress et l’amélioration de la santé physique ; il augmente même tout simplement nos chances de survie. 

Mais il y aura toujours - en temps réel - comparaison entre nos souvenirs dominants (heureux ou traumatiques) et la réalité rencontrée. En fait, dans ce cas de figure, le passé -présent - futur n'existe pas vraiment puisque tout est lu, scanné en fonction du passé qui sert de base pour nous adapter au présent et au futur via une prédiction qui sera automatiquement corrigée si elle ne correspond pas à nos attentes. Nous fonctionnons avec ce mécanisme automatique inconscient sensé évidemment nous éviter d'avoir toujours à peser le pour et contre, à faire des choix incessants. Toutefois, ce mécanisme inconscient limite très clairement l'adaptation au Futur. La plupart du temps nous vivons dans une sorte de remake du passé adapté au présent. Pour avoir un véritable choix, il faut oser se dégager du fonctionnement automatique de notre mental conditionné, voire même le re-conditionner autrement. 

Notre coeur crée des ondes électriques et des ondes magnétiques : c’est le langage que le champ (le vide matriciel) reconnaît.

Notre cœur produit l’onde qui met en place les possibilités, ce que vous croyez dans votre cœur: c’est cela qui met en place la possibilité créée par le vide matriciel. La pensée n'est pas créative : il faut la lier à l'émotion, au sentiment, au langage du cœur pour que le vide matriciel, le champ, le divin puisse en tenir compte si l'environnement le permet, si le libre arbitre global est respecté. Le vide nous donnera en réponse ce qui peut être matérialisé ; ce n'est pas nous qui créons ; nous ne faisons que déposer de l'information sous forme de désir, souhait, attente, besoin. La réponse est l'information donnée en retour. Mais évidemment, le divin ne donne pas suite à nos aspirations violentes, destructrices ou chaotiques. Par contre, notre corps biologique y est sensible par le biais des ondes gamma qui véhiculent la double information de notre passé et du moment présent.

Jésus Christ donnait ce conseil avisé :

‘Si les 2 font la paix entre eux dans cette maison, regardez ce qu’il se passe, elles demandèrent à la montagne de se déplacer et la montagne se déplaça!’

Demander ne se fait pas avec la voix, cela se fait dans un langage compris par le champ d’énergie, il ne comprend pas notre voix mais le pouvoir de notre cœur ; le texte de l'évangile de Jean, en 16,23-24 nous dit en interprétation libre : ‘Demandez sans motif caché et soyez entouré de votre réponse, soyez enveloppé de ce que vous désirez afin que votre joie soit parfaite’. 

Voilà le langage que reconnaît le champ : Sans motif caché,  sans juger de ce qui est vrai ou faux, bon ou mauvais, sans ego. Être entouré : sentir comme si… Il faut donc apprendre à changer nos gestes, nos comportements, nos pensées ou nos sentiments. 

Se désencombrer du mortifère, de la tyrannie du moi idéalisé, de celle du déterminisme, s'ouvrir à la Double Causalité, à la communication gamma, à notre Conscience cosmique par laquelle nous interagissons avec l'Univers, savoir que nous ne sommes ni seuls, ni abandonnés, encore moins coupés du dessein intelligent et apprendre à lui faire confiance et lui demandant son appui.
Se désencombrer: et quitter toute référence à un dieu pervers qui nous demanderait de l'adorer, de le servir, de lui obéir, de l'aimer sous la contrainte et la menace de l'enfer; se désencombrer: et refuser de tout lui sacrifier pour son bon plaisir et le nôtre !

Se désencombrer: oser l'Inédit

Il faut donc apprendre à changer nos références, nos gestes, nos comportements, nos pensées, nos paroles ou nos sentiments. Apprendre à mettre au coeur de nos approches du monde la paix, de la bienveillance active et de la compassion. En fait, le divin n'aspire qu'à nous en donner les moyens. N'est-il pas le Tout et pourtant l'Opposé-au-chaos? Fondamentalement principe d'harmonie et d'équilibre? C'est là précisément qu'Il nous rencontre, nous régénère et nous sanctifie; en fait "Notre malheur, dira Philippe Guillemant, résulte bien logiquement d’une déconnexion entre notre conscience-cerveau et l’Esprit ; l’organisme est alors soumis à la loi de l’entropie qui le fait se dégrader – ou dysfonctionner - puisqu’il n’est plus (pas ou pas assez) régénéré par l’amour. Ne plus être entouré, régénéré, dans la paix et la bienveillance divine, cela revient à congédier une aide précieuse car Dieu ne veut pas être servi, Il veut nous servir. Il est de manière imagée le Prâna, ce qui anime l’Univers, toutes formes de vie animale et végétale  et tous les éléments même inanimés, constituant ce monde; Il est la force qui incite le non-manifesté à vibrer et à prendre forme. Il est l’énergie sous-jacente à l’esprit comme à la matière. Ou encore l'information comme disent les scientifiques sur le point zéro de l'onde qui devient de l'énergie sur son point maximum de propagation.

Tout peut être porté à la Singularité, dans la pleine conscience que nous créons, nous attirons et nous rejetons ce qui advient dans notre vie avec l'aide divine en relais. Le bon sens nous invite donc à remplir notre Esprit de belles et de bonnes choses.

Le bon sens nous invite à tout construire AVEC la Singularité. De lui confier sans motif caché, dans une joie anticipé ce qui nous semble être bon, beau, juste, utile, agréable, judicieux, nécessaire ou amusant, ce que nous aimerions voir se concrétiser autour de nous. C'est l'intensité et la pureté de nos désirs désintéressés qui feront la différence et qui élèvent notre taux vibratoire en nous permettant de les diriger au coeur de la Singularité. 

Nous sommes dans le 8e jour de la Création, un jour encore inachevé, car c'est le jour où Dieu espère l'amour de l'homme pour que l'Amour vienne couronner le monde et soit la vérité de tout.

Que Dieu aime, nous accueille de manière absolue, inconditionnelle et sans dégoût, ce n'est pas encore l'Amour; parce que l'Amour efficace ne commence que dans la réciprocité d'une co-création librement consentie.

Le couronnement de la Création commence dès lors seulement quand l'homme répond oui, et un oui parfaitement libre à faire de l'amour fraternel le défi de chaque jour, une référence et une source d'inspiration. Alors tout change. La grande rupture avec le monde n'est pas au moment de la mort corporelle mais au moment où l'homme accepte la réalité de la Présence de Dieu avec lui. À cet instant, l'Emmanuel (" Dieu avec nous ") naît dans le coeur, unit les deux natures (divine et humaine) séparées et opère une re-création de tout l'être. L'humain devient co-créateur responsable en partenariat créatif avec l'Univers.

Cette métaphore du Réel entend unifier nos dimensions corporelles, rationnelles, émotionnelles, relationnelles et spirituelles dans la conviction que tout est en partenariat avec l'Univers. Nous sommes l'Univers qui fait l'expérience de lui-même. Et il convient pour ce faire de réaliser avec Françoise Dolto que:

----> "vivre c'est pécher. S'installer dans le péché, c'est mourir et on peut mourir à tout âge ! 
----> Il faut dépasser ces états affectifs et ces sentiments d'indignité, de culpabilité…Savoir que tout est grâce, que tout est remis…Savoir enfin qu'"aimer c'est engendrer, susciter, éveiller, réveiller. C'est le contraire de vivre en circuit fermé, de posséder pour soi: richesse, savoir, pouvoir."

----> "Passer du besoin au désir, du charnel au spirituel, c'est aller vers la joie de tout l'être et non pas vers la satisfaction d'un besoin partiel. Pour y arriver, il faut quitter le jeu des identifications stériles à la vie des autres ou à leur personne." 

L'Esprit ou l'égo: il faut choisir...

Jésus déjà nous le disait à travers sa formule choc: "Nul de peut servir deux maîtres: ou bien il haïra le premier et aimera le second ; ou bien il s’attachera au premier et méprisera le second..." Choisir l'Esprit, c'est apprendre à puiser dans la Matrice (le champ, l'univers, Dieu, etc.) une autre énergie. Philippe Guillemant nous en parle ainsi: " À ce sujet, j'ai de plus en plus tendance à croire que l'amour peut être puisé dans un immense réservoir d'énergie qui se trouve tout autour de nous et je me demande même s'il ne s'agirait pas de l'énergie du vide, en tout cas je le ressens comme une source de lumière intérieure. Pour accéder à ce réservoir, je suis certain qu'il faut passer par le canal de l'être intérieur ou âme, ce qui nécessite tout d'abord une prise de conscience que nous sommes des machines organiques et que nous sommes à ce titre perpétuellement conditionnés par nos pensées, nos émotions et nos sensations. Notre ego essaie de gérer seul toute cette mécanique, et en le laissant faire continuellement nous faisons une erreur, car ainsi l'ego ne fait que se renforcer et empêcher l'esprit de parvenir à la conscience. Cela ne veut pas dire que l'ego est nuisible, mais simplement qu'il faut le considérer comme un pilote automatique pouvant être très utile. Il faut le voir comme un programme, le mieux étant d'en prendre conscience. "  L'éveil consiste à transcender notre état de conscience basé sur l’ego. C’est une condition préalable non seulement pour le bonheur personnel mais aussi pour mettre fin aux conflits violents endémiques sur notre planète. Eckhart Tolle nous dit ainsi: "Le sentiment de soi égotïque a besoin de conflits, car son sentiment de séparation tire sa force de la lutte, en démontrant que ceci est « moi » mais que cela n’est pas « moi ». La structure même du soi égotïque comporte un besoin d’opposition, de résistance et d’exclusion destiné à maintenir le sentiment de séparation dont Le soi égotïque dépend sa survie. C’est donc « moi » contre « l’autre », « nous » contre « eux ». L’ego a besoin d’un conflit avec quelque chose ou quelqu’un. Cela explique pourquoi on recherche la paix, la joie et l’amour, sans pouvoir les tolérer très longtemps. On prétend vouloir le bonheur, mais on est accroché au malheur. En définitive, votre malheur ne vient pas de votre condition de vie, mais du conditionnement de votre esprit." L'éveil consiste à transcender nos conditionnements, à nous en dégager de notre mieux sans tomber dans une automutilation ! Il s'agit au contraire de bénir qui nous sommes et qui nous avons été avant notre prise de conscience avec l'énergie du vide, avec l'amour divin. 

Ici, l'acte religieux de l’« acceptation de soi comme accepté » dépasse la thérapie médicale. La religion fait appel à la source ultime de la puissance qui guérit en acceptant ce qui est inacceptable : elle fait appel à Dieu. L'acceptation par Dieu, expérimentée comme pardon ou comme acte justifiant est la seule et ultime source d'un courage d'être qui soit capable d'intégrer l'angoisse de la culpabilité et de la condamnation. Nous puisons cette libération en congédiant notre attachement démesuré à nos blessures réelles, narcissiques ou symboliques; nous les laissons partir en pleine conscience, en nous rappelant que chacun-e fait ce qu'il peut en fonction de la situation et de sa boîte à outils; l'erreur est une réalité, tout comme notre imperfection ; nos choix sont souvent inadaptés ou chaotiques; notre lucidité relative. Vouloir le dissimuler est somme toute comique mais à l'inverse en faire un drame est absurde car en effet nul n'est parfait ! L'Esprit, l'énergie de l'amour, nous convie encore et toujours à cette lucidité sereine, à cette sérénité lucide;  nous sommes des pécheurs - pardonnés, capables de nullités et de bonnes choses. Tantôt bien trop sérieux, tantôt bien trop irresponsables. Le bon sens nous invite à aimer, à engendrer, susciter, éveiller, réveiller. C'est le contraire de vivre en circuit fermé, de posséder pour soi: richesse, savoir, pouvoir. Le contraire de la vanité. 

" Quand le Verbe s’est incarné, il a dû choisir entre toutes les valeurs humaines celles qui seraient aptes à signifier les goûts de Dieu, à révéler les mœurs divines.
Et il a écarté d'emblée la richesse, les honneurs, la force, l’autorité, la gloire la violence. Il a choisi la pauvreté, l’humilité, la douceur, le service, la souffrance, la passion de la justice et de la miséricorde.
La vérité historique de la résurrection du Christ n’est que l’origine de cette vérité permanente de notre résurrection en lui (Louis Evely)."  Il y aura forcément, celles et ceux qui, étant tombés à terre, se diront "inutile de me relever, je finirai tôt ou tard par rechuter". Et les autres qui se diront "Pas la peine de rester au sol, tôt ou tard je vais finir par me relever !". La résurrection ressemble ici à une personne qui se rend compte qu'elle ne viendra jamais à bout de ce qui pèse - la convoitise, la rivalité, la faute, la culpabilité et le perfectionnisme -, qu'elle n'atteindra jamais une image idéale d'elle-même qu'elle croyait nécessaire pour se rendre acceptable et aimable. Elle accueille alors son impuissance radicale; elle s'ouvre ainsi à l'avenir, à la nouveauté, à  l'autre/au divin avec confiance; elle renonce à expier son malheur par une vie de fuite, d'hypocrisie, de devoir ou de mensonge. Ici, la dynamique de guérison est bien une résurrection: laisser venir le courage d'oser être soi-même avec ses ombres et ses lumières en faisant face aux autres. 
En lien et en temps réel avec la Matrice de Tout, nous pouvons remplir notre Esprit de tout ce qui est bien, beau, bon, généreux, noble, charitable, sympathique, utile, agréable, indispensable, incontournable ou nécessaire, avant de nous tourner vers l'action.
Nous pouvons demander la force, le courage ou l'inspiration pour aller vers ce que nous aimons.
Nous désencombrer de nos prédictions pessimistes ou négatives...
Être positifs et pourquoi pas pleins de gratitude, pleins d'admiration...de joie anticipée dans la mise en oeuvre de tout ce qui engendre, éveille, réveille ou suscite, de tout ce qui est bon, bien, beau, bienveillant, positif, constructif, ou simplement nécessaire à la vie bonne.
Être libres, attentifs à ce que l'Univers nous donne (ces intuitions, inspirations, prémonitions, coïncidences, heureux hasards ou synchronicités). 


       

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