Si l'on résout les équations de champ d'Einstein comme l'a fait Karl Schwarzschild en 1916 qui définissent l'existence pour la première fois d'une singularité où le champ gravitationnel est infini (plus tard appelés trous noirs), alors considérant le rayon et la masse de l'univers aujourd'hui connus, l'univers obéit aux conditions de Schwarzschild ; c'est un trou noir !

Trous Noirs… Soleil Noirs ?

RESONANCE SCIENCE FOUNDATION -Par Inés Urdaneta / 27 Juin 2019

Il était convenu que les étoiles étaient le composant principal et le plus important pour que la vie s’épanouisse… jusqu’à maintenant. Des chercheurs de l’université de Harvard nous expliquent que les radiations provenant des trous noirs pourraient jouer le même rôle !

Les zones habitables dans l’espace ont été définies par rapport aux étoiles (soleils), comme des régions dans lesquelles les radiations et l’énergie de l’étoile conviennent à l’apparition de la vie. Plus proche ou plus éloigné de cette source d’énergie, la température serait trop élevée ou trop faible pour que de l‘eau liquide puisse exister sur la surface de la planète. Ces zones dans lesquelles l’eau peut être liquide et où la biologie peut se développer sont appelées « les zone habitables » (« zones Goldilocks » en anglais).

Une nouvelle étude publiée dans The Astrophysical Journal (Le Journal d’Astrophysique) a découvert que de telles zones existent autour de trous noir supermassifs. C’est plutôt surprenant lorsque l’on sait que les alentours d’un trou noir, constitués de disques de gaz et de poussière tournoyants - appelés Noyaux Galactiques Actifs - NGA (ou AGN en Anglais), émettent d’immenses quantités de radiations (principalement des rayons X et de la lumière gamma et ultra-violette) pouvant détruire les atmosphères des planètes avoisinantes, engendrant des zones mortes autour du trou noir.

Après des simulations numériques utilisant des programmes de modélisation de NGA, les chercheurs ont été dans la mesure d’identifier de telles régions autour des trous noirs, concluant que leur pouvoir destructeur des trous noirs était largement surestimé. Les nouveaux calculs démontrent que la zone « morte » autour du trou noir s’étend en moyenne sur un rayon de 100 années-lumière, une distance bien plus courte au regard des 3 200 années lumières prédites par les anciennes études concernant Sagittarius A, le trou noir supermassif au centre de notre Voie Lactée. Conséquence : la zone habitable autour de Sagitarius A s’agrandit de 140 AL.

Un autre découverte est que la distance de la région dangereuse du NGA étant plus étroite que la zone totale du NGA, une planète placée dans la région la plus éloignée du NGA pourrait rester intacte pendant que les radiations du noyau actif pourraient casser les molécules créant ainsi les briques fondamentales de la biologie tels que les lipides, les protéines et l’ADN. Pour une galaxie semblable à la nôtre, la région du NGA réalisant la photosynthèse s’étendrait sur 1100 années lumières en partant du centre de la galaxie. Par la même occasion la lumière émanant du NGA pourrait faciliter la photosynthèse, facteur très important pour les planètes errantes que l’on considérait comme n’ayant pas de source de lumière autour d’elles.

« Les astronomes ont estimé qu’il pourrait y avoir 1 milliard de ces planètes solitaires dans la zone habitable des galaxies similaires à la Voie Lactée »

Concernant les effets dommageables des radiations ultra-violettes et des rayons X dans ces zones, les scientifiques disent que les bactéries sur Terre ont créé des biofilms pour se protéger des rayons ultra-violets, et que les rayons X et Gamma sont relativement bien absorbés par les atmosphères semblables à celles de la Terre, réduisant considérablement leur impact.

RSF en perspective :

Comme la découverte récente des zone habitables des NGA, les astrophysiciens ont réévalué et étendu la zone habitable des étoiles de type M (comme le soleil). L’accroissement des zones habitables ne cesse de grandir, ce qui implique un accroissement exponentiel des probabilités de vie dans l’espace, et notamment de forme de vie intelligente. Nous ne sommes probablement pas les seuls dans la galaxie. Et d’un autre côté, si les trous noirs se comportent comme des étoiles dispensatrices de vie, les étoiles ne seraient-elles pas des trous noirs et les trous noirs des trous blancs ?

Par Inés Urdaneta , Scientifique Chercheuse à la Resonance Science Foundation

Article original : https://resonancescience.org/black-holes-black-suns/ Traduction proposée par Hugo Charles et relu par Olivier Thomas.

Au début, les trous noirs n'étaient qu'une solution théorique à la théorie de la gravité d'Einstein. Ils étaient inévitables dans certaines circonstances. C'est au début des années 1960 avec la découverte des quasars en 1963 que les trous noirs sont devenus une réalité pour l'astrophysicien. De nos jours, il est admis que les trous noirs existent sous au moins deux formes différentes. Les scientifiques pensent que les trous noirs de masse stellaires sont le point final de la mort de certaines étoiles, et les trous noirs supermassifs sont le résultat de coalescences dans les centres de la plupart des galaxies, y compris les nôtres.

Cependant, comme l'a montré Nassim Haramein dans sa théorie, les trous noirs sont bien plus qu'un simple vide dans l'espace qui aspire tout son entourage. En fait, les équations de la solution de Haramein-Rauscher pour l'équation d'Einstein montrent que ces objets astrophysiques produisent plus de matière qu'ils n'en absorbent. Et curieusement, un article récent publié dans Nature le 1er janvier 2018 pousse l'idée que les trous noirs sont l'acteur principal dans la formation des galaxies.

Les trous noirs sont les objets les plus puissants connus dans l'univers. Et pourtant, leur médecine reste à découvrir. Par exemple, l'effondrement de la matière peut ne pas disparaître à leur centre. Il pourrait rebondir à l'intérieur et, l'énergie et les informations qui sont tombées dans le trou noir pourraient émerger du trou blanc.

Ainsi, comme le résume Nassim Haramein, le concept des trous noirs se modifie quelque peu. Ils ne sont plus ces objets qui aspirent tout sur leur chemin sans que rien jamais n'en ressorte; tout est à situer dans l'information des autres points de l'univers: une certaine part s'en échappe à travers l'horizon des événements. C'est une relation que l'on peut mesurer avec la rotation, le moment angulaire, l'effet Coriolis, la force centrifuge. Une part de cette information sort, et cette relation, au niveau de Planck, au niveau du vide,, cette énergie est ce qu'on assimile à la masse, à la gravité et ainsi de suite. En me basant sur mes premières découvertes, j'ai prédit que nous allions trouver des trous noirs au centre des galaxies, que nous allions trouver des trous noirs avant même la formation des galaxies, qu'ils étaient là avant tout.
Tout cela a été confirmé; en mars 2019, de nouvelles études ont montré que la vitesse de rotation, près de la surface d'un trou noir, semble être très élevée, très proche de la vitesse de la lumière, et c'est également ce que prédisait ma théorie.
Si le vide à l'intérieur d'un seul proton représente toute l'information de l'univers comment cette information est-elle reliée à l'extérieur de l'enveloppe du proton? Il s'est mis alors à ressembler étrangement à un trou noir. Nous vivons peut-être dans un univers où chaque point agit comme un petit trou noir à des échelles différentes parce que chaque point contient les informations des autres points de l'univers.

       

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