L'Univers nous a doté d'un fabuleux cerveau à l'étonnante plasticité. Notre capacité d'apprentissage est facilité par les neurones miroirs tout comme nous est donné l'empathie. Il y a malheureusement aussi l'envers du décors car nous demeurons toutes et tous à des degrés divers vulnérables à nos émotions. Une fragilité qui peut toutefois être compensée par notre cerveau moral et religieux grâce auxquels nous pouvons être apaisés en préférant aussi favoriser au quotidien le sens de la collaboration, le respect mutuel, le sens de l'équité, l'empathie, la compassion ou l'altruisme.
Toutefois, reste à pouvoir définir plus précisément comment se fait la synchronisation corps / conscience.
Il y a tout d'abord une communication spéciale et spécifique entre les cellules, mise en évidences par la neuroscience.

La communication gamma

Le cœur avec ses battements constituent l'oscillateur le plus puissant de l'organisme : son champ magnétique généré par l'activité électrique est le plus puissant de ceux produits dans l'organisme (500 fois plus que le cerveau), ce qui en fait un organe central chez l'être humain. Les nombreux oscillateurs biologiques de l'organisme vont se synchroniser sur cet oscillateur majeur qui va influencer toutes les molécules constitutives de l'organisme ainsi que les réactions chimiques dans lesquelles celles‐ci sont impliquées. Le cœur, via le  Système nerveux sympathique, est associé aux réactions de « combat / fuite », à  l’accélération du rythme cardiaque, à la contraction des vaisseaux sanguins, à la stimulation des hormones du stress (comme l’adrénaline). Il dilate les voies pulmonaires, favorise la production et la libération du glucose, contracte les vaisseaux sanguins de la peau. Et par le Système nerveux parasympathique, il est associé aux réactions de calme et de relaxation, apaisant les battements cardiaques. Ce champ magnétique est porteur d'ondes capables d'influer sur tout notre organisme. Cela concerne:

o L’importance de nos automatismes subconscients qui vont concerner d’abord nos fonctions physiologiques autonomes (la respiration, la digestion, etc.) mais aussi des programmes autonomes comme la recherche du contentement, l’évitement de la douleur, le maintien d’une distance de fuite ou l’évitement du risque d’échec.

o Les expériences menées en neuroscience par Benjamin Libbet et reprises depuis en s’appuyant sur l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) montrent que notre cerveau prendrait les décisions dans un laps de temps de 200 à 350 millisecondes avant que nous en ayons conscience ; il nous propose une réaction appropriée.

o Cette réaction va dépendre de notre mémoire de vie encodée dans différentes zones cérébrales. Le palais de la mémoire ferait le lien entre la mémoire à court terme (qui aurait une durée de 18 secondes) et celle à long terme qui impliquent des réseaux neuronaux distincts bien qu’interconnectés. Le chiffre 7 serait le "nombre magique" de la mémoire à court terme, c'est à dire le nombre d’éléments pouvant être mémorisés simultanément, explique le Pr Francis Eustache dans un rapport rédigé avec l'Inserm. En moyenne, nous sommes donc tous capables de retenir pendant quelques secondes entre 5 et 9 items. La mémoire à long terme, quant à elle, est subdivisée et celle que l'on cherche à activer par ces méthodes est dite déclarative. Elle désigne elle-même deux types d’expériences : la mémoire épisodique qui concerne les souvenirs que l’on peut reconstituer, et la mémoire sémantique, c'est à dire la mémoire du savoir et de la connaissance. La mémoire à long terme se fixe durant notre sommeil.

o Nous avons également une mémoire corporelle qui nous permet de refaire du vélo sans le pratiquer régulièrement, une mémoire cellulaire mise en évidence dans la dépendance et les addictions, une mémoire émotionnelle, une mémoire procédurale, une mémoire olfactive, spatiale, une mémoire de la douleur et très certainement une mémoire de nos peurs et de nos traumatismes. Une étude de l’Université de Porto Rico, parue dans la revue Nature de janvier 2015, a démontré que le rappel de souvenirs traumatiques empruntait des circuits cérébraux différents ; un souvenir simple passe par l’hippocampe, transite par l’amygdale puis par le thalamus. La réactivation d’un souvenir douloureux, sept jours après l’événement, passe par le cortex préfrontal qui contrôle les émotions, puis par le thalamus - qui est en quelque sorte « le cerveau dans le cerveau » ou si on préfère une gare de triage neurosensorielle gérant nos sensations, nos capacités motrices, les états de conscience, de vigilance et de sommeil – pour être ensuite traité par l’amygdale qui gère les réactions émotionnelles, en particulier la peur. Nous ne sommes donc pas égaux devant nos traumas. Celles et ceux qui en souffrent ont grand besoin que nous en ayons conscience, et plus encore que leurs souffrances soient reconnues.

     Des chercheurs de l’Université McGill et de l'Institut Douglas ont découvert que les traumatismes de l’enfance pouvaient altérer l’ADN et influencer le fonctionnement des gènes. Ces résultats confirment les observations effectuées sur des rats, selon lesquelles les soins maternels jouent un rôle significatif sur les gènes qui contrôlent la réponse au stress.  L’ADN est transmis par les parents; il reste le même toute la vie et il est identique dans chacune des parties du corps. Pendant la grossesse, toutefois, les gènes de notre ADN sont marqués par un «revêtement chimique », au cours d’un processus appelé méthylation. Ces marques sont sensibles à l’environnement, particulièrement au tout début de la vie. Les marques épigénétiques ponctuent l’ADN et le programment pour qu’il exprime le bon gène au bon moment et au bon endroit. Les chercheurs ont découvert que les soins maternels agissent sur le fonctionnement de l’axe HHS comprenant l’hypothalamus, l’hypophyse et les glandes surrénales chez le rat, par la programmation épigénétique de certains récepteurs dans le cerveau.

o Nos différentes mémoires vont être utilisées dans la communication gamma : les battements de notre cœur créent un champ électrique et magnétique plus puissants que ceux émis par notre cerveau. Nos cellules y sont sensibles, elles se synchronisent à travers eux. 2 personnes proches de 2 à 3 m partagent le champ d’énergie mutuelle. « Lorsque les cellules nerveuses veulent se connecter, elles synchronisent leur activité ». « Littéralement, elles accordent leur longueur d'onde. Nous avons notamment étudié le rôle des ondes gamma dans la communication entre des groupes de cellules dans l'hippocampe, et avons découvert ce qui peut être décrit comme un système de radios dans le cerveau. Les basses fréquences transportent la mémoire des expériences passées, les plus hautes véhiculent ce qui se passe sur le moment. (Laura Colgin)». Selon la neurologue Fabienne Picard l'insula serait impliquée dans un mécanisme de prédiction de la façon dont le corps va se sentir quelques instants plus tard. C’est elle qui nous indiquerait que faire si l’environnement a changé. Si la prédiction est correcte ou l’erreur négligeable, alors nous nous sentons bien. Dans le cas contraire, nous ressentons un malaise qui stimule une nouvelle recherche d’adaptation. La comparaison entre la prédiction et la réalité est donc permanente. L'insula est impliquée dans nombre d'émotions de base : la souffrance, l'injustice, la colère, la peur, le dégoût, le bonheur et la tristesse. C'est elle qui établit une carte du corps en temps réel.

Ainsi, durant ce laps de temps de 200 à 350 millisecondes avant que nous en ayons conscience, nos cellules se synchronisent en comparant ce qui se présente dans l’instant avec le souvenir qui s’y rapporte le mieux ! Nous gardons bien sûr notre libre arbitre, à savoir la possibilité de ne pas suivre la recommandation, de faire une pause ou de réfléchir, donc de quitter le mode automatique. La synchronisation nous dirige vers ce qui pourrait nous apporter du contentement, nous éviter de la souffrance, nous conduire à l’échec ou nous empêcher toute fuite en repli, mais elle lit aussi la réalité en fonction de son potentiel positif. Notre cerveau est programmé, selon la Pr Sharot, pour nous aider à voir la vie en rose :
« Nous avons découvert que le biais d’optimisme se maintient quoi qu’il arrive, car les gens corrigent plus sensiblement leurs prédictions en réponse à des informations positives concernant le futur qu’en réponses aux informations négatives.» 

o Ce filtre d’encodage ne sera pas le seul critère de lecture déformante de la réalité : elle sera lue aussi en fonction de nos convictions intimes, de nos souvenirs dominants, de notre cerveau plutôt émotionnel qui privilégie la proximité et l'expérience personnelle ou plutôt organisationnelle; nous avons tendance à estimer que nous courons moins de risques que d'autres, de faire dans l'optimisme comparatif, et dans le déni qui veut occulter la différence entre ce qu'il faudrait faire ou être et la réalité. Nos filtres d’encodages sont aussi uniques que nos empreintes digitales. Ils se sont constitués au fil de nos expériences heureuses ou douloureuses de vie.

o Si tout est lu principalement en fonction de nos souvenirs les plus marquants, on comprend mieux pourquoi cette lecture englobe le neurones miroirs - et plus particulièrement leur capacité empathique – et l’insula qui va traduire en temps réel une chimie adaptée à ce que nous attendons , espérons ou craignons du moment présent. Il y a manifestement une fabuleuse coordination qui s’opère à travers les ondes gamma. Peut-elle suffire à coordonner la fabuleuse complexité de notre corps? Non, car ces ondes véhiculent des informations mais pas l'énergie indispensable au fonctionnement de notre corps entier. Ces ondes nous expliquent mieux cependant les effets nocébos et placébos attestés de puis longtemps, ce lien psychosomatique qui peut être très puissant dans certaines circonstances et chez certaines personnes (CF, les hypocondriaques). Elles sont aussi relayées par notre 3e oeil, la glande pinéale et disent fondamentalement que

nous sommes des émetteurs - récepteurs

Nassim Haramein nous propose de visualiser les choses ainsi : "Considérez que votre propre corps est essentiellement constitué d’espace. Fermez vos yeux et faites l’expérience de l’espace dont vous êtes fait et de l’espace qui vous entoure, vibrant comme un cristal. Imaginez alors que la vitesse de vibration de la structure de votre cristal biologique au sein de la structure du vide équivaut à de l’information se déversant en vous et en dehors de vous, de la même façon que le cristal de quartz d’un poste de radio s’accorde à une certaine fréquence afin de permettre d’écouter une station radiophonique particulière. Dans le corps, si le cerveau est l’antenne radio, le bouton ou la molette qui sélectionne la fréquence est le cœur. C’est le cœur qui définit la fréquence des informations reçues à travers le rythme de la dynamique des fluides de votre corps, et qui peut être altérée par votre état émotionnel."

Nous en arrivons maintenant au point critique où nous pouvons commencer à visualiser que le monde autour de nous et nous-mêmes sommes incorporés dans ce tissu de fluctuations de Planck en réseau de trous de ver communiquant à travers des distances universelles énormes depuis chacun des protons qui nous constituent jusqu’à la surface de l’univers lui-même.

On peut voir l’univers en tant qu’orchestre symphonique, où chaque proton est semblable au support magnétique d’un disque dur holographique enregistrant chaque instant de son existence dans des bits de Planck. Tous les « disques durs» de protons sont alors interconnectés par des trous de ver qui agissent comme des câbles-réseau à transmission instantanée, aboutissant à ce que tous les protons de l’univers soient synchronisés dans un réseau connecté supraconducteur qui se met à jour instantanément à chaque changement. On pourrait imaginer la structure de l’espace-temps autour de chaque proton comme un superbe treillis de sphères, interconnectées par des canaux de transmission allant dans toutes les directions.
En réalité, t
out est connecté, l'information est disponible: ce dieu est la combinaison de tout ce qui est ensemble; chaque point est une expression du créateur; la création est la connexion avec chaque point, l'omniscience et l'omnipotence, chaque atome est en lien; la force de la création devient plus claire; la mort ne détruit pas l'information: il y a changement d'état. Elle reste présente dans l'espace. En fait, tous les systèmes, y compris notre corps, sont connectés à ce champ d'information et la conscience en est le passage; elle est une expression de ce champ électromagnétique à la base de la réalité. En tournant nos sens vers cette information, nous avons une influence y compris à distance en vertu du principe d'intrication.
Ce n'est pas de la magie, mais la manière dont l'univers fonctionne: "
le tore, ou modèle primaire, est une dynamique énergétique qui ressemble à un beignet - c'est une surface continue avec un trou dedans. L'énergie coule à travers une extrémité, circule autour du centre et sort de l'autre côté. On peut le voir partout - dans les atomes, les cellules, les graines, les fleurs, les arbres, les animaux, les humains, les ouragans, les planètes, les soleils, les galaxies et même le cosmos dans son ensemble" nous explique Nassim Haramein. L'Univers est une spirale qui tend vers l'immobilité en son centre (singularité) à toutes les échelles, des galaxies aux ouragans, des fleurs aux atomes, jusqu'à ... nous. Nos cerveaux constituent une structure en double tore parfaitement conçue qui résonne avec la structure du vide et ses propriétés énergétiques pour nous permettre à la fois de recevoir depuis des signaux et de transmettre des signaux vers la structure de l'Espace-temps. Cela nous permet de puiser dans ce champ d’énergie universel infini qui existe partout dans l’espace, ce quelque chose que nous appelons conscience.

" Vous faites partie de ce canal de l'information du vide qui passe d'infiniment grand à infiniment petit à travers vous et comme il passe à travers vous il choisit votre interprétation spécifique de l'univers et le nourrit à l'infini de toutes les choses afin que votre participation soit  comptée... Vous commencez à avoir un sens de votre responsabilité ? (Nassim Naramein)."

La méditation est faite pour améliorer et augmenter la capacité de déplacer l’information depuis le vide jusqu’à la Singularité individuelle - le point d'équilibre - liée à un vortex entrant dans le chakra de la couronne (lié à la compréhension spirituelle de la vie et à la sérénité), et un autre dans le chakra racine (lié à la confiance en soi et au courage), pour enfin se réunir dans le centre du cœur reproduisant exactement la même dynamique. Et quand on regarde le centre du cœur, où les vortex se rencontrent, on va y retrouver la géométrie de l’étoile de deux tétraèdres, la géométrie du vide, la Singularité.

Ainsi, nous apparaissons et nous disparaissons sans arrêt à un rythme très rapide et à la vitesse de la lumière. La moitié du temps, nous sommes issus du vide...et l'autre, nous informons le vide. C'est aussi le mouvement de la conscience qui nous informe par rétroaction que nous existons. C'est la structure du double tore qui le permet. C'est un échange permanent d'informations qui nous affecte, du dedans vers l’extérieur et de l’extérieur vers le dedans: nous co-créons en permanence la réalité.

La création est continue à tous les niveaux de la singularité ; quand la double tore et l'effet Coriolis s'équilibrent vers la singularité, alors le trou noir produit de la matière, les galaxies, et cela tout le temps. Le trou noir devrait s'écrire TOUT parce qu'il est la structure fondamentale du vide. Il n'absorbe pas seulement, il diffuse aussi de l'information, ce sont des trous noirs/blancs comme le ying et le yang. Les structures du vide et les fluctuations qui s'y déroulent sont à l'origine de tout et nous sommes en constantes relations.

Apparaître hors du vide et disparaître en lui est comme une respiration : cela se fait même si nous n'en avons pas conscience. Cela se fait indépendamment de nos croyances et convictions intimes : nous sommes tous en lien avec le vide, la Source, Dieu, que nous soyons athées, agnostiques ou croyants. Ce positionnement est devenu caduc ! Nous ne pouvons pas éviter d'apparaître ou de disparaître hors du vide. Pas plus que nous ne pouvons ne pas donner ou recevoir d'informations. Avec la physique unifiée de Nassim Haramein, les lignes de définition de la spiritualité bougent considérablement: si toute l'information se trouve bien au centre du vide, de la singularité, alors elle représente tous les possibles des possibles réalisés et non encore matérialisés et elle est aussi l'information apportée par toute la création, nous y compris. À ce niveau, évidemment, le temps est empilé : le passé-présent-futur cohabitent. Les fils de notre vie y sont multiples. Et la matérialisation s'y fera par réduction d'état ; ce qui advient dans notre réalité vient en somme du futur, comme passé-présent réactualisé, ou comme nouveauté. Certaines choses sont quasi immuables (un cailloux), d'autres seront très fugaces ou d'une très courte durée de vie ; mais nous contenons  l'information de qui nous sommes, ceci en permanence. Plus nous sommes dans la maîtrise, plus cette information est massive, et le changement n'est alors guère possible ; c'est le poids du mental qui veut tout contrôler, diriger, orienter et celui de l'ego qui a toujours besoin de s'affirmer pour exister. Le vide matriciel en tient compte en vertu du libre arbitre: il ne nous donnera pas ce que nous ne croyons pas pouvoir recevoir ; rien ne (nous) sera imposé de force ou par ruse car nous sommes fondamentalement l'Univers qui fait l'expérience de lui-même sous une forme plus imparfaite.
Ainsi notre corps / conscience se synchronise à travers le champ matriciel (le vide quantique, la Matrice, la Singularité, le divin, etc.): il en reçoit l'information et l'énergie pour son bon fonctionnement que nous pouvons malheureusement altérer! Dans cette perspective, l'évolution cherche sans doute à créer un meilleur partenariat créatif. Elle nous encourage à évoluer dans ce sens, à puiser en sa Source de nouveaux horizons. Certaines personnes y contribuent déjà activement: Nicolas Fraisse par ses sorties de corps ou William Buhlman qui enseigne cette étonnante discipline.
                Tout est alors à revoir dans notre vie mais aussi dans nos valeurs et nos références...


       

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