Résumé du livre PDF En résonances avec l'Univers: la résonance éthique.

Tout se fait par rétrocausalité.

Le partage de l’information avec le Vivant se fait par feedback, par rétrocausalité et rétro alimentation. La Matrice, comme la Vie ou la Nature, cherche des solutions, elle fait que l'évolution soit acceptable; une société autodestructive n'obtient pas des technologies qui lui donnerait une puissance gigantesque. L’évolution attendue, souhaitable, me semble aller du côté d’une plus grande prise en compte de notre Conscience cosmique. Car c’est en elle que le humains pourront trouver la Paix. L’avenir devrait ainsi permettre de nouvelles approches, une meilleure valorisation des expériences SPI (conscience modifiée, sortie de corps, EMI, arts divinatoires, hypnose, etc.) car nous avons grand besoin de trouver ce lieu où tout est apaisé. 

« En fait, nous dit Nassim Haramein - tous les systèmes, y compris notre corps, sont connectés à ce champ d'information et la conscience en est le passage; elle est une expression de ce champ électromagnétique à la base de la réalité. En tournant nos sens vers cette information, nous avons une influence y compris à distance en vertu du principe d'intrication. Ce n'est pas de la magie, mais la manière dont l'univers fonctionne. En général, on n'utilise pas ces capacités mais on peut apprendre à le faire ; la connaissance est à chercher dans le cœur et par lui: c'est notre état émotionnel qui nous permet d'aligner notre antenne avec le champ, l'information; il faut sentir de manière empathique notre connexion avec le tout pour que notre antenne soit correctement dirigée. »

Il serait bon de travailler nos culpabilités et nos peurs comme notre attachement excessif à notre petite personne ou notre dépendance excessive à la satisfaction de nos besoins égocentriques. 

Car « L’homme est cet animal fou dont la folie a inventé la raison. »
La vie est un mixte d’irrationalisable et de rationalité. L’humain est complexe. Comme le dit E. Morin Le sens de l'amour et le sens de la vie, c'est le sens de la qualité suprême de la vie. Amour et poésie, quand ils sont conçus comme fins et moyens du vivre, donnent plénitude de sens au « vivre pour vivre ».

Dans l’aventure humaine, tout est incroyable : Ma conscience s'étonne que je sois un être physique, une machine, un automate, un possédé, et elle s'étonne d'être consciente dans tant d'inconscience. Il s'agit de donner consistance à cette conscience autocritique de contrôle apte à examiner avec le moins de discontinuité possible nos comportements et nos pensées pour y reconnaître les pièges du mensonge à soi-même et de l'autojustification.

Plus nous croyons que la raison nous guide, plus nous devrions être inquiets du caractère déraisonnable de cette raison.

En fait, l'incompréhension de soi est une source très importante de l'incompréhension d'autrui. On se masque à soi-même ses carences et faiblesses, ce qui rend impitoyable pour les carences et faiblesses d'autrui.


Contrairement à la croyance reçue, il y a moins de désordre dans la nature que dans l'humanité. La culture est indispensable pour produire de l'homme, c'est-à-dire un individu hautement complexe dans une société hautement complexe, à partir d'un bipède nu dont la tête va s'enfler de plus en plus.

Cela veut dire apprendre à agir en fonction de lois universelles, applicables à toutes et tous ; cela veut dire aller au plus humain de l’humain en s’appuyant sur les aptitudes de notre cerveau moral (sens de l’équité, du partage, de la collaboration, empathie, compassion, répugnance à souffrir et faire souffrir, altruisme).

Il y aura forcément un devoir de résister : dans les petites comme dans les grandes choses tout simplement parce qu’on ne peut mettre un surveillant, un coach, une personne aidante derrière chacun-e. Nous avons le devoir de nous prendre en mains et de faire ce qui peut l’être là où nous vivons. Parfois, cela peut se révéler dangereux ou réclamer une solide dose de courage. Souvent même, nous n’en tirons ni gloire ni honneur ! Seulement une satisfaction personnelle, le plaisir d’être dans une juste relation avec tout, ouvert à ce qui se présente dans l’instant, à ce qui peut être fait ou non, ouvert à la beauté présente ou à venir que nous devinons en nous-mêmes, prête à surgir, ou chez l’autre, connu ou inconnu. La beauté a le pouvoir de changer le monde, elle sera toujours plus profonde que le mal le plus profond, affirmait le philosophe Paul Ricoeur.

Jésus Christ le fera en opposant à sa tradition religieuse, à ses préceptes majeurs prétendument sacrés (le dieu d’un peuple élu, une terre sacrée, une temple, une loi, une sainte alliance, des rituels purificatoires, des rôles sociaux bien établis, etc.) ce qui est saint. Seul l’amour bienveillant et bienfaisant est saint, volonté divine.

Le mal n’existe pas en lui-même :
il est l’absence de Dieu, l’absence de cet amour bienveillant et bienfaisant dans notre cœur, notre vie, notre société, notre entreprise, notre famille, etc.

La résonance éthique sera tournée vers cette vie bonne pour toutes et tous dans des institutions justes, axée sur la bienveillance, la bienfaisance et la bientraitance.

Elle sera donc aussi une résonance écologique.

Les sociétés hypermodernes exacerbent la nécessité de s'affirmer comme individu autonome pour se conformer à l'idéologie de la réalisation de soi-même. Beau paradoxe puisque chacun doit cultiver son identité personnelle en se conformant à l'injonction d'être un sujet responsable de lui-même, de ses actes, de ses désirs, de son existence sociale. Le défi est de taille. Dans le contexte de la sécularisation, c'est le sujet qui prend la place de Dieu comme créateur de son existence, comme producteur, entrepreneur, révélation de son moi intime, et non les institutions. En cette quête bornée, il y a risque de lourdeurs. Risque de sombrer dans le Grand Tout et le Grand Rien de la jouissance consumériste. Risque – comme l’a si bien vu Paul Ricoeur – de sombrer dans la souffrance impuissante à dire, à faire, à raconter, à s'estimer, donc une impuissance à s'affirmer comme sujet. Mais il y a danger aussi dans le renoncement à penser, à choisir, à lutter, à prendre en compte son passé et son avenir en voulant vivre dans le présent pour ne plus se poser de questions. 

Nous sommes ici au cœur du problème individuel posé par la postmodernité. L’autre dilemme sera lié à la tension entre la croissance économique, la destruction progressive de notre environnement et le réchauffement climatique.

Le courage de changer devra se décliner sur ces 7 principes au moins :

1. Le principe de soutenabilité: l'empreinte écologique doit être inclure une biocapacité.

2. Le principe de solidarité entre les générations dans la gestion des ressources planétaires.

3. Le principe de résilience voudrait que les équipements simples et durables viennent compléter ceux qui le sont moins.

4. Le principe du pollueur-payeur.

5. Celui du bonus-malus

6. Celui de l'écologie de la demande: il faut métamorphoser les logiques d'utilisation industrielles ou privées.

7. Celui d'une transition culturelle qui opère le changement en faisant de la technologie un moyen et non une fin.

Chacun-e se devra d'améliorer son bilan carbone par des choix et des gestes quotidiens:

Le changement deviendra une nécessité et comme toujours les riches vont surtout tenter de demeurer riches ! Les états vont tergiverser ; de nouveaux marchés vont s’ouvrir, mais il faudra bien changer profondément nos modes de vie.

L’heure est à la révolte contre la surconsommation et le gaspillage insensé imposés de toute part.

Il conviendrait aussi de nous dégager de certaines résonances utilisées pour alimenter nos fantasmes et nos addictions ; citons par exemple :

- la résonance émotionnelle destinée à stimuler notre striatum, une zone du cerveau impliquée dans la motivation qui est " ce nain ivre de pouvoir, de sexe, de nourriture, de paresse et d'égo". Il règne en maître sur notre vie si nous avons mis notre cerveau moral en vacances.

- La résonance sociétale qui nous pousse à faire notre place, à réussir notre vie dans la rivalité et la convoitise alors que nous sommes des animaux sociaux.

- La résonance relationnelle qui nous pousse à oublier ce dont toute le monde a besoin : l’estime de soi et l’amour. On ne peut pas les obtenir dans la compétition permanente ou les affrontements permanents.

La résonance sexuelle. La modernité a favorisé Eros comme libération ce qui a induit le mal développement du corps objet. On l’habille, le parfume, le décore, on « l’améliore » avec la chirurgie esthétique. On le maltraite et on le vend dans la prostitution et la pornographie devenue omniprésente à travers internet. La violence à l’encontre des femmes est endémique et affligeante, largement sous-estimée ; bien que régulièrement dénoncée, les états peinent à mettre en place une stratégie réellement dissuasive.

- La résonance face à la mort et au néant. Chacun croit individuellement pouvoir faire en sorte que les choses deviennent autres qu'elles ne sont; nous croyons avoir le pouvoir de les faire sortir du néant, de les créer ou de les ramener à rien, de les détruire. La volonté a son fondement métaphysique dans cette folie, dans la conviction que les choses sortent du néant et qu'elles y retournent; c'est elle qui pousse l'être humain à définir les bonnes choses, les mauvaises étant celles qui diminuent sa puissance. Ainsi, la volonté n'est jamais rassasiée. Elle ouvre un cycle de violences sans fin; elle est toujours en quête d'un plus qui se traduit aussi par les massacres et les horreurs dans l'Histoire. Dans notre lutte contre la mort, nous croyons pouvoir faire alliance avec une Puissance supérieure, hier Dieu, aujourd'hui la technologie.

Pour lire le résumé du dernier chapitre, suivez le lien: Conclusions

       

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