De plus en plus d'études en neuroscience montrent que la conscience est indispensable au bon fonctionnement du cerveau qui sans elle serait anarchique. Le rôle des ondes est donc primordial.

Comme je ne suis pas un scientifique, je vous résume ce que des gens compétents en disent: 

 Voici un tableau résumant ces fameuses ondes (http://pierredubochet.ch/ondes-et-bandes-de-frequences.html) 

Longueurs d’onde

Usage                             

 

0 Hz à 3 Hz

 100 000 km à ∞

Champs magnétiques, ondes et bruits électromagnétiques naturels, ondes delta du cerveau (de 0,5 à 4 Hz, celles du sommeil profond, sans rêve).

 3 Hz à 30 Hz

 10 000 km à 100 000 km

Ondes électromagnétiques naturelles, résonance terrestre de Schumann (7.8 Hz), ondes du cerveau humain (ondes thêta de 4 à 7 Hz en relaxation profonde, ondes alpha de 8 à 13 Hz en éveil calme, ondes bêta de 14 à 30 Hz en activités courantes), recherches en géophysique, raies spectrales moléculaires.

 

30 Hz à 300 Hz

1 000 km à 10 000 km

Ondes électromagnétiques naturelles, ondes du cerveau humain (ondes gamma au-dessus de 30 Hz, grande activité cérébrales), ondes physiologiques humaines, ondes des lignes électriques, usages inductifs industriels, harmoniques des ondes électriques.

300 Hz à 3 kHz

100 km à 1 000 km

Ondes électromagnétiques naturelles notamment des orages solaires, ondes physiologiques humaines, ondes électriques des réseaux téléphoniques, harmoniques ondes électriques, signalisation des trains.

 3 kHz à 30 kHz

 10 km à 100 km

Ondes électromagnétiques naturelles, radiocommunications submaritimes militaires, transmissions par CPL (courant porteur en ligne à bas débit, de 9 à 150 kHz), systèmes de radionavigation, émetteurs de signaux horaires.

30 kHz à 300 kHz

1 km à 10 km

Ondes électromagnétiques naturelles des orages terrestres, radiocommunications maritimes et submaritimes, transmissions par CPL (courant porteur en ligne à bas débit, de 9 à 150 kHz), radiodiffusion en OL, émetteurs de signaux horaires, systèmes de radionavigation GPS. 


  • La rotation d'un moteur automobile au ralenti est de 10 Hz (600 tr/min)

    LA SYNCHRONISATION DES HÉMISPHÈRES CEREBRAUX

    La plupart du temps, chaque hémisphère de notre cerveau engendre des signaux qui sont indépendants des signaux générés par l'autre hémisphère. Par contre, lors de certains états d'expansion de conscience, on a observé que l'activité électrique des hémisphères se synchronisait. Les chercheurs ont remarqué que cette synchronisation se produisait au cours de méditations profondes ou de périodes de créativité intenses, lors desquelles les deux hémisphères tendent à s'harmoniser l'un à l'autre pour atteindre un rythme unique et cohérent. Il existerait donc une corrélation entre le comportement de l'homme et l'activité de ses ondes cérébrales. La synchronisation favoriserait un sentiment d'unicité où l'individu fonctionne d'une façon plus intuitive. Il peut être en son être véritable.

    Ce sont les ondes gamma qui le permettent au mieux ; pour favoriser une grande activité cérébrale, il faut associer les 3 cerveaux – reptilien, mammélien et néocortex – à travers de l’intensité, de l’affectivité et de la raison. C’est le langage reconnu par l’Univers permettant l’échange d’information.

    Encore faut-il préciser de quoi on parle. 

  • En comparaison :
  • La fréquence approximative du taux respiratoire au repos d'un adulte est de 0,25 Hz
  • Un tempo de 60 battements par minute correspond à une fréquence de 1 Hz.
  • Un pendule de 25 centimètres oscille à 1 Hz.
  • Un sprinter fait osciller ses jambes à un rythme d'environ 4 Hz.
  • .

Les ondes cérébrales (Source: http://www.passeportsante.net)

    Dans les différentes zones du cerveau, l'influx nerveux fonctionne en relative cohérence et de façon rythmique : les neurones s'activent ensemble (plus ou moins), comme une pulsation, puis se calment, puis s'activent de nouveau. Grâce à de petites électrodes placées sur le cuir chevelu et reliées à un appareil appelé électroencéphalographe (EEG, inventé en 1929), le rythme de ces pulsations peut se traduire en forme d’ondes.

    L'intensité de l'activité cérébrale se manifeste par la fréquence de ces ondes. On les calcule en hertz (Hz) - un hertz égalant une ondulation par seconde. Si le graphique enregistré par l'EEG est plat, c'est qu'il n'y a pas d'activité cérébrale. Quant aux ondes générées par un cerveau actif, on les divise en 4 ou 5 fourchettes, dont les appellations viennent du grec ancien :

Ondes delta : de 0,5 à 4 Hz, celles du sommeil profond, sans rêves.

Ondes thêta : de 4 à 7 Hz, celles de la relaxation profonde, en plein éveil, atteinte notamment par les méditants expérimentés.

Ondes alpha : de 8 à 13 Hz, celles de la relaxation légère et de l'éveil calme.

Ondes bêta : 14 Hz et plus, celles des activités courantes. Étrangement, les ondes cérébrales passent au bêta pendant les courtes périodes de sommeil avec rêve (sommeil paradoxal), comme si les activités du rêve étaient des activités « courantes ».

Il arrive aussi qu'on parle d'ondes gamma qui se situeraient au-dessus de 30 ou 35 Hz et qui témoigneraient d'une grande activité cérébrale, comme pendant les processus créatifs ou de résolutions de problèmes. (Ne pas confondre avec les rayons gamma, émis par le noyau des atomes.)

    Mentionnons par ailleurs que le cerveau est divisé en deux hémisphères, puis en plusieurs aires, chacune ayant une fonction importante : aires du langage, de la sensibilité corporelle, de l'émotion, etc. En ce qui concerne les hémisphères, on sait qu'ils fonctionnent le plus souvent dans une relative indépendance, et que le gauche, généralement dominant, est le siège de la logique et du rationnel, tandis que le droit est celui de la créativité.

     La fréquence des ondes cérébrales varie donc selon le type d'activités dans lequel on est engagé, mais les individus non entraînés ont relativement peu de contrôle sur celles-ci. Trop de stress, par exemple, et le système nerveux n'accepte pas de se détendre : les ondes cérébrales continuent alors de se maintenir dans la fourchette bêta et il est impossible de trouver le sommeil...

     D'autre part, on avance que les meilleures ressources mentales pour la créativité et la résolution de problèmes se situeraient dans la fourchette des ondes thêta, auxquelles, malheureusement, on n'accède pas facilement.

"Le fonctionnement du cerveau est à la fois chimique et électrique. L'électrique vient en premier. Quelque chose excite des millions de neurones, simultanément, dans de nombreuses zones différentes du cerveau. Ce quelque chose peut être un stimulus externe : une vision, un son, une odeur ou une sensation. Il peut être aussi interne, tel un souvenir ou une intention. Ou peut-être une combinaison des deux, comme lorsque je demande à quelqu'un de penser à quelque chose qui ne lui était jamais arrivé : tomber de sa bicyclette et se casser le dos. L'accident est imaginaire, mais le son de ma voix, qui utilise des symboles linguistiques, est physique.

Quel que soit le stimulus, il excite les neurones selon un certain rythme, y compris une excitation particulière à haute-fréquence appelée "oscillation gamma synchronisée". Elle ne dure qu'un quart de seconde, mais cette synchronisation des oscillations dans différentes zones du cerveau fait que les gens considèrent les pensées comme un tout cohérent. Une "pensée" est constituée de millions d'impulsions électriques séparées dans des zones cérébrales différentes  (zone sensorielle, zone moteur, centres des émotions, tout cela). Mais à cause de la synchronisation de l'oscillation gamma, la personne "expérimente" la pensée comme une simple image effrayante, douloureuse, d'une chute de bicyclette et d'un dos cassé. C'est le schéma des excitations qui est important, au niveau macro.

Jusque là, j'espère que je suis compréhensible ?

Maintenant, voilà ce qui arrive au niveau chimique. Dans chaque nerf, l'impulsion électrique en déplacement crée un champ électrique toroïdal, également en mouvement, qui a le nerf pour axe. Le champ atteint la terminaison neuronale, là où il y a très peu d'espace entre l'extrémité de ce nerf et le début de l'autre. C'est la synapse.

A l'extrémité de toutes les épines dendritiques, il y a des structures appelées grilles présynaptiques paracrystallines. Elles ressemblent à de minuscules treillis rigides à l'intérieur d'une minuscule pyramide. Dans les interstices entre chaque grille, il y a trente à quarante petit ballons appelés vésicules, à l'intérieur "desquelles" est stocké un neurotransmetteur chimique. Certaines grilles contiennent de la dopamine, d'autres de la sérotonine, d'autres des peptides qui inhibent la douleur, et ainsi de suite...

Par conséquent, l'impulsion nerveuse électrique arrive à la grille présynaptique dont toutes les vésicules pleines de neurotransmetteurs sont en attente, et elle y provoque un influx d'ions de calcium qui fait qu'une - et une seule - vésicule se vide dans la synapse. Qui, à son tour, excite le nerf se trouvant de l'autre côté du synapse, ce qui fait exploser ses ballons de transmetteurs, et ainsi de suite. On a une cascade chimique, et les produits font tout ce que l'on attend d'eux dans un organisme. Décharger l'énergie pour nourrir l'action. Stimuler les cellules motrices. Influer sur le courant sanguin. Faire couler l'adrénaline ou monter les émotions ou tout ce que vous voudrez. Tout cela, jusqu'à maintenant, nous le comprenons très bien.

Mais comprendre les parties ne signifie pas que nous comprenons le cerveau comme un tout. Le tout est plus grand que la somme de ses parties. 

Nous sommes à l'échelle atomique et c'est l'un des problèmes. Avec l'émission de l'ion de calcium, nous sommes proches de l'échelle quantique. La recherche est difficile parce que la mesure affecte le résultat. Une théorie dit qu'il en est ainsi des évènements mentaux."
(Source:http://forums.futura-sciences.com/biologie/32204-oscillation-gamma-cerveau.html)

Des chercheurs ont étudié les ondes cérébrales sur des rats, en s'intéressant plus spécialement à trois zones distinctes de l'hippocampe, la partie du cerveau principalement responsable de la mémoire à long terme et du repérage dans l'espace. «Nous avons découvert l'existence d'ondes gamma rapides et lentes, venant de différentes zones du cerveau, exactement comme des stations de radio émettant sur des fréquences distinctes», explique Laura Colgin, auteur principal de l'étude et réalisant un post-doctorat au Kavli Institute for Systems Neuroscience and Centre for the Biology of Memory en Norvège. «Lorsque les cellules nerveuses veulent se connecter, elles synchronisent leur activité», poursuit Mlle Colgin. «Littéralement, elles accordent leur longueur d'onde. Nous avons notamment étudié le rôle des ondes gamma dans la communication entre des groupes de cellules dans l'hippocampe, et avons découvert ce qui peut être décrit comme un système de radios dans le cerveau. Les basses fréquences transportent la mémoire des expériences passées, les plus hautes véhiculent ce qui se passe sur le moment

Les chercheurs supposaient jusqu'ici que le traitement de l'information par le cerveau suivait des voies fixes. Cette nouvelle étude suggère que le cerveau est en fait bien plus souple. «Une cellule donnée dans le cerveau reçoit des milliers d'entrées, mais elle peut choisir de n'en écouter qu'une et d'ignorer le reste. En outre, ce choix peut changer à tout moment», résume le Dr Edvard Moser, directeur du Kavli Institute for Systems Neuroscience, qui déclare: «Nous pensons que la commutation gamma est un principe général dans le cerveau, qui sert à renforcer les communications entre les régions cérébrales.»[1] Il y a donc bien une intentionnalité de la conscience non réductible à de simples états du fonctionnement inconscient du cerveau. L’idée fait en tous les cas son chemin. Une expérience étonnante menée sur des rats par l’équipe de Jimo Borjigin[2] de l’université du Michigan a ainsi montré une forte augmentation durant trente secondes des oscillations gamma même après l’arrêt du cœur  des animaux. Quelque chose excite des millions de neurones simultanément dans de nombreuses zones différentes du cerveau même après la mort cérébrale! L’activité n’est pas chaotique et il y a bien une connectivité non imputable aux seuls neurones. Si cela prouve que les rats ont une conscience, comment ne pas y voir aussi l’existence d’une conscience non-localisée dont nous parlent celles et ceux qui ont vécu une EMI  ou des états de conscience modifiée? À travers les ondes gamma, il y a bien un au-delà à l’immanence, à la simple conscience ancrée dans notre corps.


[1] Revue Nature, 19 novembre 2009, vol. 462

[2] Source PNAS, vo.110 no 35, juillet 2013.

 

C'est à ce niveau que s'opère probablement notre lien avec l'Univers, à travers une forte augmentation des oscillations gamma.

Ce qui confirme l'intuition de Philippe Guillemant qui décrit ainsi sur son site internet notre lien avec l’Univers : « étant donné que le hasard indéterministe, considéré seul, produit des effets qui sont inconcevables en terme de désordre infligé en permanence dans le processus de réarrangement perpétuel du futur de l'univers, il est absolument nécessaire de trouver une sorte de mécanisme régulateur qui va l'éviter. Sinon on voit mal comment notre futur pourrait être autre chose qu'une bouillie infâme devant laquelle on comprendrait alors encore plus mal comment il parviendrait malgré tout à se dessiner devant nos pas.

Je pose en conséquence l'hypothèse suivante: il existe un mécanisme régulateur du futur de l'univers qui est tout simplement notre conscience à travers laquelle va pouvoir s'exprimer notre libre arbitre. (…) Pour ce faire, on peut parfaitement imaginer que l'univers ne se structure pas d'un seul coup, instantanément, mais seulement petit à petit. Nos consciences n'auraient pas un effet immédiat, nos intentions ne s'y imprimeraient pas "comme par magie", il y aurait cependant un effet immédiat qui consisterait, métaphoriquement parlant, à poser des pierres. Une vague intention poserait de la poussière, une intention déterminée et bien focalisée poserait une vraie pierre. La prière serait justifiée. Le futur serait en formation de la même façon qu'un organisme, et l'univers recevrait ses informations de l'ensemble des êtres qui le composent, à différents degrés dépendant de la conscientisation de leur libre arbitre. Un homme mu par son ego n'aurait ainsi aucune action, puisque son fonctionnement serait mu par l'ego, c'est à dire déterministe. L'ensemble de l'univers serait un organisme en croissance. Le libre arbitre serait assorti d'une intensité, d'une amplitude mesurant sa capacité d'œuvrer directement sur le futur. Cette capacité, cette intensité, cette amplitude, ce serait tout simplement l'Amour. L'amour serait une réalité fondamentale au même titre que la lumière, l'énergie ou la matière, si ce n'est plus fondamentale encore.

L'essence du moteur du libre arbitre serait alors l'Amour.

« La question reste ouverte concernant l'action de la conscience ou le pouvoir de l'intention. Je pressens néanmoins qu'il doit s'agir d'une action électromagnétique, car si l'on considère la capacité de la nature à faire émerger toute la complexité et l'organisation du vivant, en comparaison avec la pauvreté de notre technologie pour ce qui est de fabriquer des systèmes artificiels de type humanoïde par exemple, il est légitime de se demander si dame nature ne maîtrise pas beaucoup mieux que nous la communication électromagnétique et tout ce qui s'en suit. (…) il n'est pas inconcevable que cette information puisse jouer un rôle déterminant et structurant sur nos lignes temporelles.

L'amour dont il est question ici n'est pas l'amour au sens où on l'entend habituellement ni au sens "new-age". Il n'est pas un produit de l'activité cérébrale, contrairement au désir. Il est une essence fondamentale de l'espace intérieur, au même titre que la lumière dans l'espace extérieur. Il s'agit de l'essence du (moteur du) libre arbitre. Si le libre arbitre définit un archétype vers lequel on tend, il faut encore définir la puissance (ou l'intensité) avec laquelle on tend vers la réalisation de cet archétype. C'est ce que j'appelle l'amour, faute de trouver une meilleure appellation, car on tend vers ce que l'on aime, tout simplement. L'amour et le libre arbitre sont indissolublement liés, tout comme une forme (un contenant) est indissolublement liée à son contenu. Cela n'a rien à voir  avec l'amour au sens du désir par exemple, car le désir a plutôt l'effet contraire. »

  Et il se traduirait, via la conscience par une intensité et une amplitude des oscillations gamma en lien avec le Tout.

       

 .