Ainsi se nomme le nouveau livre de Philippe Guillemant dont vous trouverez une vidéo explicative de 53' sur son site. L'auteur y affine sa vison de la double causalité inscrite dans un univers-bloc à 12 dimensions régit par la Conscience qui œuvre et veille à tout via le vide quantique.

À découvrir aussi l'article de la revue du temps...
Ces représentations ont bien entendu des conséquences anthropologiques spécifiques. Dans La physique de la conscience, Philippe Guillemant situe l’humain à trois niveaux : 1) Celui de l’anima : c’est le stade de la conscience instinctive produite par le corps-cerveau ; ici, les vibrations relatives à la gravité quantique fonctionnent dans un espace-temps figé. Cette forme de conscience ne dispose d’aucun libre arbitre mais peut évoluer et se bonifier grâce au lien avec le soi individuel ou collectif. 2) Le niveau du moi : il est à la croisée de l’observation dans le présent et de l’intention déposée dans le futur ; à travers lui, notre conscience remet à jour en permanence notre ligne temporelle, notre futur, mais elle a besoin de recevoir du soi l’information à changer pour pourvoir ensuite exciter le vide quantique via le soi afin que le mécanisme de la réduction d’état puisse s’opérer. 3) Le niveau du soi : il concerne le système d’information capable d’orienter notre ligne temporelle en agissant directement, par excitation du vide quantique, sur la densification de futurs définis par nos dépôts d’intentions. Il pourra y avoir réponse si – et seulement si – le moi et le soi convergent dans le maintien de l’intention déposée pour modifier le futur. Si au contraire le moi perd son libre arbitre, s’il ne fait aucun effort pour densifier son futur, alors rien ne se passe. Le moi et le soi se déconnectent sans pouvoir rien apporter de nouveau.
Dans ce contexte, qu’en est-il de l’ego ? Il est, dans sa forme naturelle et conditionnée, une entité séparée du soi qui ignore ce que nous sommes censés  faire sur Terre. Il méconnaît ainsi le sens de la vie qui consiste à améliorer sans cesse le quotidien en fabriquant des réalités toujours plus harmonieuses capables de s’inscrire dans une évolution digne de ce nom qui serait celle de l’Esprit ou de toute autre entité qui s’y rapporte. Une bonne connexion entre le moi et le soi procure de la joie teintée d’un sourire intérieur. À l’inverse, des liens insuffisants entre le moi et le soi peuvent nous faire basculer dans un mental calculateur, nous transformer en juge moral ou nous rendre esclaves de l’émotionnel. L’éveil de notre Esprit permet au mental de se reconnecter à l’intuition, le juge intérieur à la foi et l’ego au don de soi, ce qui est le plus sûr moyen de dépasser la pesanteur de notre passé et le poids de nos conditionnements multiples. C’est donc par la Connaissance du fonctionnement de l’univers, par l’Esprit qui seul peut orienter notre création et par l’Amour qui dit vers quoi nous désirons aller que nous sommes invités à créer et à vivre notre rôle d’observateur – capteur - acteur du divin. Le libre arbitre est la conscience que nous allons librement vers ce que nous aimons, sans obligation, imposition ou contrainte. Nous cessons alors de fonctionner comme des robots.
Et voici comment Philippe Guillemant réfute le déterminisme sur son site:

Nous sommes invités à sortir du vieux schéma déterministe.

Les arguments à l'encontre de ces dix croyances:

(1) La nature est sans but et sans la moindre finalité

Il s'agit d'éliminer ici toute influence du futur qui pourrait justifier une téléologie. Or la physique a montré que l'influence du futur (ou rétrocausalité au sein de l'univers bloc) est une hypothèse tout à fait recevable en physique et les colloques à ce sujet ont tendance à se multiplier ces dernières années. Récemment, le physicien renommé Holger Bech Nielsen a montré que la probabilité que le futur n'ait aucune influence sur le présent est extrêmement faible.

L'idée qu'il n'existe aucune finalité à l'évolution est entretenue par l'hypothèse du hasard quantique selon laquelle les incessants choix de l'univers auquel nous appartenons sont faits par hasard, d'une manière qui paradoxalement contredit totalement le déterminisme temporel. Il s'agit là de la contradiction la plus importante de toute la physique moderne.

(2) L'univers est né d'une explosion originelle.

Je l'appelle néo-créationisme car le maintien d'un certain créationnisme permet de maintenir une sorte de consensus politique avec la religion: celle-ci se réserve l'avant big-bang (le pourquoi) et la pseudo-science matérialiste l'après big-bang (le comment). En réalité il s'agit d'une entourloupe car l'avant big-bang n'existe pas puisque le temps lui-même en émerge (absence de pourquoi).

Cette théorie du big-bang est aujourd'hui contredite par de multiples arguments.

Le principal est que le temps n'existe pas au sens où le temps n'est pas créateur de notre futur: notre futur est déjà là. Cela signifie également qu'il était déjà là au moment du big-bang et que ce big-bang a eu lieu en même temps que la fin des temps (dans le temps illusoire bien sur). Si l'on considère maintenant une extrèmement probable influence du futur, il est beaucoup plus rationnel de considérer les conditions initiales du big-bang comme des conditions qui changent au cours du temps car elles dépendent du temps présent, donc comme des conditions finales et non pas initiales. Le big-bang devient ainsi un appendice (une terminaison (4)) et non un responsable de la création.

De multiples arguments secondaires l'invalident: (a) La théorie de l'inflation est un espèce de cuisine ésotérique qui ne vaut que parce que ses équations marchent bien. Or il existe une multitude d'exemples où le fait que les équations fonctionnent bien n'a rien a voir avec une validation. Remarquons déjà simplement que les équations fonctionnent dans les deux sens du temps. (b) On s'interroge aujourd'hui sur des modèles plus cohérents qui feraient intervenir un rebond, auquel cas le big-bang ne serait pas un commencement. (c) La physique du big-bang n'est pas unifiée avant le mur de Planck. (d) Le big-bang n'a rien d'une explosion, car il est beaucoup trop homogène et correspond à une expansion de l'espace et non de la matière, etc.

(3) Tout ce qui arrive est le résultat de la causalité temporelle (passé)

A nouveau, ceci est en contradiction avec la théorie de l'univers bloc d'Einstein qui nous amène aujourd'hui à considérer le futur comme déjà réalisé et le présent comme dépendant autant du passé que du futur (dans cette théorie, le choix d'univers est lui-même déjà réalisé). C'est également en contradiction avec les résultats de mes propres recherches (sur le billard) qui m'ont amené à conclure que la mécanique est incapable de déterminer causalement le cours des évènements, faute d'informations suffisantes (les informations de phase étant perdues au cours des interactions, ce qui est compensé par la décohérence qui n'explique toutefois pas le choix d'univers).

En mécanique quantique, de très nombreuses expériences défient la causalité et aujourd'hui, la rétrocausalité est devenue un respectable sujet d'échanges, de publications et même de colloques scientifiques. Le point principal qui a conduit les physiciens à ce respect est la confirmation de la non localité ou intrication temporelle (et non pas seulement limitée au domaine spatial). Cela implique qu'au niveau quantique, on doit considérer simultanément des conditions initiales et des conditions finales, car elles sont corrélées acausalement.

La causalité non stricte, c'est à dire doublée de la rétrocausalité, promet ainsi de devenir le meilleur ciment de la science du futur, qui devrait avoir pour conséquence l'abandon des quatres dogmes, qui subsistent aujourd'hui par le simple fait qu'ils restent indispensables à la physique des équations.

(4) La conscience est un produit émergeant du cerveau

Il s'agit là d'un double mythe (produit du cerveau + émergence par la complexité) qui ne repose sur absolument aucune preuve et qui bien contraire, est aujourd'hui contredit par de nombreux arguments, le plus "mainstream" étant le fameux "problème difficile de la conscience" soulevé par David Chalmers. Il faut ajouter que le concept de l'émergence est aujourd'hui largement contesté car très vaporeux et il est même devenu un simple mythe. Il fonctionne comme une sorte d'effet placebo qui donne l'illusion d'une explication alors que rien ne l'étaye. D'autre part, on sait aujourd'hui via différents types d'expériences scientifiques que la conscience a un fonctionnement distinct du cerveau, tant du point de vue de psychologues (nos pensées seraient quantiques) que de neuroscientifiques comme Libet.

Mes travaux personnels en vision artificielle m'amènent également à conclure que la conscience visuelle ne peut pas siéger dans le cerveau étant donné la perte d'informations visuelles qui se produit très rapidement dès que l'information visuelle se disperse et s'accumule dans le cerveau (voir plus loin mes arguments sur la question de la mémoire). J'en ai déduit que le cerveau sert à reconnaître l'information et non pas à la stocker, à l'analyser et non pas à la voir.... Pour faire bref, il suffit de fermer les yeux pour essayer de visualiser ce qu'on vient de voir pour se rendre compte qu'on y arrive pas (en dehors d'une vague persistance rétinienne). Pourtant, un ordinateur sait parfaitement le faire (visualiser un film en temps différé). C'est parce qu'il va chercher l'information sur le disque dur (auquel correspond le vide) et non dans le cerveau qui sert essentiellement à l'analyser.

(5) La réalité est indépendante de nos états de conscience

L'idée selon laquelle la réalité dépendrait de nos états de conscience, et pas seulement de la causalité mécaniste, est une idée animiste qui existait dans les temps anciens, qui s'est poursuivie en étant maintenue plus ou moins par la religion (faire attention à ses pensées) et qui a été combattue par la science au siècle des [extinctions des] lumières. Elle a en effet été considérée comme incompatible avec le dogme (C): le déterminisme temporel (5), qui est pourtant devenu aujourd'hui le dogme le plus fragile, mais il reste indispensable au maintien d'une science fondée exclusivement sur les équations. Cela n'étant pas un argument scientifique mais de simple confort, il y a lieu de ne pas rejeter l'idée que nos états de conscience pourraient influer sur la réalité, et ce d'autant plus que notre réalité est une illusion (holographique, caverne de Platon, simulation ?).

Cette idée est le socle de ma théorie qui considère que nos états de conscience déterminent le choix d'univers dans lequel nous vivons au sein du multivers. Se reporter à tous mes écrits (livres et sites web) où elle se trouve largement développée et argumentée.

(6) Le passé n’existe plus ou ne peut plus être modifié

Dans la théorie de l'univers bloc le passé existe encore. Si l'on considère maintenant qu'il n'est que partiellement configuré et que le présent peut achever de le configurer (voir les explications d'Alain Connes à ce sujet) alors il convient de considérer que le passé puisse changer. C'est d'ailleurs la meilleure façon d'expliquer le fameux principe anthropique qui soulève le mystère du réglage fin des conditions initiales de l'univers (voir également (1) ci-dessus).

(7) L’évolution de la vie est due à la sélection naturelle du plus fort

La théorie de Darwin était contestable dès son origine et Darwin lui-même a affirmé que si l'on ne trouvait pas les preuves de transitions progressives entre sauts évolutifs, alors sa théorie s'avèrerait fausse. Non seulement on a jamais trouvé ces preuves, mais l'on s'aperçoit aujourd'hui avec l'évolution énorme de la biologie que la vie ressemble plus à une technologie qu'à un processus soumis aux lois du hasard.

On sait d'ailleurs calculer que pour de nombreuses espèces l'age de l'univers est très insuffisant pour laisser la moindre chance au hasard de produire leurs apparitions... Se reporter à l'excellent livre << L'outil explique aux savants ou l'ANTI-DARWIN >>

(8) Nous sommes des machines que la technologie peut améliorer

Il est possible que nous soyons des machines dans le cas où la vie serait issue d'une technologie, auquel cas cette technologie devrait avoir résolu l'exploitation de l'information ou énergie du vide qui permet d'animer les systèmes vivants et de maintenir leur entropie faible, à l'encontre du second principe qui ne sait pas expliquer la constatation du M.E.P.: Maximum Entropie Production chez les êtres vivants. Or on sait qu'aucun système mécanique ou électronique ne peut réaliser une telle prouesse, l'énergie utilisée pour maintenir l'entropie d'un robot étant aujourd'hui matérielle et non pas immatérielle. Non seulement nous en sommes donc loin - il faudrait pouvoir fabriquer une âme, c'est à dire l'extension immatérielle de notre cerveau - mais il faudrait ensuite qu'une conscience puisse être greffée à un tel système. Cela nous ramène au point (4) qui est surement l'argument le plus puissant à l'encontre d'une telle idée ou d'une telle réalisation, surtout dans le cas où il s'agirait de nous améliorer: comprenons donc déjà la nature de l'humain avant de tenter une telle expérience, sinon je connais une loi qui prédit des résultats transhumanistes épouvantables, sans même que Murphy s'en mêle.

(9) La mémoire, les intuitions et visions sont issues de notre cerveau

S'il existe bien une forme de mémoire dans le cerveau, l'expérience neuroscientifique montre qu'elle est plus ou moins distribuée dans tout le cerveau et qu'elle semble être de nature holographique. Cela est parfaitement compatible avec les propriétés des réseaux de neurones, dont j'ai eu la chance de pouvoir développer et mettre en oeuvre des réalisations mathématiques en vision artificielle. Ce travail m'a appris que l'information contenue dans un cerveau neuronal, effectivement contenue dans les connexions entre neurones et synapses, n'est pas de la mémoire au sens où elle permettrait de remonter à une image mémorisée (elle le fait très difficilement, à l'aide de calculs inverses mais qui nécessitent la mémorisation de très peu d'images, voir ici), mais seulement des traces d'une mémorisation présentes dans tout le cerveau, qui servent seulement à adresser cette mémoire: il faut donc que l'image soit stockée ailleurs que dans le cerveau, y compris et surtout pour pouvoir la voir.

Les réseaux de neurones de type deep leanring utilisent donc une banque extérieure d'images de référence (modèle de référence ou actuel enregistré sur disque) pour visualiser ce qu'ils ont reconnus.

Le processus de vision en général, qu'il s'agisse de vision de ce qui existe à l'extérieur dans l'environnement, ou de ce qui existe en nous-mêmes, supposément à l'intérieur du cerveau (pendant les rèves par exemple), ne peut s'expliquer par de l'information qui aurait été stockée dans le cerveau ou aurait pu être synthétisée par ce dernier, parce que le processus d'enregistrement dans un cerveau perd l'information d'origine à cause des multiples interactions qu'il implique (irréversibilité des calculs). On ne sait pas expliquer en particulier comment un cerveau parviendrait à mémoriser ou à synthétiser des images séquentielles, à cause notamment du recouvrement qu'il implique à l'intérieur des mêmes unités mémorielles, qui sont encore hypothétiques et non réellement localisées.

La seule explication résiduelle fait appel à l'information du vide quantique (oscillateurs quantiques probablement, peut-être situés dans les liquides de notre organisme, ou dans les microtubules ?). Je n'en sais rien exactement, mais pour moi cette information se conçoit beaucoup mieux dans le cadre de l'univers-bloc qui introduit une quatrième dimension d'espace (le temps). Il est alors tout à fait naturel de considérer que l'espace-temps lui-même serait la mémoire de toute la création: le problème du recouvrement est ainsi résolu via cette quatrième dimension, inaccessible à un système purement matériel.

(10) Tous les phénomènes inexplicables sont des illusions

On connait la musique:

  • Les synchronicités seraient des projections,
  • Les ovnis seraient des hallucinations,
  • Les E.M.I. seraient des hallucinations,
  • La psychokinèse serait une tricherie,
  • Les P.E.S. seraient le fruit du hasard ou de la virtuosité,
  • Le chamanisme serait une croyance indigène,
  • Les guérisons inexpliquées seraient de l'effet placebo,
  • La médiumnité serait du charlatanisme,
  • etc.

Si l'on veut sauver la pseudo-science matérialiste, il est effectivement nécessaire de réfuter la totalité de ces phénomènes, car la réalité du moindre d'entre eux ferait s'écrouler tout le paradigme.

Il en va de même pour les dix énoncés précédents: il suffit qu'un seul d'entre eux soit faux pour que tout s'écroule également.

En conclusion:

La pseudo-science matérialiste est morte et enterrée par la théorie et l'expérience de la vraie science que les hommes ont réussi à construire et qui est celle que j'aime, malgré une énorme pression pour les en détourner qui s'exerce toujours aujourd'hui au travers de la techno-science passée aux mains des multinationales. Le fait qu'elle survive dans les médias dominants qu'ils financent est donc bien une affaire de religion imposée par ce pouvoir de l'argent, car seule une religion peut survivre malgré son caractère irrationnel.

       

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