Pour bien aborder la thématique de l'être intérieur, il faut d'abord poser quelques repères anthropologiques.
Philippe Guillemant situe l’humain à trois niveaux : 1) Celui de l’anima : c’est le stade de la conscience instinctive produite par le corps-cerveau ; ici, les vibrations relatives à la gravité quantique fonctionnent dans un espace-temps figé. Cette forme de conscience ne dispose d’aucun libre arbitre mais peut évoluer et se bonifier grâce au lien avec le soi individuel ou collectif. 2) Le niveau du moi : il est à la croisée de l’observation dans le présent et de l’intention déposée dans le futur ; à travers lui, notre conscience remet à jour en permanence notre ligne temporelle, notre futur, mais elle a besoin de recevoir du soi l’information à changer pour pourvoir ensuite exciter le vide quantique via le soi afin que le mécanisme de la réduction d’état puisse s’opérer. 3) Le niveau du soi : il concerne le système d’information capable d’orienter notre ligne temporelle en agissant directement, par excitation du vide quantique, sur la densification de futurs définis par nos dépôts d’intentions. Il pourra y avoir réponse si – et seulement si – le moi et le soi convergent dans le maintien de l’intention déposée pour modifier le futur. Si au contraire le moi perd son libre arbitre, s’il ne fait aucun effort pour densifier son futur, alors rien ne se passe. Le moi et le soi se déconnectent sans pouvoir rien apporter de nouveau.

Dans ce contexte, qu’en est-il de l’ego ? Il est, dans sa forme naturelle et conditionnée, une entité séparée du soi qui ignore ce que nous sommes censés faire sur Terre. Il méconnaît ainsi le sens de la vie qui consiste à améliorer sans cesse le quotidien en fabriquant des réalités toujours plus harmonieuses capables de s’inscrire dans une évolution digne de ce nom qui serait celle de l’Esprit ou de toute autre entité qui s’y rapporte. Une bonne connexion entre le moi et le soi procure de la joie teintée d’un sourire intérieur. À l’inverse, des liens insuffisants entre le moi et le soi peuvent nous faire basculer dans un mental calculateur, nous transformer en juge moral ou nous rendre esclaves de l’émotionnel. L’éveil de notre Esprit permet au mental de se reconnecter à l’intuition, le juge intérieur à la foi et l’ego au don de soi, ce qui est le plus sûr moyen de dépasser la pesanteur de notre passé et le poids de nos conditionnements multiples. C’est donc par la Connaissance du fonctionnement de l’univers, par l’Esprit qui seul peut orienter notre création et par l’Amour qui dit vers quoi nous désirons aller que nous sommes invités à créer et à vivre notre rôle d’observateur – capteur - acteur du divin. Le libre arbitre est la conscience que nous allons librement vers ce que nous aimons, sans obligation, imposition ou contrainte. Nous cessons alors de fonctionner comme des robots. Il est aussi l’assurance de pouvoir sortir du cadre restreint de notre corps-conscience biologiquement conditionné.
Ce libre arbitre est intimement lié au fonctionnement de l'Esprit.
Voici comment Philippe Guillemant en parle: "Je pose alors le postulat que l'esprit a des capacités de perception comme la conscience, sachant qu'il est fort possible qu'il soit lui-même à l'origine de notre conscience. Dans un contexte où l'esprit se situe par définition hors espace-temps 4D, notre existence ne peut être perçue par l'esprit que comme une ligne temporelle, comme une quatrième dimension d'espace. Cette idée rejoint en tout cas la physique relativiste. L'esprit aurait alors a priori accès à toute l'étendue de cette ligne de notre naissance jusqu'à notre mort. Il pourrait même être dans un sens cette ligne elle-même, puisque la fonction du libre arbitre est de la déplacer."

Nous avons ici l'ajout d'au moins une dimension supplémentaire dans ce déplacement, car il pourrait y en avoir d'autres. Pendant que notre conscience assiste au déplacement de notre corps dans le présent selon 3 dimensions, notre esprit assisterait au déplacement de notre ligne temporelle en bloc selon ses quatre dimensions, incluant un temps devenu spatial.

Il s'ensuit que pour provoquer des synchronicités qui agissent sur notre ligne de vie, le principe de base à respecter est inévitablement de choisir une demande qui soit en conformité au chemin choisi par l'esprit pour se déplacer et donc évoluer lui-même, ce qui pose plusieurs questions:
  • Pourquoi le mental ne pourrait-il pas choisir lui-même ?
Réponse: parce que le mental seul n'a aucun libre arbitre. Par définition, ce libre arbitre appartient à l'esprit (hors espace-temps 4D).
  • Comment connaître le chemin choisi par l'esprit ?
Par la recherche du soi (qui suis-je ?), l'introspection intérieure (où vais-je ?), la méditation (dans quel état ?), la recherche du sens de sa vie, l'observation de l'égo et du mental, afin de ne pas les confondre avec l'esprit. Pour savoir si l'opération est réussie nous disposons d'une sorte de témoin lumineux: la joie que procure la sensation de vraie liberté, de se sentir centré, de vivre l'instant présent, le bonheur d'exister indépendamment de toute source de satisfaction matérielle, mais aussi la joie que procure l'intuition, l'inspiration, l'éveil...
  • Pourquoi ce chemin n'est-il pas déjà conscient ?
Pour deux raisons: la première est que si nous étions conscients de ce que nous avons à vivre, notre libre arbitre serait complètement faussé. Par exemple personne n'aurait le courage d'emprunter un chemin de souffrances dues à la nécessité de se libérer de l'emprise de l'égo, car l'égo lui-même le refuserait, interdisant ainsi toute évolution d'un esprit qui ne parviendrait pas à contrôler son corps: il y parviendrait évidemment encore moins. La seconde raison s'en déduit aisément: nous sommes matériellement câbles (notre corps et notre cerveau) pour ne pas pouvoir avoir conscience de notre futur, ceci étant la condition même de notre évolution.
Une fois comprise cette nécessité, nous pouvons partir à la recherche de ce que notre être intérieur ou esprit veut faire de sa vie. Les synchronicités agissent en effet sur notre chemin de vie en apportant des solutions à des problèmes par des voies imprévues. Même si cet imprévu n'apporte aucune information, la surprise même peut nous aider à évoluer par prise de conscience, comme nous l'enseigne la fameuse synchronicité recensée par Jung (le scarabée d'or).
Si le mental est en mesure de respecter l'adéquation nécessaire entre ce que veut l'égo et ce que veut l'esprit, il lui reste à faire une demande qui consiste à s'armer de l'intention d'agir dans le sens conforme à la demande. Il s'agit d'une part d'authentifier en conscience son intention, sans quoi l'univers ne pourrait la réaliser sous forme de bulle de potentiel, puisqu'elle ne serait pas durable. Il s'agit d'autre part de l'authentifier en actes, car rien ne peut arriver si l'on reste enfermé chez soi.

Voici comment Philippe Guillemant en parle sur son site Web : « Développer son être intérieur n'est pas une chose aisée. Aussi longtemps que vous cherchez à raisonner vous restez enfermé dans une prison mentale et vous n'êtes pas libre. La réflexion emprisonne. Pour trouver son être intérieur il faut se débarrasser de l'emprise du mental en trouvant une position où l'on devient l'observateur de ses pensées et non l'esclave de ses pensées. C'est tout le sens de la méditation ou autres pratiques connexes, en ce qui me concerne c'est la randonnée (ou les gros efforts physiques prolongés) qui après m'avoir secoué le cerveau (un véritable polluant) ou encore "vidé l'esprit" me redonne la confiance et la joie qui me permettent de retrouver ma lumière.

Le meilleur indice que l'on retrouve enfin son être intérieur, cette lumière, et que l'on peut donc se fier à la volonté qui en émane, c'est que cette volonté s'accompagne d'une très profonde et très agréable sensation d'amour et de don de soi à réaliser, la sensation d'avoir trouvé la mission que l'on se donne ici-bas, et un indice de contrôle est que cette sensation doit être complètement désintéressée: la décision d'un acte authentiquement libre est déjà porteuse de sa récompense qui est d'exister dans le présent sans aucun calcul quant à ses conséquences ou à ses attendus. Ce don de soi est d'ailleurs à ce titre vraiment l'inverse d'un sacrifice (http://www.doublecause.net). »

Mais il se peut aussi que nous soyons tenus par d’autres émotions négatives comme la peur, la tristesse ou la colère. C’est même très probablement le cas pour chacun de nous ! Si en théorie nous saurions que faire, à l’évidence nettoyer ce bazar accumulé depuis bien longtemps ou surgi récemment, en pratique nous sommes souvent démunis. Pire encore : nous nous sommes habitués, résignés, à subir ces émotions négatives en espérant qu’elles passeront…Il n’est donc pas si aisé d’être l’observateur – et non l’esclave de ses pensées – la différence étant  fonction du don et du détachement auxquels nous pouvons consentir.
Apprendre à s'observer au quotidien:

Dans notre vie, tout est parce que quelqu'un ou quelque chose le veut, le désir, l'appelle, le crée ou le repousse…

"Notre malheur, dira Philippe Guillemant, résulte bien logiquement d’une déconnexion entre notre conscience-cerveau et l’Esprit ; l’organisme est alors soumis à la loi de l’entropie qui le fait se dégrader – ou dysfonctionner - puisqu’il n’est plus (pas ou pas assez) régénéré par l’amour."
Cette déconnexion est liée à nos convictions intimes et à nos attachements excessifs qui ont des effets limitatifs voire nocébo. Nous restons prisonniers de notre passé projeté sans grandes nouveautés sur le présent et le futur. Prisonniers de notre ego, de notre mental comme de nos peurs aussi; tout cela nous maintient dans des boucles de rétroactions négatives; plus nous définissons qui nous sommes et ce que doit être la réalité, moins l'aide du futur peut nous parvenir!Eckart Tolle écrit que « la chose la plus importante qui puisse arriver à un être humain est le processus de séparation entre la pensée et la conscience » et que la conscience est « l’espace dans lequel les pensées existent » et que « la première cause de malheur n’est jamais la situation mais vos pensées à son sujet ».
Le sentiment de soi égotïque a besoin de conflits, car son sentiment de séparation tire sa force de la lutte, en démontrant que ceci est « moi » mais que cela n’est pas « moi ». La structure même du soi égotïque comporte un besoin d’opposition, de résistance et d’exclusion destiné à maintenir le sentiment de séparation dont Le soi égotïque dépend sa survie. C’est donc « moi » contre « l’autre », « nous » contre « eux ». L’ego a besoin d’un conflit avec quelque chose ou quelqu’un. Cela explique pourquoi on recherche la paix, la joie et l’amour, sans pouvoir les tolérer très longtemps. On prétend vouloir le bonheur, mais on est accroché au malheur. En définitive, votre malheur ne vient pas de votre condition de vie, mais du conditionnement de votre esprit.
En réalité, il importe de réaliser ceci: Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis la vie. Je suis l’espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je Suis. Philippe Guillemant dirait: je suis observateur, capteur, acteur de l'univers. Potentiellement en liens et en interactions. Je suis régénéré par l'Amour qui éclot naturellement lorsque l’être admire l’univers lequel, en retour, lui apporte ce dont il a besoin. Cet échange dynamique ouvre les possibilités d’un enrichissement personnel véritable.
Philippe Guillemant nous explique que pour développer cette confiance il convient de sortir des sentiers battus. Pour vivre le détachement il faut accepter le changement comme un élément qui fait partie du parcours et pas un coup de sort ou un revers de la vie. Et enfin développer le lâcher prise revient à laisser agir les choses et ne pas entrer en oppositions avec tout n’importe quoi. Nous ne sommes les véritables créateurs de nos vies que si nous sommes mus par l’amour, l’amour en tant qu’énergie qui anime cette part d’esprit qui en nous-mêmes est réellement dotée de libre arbitre. Car nous ne sommes nous-mêmes, nous ne développons notre esprit que si ce dernier est réellement mû par notre réalité intemporelle, cette lumière intérieure qui s’étend dans les dimensions supplémentaires de l’espace, en un mot : notre âme. Point de salut – de vie aboutie - dans les trois premières dimensions déterministes, là-dessus point de souci pour obtenir l’accord de la science.

Plus concrètement, la Théorie de la Double Causalité nous donne des clés pour « développer » notre âme, et ces clés sont les éléments du cycle de l’Amour conçu comme moteur du libre arbitre : le don de soi d’une part, qui représente un élan pour faire circuler l’amour d’une phase à la suivante (désir -> intention -> attention -> foi –> confiance…), et le détachement d’autre part, qui représente l’accompagnement de cet élan par l’Esprit. Dans chaque élan l’amour subit des transmutations et peut ainsi sembler disparaître, mais c’est aussi parce qu’il faut laisser au temps le soin de faire son oeuvre. Cette apparence de disparition peut incliner le mental à reprendre le dessus (anxiété, peur, soucis, calculs), c’est pourquoi la phase de détachement la plus importante que doit gérer l’Esprit est celle du lâcher prise, ce retrait mental intérieur purifiant et favorisant l’action.

Y a-t-il comptabilité avec Jésus-Christ?

Le développement de notre être intérieur est en quelque sorte le chemin, la vérité et la vie ; le but est l’évolution, vers la joie et la consolation par exemple, et non la régression infinie vers l’ego, la peur, et nos volontés de maîtrise et de puissance. Nous aurons à privilégier la croissance de notre être intérieur et non sa mort ou sa limitation. Nous aurons toujours à choisir notre maître, sachant que nous ne pouvons servir les deux : L’Amour ou la Peur. Cette dernière, très concrètement, contracte, referme, attire, repousse, soupçonne, cache, entasse, blesse. Son contraire, l’Amour, étend, ouvre, envoie, accueille, fait confiance, met de la clarté, partage et guérit. Il s’agit à l’évidence de passer – le plus souvent possible - de la peur à l’Amour, donc fondamentalement d’une guérison, d’un processus – comme nous dirions aujourd’hui – par lequel nous pouvons être bonté, miséricorde, compassion, paix, joie, consolation, lumière, pardon, patience, force, courage, soutien, réconfort, guérison, clarté, sagesse, gratitude, etc. Ce passage ne sera pas uniquement de notre fait, une tension volontariste : il est cadeau divin rendu possible par le nettoyage de la mémoire non-déclarative et déclarative qui nous façonne. Sur ce point, nous n’avons pas à nous méfier ou nous défier du mental soupçonné de tous les maux puisque l’ouverture à l’Amour, par le travail de nettoyage de nos obscurités, nous assure d’une possibilité réelle de laisser l’Amour et la Lumière occuper leur place dans notre vie et notre corps. La connaissance et l’expérience se complètent et se fécondent mutuellement. Le conscient et l’inconscient se rejoignent dans ce que nous pourrions appeler une conscience christique. 
Trouver son être intérieur, c'est remplir son Esprit d'amour, de bienveillance et de bienfaisance, de la joie de donner et de recevoir librement et gratuitement, sans chagrin ni contrainte.
Trouver son être intérieur, c'est oser les merveilleuses capacités de notre cerveau moral: le sens du partage, de l'entraide, de la collaboration, de la justice, du bien et du mal, de l'empathie, de la compassion et de l'altruisme notamment.
Nous pourrons alors nous ouvrir à la Double Causalité, à cet au-delà à l'immanence et recevoir en retour du Futur des inspirations, intuitions, prémonitions, coïncidences heureuses et des synchronisations. Nous caler en somme sur cette force gravito-quantique avec laquelle notre Âme-Esprit peut communiquer si nous la laissons faire. Mais il va falloir pour cela nous dégager de l'emprise du mental et de l'égo. Comme dans tous les domaines de la vie, il en ira de la pureté de nos convictions intimes et de nos intentions; il en ira de l'Amour qui nous habite, nous motive et nous guide puisque le divin favorise uniquement la liberté du Don et la gratuité sans s'ingérer dans nos vies ni nous imposer quoi que ce soit. Nous avons reçu la vie et la liberté: ce don ne nous sera pas retiré, pas plus qu'il ne sera limité, réduit ou restreint. 
Un grand coup de balai est ici nécessaire:Le divin privilégie l'harmonie et non le chaotique. Dès lors, toute attente d'imposition, de vengeance, de punition, de destruction est vaine; il n'y a que l'Amour et le Néant mais Dieu est Lumière, en Lui il n'y a aucune obscurité. Exit donc tous nos fantasmes et délires violents projetés au ciel! Dans la foulée, précisons qu'il est tout aussi inutile de vouloir séduire Dieu, s'attirer ses bonnes grâces et ses faveurs, lui obéir pour éviter sa colère ou craindre un quelconque enfer. Nous ne sommes pas menacés de mort ou de torture: nous sommes conviés à aimer, à préférer la Bonté à la nuit de nos aux fureurs archaïques. Ce Jugement a eu lieu une fois pour toutes en Jésus Christ: la lumière est venue dans le monde mais les humains, comme le dit l'évangile de Jean, n'en ont pas voulu; ce jugement  nous rencontre à tout instant dans le choix que nous faisons de suivre l'Amour ou son contraire le non-amour: d'écouter en somme nos angoisses, nos peurs, tristesses, colères, amertumes, convoitises, rivalités, jalousies, haines, mépris, etc. par lesquels tout se fige et se bloque en chaos et ténèbres.
    Soyons clairs: il n'y aura pas d'apocalypse divine, de grand bazar du jugement dernier, de retour du Christ pour juger les vivant et les morts car ce serait violence et imposition et le divin ne l'est pas! Nous n'avons pas à être trouvés justes pour éviter son courroux; le péché consiste seulement et uniquement à rater la cible, à générer du chaos et des ténèbres dans nos vies. Il est donc inévitable! Mais il n'y aura pas non plus de solution magique imposée à l'humanité, donc pas de paradis généré sans notre consentement. Et la mort n'aura pas le dernier mot: quelque chose de qui nous avons été survivra très probablement via notre Âme-Esprit, sous une forme énergétique, dans la mémoire divine de l'Espace-Temps.

C’est précisément par cette absence d’angoisse et cette nouvelle confiance fondamentale que nous sommes appelés à transformer le quotidien, et plus largement le monde. Non pas par la force ou la violence des armes, mais bien par cette radicalité exigeante et exemplaire. La vision nouvelle de Jésus en appelle à la conversion des cœurs et des consciences ; la critique y a sa place ; la contestation aussi. Impossible d’y échapper, car le Maître nous renvoie toujours à l’absolu en tension avec nos petits accommodements et nos arrangements mondains. Son invitation à aimer nos ennemis, à ne pas nous comporter comme eux, amorce un changement de plan du salut divin. Jésus reste dans la continuité des prophètes qui l’ont précédé ; tout comme eux, il réclame la paix, la sécurité, la justice, la prospérité pour tous, vécues dans les relations fraternelles. Il va, par contre, annoncer la solidarité fondamentale de Dieu avec les plus petits de ses frères : les pauvres, les malades, les marginaux, les exclus. Le Royaume des cieux est pour eux d’abord. Cette nouvelle vision de la sollicitude divine va profondément choquer les bien-pensants et les nantis qui tenteront bien sûr de s’y opposer. Jésus tiendra bon, il va même monter à l’assaut de Jérusalem avec ses idées nouvelles ; c’est là que finalement le pouvoir religieux décidera de le faire taire.

Pour Jésus, Dieu seul était bon, saint ou juste. Toutefois, cette réalité ne devait pas conduire les croyants à l’angoisse, à craindre son Jugement, mais à vivre au contraire dans la confiance et l’espérance. Le prophète de Galilée incarnait cet idéal en appelant ses frères et sœurs à le suivre et à mettre en pratique ses nouvelles idées bâties sur le principe fondamental d’une juste relation à trouver avec toute chose : soi-même, l’autre, Dieu, la nature, le pouvoir, l’argent, la matérialité, etc. Cette approche était exigeante, portée même à l’absolu, donc sans possibilité de la limiter ou de la restreindre au moindre mal comme le fait aujourd’hui la modernité.  
La confusion entre le sacré et le saint, la fin et les moyens, est à dépasser: seul l'amour vécu comme Don librement consenti est SAINT et sacré. Tout doit fait, imaginé et pensé pour le BIEN DE TOUS ! 

Dans une perspective chrétienne, identifier un besoin / faire une demande /dépasser ses limites / accepter le changement / se déconditionner / lâcher prise / avoir confiance / rentrer dans le chaos et donner de l'amour se feront toujours en lien avec une nécessité: celle de la métanoïa. Métanoïa signifie " au-delà de nous ", au-delà de l'intellect, de notre raison rationnelle et se rapporte à un mouvement de conversion ou de retournement par lequel l’homme s'ouvre à plus grand que lui-même en lui-même. Le repentir est une ré-orientation du désir qui s'exprimait par rapport au monde et qui maintenant est orienté vers Celui qui est Source de désir en nous car il est Source de vie.

L'homme enfermé en lui-même, réduit à son individualité naturelle, immergé dans les soucis de la vie temporelle, s'aliène aux nécessités de la survie existentielle : s'installent la peur de manquer, l'angoisse de l'insécurité, la hantise de la solitude, qui trop souvent font prendre des décisions qui engendrent des conséquences fâcheuses et alourdissent le fardeau du quotidien. Cette aliénation au monde visible, extérieur à cet univers clos où tout est référé à nos perceptions et à nos conceptions, c'est le mouvement de l'égocentrisme. Celui-ci est l'expression d'une non-relation qui mène à la mort. En réorientant la vie vers la Source, nous accomplissons une sortie du Réel imaginé de manière subjective comme de la fatalité de cette course effréné à nos besoins égotiques de sécurité, de confort, de pouvoir, de gloire, de jouissances à tout-va! Nous nous ouvrons ainsi à ce plus grand que nous-mêmes en nous-mêmes.
Et la Source nous répond en créant des synchronicités. Notre admiration pour la Source ouvre un double vortex de confiance et de gratitude. Nous pouvons, avec les travaux de Philippe Guillemant, mieux comprendre comment l'interaction gravito-quantique peut se faire qui mériterait d'ailleurs d'être complétée par d'autres approches complémentaires (CF. la communication gamma ; la 5è dimension et notamment Nicolas Fraisse, etc.)

Tout est à revoir: un vrai bonheur !


       

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