Nos filtres d'encodages de la réalité

Nous vivons en réalité dans un monde imaginaire et construit à travers des filtres d'encodages subjectifs de la réalité qui nous avons mis en place au fur et à mesure de nos expériences de vie. Ces filtres sont aussi uniques que nos empreintes digitales...La question du sens de la réalité est très exactement le serpent qui se mord la queue : attribuer un sens à la réalité revient à construire une réalité fictive, imaginaire, qui donne signification et valeur à ce qui nous entoure, à ce que nous vivons. On peut dire, avec l'école de Palo Alto, que le sens donné est la réponse à la question du sens qui elle-même ne se poserait pas si nous n'étions pas aptes à structurer notre environnement (principe de réflexivité et de circularité). C'est l'exemple de la poule et de l'œuf : qui a commencé ? Sur ce principe de la réflexivité, Watzlawick signale le paradoxe de la foi. Le croyant trouve des réponses à ses questions et à ses doutes. Mais qu'en est-il de sa croyance ? Sur quoi est-elle fondée ? De quoi découle-t-elle ? Du désir de croire ? Du désir de donner un sens à la question du sens ? Ou bien la foi est-elle un don de Dieu ? Tous ces cas de figures présupposent la réflexivité. Le désir de croire ne peut se fonder lui-même : il est la réponse à l'invitation à croire, qui elle-même est la réponse à la question de Dieu, qui elle-même est le résultat imprévisible à des événements aléatoires survenus dans l'histoire humaine, sous les traits de personnages particuliers, qui eux-mêmes sont le résultat imprévisible d'événements aléatoires survenus dans leur vie d'où découle le désir de croire ! Le désir de croire, comme celui de donner du sens à la réalité, à ce que nous vivons, est incontournable: nul n'y échappe. Scientifique ou non, nous encodons de manière subjective la réalité. Dès lors, il devient urgent et nécessaire de plaider – avec Pierre Bühler – pour une tolérance existentielle construite sur des bases très précises et exigeantes faites de réciprocité sans complaisance. Urgent de rappeler que l'enracinement de toute croyance s'exprime dans un système qui n'est pas objectif, mais subjectif et intersubjectif! Une conviction ne peut se référer à la vérité au sens d'une totalité, mais seulement comme une vérité crue, confessée, attestée, vécue ; et le fait qu'elle se soit imposée à moi ne signifie pas qu'elle doive s'imposer à un autre. La tolérance existentielle est un socle indispensable au débat d'idées... 

Le professeur honoraire de biologie Jacques Dubochet a présenté son explication darwiniste de l’origine de la religion de la manière suivante : L’apparition de la conscience dans le règne animal a découplé les facultés des individus. Les êtres conscients ont eu à leur disposition de grands moyens pour développer leurs intérêts égoïstes. A long terme, ce puissant égoïsme est devenu un risque pour la survie de l’espèce. Les sociétés humaines préhistoriques ont donc rapidement développé des antidotes à cet égoïsme, en privilégiant l’altruisme et les stratégies coopératives à long terme. Ainsi est apparue la notion de transcendance (aller au-delà de soi-même), qui se tient au cœur des diverses religions de l’humanité. Sans faire appel à la notion de Dieu, Jacques Dubochet considère ainsi la religion comme une stratégie corrective de l’égoïsme naturel. Sans être d'accord avec son approche darwiniste, nous pouvons admettre et faire nôtre cette stratégie corrective: être en rupture avec l'égocentrisme et ses obsessions implicites. En rupture aussi avec l'approche déterministe de l'univers critiquée par Philippe Guillemant; S'ouvrir plutôt à la rétrocausalité, aux univers multiples, etc.

Vers la densification du Futur: 

Pour Philippe Guillemant, notre réalité serait composée des 12 dimensions suivantes:

- 3 dimension de temps

- 3 dimensions d'espace

- 6 dimensions de matière (2 x 3)

Mais pour décrire la réalité et pouvoir faire des calculs scientifiques (prédictifs), on aurait besoin que de 10 dimensions.

PS: Les 2 temps supplémentaires correspondent au soi (dans notre univers) et à l'esprit (dans l'univers conjugué, ou de la pensée).

Notre espace-temps conjugué, qui recycle dans le passé la matière de notre réalité par l'intermédiaire des trous noirs (dont le big-bang lui-même) et qui nourrit notre réalité dans le futur de son antimatière par le biais des trous blancs (selon mon modèle ainsi que celui de l’œuf cosmique), possède également symétriquement 5 dimensions. 

Dans ce multivers holographique, Philippe Guillemant nous rappelle les 3 principes fondamentaux qui favorisent les coïncidences et  synchronicités:

  1. Se lier à son soi intérieur. Se trouver soi-même. Le déconditionnement à travers le détachement et le lâcher prise: il faut savoir dire non à ce qui est, à la voie actuellement programmée.
  2. Passer du rêve éveillé à la réalité en développant la foi et la confiance, en visualisant le parcours que l'on souhaite vivre.
  3. Joindre les actes aux intentions, ouvrir le champ des possibles en partant à l'aventure; l'univers répondra par des signes qui mettent sur la voie. L'information ainsi donnée au futur va déclencher un retour la création d'un nouveau futur, d'un chemin pour réaliser le changement désiré

Les univers parallèles sont inclus dans le nôtre. Quand nous modifions notre avenir par rétro-causalité, nous le faisons par le biais de l'amour, qui est l'énergie fondamentale  transportée par l'émotion qui lie très intensément nos pensées et nos intentions; nos destins sont en évolution permanente et nous les maîtrisons à travers l'authenticité de l'être, de nos pensées et grâce à l'amour que nous mettons dans tout ce que nous faisons.

L'intrication quantique suppose la simultanéité des univers: tout peut y être modifié. Les nouveaux futurs créés glissent dans le présent et le passé, de sorte que il faut abandonner la représentation de l'évolution de Darwin.

PG nous offre aussi un slide pour expliquer pourquoi notre futur est déjà réalisé et en même temps pourquoi il ne l'est pas (champ des possibles). Les possibilités de choix (libre arbitre) sont représentées par les bifurcations vers la droite ou vers la gauche:   

PG nous rappelait déjà  que "Le caractère très improbable et parfois "magique" de certaines coïncidences provient de notre incompréhension de leur mécanisme, de leur logique propre.

 Il existe une logique non causale pour laquelle ce genre d'événement perd totalement son caractère improbable. Car c'est au contraire lorsque nous sommes en présence de multiples aléas potentiels, présent dans la nature par exemple, que nos chances seront augmentées pour qu'elles coïncident dans le temps et/ou dans l'espace afin de nous rendre un service alors que selon la logique causale, c'est l'inverse.

       Bien qu'elle nous rende des services, la logique non causale semble pourtant réaliser l'oeuvre de la loi de la convergence des parties indépendant de toute intentionnalité. Elle ne fait que répondre aux ordres d'une futur déjà réalisé.

       Cette logique non causale étant ignorée, tout autant que la source de réalisation future qu'elle a pour fonction de brancher sur notre présent, il en résulte que l'on attribue parfois une intentionnalité apparente au hasard lui-même. Or le hasard n'a rien à voir avec ce mécanismes, où seul compte le réservoir des possibles, parmi lesquels sera automatiquement sélectionné celui qui réalise le futur potentialisé". In: La route du Temps, Éditions temps présent, collection science-conscience, p.92. 

Par ces approches conceptuelles novatrices, nous pouvons sans abandonner toute logique concilier et  réconcilier nos dimensions physiques, psychiques et spirituelles. Mais nous aurons à apprendre comment densifier notre Futur:

En réalisant que nous densifions aussi notre présent et notre passé tout particulièrement par la pesanteur du mental, l'égo, les pensées négatives, les boucles de rétroactions liées à nos traumas ou encore à nos convictions intimes bien souvent figées dans des scenarii négatifs.

Eckart Tolle, nous invitait ainsi à nous dire: " je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis la vie. Je suis l’espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je Suis. Lorsque vous savez qui vous êtes vraiment, un sentiment de paix durable et vivant s’installe. On pourrait l’appeler la joie, car c’est bien la nature de celle-ci : une paix vivante et vibrante. C’est la joie de reconnaître en soi l’essence de la vie, celle qui précède la forme. C’est la joie d’Être - d’être qui on est vraiment. La vie de la plupart des gens est menée par le désir et la peur. Le désir, c’est le besoin de vous donner quelque chose qui vous permettra d ’être davantage vous-même. Toute peur est celle de perdre, donc de subir une diminution, d’être amoindri. Ces deux mouvements occultent le fait que l’Être ne peut ni s’ajouter ni se soustraire. L’Être dans sa plénitude est déjà en vous, maintenant."  

Apprendre à concevoir, créer, attirer et rejeter

Une étude menée en 1972 aux USA sur 24 villes de plus de 10'000 habitants a donné des résultats significatifs : la violence diminuait grâce à la prière de gens , une centaine, qui ressentait la paix. Il faut la racine carrée d'un pour cent de la population ( 8'000 pour 6 milliards). La qualité de nos croyances influencent le monde extérieur. Le miroir nous les reflètent, et dès lors l'enjeu du changement est dans la reconnaissance du langage du Champ et dans ce que nous voudrions changer.

Il s'agit donc de transformer ce qui nous a blessé en une nouvelle expérience positive. La bénédiction se place dans l'entre deux, entre le passé et l'avenir, dans un temps suspendu de reconnaissance de ce qui est, d'une souffrance abordée de là où règne la force et la clarté, plutôt que dans la faiblesse de la rage et de la souffrance : alors quelque chose peut se produite. La douleur s'en va, elle quitte notre corps pour être remplacée par un nouveau sentiment. C'est possible parce que notre cerveau ne peut pas juger et bénir en même temps !

La beauté détient le pouvoir de transformer le monde et notre vie : il s'agit de trouver la façon de voir au-delà du négatif, de nos blessures, souffrances, douleurs, la beauté qui est déjà là. 

Ici, il convient de réaliser avec  Agathe Raymond que "La transformation de notre vie se fait dès l’instant où nous faisons un focus sur le présent et non sur ce qui s’est passé de négatif avant l’instant présent.

L’utilisation constante des mêmes pensées, des mêmes croyances nuisent à créer un réservoir dans lequel l’univers dépose ce dont nous avons besoin maintenant. Il nous devient impossible de faire le plein de nouvelles énergies, de nouvelles idées créatives, de nouvelles occasions de réussir.

Même si nous croyons tout bien faire pour que la loi de l’attraction se mette en action, il manque un réservoir vide du passé, des peurs, des doutes, de la méfiance, si dans notre cœur, dans nos pensées, dans nos sentiments tout l’espace intérieur est occupé par des rancunes, des colères, des pensées et croyances limitatives et par la peur du manque, il ne reste aucune place pour que l’univers remplisse notre espace intérieur de nouveautés, de prospérité, de pensées créatives.

Il nous est quelquefois très difficile de laisser partir une peur, une croyance, une mémoire où nous avons expérimenté une situation qui n’a pas eu le succès attendu.

Faire le vide pour faire le plein nous demande de laisser partir des souvenirs, des pensées, des manques de confiance, la méfiance afin que l’univers puisse immédiatement remplir le vide par un plein d’abondance, de santé, d’énergie, de prospérité.

Dans la sagesse universelle aucun vide n’est accepté.

Aussitôt que nous acceptons de laisser partir nos pensées et croyances limitatives et souffrantes, aussitôt l’univers s’empresse de faire le plein d’une nouvelle énergie qui apporte bien-être, santé, prospérité, créativité.

L’univers est prêt à nous donner tout ce dont nous avons réellement besoin à la condition de créer l’espace nécessaire pour recevoir ce qui est idéal pour nous." 

Nous irons ainsi vers ce que nous aimons et vers ce qui est tellement mieux ou tout simplement suffisamment bon, agréable, bien, beau, utile, nécessaire, etc. En nous dégageant de ce qui est nul, tellement moche, triste ou affligeant ! Dans un mouvement de dégagement et d'engagement, une co-création libre et responsable. S'ouvre alors un temps neuf avec de nouveaux possibles. Le divin est sensible à nos convictions intimes, à nos sentiments profonds: il en tient compte et nous exauce si l'environnement et les personnes concernées le permettent... Jésus le disait en ces termes en Matthieu 7:7  Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. 

Ainsi va la Route du Temps... 


       

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