Parmi les vérités relatives, les approches intéressantes figurent la biologie de l'attachement et la théorie de l'esprit défendues par Boris Cyrulnik. Il vaut donc la peine de s'y arrêter un instant, d'aller plus loin aussi...

Dans son livre intitulé De chair et d’âme (éd.Odile Jacob,2006), le neuropsychiatre défend les thèses suivantes:

  • Nos chemins de vie se situent sur une crête étroite, entre toutes les formes de vulnérabilités, génétiques, développementales, historiques et culturelles, et les mécanismes de protection, de dépassement mis en place. À l'évidence, pour résilier un malheur passé, il faut justement avoir été vulnéré, blessé, traumatisé, affecté, déchiré...
  • Il y a résonance, interaction entre l'hérédité et le milieu : nos transactions, au fil de notre développement, sont de moins en moins biologiques et de plus en plus affectives et culturelles.
  • Le gène du surhomme correspond au chromosome 17 responsable du transport de la sérotonine par la protéine 5-HTT  longue ou courte à travers laquelle l'humeur sera plutôt gaie ou dépressive ; il ne s'agira que d'un facteur parmi des milliers d'autres car il est impossible d'affirmer qu'un comportement soit codé par un gène.
  • La biologie de l'attachement montre que nos formes de développements se font selon notre enveloppe sensorielle unique composée par les figures d'attachement spécifiques (donneurs de soins, personnages signifiants, institutions et récits culturels). Un même événement peut ainsi provoquer une catastrophe dans un certain contexte et aucune réaction à un autre moment.

Le bonheur est une idée récente née au 18 e s. mais elle est à inscrire en fonction de la notion corollaire du malheur ; le tout est en fait coloré par notre cerveau d'un sentiment correspondant. Une lésion dans l'hémisphère gauche provoque régulièrement des accès de mélancolie ; une représentation anticipée par un sentiment éveillé va solliciter des zones spécifiques ; certains neurologues déterministes ont voulu réduire nos comportements via l'ocytocine et la vasopressine. Mais en réalité, les conditions du lien associent aussi bien la souffrance du manque avec le plaisir des retrouvailles, le bonheur et le malheur, la peur et la sécurité, l'attachement avec l'angoisse, l'apaisement avec l'alerte, à travers tous les couples opposés imaginables ! Le couplage de la peur et de l'euphorie favorise des comportements ambivalents destinés à favoriser des événements euphorisants dans une triste existence.

S'il y a contact sécurisant avec Dieu il sera symbolique par la présence d'objet, de lieux, de prières et de rites interactifs : il devient partenaire sécurisant dans un lien internalisé, ce qui ne veut pas dire retomber en enfance. Nous retrouvons la cohabitation des extrêmes à travers l'angoisse et l'extase. Les grands mystiques pourraient ainsi être de grands torturés de l'existence qui basculent dans des bouffées d'extases divines. Les bienfaits de la foi seront liés aussi à l'entourage religieux mais principalement fonction de nos représentations : il y a donc mille manières d'aimer Dieu. Les recherches neurologiques témoignent d'un apaisement des marqueurs biologiques du stress via des ondes alpha à 8 cycles-seconde permettant des sensations d'attention paisible ;  Si l’amygdale rhinencéphalique diminue le fonctionnement du cortex pariétal, une déconnexion avec le monde extérieur devient possible qui apporte parfois des sentiments océaniques.

En réalité, croire en Dieu est bien souvent une manière d'être attaché à ceux dont nous partageons la foi et de lutter contre l'angoisse de la mort, du néant, du chaos, etc. C'est une manière concrète de s’y opposer. Dieu contient ainsi l'ambivalence de l'inconnu effrayant et du connu sécurisant ; s'il est amour, il est lien maternel apaisant et joyeux qui justifierait qu'on prie en disant notre mère...Mais il peut être aussi le dieu morbide et punisseur qu’il faut évidemment dénoncer et déconstruire.

Ces différents aspects vont être repris et développés plus en détails dans non nouveau livre:

L'auteur y reprend bien entendu les bases de la biologie de l'attachement qu'il met en lien avec la théorie de l'esprit qui veut, en résumé, que nos capacités d'abstraction, de penser et d'imaginer ce qui n'est pas visible ni forcément réel (Dieu, le paradis, l'enfer, la réincarnation, une puissance supérieur, une intelligence créatrice, les anges, etc.) façonne en fonction de nos expériences et de notre milieu notre cerveau en le faisant fonctionner d'une certaine manière.

Son approche se veut lucide et sereine: personne n'est diabolisé ! La dimension religieuse peut être bénéfique sans être nécessaire; les non-croyants ne sont pas amoraux, ils ont simplement d'autres approches de la vie.

L'auteur aborde la question de Dieu ou des croyances de manière pragmatique, en scientifique, avec bien sûr le postulat non discuté qu'il est possible de tout expliquer de manière satisfaisante, rationnelle en se fondant sur l'esprit et donc sur une conscience localisée dans le cerveau. C'est à mon sens le point faible de sa démonstration...

Voici quelques repères intéressants:

Quand l’utopie s’effondre et quand le réel nous terrorise, nous serions capables de réactiver la mémoire d’un moment heureux où nous étions protégés par une famille aimante (P.12). 
La relation à Dieu est de nature psycho-affective ; c’est un élan qui donne l’impression d’accéder à une dimension supérieure ; elle n’est pas toujours liée à l’angoisse ; elle peut être une extase, la douce euphorie provoquée par la cortisone. Mais elle peut être plus forte en présence d’une mort imminente : l’auteur parle ici d’un clivage de survie comme travail de survivance. C’est une intense sensation physique qui consiste à se sentir hors de soi, transporté. Si elle n’est pas délirante, elle ressemble à une passion amoureuse. Elle retentit dans le cerveau et peut conduire à l’extase de beauté, devant la mort désirable, la puissance d’un volcan : c’est en somme une histoire d’amour érotisée…

L’horreur et le merveilleux sont associés ; le 1er est en lien avec les neurones de l’aire ventro-segmentaire et du noyau accumbens qui, quand les neurones sont excités, déclenche une sensation de malaise qui pousse l’organisme à chercher une solution du côté des neurones préfrontaux connectés au thalamus : stimulé il peut provoquer l’apaisement jusqu’à l’engourdissement. On peut donc passer du désespoir à l’euphorie par stimulation de zones cérébrales et par réactions chimiques. La conversion est-elle ce basculement émotionnel ? Paul le persécuteur devient le protecteur des chrétiens ; Augustin le libertin se convertit à l’ascèse. Une situation extrême peut mettre le feu aux couples opposés. Mais Dieu restera pensé et vécu en fonction du développement personnel et du contexte culturel de chacun-e.
Les âmes troublées : quand une personne doit vivre dans un environnement agressif, c’est le lobe frontal droit qui est le plus stimulé et avec lui la sensibilité aux affects négatifs qui induit une recherche de solution magique pour lutter contre le malaise. Si le milieu familial offrait une dimension spirituelle, alors la personne peut trouver une arme mentale, un soutien affectif, une solidarité et une transcendance lui permettant de lutter contre l’adversité. La lutte va stimuler la production de dopamine, la sérénité de la sérotonine.

Les athées eux ont le lobe gauche dominant et plutôt euphorisant : ils ont moins besoin d’une réaction spirituelle de défense.

L’approche du religieux nécessite d’associer la psychologie du développement, celle de l’attachement, les expériences psychosociales et la neuroscience, disciplines nécessaires pour aborder l’attachement à Dieu. Le système religieux peut toutefois se dérégler : en conflits, en exaltation du sacré, en fanatisme, en extases délirantes et hallucinatoires. Globalement, l’effet de croyance en Dieu est bénéfique pour le corps et l’esprit par l’apaisement procuré. Le malentendu s’installe quand chaque religion propose sa fiction explicative.
- La religiosité est construite en lien avec le langage.
Le besoin de Dieu et la perte : Le cerveau, sculpté par les pressions affectives, donne à voir un monde particulier (P. 59). Un enfant entouré d’affection et de paroles peut développer une aptitude à se dégager des contraintes biologiques. Il éprouve en son être des émotions et des sensations liés à des représentations (dessins, chansons, films, récits ou cérémonies). Abandonné, un enfant peine à trouver un attachement sécurisant, réel ou symbolique (école, club, église, etc.). Il se livre aux impulsions agressives – bagarres et délinquance – et seul une règle de fer va lui permettre de se libérer de l’angoisse du choix.

La peur ou la frayeur stimule l’amygdale rhinencéphalique elle-même connectée aux circuits limbiques de la mémoire : c’est là que se joue l’équilibrage du couple des relations sécurisantes ou inquiétantes, le connu et l’inconnu, Dieu et Diable, le gentil et le méchant, etc. Entre 3 et 8 ans, l’enfant peut aimer Dieu comme il aime ses parents ; Dieu est une figure de bonheur et de sécurité. Quand cela n’a pas pu se faire, ce sont les lieux de substitutions, les églises, qui prennent le relais ; tout y est pensé pour chasser le doute qui amoindrit la force de croire avec le risque de laisser revenir le malheur.

- La théorie de l’esprit : lire dans l’âme des autres. L’esprit nous permet de nous éloigner du réel, la conscience de nous interroger sur le monde, en nous posant des questions sur nos raisons d’exister ; ce presque rien remplit notre vie intérieure, ses doutes, ses peines et ses espoirs que certains appellent « âme ». Mais nous avons besoin d’apprendre à lire en l’autre, à imaginer aussi y compris la mort. L’aptitude cérébrale à décontextualiser de plus en plus les informations mène à projeter dans l’avenir imperçu des traces mnésiques du passé perçu. Nous y retrouvons l’attachement et le désir de sécurité. Pour accepter l’altérité il faut se penser soi-même comme à nul autre pareil, il faut se sentir fort et personnalisé pour supporter une différence (P.77).

- On rencontre Dieu comme on a appris à aimer :

La contagion des mondes mentaux se fait par l’attachement et la culture. Dieu peut se rencontrer naturellement si le religieux est présent en famille ; on peut le rencontrer devant une angoisse mortelle qui côtoie une extase sublime. Le rencontrer comme une révélation, une image, une lumière, un acte fondateur qui éclaire le monde. La forme qu’il prend pour chacun varie en fonction de son développement, sécure ou non, et du contexte culturel ; certains vont nouer une relation paisible, d’autres seront torturés par la culpabilité et le besoin d’expier en se mortifiant. Chaque groupe religieux a sa vision du monde a un effet moral, du bien et du mal… La culpabilité est appelée à freiner nos pulsions, elle a un sens moral ; mon désir peut faire mal à l’autre, l’empathie freine le passage à l’acte ; aller vers l’autre permet d’explorer les différences et d’éviter de s’auto-centrer sur soi. La religion assure l’inhibition affective acquise et l’interdit énoncé par la loi ; c’est pourquoi s’est développé un amour du dieu punisseur : il nous protège et nous dit comment nous comporter pour être digne d’estime.

- Valeur morale de la souffrance et de la culpabilité :

Une petite dose d’interdit est bénéfique : cela nous fait réaliser que je ne peux pas tout me permettre. La neuro-imagerie situe cette pondération dans la zone de l’amande rhinencéphalique des hémisphères auxquels s’ajoute l’aire cingulaire en cas d’émotions insoutenables. La pondération se fera via le lobe préfrontal : absent ou défaillant, les malades passent à l’acte sans hésitation ni retenue. En fait, la culpabilité appelle une lecture d’une menace qui doit trouver un apaisement ; le don de soi, le sacrifice ou l’auto-agression procèdent de ce mécanisme. Victor Frankl à Auschwitz pouvait se regarder dépérir sans pouvoir se laisser mourir : il s’est rendu compte qu’il restait en vie à cause d’un arbre au tronc noueux ridiculement beau au coucher du soleil ; il faut bien que la souffrance ait un sens ! Don de souffrir pour…

- L’élaboration mentale modifie le cerveau :

C’est avéré pour l’exercice quotidien, vrai aussi avec une vulnérabilité neuroémotionnelle : reprendre intentionnellement des souvenirs douloureux dans une contexte sécurisé et pour mieux les comprendre modifie le trauma lui-même. C’est le travail de la parole, de la mémoire et des émotions accompli dans un milieu sécurisé. La religion peut ici organiser la mémoire douloureuse des adeptes. Jésus nous permet de changer l’image que nous avons de nous-mêmes, ce qui est confirmé par la neuro-imagerie.

- La spiritualité ne tombe pas du ciel :

Elle a émergé de la rencontre entre un cerveau capable de se représenter un monde totalement absent et un contexte culturel qui donnait forme à une dimension de l’esprit (P.167). C’est le meurtre initial qui lance le processus de civilisation. Les hommes fabriquent du social à travers leur violence, les femmes donnent et préservent la vie ; son mystère mène à la spiritualité ; l’accès à la théorie de l’esprit est une construction constante (une ontogenèse) de nos idées sur les autres : elle permet un vivre ensemble avec des références communes à papa, Dieu ou au super-penseur (Descartes, Staline, etc.).

- Dieu est mort vive Dieu :

L’émerveillement d’être en vie peut suffire. Il y a environ 500 millions d’athées sur terre mais l’interaction affective se transmet moins par l’argumentation que par des styles de vie intergénérationnels. Il y a mille manières de croire ou pas en Dieu. L’autiste ne le peut pas tandis que le schizophrène va ressentir intensément ses délires et ses hallucinations religieuses ; les psychotiques n’ont pas de représentation spirituelle ni d’expérience océanique ; les femmes sont plus religieuses peut-être parce qu’elles sont beaucoup plus sous le regard des autres et parce qu’elles habitent le monde des mots. Les croyants sont plus préoccupés par la vie, la mort, la honte, la culpabilité. La religion satisfait de nombreux besoins cognitifs, émotionnels, relationnels et moraux ; elle a un effet socialisateur qui favorise un vivre avec les autres. Mais elle aussi, en se radicalisant, conduire au pire. La spiritualité est plutôt une élation (exaltation narcissique, autosatisfaction) intime et intemporelle qu’éprouve tout humain. L’athée ressent moins le besoin d’une force extérieure : il satisfait son besoin d’appartenance par les rencontres culturelles qui lui permette de créer un sentiment de familiarité sécurisant.

- Croyances et fausses croyances :

Les aptitudes de l’esprit, grâce notamment à la parole, nous permettent d’agencer nos représentations de l’ici-bas et de l’au-delà. Nous percevons les émotions de l’autre, les signaux sociaux, les récits des autres dont nous pouvons vérifier la véracité ou la fausseté. Nous fonctionnons en miroir, en désir mimétique, donc en  imitation du désir de l’autre. Si nous avons acquis un environnement sécure, nous serons plus ouverts à d’autres modes de vie ; en cas d’isolement, il y a engourdissement et appauvrissement de la mémoire. Elle va dépendre aussi des récits et des manières de se référer à l’histoire humaine ; nous mettons au point nos croyances, nos manières de nous confier à Dieu ou de le célébrer ; de plus en plus, une minorité radicalisée se fait jour mais aussi une grande majorité de croyants tolérants se font leur propre spiritualité teintée d’art, de don de soi et de sens. Pourrait-on demain croire en Dieu, l’aimer et le célébrer sans se soucier de la religion ?(P.243)

- Dénouement :

La religion est un phénomène mental universel ; elle organise par un élan transcendantal les groupes humains ; en elle se développe l’aptitude de l’esprit à se représenter l’invisible ; les références, les rites et les mythes créent un sentiment de soi moral et estimable ; mais il existe aussi des mondes sans dieu : les athées n’éprouvent ps le besoin du sacré ; c’est l’évolution pour eux qui protège et permet de vivre ; les bénéfices de la religion sont incontestables (P.291). Que l’on soit croyant métaphysique, profane ou scientifique, notre esprit nous fait ressentir le monde abstrait représenté ici-bas par des objets, des œuvres d’art ou des des récits. La religion calme la peur et permet la résilience quand elle aide le blessé à reprendre vie. Elle est vie du désir sachant qu’il y a toujours entre soi et l’objet de son désir autrui qui indique ce qui est désirable.

Si, encore une fois, l'ouverture aux autres de M.Cyrulnik est remarquable, si sa tolérance est bienvenue, son approche demeure déterministe: Tout s’expliquerait par des réactions chimiques de notre cerveau influencé par l'esprit, nos convictions intimes, nos vécus et nos environnements. Mais d’autres études, tout autant scientifiques, arrivent à d’autres conclusions. En réalité, elles tendraient plutôt à montrer que la conscience, dans ce cadre, est indubitablement non-locale. Elle n’est localisable ni dans le cerveau, puisqu’indépendante de son fonctionnement, ni manifestement dans le cadre de notre univers habituel, dont elle se joue des limites spatiales et temporelles. Dans cette perspective, le religieux ne serait pas l'unique résultante des capacités de l'esprit...Il y a une transcendance, un au-delà à notre univers à 4 dimensions, à postuler: les physiciens l'appellent la Causalité descendante, la rétro-action ou la Double causalité. Il y a en tous les cas une interaction à prendre en compte.

Les travaux du PEAR (Princeton Engeneering Anomalies Research Laboratory) sur la Conscience. 
Leurs observations semblent accréditer l’hypothèse selon laquelle esprit et matière sont intimement liés.

L’équipe du PEAR s’interroge sur le rôle de la conscience vitale dans la construction de la réalité physique. Ses méthodes d’investigations consistent à étudier les effets de la pensée où de l’intention d’un opérateur sur le comportement de processus physiques aléatoires.

Le labo dispose pour ce faire d’une machine électronique appelée « générateur d’événements aléatoires » qui produit une suite parfaitement aléatoire de 0 et de 1. Mais que ce passe-t-il quand une personne essaye d’influencer la machine pour lui faire sortir plus de 0 par exemple ?

En 15 ans, ce sont des centaines d’individus tout à fait ordinaires qui ont pris part à ces expériences, au cours desquelles des milliers de séries ont été imprimées par la machine. Jahn et Dunne, les chercheurs, ont ainsi conclu, avec un fort coefficient de certitude que la conscience peut influencer la réalité physique. L’intention des opérateurs réussit en effet à modifier les séries établies par la machine.

Mais les résultats plus approfondis sont très intéressants. Il en ressort que :

  • Le taux de réussite varie selon l’opérateur.
  • Un couple d’opérateur de sexe différent ont une influence nettement plus puissantes que celle de chacune de ces personnes.
  • Pour les vrais couples, l’effet cumulatif est encore accentué (jusqu’à 7 fois plus fort que pour un opérateur isolé.)
  • Les hommes obtiennent des résultats plus réguliers que les femmes, mais ceux obtenus par les femmes sont plus déterminants quand ils se produisent.

Donc, la personnalité de l’opérateur a un effet sur sa capacité à influencer la machine. Et le fait de partager des sentiments les rend 7 fois plus efficace… A méditer.

La probabilité pour que ces résultats soient imputables au hasard est de 1 sur 1035 (en sachant que 1 milliard, c’est 1 suivi de 9 zéros !!!) Donc, pas le moindre doute là dessus, la conscience, l’intention de l’opérateur est capable d’influencer le monde matériel. Mais comment ? Cela personne ne le sait… La seule chose que l’on peut supposer, c’est l’existence d’un lien avec le sentiment. En effet, les opérateurs qui réussissent le mieux disent souvent qu’ils se mettent en « résonnance », en empathie avec la machine.

Jahn et Dunne soulignent que si la science accepte, comme elle le devrait maintenant, de prendre ces résultats au sérieux, cela va obliger les scientifiques à réévaluer radicalement la relation entre conscience, sentiment et monde physique. La conscience jouera alors un rôle central dans la définition de la réalité matérielle. C’est une nouvelle vision du monde.

–––> Donc si l’énergie-sentiment-conscience vitale peut influencer la matière, on peut dire qu’elle dépasse les limites du cerveau physique et qu’elle possède un aspect ondulatoire qui s’étale dans le temps et l’espace et qu’elle peut entrer en interaction avec les autres ondes (les autres esprits) qui s’y trouvent.

Cette énergie-sentiment-conscience vitale qui remplit l’univers d’ondes est à l’origine des expériences de synchronicités, mais aussi des intuitions, prémonitions, inspirations, heureux hasards et autres coïncidences. Nous co-créons notre réalité et l'Univers. 

La communication gamma

Depuis peu, nous savons que la communication avec l'Univers, le champ, la matrice ou Dieu se fait via les ondes gamma et par le liquide céphalo rachidien.

  1.  Selon la neurologue Fabienne Picard l'insula serait impliquée dans un mécanisme de prédiction de la façon dont le corps va se sentir quelques instants plus tard. C’est elle qui nous indiquerait que faire si l’environnement a changé. Si la prédiction est correcte ou l’erreur négligeable, alors nous nous sentons bien. Dans le cas contraire, nous ressentons un malaise qui stimule une nouvelle recherche d’adaptation. La comparaison entre la prédiction et la réalité est donc permanente. L'insula est impliquée dans nombre d'émotions de base : la souffrance, l'injustice, la colère, la peur, le dégoût, le bonheur et la tristesse. C'est elle qui établit une carte du corps en temps réel.
  2. Notre cerveau pourrait donc fonctionner de manière quantique. Toutefois, une partie de notre conscience est liée à notre corps : elle n'est plus la raison triomphante : depuis le milieu des années 1990, en référence aux travaux du neurologue Antonio Damasio, la perspective s’est inversée : sans émotions, on déraisonne. Tout se joue dans le cortex préfrontal ventromédian, à la jonction de zones cruciales pour la logique et l’émotion, où, au moment de prendre une décision, des «marqueurs somatiques » récapitulent l’expérience acquise dans une situation comparable et nous aiguillent vers un comportement adapté. Une atteinte à cet endroit du cerveau nous rend incapables de prendre une décision appropriée et altère profondément nos relations sociales . « Cette région située en profondeur des lobes frontaux, de chaque côté de la ligne centrale séparant les deux hémisphères, nous permet de passer d’un affect à un autre tout en étant très impliquée dans le sentiment de plaisir et de renforcement positif. Les connections entre le cortex ventromédian et le système limbique sont très denses. Elles en font donc une structure idéale pour lier le conscient à l’inconscient et pour donner un sens à nos perceptions en les liant en un tout significatif. De plus, cette région est modulée de façon importante par les neurotransmetteurs impliqués dans la dépression. » 

Impossible donc de séparer la subjectivité de la raison, le conscient de l’inconscient. Nous ne pouvons correctement raisonner sans liens avec nos émotions. Une figure émerge toujours sur un fond : l’une et l’autre se conditionnent mutuellement dans une imbrication permanente. Mais à travers les ondes gamma, il y a bien un au-delà à l’immanence, à la simple conscience ancrée dans notre corps biologiquement conditionné. N’est-il pas grand temps de changer de paradigmes ? D’oser le libre arbitre qui est un pari sur le futur dans l’ouverture à ce qui n’est pas encore ? Nous aurions tout à y gagner car selon les études de Mme Tali Sharot, professeur en neurosciences et en psychologie à l’University interactifity Collegede Londres, l’optimisme est une caractéristique commune à 80 % de la population humaine. Les travaux réalisés par l’équipe du Pr Sharot en IRM fonctionnelle (technique d’imagerie du cerveau en action) montrent que plus une personne est optimiste et plus deux régions cérébrales particulières, impliquées dans les émotions (l’amygdale) et la motivation (le cortex cingulaire antérieur rostral), vont s’activer exagérément, comme si les bénéfices attendus étaient surestimés. En cas de mauvaises nouvelles ou de pronostic défavorable, le gyrus frontal inférieur gauche répond intensément alors que le gyrus frontal inférieur droit, normalement responsable du traitement des menaces, demeure moins actif et plus paresseux. La Pr Sharot pouvait ainsi affirmer «Nous avons découvert que le biais d’optimisme se maintient quoi qu’il arrive, car les gens corrigent plus sensiblement leurs prédictions en réponse à des informations positives concernant le futur qu’en réponses aux informations négatives.»

    Notre cerveau est donc programmé pour nous aider à voir la vie en rose. Ce biais d’optimisme se répercute aussi sur la santé et le bien-être : l’espoir permet l’apaisement de l’esprit et du cœur, la diminution du stress et l’amélioration de la santé physique ; il augmente même tout simplement nos chances de survie. 

Mais il y aura toujours - en temps réel - comparaison entre nos souvenirs dominants (heureux ou traumatiques) et la réalité rencontrée. En fait, dans ce cas de figure, le passé -présent - futur n'existe pas vraiment puisque tout est lu, scanné en fonction du passé qui sert de base pour nous adapter au présent et au futur via une prédiction qui sera automatiquement corrigée si elle ne correspond pas à nos attentes. Nous fonctionnons avec ce mécanisme automatique inconscient sensé évidemment nous éviter d'avoir toujours à peser le pour et contre, à faire des choix incessants. Toutefois, ce mécanisme inconscient limite très clairement l'adaptation au Futur. La plupart du temps nous vivons dans une sorte de remake du passé adapté au présent. Pour avoir un véritable choix, il faut oser se dégager du fonctionnement automatique de notre mental conditionné, voire même le re-conditionner autrement. 

Notre coeur crée des ondes électriques et des ondes magnétiques : c’est le langage que le champ (le vide matriciel) reconnaît.

Notre cœur produit l’onde qui met en place les possibilités, ce que vous croyez dans votre cœur: c’est cela qui met en place la possibilité créée par le vide matriciel. La pensée n'est pas créative : il faut la lier à l'émotion, au sentiment, au langage du cœur pour que le vide matriciel, le champ, le divin puisse en tenir compte si l'environnement le permet, si le libre arbitre global est respecté. Le vide nous donnera en réponse ce qui peut être matérialisé ; ce n'est pas nous qui créons ; nous ne faisons que déposer de l'information sous forme de désir, souhait, attente, besoin. La réponse est l'information donnée en retour. Mais évidemment, le divin ne donne pas suite à nos aspirations violentes, destructrices ou chaotiques. Par contre, notre corps biologique y est sensible par le biais des ondes gamma qui véhiculent la double information de notre passé et du moment présent.

Jésus Christ donnait ce conseil avisé :

‘Si les 2 font la paix entre eux dans cette maison, regardez ce qu’il se passe, elles demandèrent à la montagne de se déplacer et la montagne se déplaça!’

Demander ne se fait pas avec la voix, cela se fait dans un langage compris par le champ d’énergie, il ne comprend pas notre voix mais le pouvoir de notre cœur ; le texte de l'évangile de Jean, en 16,23-24 nous dit en interprétation libre : ‘Demandez sans motif caché et soyez entouré de votre réponse, soyez enveloppé de ce que vous désirez afin que votre joie soit parfaite’. 

Voilà le langage que reconnaît le champ : être sans motif caché,  sans juger de ce qui est vrai ou faux, bon ou mauvais, sans ego. Être entouré : sentir comme si… Il faut donc apprendre à changer nos gestes, nos comportements, nos pensées ou nos sentiments. 

Dans quels buts? Se désencombrer du mortifère, de la tyrannie du moi idéalisé, de celle du déterminisme, s'ouvrir à la Double Causalité, à la communication gamma, à notre Conscience cosmique par laquelle nous interagissons avec l'Univers, savoir que nous ne sommes ni seuls, ni abandonnés, encore moins coupés du dessein intelligent et apprendre à lui faire confiance et lui demandant son appui.
Se désencombrer: et quitter toute référence à un dieu pervers qui nous demanderait de l'adorer, de le servir, de lui obéir, de l'aimer sous la contrainte et la menace de l'enfer; se désencombrer: et refuser de tout lui sacrifier pour son bon plaisir et le nôtre !
Pour quels gains? Nassim Haramein en parle ainsi: 

" La théorie de l’Univers Connecté, au contraire, parle de collaboration entre les différentes échelles de l’Univers, et non de lutte, ce qui change totalement le paradigme de base et permet l’apparition de systèmes non-pyramidaux basés sur l’entraide pour arriver à un but commun, par opposition à des systèmes où nous voyons une destruction des ressources naturelles et de notre société. C'est à toi et moi et au gars à côté de nous... Combien sommes-nous disposés à prendre le risque, à transformer notre vie, à arrêter de faire des choses qui ne sont pas en conformité avec cette plus grande connaissance. Avec cette transition. Chaque personne doit faire ces choix et si les gens font ces choix à chaque personne qui fait cette transition a un impact énorme sur l'ensemble du champ morphogénétique de la planète. Donc chaque personne compte." 

En réalité, les capacités de l'esprit, dont parle Boris Cyrulnik, ne sont réelles qu'à travers la conscience cosmique, à travers l'échange permanent d'informations qui se fait avec l'Univers.

La métaphore de l'Univers connecté 

  1. Nous sommes en permanence reliés par des trous de verre à l’énergie du vide, à travers l’espace, par la rotation rapide de formes géométriques spécifiques qui affectent simultanément le corps et l’esprit d’un individu. C’est un véhicule qui peut aider le corps, l’âme et l’esprit, à accéder et à expérimenter d’autres niveaux de réalité ou de potentiels de vie. Elle permet d’accéder à de nouveaux niveaux de conscience et qui aide les humains à atteindre leur plein potentiel. L'élévation du niveau de rotations modifient notre cerveau, les glandes pituitaires et pinéale notamment, notre ADN et bien sûr les structures géométriques des corps émotionnel, mental et spirituel. Mais nos représentations du monde et nos convictions intimes vont déterminer ce que chacun peut recevoir en retour en fonction de la quantité de résistance émise à l’entrée des informations dans notre vie.
  2. Cela ne peut se faire que par le biais d’une Conscience cosmique non localisée au cerveau. En fait, nous nous synchronisons avec un au-delà au réel, le divin, via une Conscience plus vaste, notre Âme sans doute, mais en tous cas à travers une onde gamma spécifique, teintée de sérénité, de reconnaissance et d'émerveillement, produite par le réseau neuronal du cœur ; cela nécessite, pour qu'elle émerge pleinement, un abaissement des filtres d’encodage de la réalité ordinaire issus de notre mental conditionné. Alors seulement, nous pouvons nous ajuster à la Dimension Source qui prendra ensuite le relais via notre Âme-Esprit ; Elle seule est en lien avec tous les possibles de l'Univers.
  3. Cet ajustement se fait aussi par le centre neuro-cardio-vasculaire, par le chakra du cœur.

Le cœur génère un champ électromagnétique rythmique le plus puissant et le plus étendu de l'organisme. Par rapport au champ électromagnétique produit par le cerveau, la composante électrique du champ du cœur est d'environ 60 fois supérieure à l'amplitude qui imprègne chaque cellule dans le corps. L'élément magnétique est environ 5000 fois plus puissant que le champ magnétique du cerveau et peut être détecté à quelques mètres du corps avec des magnétomètres sensibles. Les nombreux oscillateurs biologiques de l'organisme vont se synchroniser sur cet oscillateur majeur qui va influencer par les ondes gamma toutes les molécules constitutives de l'organisme ainsi que les réactions chimiques dans lesquelles celles‐ci sont impliquées.

  1. Nous recevons également par la Conscience cosmique quelque chose de l'ordre de la tendresse, en tous les cas le sentiment d'être à la maison, dans notre vraie dimension d'être connectée avec le Tout. Cet ajustement ne réclame aucune tension volontariste : juste un consentement, un libre abandon confiant qui puisse laisser venir l'Aide et la Présence divine.
  2. Nous échangeons en permanence, à chaque moment, des informations avec le divin (la Singularité, le vide quantique, la divine matrice, etc.) : nous lui en donnons et nous en recevons en retour. L'échange d'information se fait donc en permanence vers l'intérieur et vers l'extérieur à la vitesse de la lumière. Ce champ magnétique définit aussi le fonctionnement de la conscience qui n'est évidemment pas localisée dans le cerveau ; c'est une antenne en connexion avec un champ, et cela se fait via le liquide céphalo-rachidien qui oscille à certaines fréquences. 

    La méditation est faite pour améliorer et augmenter la capacité de déplacer l’information depuis le vide jusqu’à Singularité individuelle. Il existe un lieu physique à l’intérieur de notre cœur et de sa Singularité. Notre cœur a une petite cavité, entre ses deux ventricules. Et cette petite cavité a le champ électromagnétique le plus important de tout notre corps ! Il peut être perçu et mesuré à plus de 2,5 m. C’est la batterie de la vie qui maintient notre cœur en fonctionnement.  Et quand on meurt, cette Singularité n’est plus présente, c’est sans doute une des raisons pour laquelle il y a une légère perte de poids qu’on ne peut justifier. 

Changer nos représentations devient une nécessité!

La Singularité " est liée à un vortex entrant dans le chakra de la couronne (lié à la compréhension spirituelle de la vie et à la sérénité), et un autre dans le chakra racine (lié à la confiance en soi et au courage), pour enfin se réunir dans le centre du cœur reproduisant exactement la même dynamique. Et quand on regarde le centre du cœur, où les vortex se rencontrent, on va y retrouver la géométrie de l’étoile de deux tétraèdres, la géométrie du vide, la Singularité. Si vous dirigez toute votre attention vers la singularité (zone de calme) qui est en votre centre, toute l'information contenue dans l'Univers est à votre disposition car l'Univers est un champ unifié holofractographiquescalaire infini où toute l'information est présente en chaque point (singularité).Vous attirez, créez, rejetez ce qui est autour de vous, nous dit Nassim Haramein. Vous pouvez aussi comprendre qu'en fonction de votre chemin, de vos pensées, de vos valeurs, de vos émotions, vous attirerez forcément autour de vous d'autres personnes qui sont sur le même chemin, qui ont des pensées, valeurs et émotions similaires... Ce n'est qu'en décidant de vous soigner que vous soignerez le monde autour de vous, d'abord votre monde immédiat, puis un monde plus large, et ainsi de suite. C'est une erreur de vouloir guérir le monde des fléaux qui l'habitent puisqu'en vous concentrant dessus, vous vous y attachez davantage... Si vous voulez vivre dans un monde libre, de paix, d'amour, de joie et de bonheur, alors faites-le déjà en vous, puis dans votre entourage immédiat, et ainsi de suite. La plus petite colère en vous participe aux traumatismes planétaires; la plus petite dose d'amour en vous participe à l'harmonie de la planète et de tous les êtres vivants qui y vivent. Alors choisissez en pleine conscience le monde dans lequel vous voulez vivre, ce qui n'est pas vain, violent, futile ou mesquin! Nos choix, nos pensées, nos valeurs, nos émotions, nos convictions intimes surtout, tout est en lien avec la Singularité, ce qui attire, crée ou rejette. Il s'agit de reconnaître et d'expérimenter qu'il y a là quelque chose de plus grand que soi-même, une transcendance, une merveilleuse dynamique d'un amour divin qui nous accueille de manière inconditionnelle. 

Cela fait de nous des observateurs - acteurs - capteurs du divin en luttes, en recherches d'harmonies et d'équilibre, en adaptations permanentes individuelles et collectives. Nous sommes comme des antennes, des émetteurs-récepteurs: nous pouvons capter beaucoup de bruit ou être plus en lien avec la Singularité et le champ morphique, recevoir en cadeau ces inspirations, intuitions, prémonitions, heureux hasards, coïncidences ou synchronicités. Est en jeu notre capacité à dépasser les représentations étroites - déterministes ou mécanistes - véhiculées par la modernité qui veulent faire de nous des robots biologiques sophistiqués. Nous le serons si nous y croyons, si nous nous soumettons à ce cadre normatif ! Mais en le refusant, nous pourrions faire l'expérience de cette Conscience cosmique, de ce Souffle divin présent partout, transcendant et agissant : il est l'au-delà au réel étriqué que nous imaginons. Dépassement bienheureux de nos filtres d'encodage de la réalité; vibration plus élevée, soutien via les ondes gammas et le liquide céphalorachidien notamment. De nouvelles approches sont ainsi à expérimenter...sans devoir recourir toutefois au n'importe quoi ou à la pensée magique ! 
Pourrait-on demain croire en Dieu, l’aimer et le célébrer sans se soucier de la religion? se demandait Boris Cyrulnik 
Nous répondons oui sans hésiter si nous prenons appui sur la Double causalité de Philippe Guillemant ou sur l'Univers connecté de Nassim Haramein.


       

 .