Faut-il lâcher le lâcher prise?

Changer, se déprendre de mauvaises habitudes est loin d'être chose facile. La sagesse populaire le dit en ces termes précis: chassez le naturel et il revient au galop!
Alors, peut-on réellement et profondément changer d'orientation?
Le philosophe Alexandre Jollien est un   personnage d'exception qui a su, malgré son handicap, se faire entendre en publiant de nombreux ouvrages à succès dont Eloge de la faiblesse.  Dans un article écrit pour le journal Femina, il  nous invite à lâcher le lâcher prise pour nous enquérir plutôt d'un nouvel eldorado : la paix de l'âme ou la tranquillité intérieure qui n'est pas sans rappeler la fameuse ataraxie, cette tranquillité de l'âme des philosophes grecs. Pour l'auteur, ce concept en vogue ne devrait pas nous faire oublier l'essentiel qu'il a découvert en maître Eckhart : lui nous parle de déprise de soi et d'abandon. Une invitation « à chasser de notre esprit tout ce qui l'entrave et l'empêche d'être nu et limpide. Vieilles habitudes, réflexes, conditionnements, tout ce fatras nous prive d'être pleinement nous-mêmes. Ici, il s'agit de tout quitter, de tout abandonner. » Cela ne peut s'acquérir que par des exercices spirituels, par des petits pas, « des petits progrès ancrés dans le quotidien ». Rien à voir donc avec les grandes révolutions intérieures. « Le détachement commence sans doute quand on se départit de la volonté effrénée de changer. En d'autres termes, il s'agit d'accueillir l'état d'esprit du jour, sans nécessairement se condamner ou vouloir être à tout prix quelqu'un d'autre. » C'est en la méditation que nous connaîtrons ce lieu d'abandon par excellence. Que nous pourrons même nous observer en train de nous énerver, d'éprouver du chagrin et tant d'autres choses. Jollien dans sa pratique du zen peut alors déclarer : « Le « entrain de » m'aide à ne pas me figer dans ce que je ressens, à laisser passer, à laisser être la vie intérieure qui, sans cesse en mouvement, est d'une formidable richesse. »

    Dans cette approche simplifiée sans doute volontairement, le philosophe néanmoins jette un pavé dans la marre de la modernité :
il faut lâcher le lâcher prise parce que ce dernier, hélas, « peut devenir un impératif qui accable plus qu'il ne soulage ».

Si l'intention du philosophe est bonne, elle me semble encore très ancrée dans des stratégies de bien-être zen destinées principalement à nous permettre de ne pas nous figer dans ce que nous ressentons pour mieux goûter à cette vie intérieure si riche et foisonnante. Mais ce n’était pas vraiment le propos de maître Eckhart dont la mystique chrétienne prônait plutôt d’abandonner les images et représentations qui envahissent l’esprit : ainsi, l’homme découvre une profondeur infinie qui fait de lui un être « inappropriable », irréductible à toute définition. C’est peut-être cela l’humanité de l’homme… Saisir combien "quelque chose" nous échappe, et ce "quelque chose" est peut-être la part la plus essentielle de nous-mêmes, une part divine s’entend.

Un lâcher-prise non orienté nous ferait passer à côté de ce mystérieux quelque chose lié à la conscience qui n’est pas simplement le produit de notre corps et de notre cerveau. Il s’agit de se laisser tomber dans ce mystère : pas facile en vérité ! Car il nous fascine et nous répulse. Il nous conforte, nous rassure et conteste nos besoins délirants de sécurités en tous genres notamment. L’enjeu ne sera pas ici de se déprendre de tout attachement excessif à soi, aux autres ou à la matérialité, mais de laisser ce numineux, cette part irréductible et mystérieuse, nous bonifier, et surtout de lui faire confiance. Car il y a plus que la vie dans la vie ! Un quelque chose qui nous échappe et qui pourtant est bien là. Il fait de chacun de nous un miracle. Nous pouvons le rejoindre dans un abandon conscient et confiant par notre Âme-Esprit capable d’interagir avec – comme l’appelait Max Planck - un Esprit intelligent et conscient qui est la matrice de tout. Ce champ est bien réel, quel que soit le nom que nous lui donnons et quelles que soient les lois de la physique auxquelles il se conforme ou non. Il est ici en cet instant même ; il existe sous la forme de vous et de moi. Il est aussi notre univers intérieur et extérieur, le pont quantique entre tout ce qui est possible, envisageable, ou souhaitable dans notre esprit et ce qui se matérialise dans notre réalité et dans le monde. Cette interaction est un presque rien pourtant si nécessaire auquel nous aurons tout intérêt à consentir.

Un presque rien, un petit quelque chose, capable d'interagir avec un Esprit intelligent et conscient à l'oeuvre dans l'Univers, qui commencerait par accueillir l'état d'esprit du jour, sans nécessairement se condamner ou vouloir être à tout prix quelqu'un d'autre. L'approche de la méditation en pleine conscience nous y convie avec méthode et pertinence. Nous aurons à faire un apprentissage important.

 L'apprentissage de l'imperfection                                                                                                                   
Abraham Maslow disait : « en se protégeant contre l’enfer qui est en soi, on se coupe du paradis qui s’y trouve aussi ». Et Jon Kabat-Zinn ajoute : « l’acceptation du moment présent n’a rien à voir avec la résignation devant le fait accompli. Elle est pure observation : les évènements sont ce qu’ils sont. » Nous devons accepter tout l’éventail d’émotions que nous pouvons ressentir.

Soit, mais comment lâcher prise?

La première chose à réaliser  c’est l'impossibilité d'essayer de lâcher prise avec un besoin de tout contrôler puisque « vouloir lâcher prise » c’est encore contrôler ! C’est vouloir décider de ce qui devrait être ! Le réel lâcher prise n’est pas quelque chose que tu peux faire, c’est aussi simple que ça. Puisque dès l’instant où tu essaies de lâcher prise c’est que tu veux contrôler ta façon d’être. Il est donc inutile d’essayer de lâcher prise puisque ce n’est qu’un contrôle supplémentaire. Le désir de tout contrôler ne peux être que vu, constater. 

Prendre conscience de cela et de ce fait, l’admettre est assez difficile en général, car il en résulte un sentiment d’impuissance. Mais c’est justement à cet endroit qu’il est bon d’aller.

Le besoin de contrôler, de savoir, de connaître, de comprendre, de saisir, … Ce besoin vient d’un désir de sécurité et il est engendré par la peur. Par peur de l’inconnu, par peur de l’impuissance, l’être humain tente de tout contrôler et, le savoir, la connaissance ou la compréhension, sont les outils qu’il utilise pour parvenir à ce contrôle de lui-même, de la vie ou des autres.

Quand les événements de la vie le pousse à sentir cette impuissance, l’être humain, par peur, a donc tendance à le fuir ou à le combattre. Pourtant, c’est bien en restant là avec cette impuissance qu’une porte peut s’ouvrir. Cette impuissance qui ne demande qu’à être reconnue, aussi inconfortable soit-elle, lorsque nous l’autorisons à nous traverser profondément, peut révéler une grande vérité.
        Et cette vérité c’est que nous n’avons jamais eu le contrôle de quoi que ce soit !

La notion de contrôle est une idée, rien d’autre !!! Et aussi terrible que cela puisse paraître au premier abord, quand cette prise de conscience a lieu, l’impuissance se met à résonner comme le plus beau des cadeaux qui soit. L’impuissance est notre plus grande liberté. C’est elle qui met fin à toute culpabilité, à toute tension, à tout effort et à toute souffrance psychique. Savoir et reconnaître sa totale impuissance, c’est reconnaître sa vraie nature qui est joie, liberté, amour et paix. Il n’y a rien d’autre à comprendre, rien à faire, rien à accepter. Quand cette impuissance est vue clairement, quand elle est reconnue pleinement, toute idée de compréhension, d’acception de d’action tombe d’elle-même. Il ne reste que l’évidence de ce qui est, une évidence à vivre...

Une évidence qui va nous permettre ensuite de mieux aborder nos peurs et nos tempéraments en acceptant l'échec et l'imperfection notamment qui font partie de la vie. Elle se peut se réduire au tout ou rien, à une maîtrise psychorigide, car elle conduit alors à de multiples souffrances: dégradation de l'image de soi, trouble de l'alimentation,  dysfonctionnement sur le plan sexuel, dépression, angoisse, TOC, trouble de la fatigue, alcoolisme, sociophobie, crise de panique, difficulté à la procrastination, problèmes relationnels graves. En réalité, c'est mieux quand ça fait du bien...le meilleur se décline entre la torpeur et l'angoisse. Il est donc bon de prendre plaisir au parcours...et d'observer notre propre comportement...

 Voici les 7 façons d'être plus heureux au quotidien préconisées par Tal Ben Shahar professeur de bonheur à l'université de Harvard :
  1. Accepter nos émotions positives et négatives. Seuls les psychopathes et les morts n'en ressentent pas!
  2. Soigner les relations avec nos proches et notre entourage.
  3. Bouger, faire 30' de sports 3 fois par semaine stimule le système immunitaire; cela permet d'être en meilleure santé, en meilleure forme et de meilleur humeur.
  4. Pratiquer la gratitude: on reconnait notre bonheur au bruit qu'il fait en partant...on a tendance à regarder ce qui nous manque et qu'on n'a pas. Les personnes les plus heureuses sont celles qui voient de l'extraordinaire dans l'ordinaire. On peut noter ses raisons d'être reconnaissant, cela booste nos défenses immunitaires
  5. Éviter le multitâche qui nous fait tout bâcler; mieux vaut focaliser notre attention sur une chose; régulièrement aussi ne rien faire permet de se recentrer sur le moment présent.
  6. Savoir s'arrêter pour se régénérer.
  7. Arrêter de focaliser sur les faiblesses ou ce qui nous manque; il faut focaliser sur notre zone d'excellence, sur ce qu'aime faire et nous motive.

En quêtes éperdues de sécurité

La tradition chrétienne appelait cette aliénation le péché. Elle postule que l'humain est habité - parfois jusqu’au délire - par une volonté de s'auto-suffire, de s'auto-justifier qui se traduit par un besoin éperdu de sécurité matérielle, de confort, de pouvoir, de gloire, de jouissances diverses et d'épanouissement personnel, et qu'il est prêt à tout pour arriver à ses fins; pour ce faire, l'humain utilisera nombre de stratégies parmi lesquelles: le recours à la force, à la ruse, au mensonge, à la manipulation, au chantage, à la dette imposée ou encore à la séduction. Cela fait de nous des êtres en manque permanent de sécurités...car un besoin satisfait, comme un but atteint, ne dure pas longtemps.  Le vide demande toujours à être comblé, encore et encore... Nous sommes aliénés à cette course folle, à ce combat quotidien que nous entendons mener seul-e bien entendu, sans l'aide divine ! C'est une course folle, sauf si nous acceptons d'en voir la vanité. Notre quête est dérisoire comme le disait la comptine: le bonheur est dans le pré, cours-y vite il va filer! 
Oui, en réalité, la peur et le manque font de nous des mendiants de sécurité matérielle et affective, car en notre quête nous recherchons aussi l'attention, l'affection, l'estime, la considération, l'amour, la compassion, etc. 
                Vouloir le nier est comique, vouloir agir ainsi néanmoins à notre guise est pathétique!

Ce besoin obsédé de sécurité matérielle et affective est bâti notamment sur un principe sous-jacent communément admis: 
il n'y a pas assez pour tout le monde, je dois donc veiller au grain, faire ma place au soleil, tirer mon épingle du jeu, réussir ma vie...
La vie devient alors une lutte ouverte traversée par la convoitise et la rivalité. Tout y est égocentré. Tout est attisé par la peur de manquer, de ne pas avoir assez, de rater sa vie. Tout se décline rapidement en boucles circulaires de frustrations, de tristesses, de colères, de ressentiments, d'angoisses, etc. Car faut pas rêver: dans la vie, c'est chacun pour soi!
Cette désespérance cynique se veut réaliste. L'homme est un loup pour l'homme, le ciel est vide, dieu est absent ou mort ce qui revient au même. Les humains sont livrés à eux-mêmes et aux lois qui gouvernent l'univers, la nature, la société.  La vie est dès lors une simple lutte pour survivre, lutte pour assurer ce qui peut l'être. Il y a dès lors face à qui qui pourrait être, ou devrait être une profonde amertume...
 Et cette profonde inimitié envers Dieu
G.van der Leeuw, dans son étude de la phénoménologie de la religion, l’atteste :  il y a chez l’humain un désir profond de ne pas accepter simplement la vie qui lui est donnée ; il y a donc recherche de puissance – et surtout de sécurité matérielle et affective - pour avoir une vie plus riche, plus profonde, plus ample  dans une quête du tout tantôt accessible tantôt inatteignable ; elle est expérience particulière, éprouvée, vécue mais aussi révélation jamais entièrement expérimentée dans la vie, référence à quelque chose d'étranger ou d’absurde qui traverse le chemin de notre humanité en venant contester nos raisons de vivre et nos attentes rêvées ou légitimes. Face à ce que la vie devrait ou pourrait être qui n'a pas ressenti de l'amertume et du désespoir? Si un dieu existait vraiment, s'il était réellement bon, notre condition humaine ne serait-elle pas différente? Bien meilleure? Nous rejetons alors la figure du père - ce dieu qui devrait mieux conduire et diriger ses créatures - et celle de la mère - un dieu aimant et aidant. Et si pourtant, comme a osé le démontré Jésus Christ, la Loi et l'Amour étaient une seule et même chose? Et s'il fallait nécessairement l'Amour pour faire avancer notre humanité et notre condition humaine?
La tradition chrétienne nous invite au tragi-comique assumé, obtenu en nous laissant tomber en Dieu que désormais nous n'entendons plus tenir à l'écart; au contraire, nous choisissons de vivre un partenariat créatif, non plus sans Lui, mais avec Lui.
La résurrection / le Royaume des cieux ressemble ici à une personne qui se rend compte qu'elle ne viendra jamais à bout de ce qui pèse - la convoitise, la rivalité, la faute, la culpabilité et le perfectionnisme -, qu'elle n'atteindra jamais une image idéale d'elle-même qu'elle croyait nécessaire pour se rendre acceptable et aimable. Elle accueille alors son impuissance radicale; elle s'ouvre ainsi à l'avenir, à la nouveauté, à  l'autre/au divin avec confiance; elle renonce à expier son malheur par une vie de fuite, d'hypocrisie, de devoir ou de mensonge. Ici, la dynamique de guérison est bien une résurrection: laisser venir le courage d'oser être soi-même avec ses ombres et ses lumières en faisant face aux autres. 

Que faudrait-il lâcher pour goûter aux joies d'une vie suffisamment bonne?
Le tout tout de suite, le tout tout le temps? Notre recherche de puissance, de sécurité matérielle et affective? Faudrait-il se détacher de tout et de tous? Et surtout d'une image idéalisé de soi-même?

 Ce qu'il faut lâcher, c'est l'illusion d'être jeté dans un univers-machine totalement froid et indifférent à notre sort, qui est juste bon à combiner les possibles en fonction de lois connues, encore à découvrir, du hasard ou de coïncidences heureuses. C'est la vision du monde que nous proposent les déterministes de tous bords. Une vision contestée notamment par des physiciens contemporains comme Phillippe Guillemant ou Nassim Haramein qui sont plus proches de Max Planck qui disait: "Ayant consacré toute ma vie à la science la plus rationnelle qui soit, l'étude de la matière, je peux vous dire au moins ceci à la suite de mes recherches sur l’atome : la matière comme telle n'existe pas ! Toute matière n'existe qu'en vertu d'une force qui fait vibrer les particules et maintient ce minuscule système solaire qu'est l'atome. Nous pouvons supposer sous cette force l'existence d'un Esprit intelligent et conscient. Cet Esprit est la matrice de toute matière."
Cette Matrice est l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin : tout en découle et tout y retourne; nous en faisons partie que nous le voulions ou non! C'est en elle et par elle que toute vie se décline.
S'il y a bien un Esprit intelligent, conscient et bienveillant, alors nous ne sommes plus tout-à-fait seuls au monde! Nous pouvons lâcher cette illusion. Apprendre à concilier et réconcilier la Loi et l'Amour, le divin et l'humain, le matériel et le spirituel...Susciter et re-susciter tout ce qui est bien, beau, bon, généreux, noble, charitable, sympathique, utile, agréable, indispensable, incontournable ou nécessaire, les concrétiser en pensées, en paroles et en actions, ceci quand bien même nous sommes imparfaits et inconstants.
Dans l'approche de l'Univers connecté de Nassim Haramein, tout est en interactions, en échanges, en rétroactions (feedback): l'information est disponible en tout point et en tout temps, à travers les protons par exemple, à travers aussi l'espace-temps rebatisé l'espace-mémoire. Nous participons à cet Esprit intelligent, conscient et bienveillant à travers notre conscience étendue aux dimensions cosmiques.

Nous pouvons Lui demander la force, le courage ou l'inspiration pour aller vers ce que nous aimons.

Nous désencombrer de nos prédictions pessimistes ou négatives...Être positifs et pourquoi pas pleins de gratitude, pleins d'admiration...de joie anticipée dans la mise en oeuvre de tout ce qui engendre, éveille, réveille ou suscite, de tout ce qui est bon, bien, beau, bienveillant, positif, constructif, ou simplement nécessaire à la vie bonne. Être libres, attentifs à ce que l'Univers nous donne (ces intuitions, inspirations, prémonitions, coïncidences, heureux hasards ou synchronicités). Se sentir en harmonie, relié à la Source qui est assurément Bienveillante.
Nous pouvons apprendre  à laisser venir l'Aide divine, à la recevoir humblement avec gratitude et reconnaissance, éprouver la joie de co-créer avec Elle notre réalité et notre société.

Aller non pas vers la rareté mais l'abondance

Il se pourrait même qu'en cette co-création responsable nous devenions capables de Dieu, de construire l'abondance, un concept qui considère qu’il y en a bien plus que très largement assez pour bien plus que tout le monde, que donc il n’y a rien à mériter puisque tout est là en abondance (la source qui coule se contente de couler sans se soucier du fait qu’on la mérite ou non) et qu’il n’y a donc absolument aucun risque pour que nous manquions de quoi que ce soit. Dans cette approche, tout le système économique capitaliste devient simplement nul et non avenu. Ce n’est même pas qu’il s’écroule, il devient tout simplement obsolète et ne va naturellement plus être utilisé sans que ce soit un drame pour personne puisque la pauvreté n’existe tout simplement pas dans la dynamique de l'Univers. De fait, quand nous saurons extraire l'information et l'énergie du vide, il y aura bien assez de tout pour tous! C'est en train de se réaliser, de se concrétiser. Cette technologie va profondément changer nos approches de la vie et du Vivant. En attendant ce jour béni, notre condition ne changera très probablement pas magiquement du seul fait d'y penser, de le désirer ou de le vouloir. Nous restons partiellement sous l'emprise de  nos conditionnements mondains: seuls l'exercice et la pratique d'une méditation adaptée peut nous faire goûter à cette sérénité lucide qui est le chemin, la vérité et la vie. Alors de nouveaux souvenirs heureux peuvent venir supplanter les anciens, nous permettre de modifier notre grille habituelle de la vie et ainsi de bénéfier d'une Résonance plus harmonieuse avec la Source...

       

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