Comme nous le pressentons confusément, tout est relatif, tout est subjectif: nous percevons le monde et les autres à travers des filtres d'encodages qui nous sont propres, personnels et donc uniques. Toute notre histoire de vie se dit en notre corps, notre personnalité, nos forces et nos faiblesses. La psychologie nous propose d'en prendre conscience pour mieux nous adapter à notre réalité, pour mieux y faire face. Notre approche sera plutôt spirituelle: il s'agira d'aborder les difficultés de la vie à travers des repères qui nous permettent de faire apparaître une nouvelle conscience et de nouveaux projets d'existence.
Avec quelles conséquences sur notre personnalité ?
Rappel nécessaire:
Concilier en soi toutes les parties de soi voudra dire concilier principalement notre quotient intellectuel, émotionnel, sexuel, relationnel et spirituel. Cela revient à concilier nos différentes facettes:
L'humain demeure complexe et peut se structurer autour de personnalités dysfonctionnelles:

L’individu se socialise et construit son identité par étapes, au cours d'un long processus qui s'exprime fortement de la naissance à l'adolescence et se poursuit à l’âge adulte. De manière permanente, l'image qu'il bâtit de lui-même, ses croyances et représentations de soi constituent une structure psychologique qui lui permet de sélectionner ses actions et ses relations sociales. La construction identitaire et l'image de soi assurent ainsi des fonctions essentielles pour la vie individuelle et constituent l'un des processus psychiques majeurs; on estime aujourd'hui que le soi doit être vu comme un système psychique complexe, composé de nombreuses dimensions et strates en fonction de l'expérience de la personne et en fonction de ses groupes d'appartenance. Le soi constitue donc « un système éminemment adaptatif, qui se défend, se corrige et s’améliore pour mieux s'adapter et même se dépasser ». Enfant, puis adolescent, nous avons expérimenté différentes stratégies pour arriver à nos fins: la force, la ruse, la manipulation, la séduction, la dette imposée ou l'ignorance par exemple, avec des résultats plus ou moins probants qui font partie de notre personnalité et de nos réponses au monde.
Deux dangers majeurs nous guettent:
Le moi idéalisé résulte d'un usage primaire de l'égo, du mental et de l'Être:

Être davantage soi-même est le chemin, la vérité et la Vie. Comment y parvenir ?
D'abord en acceptant d'équilibrer la raison et le coeur: 
Le Coeur est la confiance totale, l'abandon entier, la tendresse complète, l'union entre les choses dispersées. Il n'est pas au-dessus, il est à l'intérieur. ... Il nous libère de toutes les soumissions aux forces extérieures, de toutes les dispersions qui ne sont que dans la peur. Il est le seul à savoir où vont nos vies, car il en est le moteur, la semence, il est la source de toutes nos possibilités, l'unificateur. Il nous permet la quête de valeurs spécifiques. Ainsi, pour Nelson Mandela " L'honnêteté, la sincérité, la simplicité, l'humilité, la générosité, l'absence de vanité, la capacité à servir les autres - qualités à la portée de toutes les âmes sont les véritables fondations de notre vie spirituelle."
Dans une perspective chrétienne, être soi-même est une grâce: 
Le Royaume des cieux ressemble à une personne qui se rend compte qu'elle ne viendra jamais à bout de ce qui pèse - la convoitise, la rivalité, la faute, la culpabilité et le perfectionnisme -, qu'elle n'atteindra jamais une image idéale d'elle-même qu'elle croyait nécessaire pour se rendre acceptable et aimable. Elle accueille alors son impuissance radicale; elle s'ouvre ainsi à l'avenir, à la nouveauté, à  l'autre/au divin avec confiance; elle renonce à expier son malheur par une vie de fuite, d'hypocrisie, de devoir ou de mensonge. Ici, la dynamique de guérison est bien une résurrection: laisser venir le courage d'oser être soi-même avec ses ombres et ses lumières en faisant face aux autres. Nous voici libérés de notre passe-temps favori qui consiste à tout idéaliser ou à tout diaboliser, à vomir les autres ou à les dévorer ! Une manière de se laisser dominer tantôt par le désespoir-force en sa volonté de tout maîtriser, tantôt par le désespoir-faiblesse qui cherche le salut dans la fuite. Nous pouvons voir notre aveuglement s'en aller, le laisser partir avec l'aide de Dieu. Apprendre à nous aimer sans enflure ni tristesse, sans tout ramener à soi. Et retrouver foi dans la joie de donner et de recevoir gratuitement, sans chagrin ni contrainte qui est la dynamique privilégiée du Royaume.
Et dans une approche plus globale, il s'agit d'apprendre à voir avec le coeur:

Nassim Haramein le dit clairement: Vous ne pouvez aussi comprendre qu'en fonction de votre chemin, de vos pensées, de vos valeurs, de vos émotions, vous attirerez forcément autour de vous d'autres personnes qui sont sur le même chemin, qui ont des pensées, valeurs et émotions similaires... Ce n'est qu'en décidant de vous soigner que vous soignerez le monde autour de vous, d'abord votre monde immédiat, puis un monde plus large, et ainsi de suite. C'est une erreur de vouloir guérir le monde des fléaux qui l'habitent puisqu'en vous concentrant dessus, vous vous y attachez davantage... Si vous voulez vivre dans un monde libre, de paix, d'amour, de joie et de bonheur, alors faites-le déjà en vous, puis dans votre entourage immédiat, et ainsi de suite.

À nous d'y consentir...


       

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