L'Arbre de Vie peut être vu comme la représentation du processus de création mettant à l'œuvre, tant dans le Macrocosme qu'est l'Univers que dans le Microcosme qu'est l'Être Humain, des énergies ou puissances créatrices émanant du Créateur. Le symbole de l'Arbre de Vie représente différentes qualités et vertus comme la sagesse, la force, la protection, la beauté,  la bonté et la rédemptionIl est également considéré comme le symbole de «Créateur». Cet arbre est associé à la création, car elle assure la protection, permet une production abondante de fruits et de ce fait, la régénération. Cette analogie peut également être utilisé pour décrire la vie des humains. Nous, les humains développons des «racines» de nos croyances, " qui s'expriment " par le biais de la sagesse et le « tronc » (esprit et corps) les maintient connecté. 
La Kabbale (de l'hébreu קבלה Qabbala « réception ») est une « Loi orale et secrète » donnée par YHWH (Dieu) à Moïse sur le mont Sinaï, qui vise à rapprocher spirituellement la créature de son créateur. Ce courant ésotérique très complexe apporte, en les simplifiant, des idées novatrices trouvées sur le site http://soleildelumiere.canalblog.com.

Dans la Kabbale: Est "mal", ce qui consiste à refuser la réalité d’un monde imparfait, et donc la possibilité même du processus de perfectionnement et de la liberté  qui le met en œuvre.

Par opposition, le bien est d’accepter la réalité de ce monde imparfait et de mettre en œuvre la liberté que nous avons de  le faire  progresser vers la perfection.
Le mal dans notre monde réside dans tout ce qui diminue le rythme du perfectionnement et du développement, tant dans la nature et la matière, que dans le domaine de l’esprit .
Tout ce qui fige et affaiblit la libre volonté , par des habitudes, des répétions mécaniques, des inhibitions spirituelles et une passivité de  l’intelligence, est une porte ouverte sur le domaine du mal.


La dialectique du parfait et de l’imparfait
Le bien pour l’homme réside dans le décalage entre la perfection de Dieu et la transgression de cette perfection par la création du monde. Cette  création est un rupture dans l’immanence de la perfection.
Toute création est moins parfaite que la Source de toute perfection.
La réalité imparfaite du monde en dehors de Dieu, s’oppose logiquement à sa perfection. Mais pour l’homme, c’est cette imperfection qui devient son entrée dans la perfection au sens de la formule kabbaliste d’André  Neher :
" La perfection de l’homme, c’est sa perfectibilité " .

                                                      Rigueur &Justice, Harmonie, Amour


Cet Arbre repose sur 3 colonnes qui permettent l'harmonie et l'équilibre du monde : la responsabilité réside bien sûr dans les hommes qui voudront ou non mettre en application la philosophie qui s'en dégage.

La colonne de gauche est appelée DIN soit la Justice et celle de droite HESED l'Amour. La colonne centrale est l'Harmonie nommée TIPHERETH, découlant ou réunissant les deux autres.
Le mot "Amour" sur un plan ontologique, "Hesed (sagesse) est une force d'expansion et d'extension qui se laisse aller à sa nature, de manière large, généreuse et spontanée. C'est la force qui va, la force de l'être qui n'est que ce qu'il est et qui travaille par identification, par union, communion, proximité, intimité et ressemblance. C'est la totalité. Le Hesed est donc l'énergie incorporée par celui qui recherche son Dieu mais qui doit pour se faire se désorganiser, casser son image mondaine qui l'éloigne du créateur; ici, l'entropie est la désorganisation.; en psychologie cela représente tous les lâchers-prises que l'on est obligé de faire en abandonnant toutes nos croyances et actes de vie erronés, grâce aux outils de discernement qui nous fait comprendre les vraies facettes de l'amour et permet ainsi de franchir la Porte des Dieux . Une image de Hessed est l’eau, qui peut prendre toutes les formes de façon indifférenciée. Si elle n’est pas maîtrisée, elle déborde et se  répand partout. 
La colonne de gauche "Justice" ou "Rigueur" est la force de limitation, de détermination et de définition. 
C'est l'univers de la maîtrise et du pouvoir, de la justesse. Par la différence et l'altérité, elle permet l'extériorisation radicale. Elle est la séparation et la distinction entre les termes en relation. Mais par sa force de retenue et de suspension au sein même de l'expansion, elle évite le débordement. Les 2 énergies de la vie - Feu et Eau - se trouvent distinguées et en parfait équilibre qui est aussi un arrêt du mouvement, donc de la vie. C'est aussi la structuration nécessaire, le cadre indispensable à la créativité, qui doit passer par des règles et lois.
On comprend dès lors que le monde ne peut reposer ni sur l'amour seul, ce qui serait destructeur, ni sur la seule justice, ce qui serait insupportable. L'enfant a besoin de limites pour s'épanouir et pour devenir ensuite l'adulte (a-dualité), comme le fleuve a besoin d'un lit pour ne pas déborder sur les champs alentours... comme une partition musicale qui possède des lois est plus riche qu'une libre improvisation, même la plus brillante, et comme les millions de combinaisons offertes au jeu d'échecs, résultent de règles que les joueurs connaissent et respectent.

La colonne du milieu "Harmonie" est la réalité véritable, l'équilibre de deux forces: rester soi-même et respecter l'autre dans sa singularité. Il s'agit d'aller de tout son élan généreux vers l'autre et de le laisser "être" en même temps, selon ce qu'il est et ce qu'il désire être. Il s'agit d'autoriser et, en même temps, de donner les règles du jeu (ontologiques et divines et non pas celles créées par les humains, quoiqu'il faille aussi malheureusement composer avec elles). Pour pouvoir aimer tout le monde, il faut d'abord être capable d'aimer quelqu'un dans sa singularité, en commençant par soi-même, en s'adressant à lui en tant qu'être de réalité unique et irremplaçable. C'est dans la différence reconnue et aimée que chacune des parties en relation émerge alors de la confusion, du désordre et de l'anonymat. 
La relation sépare et relie à la fois, relie parce qu'elle sépare et ne peut relier que parce qu'elle distingue. L'amour a besoin de distinction : c'est telle personne et pas une autre, tel visage et tel parfum, etc. Aimer c'est s'adresser à quelqu'un qui existe à titre de réalité unique, irremplaçable. Un Hesed sans Din conduirait à cette forme de confusion radicale qui irait jusqu'à l'inceste. L'Amour équilibré par la "Rigueur" se produit donc dans la lucidité et la maturité, et leur rencontre dans la limitation réciproque (on peut ainsi comprendre pourquoi tant de mariages et concubinages ne durent qu'un temps).
La différence de l'autre s'impose comme appel à l'enrichissement et à l'ouverture. On peut alors avancer que "Compassion" et "Splendeur" découlent de la relation à égale distance entre domination et soumission, fusion et altérité, continuité et séparation. C'est ce qui peut alors se déployer à partir de la sephira "Malkhuth", le royaume (correspondant au chakra de base où est lovée la Kundalini, l'énergie de vie), entraînant alors l'humain dans son évolution qui est aussi ascension pour son retour vers Dieu (ou dit autrement pour retrouver l'Image et la Ressemblance). Voir  le Merkabah.
On devine ainsi l'articulation subtile entre les 3 colonnes de la foi kabbalistique. Manquent évidemment,  les convictions intimes, la piété et la ferveur du croyant désireux de faire son ascension pour son retour vers Dieu.
Pour le commun des mortels, cela veut dire aller vers

                       les 3 colonnes ou 3 dimensions indissociables.

L'effort sera partiellement volontariste, adaptation quotidienne à la perfectibilité de l'humain tout en étant lié à ce que l'Aide divine pourra matérialiser en réponse à nos attentes et demandes généreuses et désintéressées. Il nous faudra pour cela sortir de l'habitude, de notre tendance à tout exagérer ou au contraire à tout minimiser pour justifier nos choix minimalistes ! Sortir aussi des jugements à l'emporte pièce, des condamnations sommaires, de ce naturel qui nous fait tout ramener à notre petite personne. Oser sortir de la dialectique du parfait / imparfait en leur préférant le tiens inclus: un mieux accessible immédiatement. C'est donc un saut qualitatif toujours à refaire en fonction de ce qui se présente. C'est aussi bien évidemment un apprentissage à faire, une nouvelle spiritualité à expérimenter en sachant que le naturel, l'habituel revient souvent au galop...

       

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