Comment et pourquoi oser le réconfort? En 2015, à la suite d'un épisode éprouvant, Joël Legendre a dû trouver le moyen de refaire surface. Dans cet ouvrage apaisant, il puise à même sa propre expérience des histoires touchantes, des exercices simples pour retrouver la sérénité, et des réflexions inspirantes susceptibles de servir de baume contre l'adversité. Page après page, tel un ami, il nous apprend à trouver le réconfort au plus profond de nous, à accepter celui qu'on nous témoigne et à en manifester à notre tour sans compter. Un livre doux et lumineux, qui fait du bien et va droit au cœur.
Voici quelques extraits pour s'en faire une idée. L'auteur nous rappelle:
- L'importance du toucher: Le toucher est essentiel pour la plupart des êtres humains. Une poignée de main chaleureuse, une accolade ou une petite tape dans le dos changent les choses. L’action du toucher est apaisante, autant pour celui qui donne que pour celui qui reçoit. Ne perdons pas de vue que nous sommes, à la base, des êtres tactiles. La peau est l’organe le plus étendu et le plus lourd du corps humain devenu adulte. Le toucher est très puissant; il peut exprimer l’amour et la douceur, mais il peut également déclencher la peur et la douleur. Le toucher influencera, tout au long de notre vie, notre santé physique, mentale et psychologique. Le toucher positif est essentiel dans des étapes aussi importantes que la naissance et la mort. Plusieurs études ont démontré que quand nous sommes touchés par une personne de confiance, le sentiment de réconfort est quasi instantané. Le toucher aurait un effet curatif sur notre bienêtre physique et psychologique.

- Le réconfort est partout: dans un regard, un sourire ou une étreinte. Il est donné gratuitement, souvent inconsciemment et sans qu’on se doute à quel point il peut être bénéfique pour l’autre. L’action de réconforter se loge dans la plus belle partie de l’être humain: l’âme. J’ai la certitude que c’est ce que je veux dans ma vie de tous les jours: réconforter et être réconforté. Mais cela demande de vaincre nos pessimismes et nos pensées culpabilisantes...

- Le réconfort est lutte contre l'égo. Rappelez-vous que notre ego ne souhaite qu’une seule chose: nous garder au plus bas niveau de conscience et nous rappeler, même si c’est tout à fait faux, que, dans le fond, nous ne valons pas grand-chose. Se reconnaître à sa juste valeur est le levier le plus puissant pour faire fuir cette petite voix qui prend beaucoup trop de place et nous empoisonne l’existence. C’est lui qui nous attribue souvent cette fausse image qu’on se fait de soi-même. L’égo veut avoir raison, il est batailleur et cherche des coupables. Pour s’en détacher, l’auteur va appliquer un protocole sensé le contrer dont il nous donne un extrait : Même si j’ai cette image de moi qui me dévalorise et que j’ai tendance à me voir comme quelqu’un de démuni dans cette situation, je m’accepte complètement avec toutes mes limites et faiblesses, car si je savais faire autrement, je le ferais évidemment. Et je me pardonne entièrement toutes les façons que j’ai de me rabaisser et de m’humilier pour prouver la véracité de programmes malfaisants enracinés en moi.

- Donner de façon anonyme ajoute à la noblesse du geste. Savoir que quelqu’un, quelque part, a fait quelque chose uniquement dans le but de nous faire plaisir est un réconfort qui irradie longtemps dans le cœur.

- Marcher est un réconfort. Quand on marche, la respiration devient un peu plus amplifiée et profonde, les pensées négatives sont écartées par des solutions qui apparaissent sans même qu’on les cherche. De plus, les émotions ressortent. Par exemple, si je vis un conflit pendant la journée, le fait d’aller marcher dénoue l’émotion rattachée à cette situation. Les corps physique, mental et spirituel ont besoin de se régénérer au quotidien. La marche est l’exercice le plus simple et le plus efficace que je connaisse pour les activer à leur plein potentiel. En échange, ces corps vous procureront fierté, bien-être et profond réconfort.

- La mémoire olfactive joue un rôle très puissant dans notre connexion avec le réconfort. Nous pouvons, au contact d’une odeur, nous replonger, le temps d’un battement de cils, dans un moment de réconfort absolu.

- Se sentir choisi et accepté avec nos forces et nos faiblesses est un besoin fondamental. Sentir qu’on appartient à une famille, si petite soit-elle, est aussi essentiel pour éprouver du réconfort.

- Affronter la honte: La honte est probablement le pire sentiment qu’un être humain peut ressentir. Pour ma part, elle est très présente dans mon esprit depuis ma plus tendre enfance. En général, se sentir différent des autres engendre cette blessure, et alors cette douleur s’inscrit au plus profond de soi. Même si c’est difficile de vivre avec la honte, on doit en arriver à l’affronter et à cesser de la masquer ou de l’enterrer, entre autres par une valorisation inassouvie au travail ou dans la recherche d’une perfection maladive. Comment ? En allant à la rencontre de l’enfant en soi. Le simple fait d’écouter notre enfant intérieur, qu’il se sente entendu et réconforté, nous délivre de notre propre tristesse.

- Prendre soin de son propre enfant intérieur, c’est choisir de prendre soin de la partie la plus vulnérable en soi. Cette place toute petite, à l’intérieur de soi, qu’on hésite à fréquenter, car trop de mal s’y cache, est pourtant un lieu d’où l’on peut se propulser vers une sensation de légèreté et d’apaisement. Ce n’est que par le réconfort apporté à notre enfant intérieur que nous arrivons à nous libérer vraiment de cette carapace qui nous donne l’impression que nous ne souffrons pas tant que ça. Choisir de se réconforter plutôt que de se juger quand l’estime de soi a disparu, c’est le moyen le plus sain et le plus doux de la retrouver le plus rapidement possible. « Parfois notre lumière s’éteint, puis elle est rallumée par un autre être humain. Chacun de nous doit de sincères remerciements à ceux qui ont ravivé leur flamme. » Albert Schweitzer. S’ouvrir aux autres peut nous y aider car le courage croît en osant et la peur, en hésitant.

- Si l’on veut être en harmonie avec soi-même, on doit laisser transparaître, dans les rires et les larmes, qui l’on est vraiment.

- Apporter une contribution à la vie de quelqu’un est une belle manière de célébrer la vie. Encore faut-il avoir affronter ses blessures et bien mesuré son impact sur nous : la blessure d’abandon conduit à une personnalité dépendante ; la blessure de rejet rend fuyant ; la blessure d’humiliation rend honteux ; la blessure de trahison nous fait vouloir tout contrôler ; la blessure d’injustice rend rigide. Ce qui importe, c’est de renouer avec la bienveillance de mon subconscient sur l’être humain que je suis, avec mes ombres et mes peurs. Lorsqu’on décide d’évoluer à un autre niveau de conscience, on constate, à force d’introspection, qu’on grandit à travers les épreuves. Choisir de les affronter, c’est choisir d’évoluer et d’avancer.

- Le véritable réconfort se trouve dans tout ce qui est minimaliste. En misant sur la sobriété et sur l’amour de ceux qui nous entourent, on laisse encore plus de place à l’harmonie. La vie est plus simple qu’on ne le croit bien souvent.

- "Le parfum de l’âme, c’est le souvenir (George Sand)." Un retour vers le passé, avec l’intention d’enrichir notre présent, est extrêmement réconfortant et nous plonge dans un sentiment de reconnaissance devant ce passage de la vie.

- C’est notre responsabilité de sensibiliser notre entourage à répandre la gentillesse plutôt que la malveillance. Quand on commence à se guérir de ses blessures, un vrai sentiment de réconfort vient nous habiter et nous sentons qu’il y a un espace rassurant en nous, où nous pouvons grandir et nous épanouir en toute quiétude. Un mot ou un geste gentil et sincère suffit parfois à faire renaître l’estime de soi chez l’autre.

- Notre seul pouvoir véritable consiste à aider autrui (Le Dalaï-Lama) ; on peut apprendre à dire merci. Et se rendre compte que dans la dignité il y a du réconfort. La paix avec les autres et avec soi est une victoire qu’on ne gagne qu’après s’être vaincu soi-même (René Ouvrard). Faire la paix avec un événement difficile de notre vie permet de retirer tout ce qu’il y a eu de blessant dans cette expérience et de n’en retenir que le meilleur. Travailler à éliminer les irritants de notre passé réconfortera assurément notre avenir.

- Dans la vie, nous pouvons nous impliquer à différents degrés en faisant des gestes concrets pour aider notre prochain. Je crois sincèrement que nous avons tous le pouvoir, à petite ou à grande échelle, d’apporter du réconfort dans la vie d’un autre être humain. C’est un cadeau précieux que l’on fait à l’autre et qu’on se fait par surcroît ; dans chaque épreuve que la vie nous réserve se cache un cadeau. Je crois fermement que les plus grands guérisseurs sont les enfants. Leur pureté et leur ouverture nous apportent un réconfort immédiat. Leur présence dans nos vies est une bénédiction.

- N’attendez pas d’être heureux pour sourire, souriez plutôt afin d’être heureux. Dans ma quête de réconfort, j’ai expérimenté plusieurs exercices tout simples pour que le corps et l’esprit apprivoisent le bien-être. Ces activités vous procureront détente, joie, et une belle intimité avec vous-même. Il est à noter que vous pouvez faire ces exercices dans l’ordre ou dans le désordre.

          o Nous possédons la faculté de magnifier ou de farder un événement. Pourquoi ne pas se servir de cette joie en soi pour faire de la vie un jeu où l’on peut imaginer de toutes pièces les règles et la finalité? Tous les moyens sont bons pour transformer une frustration en réconfort. Rien ne m’a jamais procuré de joie plus pure que de pouvoir donner sans rien attendre en retour (Édith Piaf).

        o Une des plus belles façons de se réconforter est de s’écouter, peu importe la réaction de l’autre. Si on choisit d’être en parfait accord avec soi-même, on touche alors à l’amour qu’on peut se donner, ce qui éloigne instantanément toutes formes de frustrations envers soi-même. Le meilleur moyen de placer le réconfort en première place dans nos relations, c’est de se respecter. Un point c’est tout.

        o Nos vies sont pleines de catastrophes qui n’ont jamais eu lieu. Il est de notre responsabilité de choisir ce qui entre dans notre cerveau, car on dit que l’esprit exécute avec précision ce qu’on lui commande. On est tout aussi responsable des messages qu’on véhicule. Choisissons d’entretenir notre esprit de pensées positives pour le garder en paix. On en a grandement besoin pour se rapprocher de ce réconfort tant recherché. S’observer, s’ausculter même, ne peut que nous rapprocher de la paix intérieure et du désir de grandir. Cette méthode nous permet de devenir une meilleure personne, chaque jour de notre existence.

- Parfois, une révélation divine signifie tout simplement éveiller le cerveau à percevoir ce que le cœur sait déjà (Dan Brown). Programmons notre cerveau pour qu’il nous mette en contact avec ce qui est doux, lumineux et réconfortant. Tous nos sens se mettront alors en éveil pour que le meilleur se révèle dans notre vie.

- Toutes les mauvaises expériences de notre vie, qui nous semblent négatives, peuvent servir au moment opportun. La vie a un plan pour nous, mais nous voudrions en connaître la finalité avant même d’avoir commencé. Faire confiance, apprendre de ses épreuves et avancer malgré l’adversité nous conduit inévitablement vers le réconfort, la réussite et le bonheur. Prendre du temps pour soi ou partager du temps avec ceux qu’on aime est essentiel à l’équilibre et au réconfort que l’on s’accorde et que l’on donne aux autres. Peu importe notre rang, notre statut, nos origines, nous pouvons tous faire du bien autour de nous, réconforter ceux qui en ont besoin. Chacun a en lui ce don immense. Le réconfort illumine le cœur de tous ceux qui y touchent de près ou de loin.

- En arriver à se détacher de son image extérieure pour développer et renforcer son image intérieure apporte à coup sûr le réconfort qu’on cherche tous. L’image extérieure a aussi son importance, mais si elle prend toute la place, nous ne vivons plus en équilibre. Comme l’étudiant, nous devons partir à la recherche de nous-mêmes et parcourir ce chemin souvent sinueux et aride pour que le vrai cadeau du cœur nous illumine et que nous devenions le «premier ministre» de notre vie. Nous avons tous besoin d’être inspirants et inspirés. Ça fait partie de ces liens invisibles mais très puissants qu’on développe entre êtres humains. Ils nous font le plus grand bien et nous procurent le réconfort nécessaire pour continuer à avancer dans la bonne direction.

-I- C’est beaucoup dans la solitude qu’on peut arriver à entendre cette petite voix intérieure qui tente si souvent de nous insuffler la marche à suivre pour notre bien-être. Il est très important d’arriver à nous brancher sur ce qui nous fait du bien et nous réconforte par le biais du silence. C’est comme un petit passage secret vers l’âme. On doit réussir à se faire douceur à soi-même pour affronter ce tourbillon qui fait partie, qu’on le veuille ou non, de la vie dans laquelle on est plongé.
- Il importe aussi de réaliser ceci:

- Mettre en application la loi du lâcher-prise permet de nous faire plus confiance et donc de moins vouloir tout planifier. Laisser de la place à la vie pour qu’elle se manifeste, tout simplement, c’est se donner la chance d’être plus libre au quotidien. Il faut être conséquent: dans notre processus de reconnaître et d’accepter nos propres ombres, nous ne pouvons décemment juger quelqu’un qui nous juge.
Être plus fort que la haine et répandre la lumière n’est pas toujours le premier réflexe qu’on a, bien évidemment.  Le réconfort est dans le choix de s’accorder de la douceur plutôt que de donner de l’importance à ce qui fait mal.
- Quand on amorce un début de pardon, on remplace l’espace intérieur dédié aux ressentiments par du réconfort, de la bienfaisance, et par la fierté d’être dans un processus de libération.
- "Lorsque tu croiras en toi, tu sauras comment vivre heureux. Lorsque tu croiras en ta valeur, tu n’auras plus besoin du regard approbatif de l’autre pour te sentir précieux. Charlotte Saintonge."
- S’intéresser à l’autre et se mettre dans sa peau pour mieux le comprendre, c’est accorder de la place à notre intuition et à notre faculté de percevoir la tristesse ou la joie dans le cœur d’autrui. L’empathie fait rayonner notre bonté et notre générosité, et elle nous permet de réconforter l’autre le plus adéquatement possible.
- Ceci aussi passera, c’est également vrai quand on est au paroxysme du bonheur, alors qu’on voudrait que tout s’arrête pour l’éternité. Notre rôle dans un tel moment de béatitude est d’emmagasiner le plus d’images et de sensations possible et de les programmer en nous, consciemment. C’est notre devoir aussi de ne laisser rien ni personne gâcher cette expérience si précieuse. Cependant, nous devons accepter de vivre ce moment sans tenter de le recréer, car il est là, le piège: si nous n’acceptons pas que ceci aussi passera, nous serons déçus et les bienfaits de cet instant seront presque inexistants. S’ouvrir à tout ce qui se passe autour de nous au lieu de rester recroquevillé sur soi est un pas de plus vers le réconfort. Choisir de s’inspirer du bonheur qui passe autour de nous au lieu de l’envier, c’est reconnaître que la vie est mouvement et synchronicité, et que le jour viendra où nous ferons partie à notre tour de ceux qui ont la joie au cœur.
- Un engagement doit d’abord s’accomplir dans la joie. Pour ce faire, on choisit une forme de bénévolat où on se sent interpellé et où il sera facile de s’accomplir. Aucun sacrifice n’est nécessaire! Votre engagement doit répondre à un désir de combler une partie de vous-même qui ne s’est pas développée autant que vous l’auriez souhaité. Il peut être motivé par votre créativité, votre facilité à entrer en contact avec les gens, ou, à l’inverse, par votre envie de favoriser une approche plus intimiste avec une seule personne.
Donner de son temps, de quelque façon que ce soit, apporte à coup sûr du réconfort. On devient fier de soi, on reçoit de la reconnaissance et on s’engage envers une personne ou un organisme à donner le meilleur de soi. La sensation d’accomplissement que procure un passe-temps est salvatrice. Avoir une activité qui nous fait nous sentir bien et qui nous permet de décrocher, c’est s’offrir du réconfort. Je définis une passion comme une forme de thérapie qui permet d’évacuer toutes les mauvaises pensées pour faire place à la joie et au plaisir pur.
- Une communication saine favorise des relations saines. Savoir se livrer sans blesser l’autre est un art qui se raffine au jour le jour. Chose certaine, s’appliquer à exprimer ses émotions et ses insatisfactions du mieux qu’on peut, c’est vouloir établir un climat réconfortant dans toutes les sphères de sa vie. Le réconfort se trouve dans ce qu’il y a de plus minimaliste. Dans le silence, dans la nature, dans la simple relation à l’autre. La véritable simplicité est la source la plus nourrissante de réconfort.
- La vie est une succession de petits, moyens et grands deuils qui surviennent çà et là pour nous apprivoiser et nous préparer à notre propre deuil. Je ne dis pas cela négativement, loin de là! Apprivoiser la mort est le plus beau cadeau qu’on puisse se faire, car, que nous le voulions ou non, nous allons tous partir. Même si nous refusons catégoriquement d’y penser.


Joël Legendre nous propose ainsi de favoriser le réconfort en apprenant à mieux nous positionner face à la vie et à ses aléas. Si l'intention est louable, elle repose uniquement sur un vouloir humain qui a ses limites:

         Joël Legendre ne fait aucun lien à la transcendance: il reste campé dans l'immanence, et c'est dommage car on peut aller plus loin avantageusement...

Oser puiser un réconfort, ce qui donne de la force, du courage, de l'espoir ou de l'énergie en Dieu (dans la Matrice, l'Esprit, le vide): mythe ou réalité?

Notons tout d'abord l'étendue du concept de réconfort:
= consolation, apaisement, soulagement, compensation, adoucissement, dédommagement, satisfaction, allégement
= secours, aide, appui, assistance, soutien, protection, renfort, aumône, obole, charité, don, subside, entraide, allocation, subvention
= soulagement, apaisement, atténuation, calme, consolation, détente, rémission, allégement
= aide, assistance, appui, renfort, soutien, collaboration, coopération, contribution, participation, assistant,e, auxiliaire, adjoint,e, second, collaborateur,trice
= soutien, étai, assistance, secours, défense, auxiliaire, champion-ionne, défenseur, pilier, pivot, protecteur,trice, partisan,e, adepte, soutien-gorge
= appui, support, soutien, étai, soutènement, soubassement, épaulement, pilier, contrefort, accoudoir, accotoir, béquille, bâton, aide, main-forte, recommandation, protection, assistance, secours.

----> Notons aussi que le réconfort se situe dans l'ambivalence de la VIE qui est à la fois joie et souffrance, liberté et servitudes.
----->Notons que la nature ne saurait être le TOUT du Réel: La science nous apprend que 95% de l’énergie et de la matière nécessaire au bon équilibre de l’univers est issu du vide ; sans cet apport, l’univers s’effondrerait, mais nous devons postuler son existence sans en connaître la nature exacte. Les scientifiques l’ont appelé l’énergie et la matière noire. L’existence de ce vide quantique a été confirmée par le satellite Chandra en 1999 :

Ce champ ressemble à la structure filamentaire du réseau neuronal.  Le champ qui interconnecte tout l’univers est bien réel, quel que soit le nom que nous lui donnons et quelles que soient les lois de la physique auxquelles il se conforme ou non. Il est ici en cet instant même ; il existe sous la forme de vous et de moi. Il est aussi notre univers intérieur et extérieur, le pont quantique entre tout ce qui est possible dans notre esprit et ce qui devient réel dans le monde, une transcendance obligée car située hors de ce que nous appelons la réalité.
Ce que nous appelons notre réalité est une réalité fictive, imaginée et construite.

Les antonymes du réconfort sont:

affliction, tourment, malheur, déréliction, avachissement, affadissement, amoindrissement, amollissement, appauvrissement, opposant,e, ramollissement, lâchage, obstacle, attiédissement, sénescence, abandon, déperdition, abaissement, répit, ralentissement, amenuisement, décadence.

Dans la tradition chrétienne, c'est le péché: L'homme enfermé en lui-même, réduit à son individualité naturelle, immergé dans les soucis de la vie temporelle, s'aliène aux nécessités de la survie existentielle : s'installent la peur de manquer, l'angoisse de l'insécurité, la hantise de la solitude, qui trop souvent font prendre des décisions qui engendrent des conséquences fâcheuses et alourdissent le fardeau du quotidien. Cette aliénation au monde visible, extérieur à cet univers clos où tout est référé à nos perceptions et à nos conceptions, c'est le mouvement de l'égocentrisme qui nous fait tout ramener au Soi.
C'est aussi le mouvement de l'angoisse: il y a chez l’humain un désir profond de ne pas accepter simplement la vie qui lui est donnée ; il y a donc recherche de puissance – et surtout de sécurité - pour avoir une vie plus riche, plus profonde, plus ample  dans une quête du tout tantôt accessible tantôt inatteignable; une quête de confort, de bien-être, de pouvoir, de gloire, de jouissances ancrée dans une multiplicité de besoins après lesquels nous courrons. Cette quête sans fin ne peut jamais aboutir car un besoin satisfait en appelle un autre! Cela nous fait vivre dans la peur de manquer, de passer à côté d'une belle vie. Ici, il convient de distinguer:

- L’anxiété qui est une émotion vague de malaise, qui se traduit par un état d’appréhension, de détresse plus ou moins intense, de nervosité : on a la gorge ou l’estomac noué, des difficultés à respirer, des palpitations, on transpire... 

- L’angoisse qui est une émotion ponctuelle et survient souvent sous forme de crise, alors que l’anxiété peut être de nature plus chronique.
- Et la peur qui est une émotion normale de l'organisme au même titre que peuvent l'être la joie ou la tristesse. Son rôle est de nous protéger plaçant notre corps en alerte lors de la réception d'un stimulus extérieur tel qu'un bruit ou image...


Que nous le voulions ou non, nous sommes en permanence reliés au vide (à la Matrice, au divin): il le faut bien car nous sommes si complexes.

Un miracle qui ne serait pas sans l'apport du vide...
Sans lui, l'univers ne tiendrait pas en équilibre...
Sans lui, notre corps ne pourrait pas fonctionner correctement...
Sans l'énergie et l'information du vide, notre conscience ne serait pas aussi étendue...
C'est par elle que nous que nous pouvons interagir avec le vide (la Matrice, la Source, le divin) et recevoir en retour une aide sous forme d'intuition, de prémonition, d'inspiration, de heureux hasards, de coïncidences et de synchronicités matérialisées comme par magie.

En réalité, nous informons en permanence le Vide de qui nous voulons être et de ce dont nous voulons faire l'expérience. Et si notre souhait-désir-volonté-intention est désintéressé, si d'autre part notre environnement le permet, alors nous recevons une aide concrète, une réponse. Mais dans cette causalité qui ne dépend pas de nous, tout se fait dans le libre arbitre, c'est-à-dire dans la non-ingérence et la non-imposition. Tout se fait par notre âme-esprit en lien avec le Vide...

De l'autre côté de notre univers à 4 dimensions:
Voilà où nous pouvons puiser un véritable réconfort.
Tout en relisant nos traditions religieuses certains versets bibliques:

Dans le TALMUD, il est écrit :

« Fais attention à tes pensées,
Elles deviendront des paroles.
Fais attention à tes paroles,
Elles deviendront des actes.
Fais attention à tes actes,
Ils deviendront des habitudes.
Tes habitudes déterminent ton caractère, Et ton caractère créera ton destin. »

- Proverbes en 4.23 : Prends garde à ce que tu penses au fond de toi-même : c'est plus important que tout, car ta vie même en dépend.

- Esaïe 41:10 Ne crains rien, car je suis avec toi; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante.

- Jean 16:33 Il fallait que je vous dise aussi cela pour que vous trouviez la paix dans la communion avec moi. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions, mais prenez courage, moi, j’ai déjà remporté la victoire sur le monde.

- Philippiens 4:6 Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.
Notre approche du divin est souvent abstraite et ambiguë: nous postulons un Dieu Tout Autre et tout proche sans trop savoir comment rendre compte de ce paradoxe. Comment pourrions-nous avoir accès à ce qui est radicalement différent de nous les humains? Comment la perfection pourrait-elle nous rejoindre? A l'inverse, comment des êtres imparfaits pourraient-ils rejoindre le divin, ou en bénéficier? Certaines approches théoriques et spéculatives de la physique moderne rendent ces paradoxes pensables à condition de postuler une conscience étendue différente de notre mental. Cette conscience cosmique fait le pont quantique entre nous et les univers, l'humain et le divin. Elle autorise un libre choix, une libre réponse, une interaction, une co-création permanente. Nous sommes en réalité des émetteurs-récepteurs en lien avec le Champ, la Source, le Vide, la Matrice, Dieu , à travers les ondes scalaires qui véhiculent notre état vibratoire. Le champ décode ces informations et y répond. Il prend en compte tout particulièrement nos pensées fortes, nos émotions, nos sentiments intenses, nos convictions intimes de type placébo et nocébo.
Ainsi, au coeur de notre réalité quotidienne, nous créons, nous attirons et nous repoussons consciemment ou non ce qui va constituer notre réalité. Notre interaction avec la Source est permanente.
 Ainsi, les réponses au mystère de notre existence ne sont pas cachées: elles attendent patiemment que nous élargissons notre vision au-delà des limites denses de la matière.

Tout ici nous encourage à oser puiser dans cette Source le réconfort humain et divin.


       

 .