Le temps n’est pas réel ; c’est une construction humaine pour nous aider à différencier le présent de notre perception du passé. Le temps passe. L’expression a beau être d’une banalité extrême, elle n’en recèle pas moins un indice précieux sur notre manière de percevoir le temps, ce substrat impalpable dans lequel s’inscrivent les événements (et aussi les non-événements…). Tout comme le sous-entend une autre expression très usitée, « la flèche du temps », nous accordons au temps un mouvement et une direction, nous le « spatialisons ». Notons au passage que la définition de l’espace est liée à celle du temps puisque, officiellement, le mètre est « la longueur du trajet parcouru dans le vide par la lumière pendant une durée de 1/299 792 458 de seconde ». Cette intrication de l’espace et du temps est profondément inscrite dans nos esprits et dans notre chair : on se penche vers l’avant en invoquant le futur et vers l’arrière en songeant au passé...Le passé, laissé derrière soi, semble plus éloigné que le futur proche. Mais le concept du temps est tout simplement une illusion composée de souvenirs humains. Dans le domaine scientifique, le temps renvoie à l'indéterminisme fondamental de la nature, notion que Philippe Guillemant précise ainsi:

 "Malgré leur apparente calculabilité, de nombreux systèmes irréversibles deviennent entièrement imprévisible à court terme, qu'ils soient vivants ou artificiels, car ce calcul devient vite complètement faux. toute prévision par le calcul d'"un état futur devient alors impossible à effectuer à partir d'un certain temps. Ce constat est aujourd'hui bien expliqué par la théorie du chaos et la meilleure illustration que l'on ne connaît est la limite de la prévision météorologique.
      Or ce constat d'imprévisibilité est le même que celui qui nous empêche en sens inverse du temps, de reconstruire un passé unique! Pourtant personne ne dit que le retour dans le passé est irréversible, ce qui serait un comble.
      Le succès de la Théorie du chaos, tout comme celui de la mécanique quantique a ainsi conduit les physiciens à prendre acte définitivement de l'imprévisibilité "par nature" du futur. Car même si nous avions des moyens de calculs gigantesques, il subsisterait une limite temporelle de prévision due à la sensibilité aux conditions initiales devenant infiniment petite. Or, à l'échelle microscopique, il règne déjà un indéterminisme fondamental quant à la position et la vitesse d'une particule élémentaires : impossible de connaître précisément l'une sans que l'autre devienne indéterministe.

    Il s'ensuit que la physique contredit aujourd'hui le paradigme mécaniste sur lequel elle s'est construite, en faisait régner à toutes les échelles une imprévisibilité qui nous force à constater l'indéterminisme fondamental de la nature". (In: La route du Temps, Éditions temps présent, collection science-conscience, p.47.)

Il n’y a pas de temps. Il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais

Tout existe dans le moment présent et c’est un principe fondamental de l’Univers que de nombreux scientifiques essaient toujours de comprendre. Le temps n’existe pas vraiment et la théorie quantique le prouve. Il y a des choses qui sont plus proches de vous dans le temps, et il y a des choses qui sont plus éloignées, tout comme il y a des choses qui sont proches ou éloignées dans l’espace. Mais l’idée que le temps défile devant vous est aussi absurde que d’avoir une idée de ce que l’espace suggère.

 Le problème avec le temps a commencé il y a un siècle, lorsque les théories élaborées par Albert Einstein (la relativité restreinte et la relativité générale) ont démoli l’idée du temps comme une constante universelle. Une des conséquences est que le passé, le présent et le futur ne sont pas absolus. Les théories d’Einstein ont également ouvert une faille dans la physique parce que les règles de la relativité générale (qui décrivent la gravité et la structure à grande échelle du cosmos) semblent incompatibles avec celles de la physique quantique (qui régissent le monde de l’infiniment petit). Selon la théorie spéciale de la relativité d’Einstein, il n’y a aucun moyen de définir des événements que tout le monde peut produire simultanément. Deux événements qui peuvent avoir lieu tous les deux en même temps « maintenant » auront lieu à différents moments pour ceux qui ont un rythme différent. La théorie, soutenue par la théorie de la relativité d’Einstein, affirme que l’espace et le temps font partie d’une structure à quatre dimensions où tout ce qui s’est passé possède ses propres coordonnées dans l’espace-temps. Cela permettrait à tout être «réel» en ce sens que le passé, et même l’avenir, sont encore là dans l’espace-temps ; les rendant tout aussi importants que le présent.


Pour Julian Barbour (né en 1937,physicien britannique habitant à Oxford, Angleterre) la réponse à donner au problème du temps en physique et en cosmologie doit être : le temps n’existe pas.

« Si vous essayez de mettre la main sur le temps, il file toujours entre vos doigts, » dit Barbour. « Les gens sont sûrs que le temps est là, mais ils ne peuvent pas mettre la main dessus. Mon sentiment est qu’ils ne peuvent pas l’attraper, car il n’est pas là du tout. » Barbour parle avec un charme anglais désarmant qui contraste avec une volonté de fer et la confiance dans sa science. Son point de vue extrême vient des années de recherche au cœur de la physique à la fois classique et quantique. Isaac Newton pensait au temps comme une rivière qui coule au même rythme partout. Einstein a changé cette image en unifiant l’espace et le temps en une seule entité 4-D. Mais même Einstein n’a pas contesté la notion de temps comme une mesure de changement. Selon Barbour, la question doit être tournée à l’envers. C’est le changement qui donne l’illusion du temps. Barbour voit chaque instant individuel dans son ensemble, complet et existant à part entière. Il appelle ces moments « maintenant ».

« Comme nous vivons, nous avons l’impression de nous déplacer à travers une succession de maintenant, » dit Barbour, « et la question est, que sont-ils ? » Pour Barbour, chaque maintenant est un arrangement de tout dans l’univers. « Nous avons la forte impression que les choses ont des positions définies par rapport à d’autres. Mon but est de faire abstraction de tout ce que nous ne pouvons pas voir (directement ou indirectement) et de simplement garder l’idée que beaucoup de choses coexistent en même temps. Il y a tout simplement les maintenant, rien de plus, rien de moins. »

Les « maintenant » de Barbour peuvent être imaginés comme les pages d’un roman arrachées de la tranche du livre et jetées au hasard sur le sol. Chaque page est une entité distincte qui existe sans temps, qui existe en dehors du temps. Disposer les pages dans un ordre spécial et les lire étape par étape raconte une histoire. Pourtant, peu importe la façon dont nous disposons les feuilles, chaque page est complète et indépendante. Comme le dit Barbour, « Le chat qui saute n’est pas le même chat que celui qui atterrit. » La physique de la réalité pour Barbour est la physique des ces maintenant pris ensemble comme un tout. Il n’y a aucun moment passé qui se projette dans un moment futur. Au lieu de toutes les différentes configurations possibles de l’univers, tous les endroits possibles de chaque atome dans toute la création, existent simultanément. Les maintenant de Barbour existent tous à la fois dans un vaste royaume platonicien complètement et absolument sans temps.

Notre illusion du passé vient du fait que chaque maintenant contient des objets qui apparaissent comme des « archives» dans le langage de Barbour. « La seule preuve de la semaine dernière est votre mémoire. Mais la mémoire vient d’une structure stable de neurones dans votre cerveau maintenant. Les seules preuves que nous avons du passé de la Terre sont des roches et des fossiles. Mais ce sont seulement des structures stables sous forme d’assemblage de minéraux que nous examinons dans le présent. Tout ce que nous avons ce sont des archives et vous les avez seulement dans ce maintenant. »

Le mot « mécanique » utilisé dans le terme « mécanique quantique » indique une machine comme prévisible, constructible, une chose connaissable. L’univers quantique dans lequel nous vivons, si nous voulons l’accepter ou non, peut paraître mécanique et linéaire au premier abord, mais il ne l’est pas. Il est probablement mieux décrit comme une multitude infinie d’éventuelles actions linéaires. Si nous devons encore donner un nom à ce processus mystique appelons le « écologie quantique » au lieu de « mécanique quantique », car il est créé de l’intérieur. Tout provient de l’invisible de la même façon que n’importe quel être vivant.

L'indéterminisme fondamental: la rétrocausalité et l'intrication
Il y a eu tout d’abord cette expérience menée en 1909 par le physicien Geoffrey Ingram Taylor dont les résultats furent confirmés régulièrement depuis. Il avait découvert qu’un électron traversait sans problème une barrière quand une seule ouverture était disponible. Par contre, quand deux fentes étaient offertes, l’électron choisissait comme par magie de traverser les deux en même temps en devenant une onde. Comment pouvait-il s’adapter sinon parce qu’il recevait l’information de l’observateur de l’expérience ? Il devenait ainsi impossible d’observer le réel sans l’influencer. 
Une autre série d’expériences menée par le physicien Alain Aspect en 1982 a permis de fonder le principe de non-séparabilité des particules. Dans cette interprétation, deux photons, même séparés volontairement, sont en contact permanent. Ils n’ont pas besoin d’échanger d’information à l’aide d’un moyen classique limité par la vitesse de la lumière. Lorsque l’un est détecté, l’autre le sait de façon instantanée. Les deux particules ont la capacité d’apparaître dans des directions opposées sans se consulter au préalable. Elles ne peuvent donc être décrites comme des entités totalement indépendantes, mais doivent parfois être considérées comme des éléments d’un tout.
La reprise de ces expériences fut menée à Genève plus récemment, entre 1998 et 2001, par le physicien Antoine Suarez ; la non localité des particules a été confirmée mais elle induisait aussi à penser que des phénomènes en mécanique quantique pouvaient être indépendants de l’espace. Même avec des variantes plus récentes testées entre 2010 et 2012, le même constat s’imposait aux scientifiques : il fallait totalement constater une intrication quantique entre les particules sans vraiment pouvoir l'expliquer. Aujourd’hui ,deux physiciens de Princeton rapprochent trou de ver et intrication quantique et tentent ainsi de réconcilier mécanique quantique et relativité générale. Ils tentent de joindre les deux théories dans un modèle d’univers simplifié. Le résultat est une image connue comme l’univers tout entier : l’univers perçu d’un point de vue improbable dans l’espace et le temps de l’extérieur. Vous pouvez par tous les moyens marquer ce que vous pensez être « maintenant » avec un point rouge, mais rien ne distingue cet endroit d’un autre, sauf que vous êtes là. Le passé et le futur ne se distinguent pas plus physiquement que la gauche et la droite.
Les équations de la physique ne nous disent pas quels événements se produisent en ce moment, ils sont comme une carte sans le symbole « vous êtes ici ». Le moment présent n’existe pas en eux, donc l’écoulement du temps non plus. En outre, les théories de la relativité d’Albert Einstein semblent indiquer que non seulement il n’y a pas un seul cadeau spécial, mais également que tous les moments sont tout aussi réels.
L’intrication devient la mère de la gravitation : Les déformations de l’espace-temps associées à chaque intrication seraient l’origine de la gravité décrite par la relativité générale. En somme la géométrie de l’espace-temps dépendrait des intrications quantiques.(J Maldacena). 
Comment se fait alors la régulation de l'univers?
Philippe Guillemant décrit la situation ainsi sur son site internet : « étant donné que le hasard indéterministe, considéré seul, produit des effets qui sont inconcevables en terme de désordre infligé en permanence dans le processus de réarrangement perpétuel du futur de l'univers, il est absolument nécessaire de trouver une sorte de mécanisme régulateur qui va l'éviter. Sinon on voit mal comment notre futur pourrait être autre chose qu'une bouillie infâme devant laquelle on comprendrait alors encore plus mal comment il parviendrait malgré tout à se dessiner devant nos pas.
Je pose en conséquence l'hypothèse suivante : il existe un mécanisme régulateur du futur de l'univers qui est tout simplement notre conscience à travers laquelle va pouvoir s'exprimer notre libre arbitre. (…) Pour ce faire, on peut parfaitement imaginer que l'univers ne se structure pas d'un seul coup, instantanément, mais seulement petit à petit. Nos consciences n'auraient pas un effet immédiat, nos intentions ne s'y imprimeraient pas "comme par magie", il y aurait cependant un effet immédiat qui consisterait, métaphoriquement parlant, à poser des pierres. Une vague intention poserait de la poussière, une intention déterminée et bien focalisée poserait une vraie pierre. La prière serait justifiée. Le futur serait en formation de la même façon qu'un organisme, et l'univers recevrait ses informations de l'ensemble des êtres qui le composent, à différents degrés dépendant de la conscientisation de leur libre arbitre. (…) L'essence du moteur du libre arbitre serait alors l'Amour. »
     
Si la flèche du temps est en partie déterminée par le passé, quelque chose nous vient aussi du futur. Avec ce postulat désormais incontournable d’une seconde causalité, appelée aussi causalité « descendante » non soumise aux lois de notre univers, des connexions plausibles peuvent désormais se faire entre le plan divin et la réalité multidimensionnelle du Tout. L’enjeu est si important qu’il pourrait réhabiliter Dieu sous forme d’énergie, de principe créateur, d’information pure, etc. Les tenants du déterminisme ont bien senti le danger, et c’est la raison pour laquelle sans doute, l’illustre physicien Stephen Hawking, dans son livre « Y a-t-il un grand architecte dans l’Univers ? », paru en 2010, s’emploie-t-il en tout cas à nier l’existence de Dieu d’une façon qui fort heureusement s’avère très provocante et maladroite, et ouvre après examen toute grande la porte à une argumentation inverse. Le scientifique va tout d’abord donner son aval à certains présupposés théoriques :
1. Nous créons la réalité par notre observation, 
2. Cette création est plus exactement une sélection parmi toutes les réalités possibles, 
3. Toutes les réalités possibles sont créées automatiquement par l'univers, 
4. L'histoire vécue se crée du présent vers le passé, et non du passé vers le présent, 
5. La théorie du multivers (des univers parallèles) est la meilleure interprétation de la Mécanique Quantique, 
6. La théorie des cordes M est la meilleure théorie de grande unification.
Malgré cette ouverture d’esprit courageuse, l’auteur va s’empresser de fermer la porte entrouverte. Philippe Guillemant le démontre en écrivant : « à la fin de son livre, la démonstration de Stephen Hawking se présente comme un véritable sophisme - voire une imposture intellectuelle - puisque ses conclusions (nul besoin de Dieu) sont déjà contenues dans ses hypothèses (le déterminisme qui exclut toute intervention divine). 
Par ailleurs, sa théorie présente un défaut majeur : elle ne dit aucun mot sur la question fondamentale de savoir quels sont les observateurs-acteurs de l'univers qui créent la réalité (hommes ? animaux ? plantes ? cailloux ? machines ? ...). Or il est facile de comprendre pourquoi Stephen Hawking esquive cette question : lui apporter une réponse reviendrait à faire la différence entre les objets de l'univers qui ont le statut d'observateur-acteur et ceux qui ne l'ont pas, et ce serait aussi inconcevable pour lui que de faire la différence entre les objets de l'univers qui ont un libre arbitre et les autres. Inconcevable, car cela briserait son dogme déterministe qui oblige à considérer tous les êtres humains comme des machines biologiques. »  

Avec la Double Causalité , quelque chose résiste obstinément à toute réduction déterministe. Dans son dernier livre Philippe Guillemant plaide pour une physique de la conscience ; il tire les conséquences métaphysiques des anomalies constatées depuis des décennies par les recherches scientifiques diverses. Il nous invite ainsi à revoir notre conception de la réalité en la replaçant dans un univers d’infirmations étendu, en lien avec le vide quantique, dans un espace-temps global comprenant onze dimensions : les trois de notre univers, six autres mettant en lien notre âme avec le vide quantique, une pour le temps illusoire spatialisé et la dernière pour y inscrire le temps réel. 
Ce modèle permet, selon son auteur, de s’affranchir de la recherche de nouvelles particules fantômes pour expliquer notamment la matière et l’énergie noires : tout résulterait de ce qui bouge dans les 11 dimensions de l’univers au sein d’une Conscience globale qui permettrait d’ailleurs de mieux expliquer l’évolution orientée des espèces, les synchronicités, les guérisons spontanées, les effets placebo, le chamanisme, les perceptions extrasensorielles, les EMI, etc., tout cela sans avoir besoin de récuser la théorie de la relativité ou celle de la physique quantique. 

Avec l’existence probable d’une Seconde causalité, la question d’un Dieu créateur revient en force en définissant de nouveaux liens possibles, via le libre arbitre, entre notre conscience et le vide quantique où tout se régule : le passé-présent-futur de l’univers, le nôtre aussi. Le Tout y serait régi par les fluctuations et les vibrations de l’espace à l’échelle quantique qui seront plus importantes dans l’infiniment petit, très faibles et homogènes dans l’infiniment grand. Nous y avons part via notre Âme-Esprit. Ainsi, la frontière si fortement tracée par le déterminisme entre le rationnel et l’irrationnel est en passe de se réduire considérablement, le mur se lézarde inéluctablement, même s’il faudra encore beaucoup d’efforts et de courage pour en venir à bout. Néanmoins, les différentes approches hypothétiques peuvent se résumer ainsi: l'espace-temps dans lequel nous évoluons serait modelé par les connexions établies entre des trous noirs, via un lien étrange, un lien purement quantique. Rien à voir ici avec cet astre exotique à quatre dimensions qui aurait généré le big bang, ni avec les monstres de milliards de fois la masse de notre Soleil qui peuplent notre Univers. Ici, ce sont des micro-trous noirs qui sont invoqués, beaucoup plus petits, beaucoup moins lourds, même si, en l'état, il est impossible de les décrire plus précisément.

Ce qui devient en revanche possible, c'est d'élucider de quoi est tissé l'espace-temps. Vertigineuse question, qui se résout soudain si on imagine que, partout dans le cosmos, les connexions entre ces minuscules puits de gravité font justement émerger l'espace-temps. Ces liens entre trous noirs seraient en quelque sorte les constituants fondamentaux de l'Univers, un peu comme les quarks pour la matière. Et ils nous permettent de réaliser une plongée jusqu'à l'essence microscopique - jusque-là inexplorée - de la gravité, de l'espace et du temps. Il y a forcément une interaction entre nous-mêmes et l'univers. Philippe Guillemant l'imagine ainsi:

Les 3 principes fondamentaux qui favorisent les coïncidences et  synchronicités:

1. Se lier à son soi intérieur. Se trouver soi-même. Le déconditionnement à travers le détachement et le lâcher prise: il faut savoir dire non à ce qui est, à la voie actuellement programmée.

2. Passer du rêve éveillé à la réalité en développant la foi et la confiance, en visualisant le parcours que l'on souhaite vivre.

3. Joindre les actes aux intentions, ouvrir le champ des possibles en partant à l'aventure; l'univers répondra par des signes qui mettent sur la voie. L'information ainsi donnée au futur va déclencher un retour la création d'un nouveau futur, d'un chemin pour réaliser le changement désiré.

Les univers parallèles sont inclus dans le nôtre. Quand nous modifions notre avenir par rétro-causalité, nous le faisons par le biais de l'amour, qui est l'énergie fondamentale  transportée par l'émotion qui lie très intensément nos pensées, nos convictions intimes et nos intentions; nos destins sont en évolution permanente et nous les maîtrisons à travers l'authenticité de l'être, de nos pensées et grâce à l'amour que nous mettons dans tout ce que nous faisons.

L'intrication quantique suppose la simultanéité des univers: tout peut y être modifié. Les nouveaux futurs créés glissent dans le présent et le passé, de sorte que il faut abandonner la représentation de l'évolution de Darwin.

Peut-on changer le passé pour changer le futur, ou l'inverse ?

Une idée très bonne et mathématiquement cohérente mais qui est considérée comme très hypothétique simplement parce qu'elle contredit la "censure cosmique", en l'occurrence le déterminisme temporel dont je ne cesse de répéter qu'il est faux, y compris à l'échelle macroscopique (donc il me parait personnellement évident qu'on peut changer le passé 

Mon point de vue spéculatif plus précis est que les trous noirs permettent effectivement de changer le passé mais toutefois de manière passive, comme une conséquence de changements dans le futur. Car ils servent plutôt à recycler le passé sur l'autre versant de l'univers où le meilleur de ce qui a été créé est sélectionné et remodelé pour faire à nouveau partie de notre futur, via les trous blancs... et c'est ainsi que l’œuf cosmique évolue.

Ces trous noirs cosmologiques denses n'intéressent toutefois que les consciences à l’œuvre à une échelle de temps gigantesque. Pour ce qui concerne nos propres consciences je pense qu'elles ont leurs propres micro-trous noirs et micro-trous blancs  à l’œuvre dans des échelles d'espace et de temps infiniment plus courtes et qui correspondraient à des vortex de gravité quantique.

Quel sera le rôle ou l'autonomie de notre conscience?

La question a été posée à travers le paradoxe des jumeaux de Langevin: Deux jumeaux se disent au revoir sur le tarmac : l’ainé s’envole pour effectuer un tour du système solaire à une vitesse grand V et le cadet suit son épopée les pieds ancrés sur Terre. La fin de l’histoire est connue. Bien des années plus tard de retour sur Terre, l’ainé sera «plus jeune» que son jumeau. Mais l’histoire est tout aussi valable si le cadet vit en haut d’un gratte-ciel et l’ainé sur le plancher des vaches tant les horloges dernières générations permettent de comparer des écarts de plus en plus fins.

Philippe Guillemant précise ceci: "Tous les physiciens ne sont pas d'accord avec cette interprétation (de Damour) selon laquelle le jumeau de Langevin ferait réellement un voyage dans le futur, impliquant un véritable saut dans le temps. Certains physiciens toujours attachés à l'idée que le futur n'existe pas encore (ou n'est pas encore bien configuré) pensent que le jumeau ne voyage pas dans le temps mais revient sur terre dans le présent, même s'il s'est réellement écoulé des milliers, voire des millions d'années. Auquel cas il ne pourrait effectivement exister qu'une seule version de nous-mêmes, celle du temps présent.

J'ai personnellement du mal avec cette idée, qui impliquerait qu'il serait théoriquement possible de provoquer des millions d'années d'écoulement du temps en quelques secondes si l'on disposait de la technologie adéquate, même si elle serait évidemment impossible à supporter. Une autre raison de la rejeter est l'existence théorique des trous de vers qui permettent de faire de véritables sauts dans le temps. Pourquoi donc rejeter l'interprétation en terme de saut dans le temps du voyageur de Langevin ?

Là où je me distingue de Thibault Damour et de bien d'autres physiciens partisans de l'univers bloc (ou des sauts dans le temps) comme Marc Lachièze Rey (bien que ce dernier s'est montré ouvert à une possible flexibilité de l'espace-temps dans une discussion que j'ai eu l'année dernière avec lui), c'est que ces derniers ne croient pas au libre arbitre et considèrent notre espace-temps (ou univers bloc) comme figé. Impossible dans ce cas de changer quoi que ce soit à nos destinées, même pas le moindre des moindres détails.

Notez cependant que l'existence possible de versions multiples et conscientes de nous-mêmes subsiste même selon leur point de vue d'univers bloc figé, ce qui veut dire que cette idée des versions multiples de nous-même dans le temps n'est pas une idée si personnelle que ça, et qu'il s'agit même d'une interprétation dominante. On la retrouve d'ailleurs avec les myriades de versions conscientes de nous-mêmes impliquées par le multivers, une interprétation avec laquelle je suis en désaccord même si j’admets la possibilité d'univers parallèles, mais que la conscience choisit de créer (nuance importante). "
Et cela réintroduit la fonction du temps:

Et surtout, cela réintroduit la fonction de l'interaction avec le Tout (le vide quantique, la matrice, le divin): Les physiciens Arkadiusz Jadczyk (ci-contre) et Philippe Blanchard ont développé une extension de la Théorie Quantique en terme d'Événements, abrégée EEQT (Event Enhanced Quantum Theory). Philippe Guillemant résume ainsi leur approche:

Appelons notre univers matériel "le système". Le système est caractérisé par un certain "état". Il est utile de représenter l'état du système par un point dans un disque. Le point au centre du disque, son origine, est l'état de chaos. Nous pourrions aussi le décrire comme "potentiel infini". Les points sur le bord représentent les "purs états d'être", c'est à dire des états de "connaissance pure, non floue". Entre les deux il y a des états mitigés. Plus l'état se rapproche du bord, plus pur et plus "organisé" il est.

Un "observateur", une "unité de conscience", extérieur, se fait une idée - peut-être exacte, peut-être fausse, peut-être entre les deux de l'état réel du système, et observe le système avec cette "conviction" au sujet de son état. L'observation, si elle se prolonge, a pour résultat que l'état du système "saute". C'est dans ce sens qu'on crée sa propre réalité; mais comme toujours, le diable est dans le détail.

Les détails sont que l'état résultant de l'observation du système peut être plus pur ou plus chaotique, cela dépend de la "direction" du saut. La direction du saut dépend de l'objectivité de l'observation: dans quelle mesure l'observation est proche de la réalité de l'état.

D'après la Théorie Quantique des Évènements, si les attentes de l'observateur sont proches de l'état réel du système, le système saute, le plus souvent, vers un état plus organisé, moins chaotique.

Si d'autre part les attentes de l'observateur sont proches de la négation de l'état réel (c'est à dire quand les convictions de l'observateur sont plus proches du faux que du vrai par rapport à l'état REEL - la réalité objective) alors l'état du système va sauter vers un état plus chaotique, moins organisé. En outre, ce saut prendra, selon la règle, beaucoup plus de temps.

Autrement dit, si la connaissance de l'observateur à propos de l'état réel, est proche de la vérité, alors l'acte d'observation et de vérification en lui-même provoque promptement un saut et l'état résultant est plus organisé. Si la connaissance de l'observateur à propos de l'état réel est fausse, alors cela prend en général très longtemps pour provoquer un changement dans l'état du système, et l'état résultant est plus chaotique.

L'ordre peut être tiré du chaos grâce à l'observation de ce chaos tel qu'il EST et non pas en prétendant qu'il en est autrement.

En résumé, celui qui "croit" en la possibilité de "créer une réalité" différente de ce qu'elle EST, augmente le chaos et l'entropie. Si vos convictions sont perpendiculaires à la vérité, même si elles sont inébranlables vous êtes fondamentalement en conflit avec la vision que l'univers a de lui-même, et je peux vous assurer que ce n'est pas vous qui allez gagner. Vous attirerez la destruction sur vous-mêmes et sur tous ceux qui se livreront avec vous à ce genre d'exercice de "bras de fer" avec l'univers.

Mais si vous êtes capables de voir l'univers comme il se voit lui-même, objectivement, sans cligner les yeux et en l'acceptant, vous vous alignez alors sur l'énergie créatrice de l'univers et votre propre conscience devient un transducteur d'ordre. Votre énergie d'observation, accordée de manière inconditionnelle, peut apporter l'ordre dans le chaos, peut créer à partir d'un potentiel infini.
Cela fait de nous des partenaires,  en somme des observateurs / capteurs /acteurs de l'univers.

Si le temps est une illusion, le pouvoir de la conscience ne l'est pas:

Le pouvoir de la conscience sera intimement lié au pouvoir du libre arbitre...

Le temps, c'est l'éternité, c'est—à-dire la durée illimitée et indivisible, en tant qu'elle est conçue par une intelligence qui ne peut la recevoir, la saisir , qu'en la limitant et en la divisant. Le temps, c'est l'éternité dénaturée et mal comprise ; c'est une conception bâtarde, une notion tronquée de l'éternité ; de même que l'étendue, définie comme une portion limitée de l'espace infini, n'est qu'une conception bâtarde, une notion tronquée de cet espace que l'esprit dénature en y touchant et en voulant l'embrasser...Il faut donc lui redonner sa fonction au temps, car finalement:


       

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