Après des études de mathématiques, Annick de Souzenelle, née en 1922, a été infirmière anesthésiste, puis psychothérapeute. Elle s’est convertie au christianisme orthodoxe et a étudié la théologie et l’hébreu. Elle poursuit depuis une trentaine d’années un chemin spirituel d’essence judéo-chrétienne, ouvert aux autres traditions. Elle a créé en 2016 l’association Arigah pour assurer la transmission de son travail et animer l’Institut d’anthropologie spirituelle.

Le langage du mythe est à ses yeux très important: " Le mythe, dans un dictionnaire, est défini comme une fable. Alors je voudrais rectifier un peu les choses, parce que le mythe est le récit de quelque chose qui n’a pas de langage, c'est-à-dire de notre intériorité. Le mystère de notre intériorité. Le mystère va emprunter à l’Homme extérieur son langage pour se dire. Si bien que lorsque nous nous trouvons devant un récit mythique, il faut le verticaliser ou comprendre qu’il ne s’agit pas de le prendre à la lettre, mais d’entrer dans une intelligence profonde de ce à quoi il nous reconduit. Il nous ouvre à la réalité extrêmement mystérieuse, profonde, sacrée de l’Homme intérieur."
Cela nous fait avancer vers une méta-compréhension qui peut se décliner en dialogues fructueux. Je vais illustrer ce propos à travers une comparaison entre le référentiel d' Annick de Souzenelle et principalement la vision de l'Univers connecté de Nassim Haramein.

Annick de Souzenelle : Conférence donnée à Lausanne le 13 novembre 2007 (en PDF):

La chair, mystère de l’homme : Paradoxalement, l’hébreu n’a pas de mot pour dire le « corps ». Ce qui est tout à fait étonnant. C’est pourquoi le mot est remplacé par la « chair ». Or, la chair n’est pas le corps mais elle est au plus profond de nous le mystère de l’homme. Dieu scelle la chair dans l’autre côté d’Adam – je vous rappelle qu’il n’a jamais été une côte dont est sorti la femme. C’est le côté de tout être humain, son autre côté mystérieux. D’autant plus mystérieux que Dieu y scelle la chair là, dans les profondeurs de son être. L’Adam – chacun-e de nous – est invité à faire l’expérience de ce mystère dans le principe (Bereshit) qui est présent et nous habite.

Le mot Bereshit, je peux aussi l’entendre Bar-Eshit,  « un Fils je pose ». Le mot Bar est un mot extrêmement important dans la Bible, nous allons le retrouver continuellement. Il veut dire « le grain de blé » et aussi « le fils ». C’est le mot qu’emploiera le Christ lorsqu’il dira : « Si le grain ne meurt, il ne peut porter de fruit. » Et le Fils qui nous habite, c’est une semence divine qui est déposée au cœur de chacun de nous, qui est le fondement même de notre être. C’est le mot Bar qui est là, « le Fils », que nous retrouvons dans le mot Basar qui veut dire « la chair ».

L’évangile est au cœur du corps : la semence (l’essence), l’étincelle divine à faire croître. Bassorah, l’évangile, c’est l’information profonde que le Christ est venu ré-ouvrir en nous, c'est-à-dire le principe même qui contient toute l’information : Basar, Baser, « l’information ».

Nous avons toute l’information de notre devenir au cœur de nous. Chaque cellule de notre corps est riche de cette information.
C’est pourquoi, lorsque nous n’obéissons pas à 
cette information, qui est là déposée dans les grandes profondeurs de notre être, il est bien certain que cela créé des courts-circuits. Cela donne la maladie, toute la violence que nous voyons déferler partout. Parce que cette information n’est pas respectée, pas entendue, pas réalisée. C’est de cela dont nous mourons à l’heure actuelle. C’est pourquoi il faut que nous revenions d’une façon urgente à la compréhension des textes, des messages bibliques, des Evangiles. A ce qu’ils nous disent et à l’invitation pressante qu’ils nous font de revenir à la nécessité de faire croître la semence divine à l’intérieur de nous.



L'Univers connecté de Nassim Haramein.

Tout est vibrations, informations, énergies qui fluctuent dans le vide et l'espace-temps. L’existence de ce vide quantique a été confirmée par le satellite Chandra en 1999 : Ce champ ressemble à la structure filamentaire du réseau neuronal.  

Le champ qui interconnecte tout l’univers est bien réel, quel que soit le nom que nous lui donnons et quelles que soient les lois de la physique auxquelles il se conforme ou non. Il est ici en cet instant même ; il existe sous la forme de vous et de moi. Il est aussi notre univers intérieur et extérieur, le pont quantique entre tout ce qui est possible dans notre esprit et ce qui devient réel dans le monde, une transcendance obligée car située hors de notre corps-esprit.

La création est continue à tous les niveaux de la singularité ; quand la double tore et l'effet Coriolis s'équilibrent vers la singularité, alors le trou noir produit de la matière, les galaxies, et cela tout le temps. 

Le trou noir devrait s'écrire TOUT parce qu'il est la structure fondamentale du vide. Il n'absorbe pas seulement, il diffuse aussi de l'information, ce sont des trous noirs/blancs comme le ying et le yang. Les structures du vide et les fluctuations qui s'y déroulent sont à l'origine de tout et nous sommes en constantes relations. Tandis que l’espace-temps se courbe vers une singularité, il approche la vitesse de la lumière, générant d’énormes forces centrifuges, qui à leur tour, causent une expansion. Cette expansion de l’espace-temps est finalement rattrapée par la courbure de l’espace et se contracte à nouveau vers la singularité, maintenant le système en mouvement perpétuel. C’est ce processus continu de contraction et d’expansion qui produit les forces de gravitationnelles et électromagnétiques.

La spiritualité est dans la matière ; quand nous méditons, nous allons à l'intérieur ; ce qui fonde la vision à distance, la télépathie, etc. Nous sommes tous connectés à la même énergie qui est accessible à tout moment. Tout est contenu dans la mémoire de l'espace-temps, tout en découle et tout y revient...


L’expérience de la forme divine : l’Homme à l’image de Dieu est image de Dieu jusque dans la forme de son corps et jusque dans les informations qui sont contenues dans chaque cellule du corps. Et l’information fondamentale qui est là, c’est celle qui demande, qui nous demande à chacun, avec urgence, de faire croître la semence, de la faire grandir à l’intérieur de nous, de devenir des Fils.

Enfanter le fils divin : C’est notre liberté fondamentale, qui a choisi de vivre la grande aventure, la bouleversante aventure d’être un espace matriciel de la croissance du Fils à l’intérieur de nous. Quand je dis « espace matriciel », c’est contenu dans le nom d’Adam. Adam, si vous prenez la première et la dernière lettre, c’est le mot « aime » en hébreu, qui veut dire la « mère ».

Nous sommes tous « mère », hommes et femmes ici. Il ne s’agit pas, bien sûr, d’une maternité biologique ; nous sommes tous enceint de Dieu et nous avons tous à nous mettre au monde. Et nous l’avons complètement oublié, tellement nous sommes polarisé sur le monde extérieur. C’est cela le drame de ce qui fut appelé « l’exil ». En revanche, nous sommes en exil de nous-même, en exil de notre intériorité, en exil de l’autre côté de nous, qui est lourd de la présence divine. L’autre côté de nous, qui est une matrice, une immense matrice dans laquelle nous avons à porter en gestation, pendant toute notre vie, le Fils divin.

Nous avons à le devenir : c’est grandiose, immense. C’est lorsque nous serons devenu Fils que nous serons, à ce moment-là, épousé de Dieu. Nous sommes appelé à être épousé de Dieu. Pour l’instant, dans notre situation d’exil, nous ne sommes même pas encore des Hommes. Nous sommes un monde animal. Il n’y a qu’à ouvrir les journaux : un monde terriblement cruel.

Les 3 matrices : Il nous faut obéir à l’instance du corps. En tant que matrice, le corps que nous sommes est composé essentiellement de trois matrices : la matrice d’eau au niveau du ventre, la matrice de feu au niveau de la poitrine et la matrice du crâne. Ce qui, dans les Evangiles, va être appelé baptême d’eau, baptême de feu, baptême du crâne. Nous allons retrouver cela dans toutes les traditions.

Nous restons continuellement dans la matrice d’eau. Nous sommes confondu avec elle, noyé en elle, c'est-à-dire noyé dans notre inconscient, noyé dans un monde psychique cruel, où nous nourrissons l’autre côté qui est le Satan.

L’autre côté de nous est infiniment riche d’énergies potentielles. C’est un cosmos entier. Quand il nous est dit, dès le départ, que « dans le principe, Dieu créé les cieux et la terre », cela signifie que les cieux sont à l’intérieur de nous. Les Evangiles vont le confirmer.

Les cieux, c’est un cosmos immense, un potentiel immense, peuplé de vivants – haiot, la « vie » en hébreu. Nous avons une puissance, une énergie, une violence énorme à l’intérieur de nous. Il faut s’y confronter, nommer les animaux (les forces) qui nous habitent et nous dévorent et laisser d’autres énergies devenir de l’information. Yahwé = « Je suis qui je suis en devenir. » Nous avons tous à le devenir ce nom secret que nous construirons en intégrant toutes les énergies potentielles, qui sont dans nos cieux intérieurs. Mais nous n’avons pas encore compris cela. « Va vers toi », nous dit le principe divin ; vers ta ressemblance avec le créateur.
La matrice d’eau va être mise en ordre, à peu près, par la loi morale : « Tu dois, tu ne dois pas ; c’est bien, c’est mal. » Dans le fond, nous sommes obligés d’éduquer l’être comme cela. Mais il y a un moment où cela n’a plus de poids pour nous, ce n’est plus possible. Il faut que nous sortions de cela pour aller vers un autre paradigme. Le bien et le mal ne sont pas ontologiques. Dieu n’a pas créé le bien et le mal. L’Arbre de la connaissance, ce n’est pas celui du bien et du mal ; il est celui de ce qui est accompli de nous et de ce qui n’est pas encore accompli. Il s’agit d’arriver à cet accomplissement. 



L'échange d'information se fait en permanence vers l'intérieur et vers l'extérieur à la vitesse de la lumière. Nous apparaissons et disparaissons sans arrêt dans le Vide (la Matrice, le Mystère) à la vitesse de la lumière. Nous informons le Vide qui nous informe à son tour et nous donne par feedback, rétroaction ce dont nos cellules ont besoin. L’apport énergétique par la nourriture et la boisson, quelques centaines de calories, n’y suffirait pas. Nous devons postuler un principe – l’information – qui coordonne notre corps car l'être humain moyen a approximativement 100 trillions de cellules et chacune d'entre elles, à part les globules rouges, contient un noyau avec notre ADN et chacune de nos cellules est constituée d'environ 100 milliards de milliard d'atomes, qui furent à l'origine créés au sein de différentes étoiles ; 100-200 TRILLIONS de réactions chimiques se produisent chaque SECONDE au niveau cellulaire à l'intérieur du corps humain !

Les structures mêmes qui composent nos corps viennent de partout dans l'univers... des mutations de notre ADN surviennent : nous avons entre 2300 et 4600 milliards de milliard de copies pour faire nos cellules. Si un changement devait se faire en cascade, il faudrait beaucoup de temps, mais cela se fait en une seule modification... Nous prenons quelque 6'000 décisions inconscientes par jour…

Nous faisons l’expérience du divin dans le miracle de cette synchronisation.
Vous êtes - nous dit Nassim Haramein - un participant actif à la création permanente de l'univers; vous faites partie de ce canal de l'information du vide qui passe d'infiniment grand à infiniment petit à travers vous et comme il passe à travers vous il choisit votre interprétation spécifique de l'univers et le nourrit à l'infini de toutes les choses afin que votre participation soit comptée... Vous commencez à avoir un sens de votre responsabilité ? Si vous voulez vivre dans un monde libre, de paix, d'amour, de joie et de bonheur, alors faites-le déjà en vous, puis dans votre entourage immédiat, et ainsi de suite. Notre cœur produit l’onde qui met en place les possibilités, ce que vous croyez dans votre cœur: c’est cela qui met en place la possibilité créée par le vide matriciel. La pensée n'est pas créative : il faut la lier à l'émotion, au sentiment, au langage du cœur pour que le vide matriciel, le champ, le divin puisse en tenir compte si l'environnement le permet, si le libre arbitre global est respecté. Le vide nous donnera en réponse ce qui peut être matérialisé ; ce n'est pas nous qui créons ; nous ne faisons que déposer de l'information sous forme de désir, souhait, attente, besoin. La réponse est l'information donnée en retour. Mais évidemment, le divin ne donne pas suite à nos aspirations violentes, destructrices ou chaotiques. Par contre, notre corps biologique y est sensible par le biais des ondes gamma qui véhiculent la double information de notre passé et du moment présent.
« La plus petite colère en vous participe aux traumatismes planétaires; la plus petite dose d'amour en vous participe à l'harmonie de la planète et de tous les êtres vivants qui y vivent. Alors choisissez en pleine conscience le monde dans lequel vous voulez vivre » ; choisissons ce qui n'est pas vain, violent, futile ou mesquin! Nos choix, nos pensées, nos valeurs, nos émotions, nos convictions intimes surtout, tout est en lien avec la Singularité, ce qui attire, crée ou rejette, autorise ou permet, crée de l’équilibre ou du chaos. La gratitude et les pensées positives se construisent l'une sur l'autre, créant une spirale positive et ascendante . 
C’est l’état de paix, de joie, d’amour qui se manifeste par la créativité.

Dans l’une de ses conférences, Nassim Haramein disait : « Le nouveau testament, parle de l’arche vivante, la pureté de cœur, la pureté d’intention qu’on doit avoir pour être avec l’arche. Et de fait, c’est quand les deux sont réunis que nous tenons le nouveau niveau de civilisation (ou que nous arriverons au stade suivant de civilisation). Quand la technologie extérieure correspond avec nos connaissances intérieures et que les connaissances intérieures correspondent avec la technologie extérieure. Tout n’est pas qu’intérieur – comme le pensent la majorité des spiritualités – et tout n’est pas qu’extérieur – comme le pensent beaucoup de physiciens – mais ce sont les deux conjoints : intérieur et extérieur – c’est la rétro alimentation. »

L’errance dans la matrice d’eau, l’animalité, prend fin avec le baptême. Nous ne sommes jamais réduit à ce que nous croyons être de nous-même. Nous pouvons toujours aller plus loin en nous-même, toujours plus loin.

C’est la même démarche que la recherche de Dieu. Dieu, cette semence divine, est en nous. Nous ne pouvons absolument pas nous arrêter à « Dieu est ceci ou Dieu est cela » : Il n’est pas. C’est dans l’errance apparente – que nous n’avons pas à nommer échec mais expérience – que nous arriverons un jour à ce qui correspond au niveau de la deuxième lombaire. A cet endroit-là, les Chinois posent un point d’acupuncture extrêmement important, qui s’appelle le ming meng. Ils disent qu’à ce niveau, le ciel antérieur passe dans le ciel 
postérieur. C'est-à-dire que nous faisons une expérience céleste. Nous entrons dans une résonance avec le noyau divin de nos profondeurs. C’est l’accession au Je suis ( notre filiation), cette dimension d’éternité, qui est présente en chaque instant de notre temps historique. Elle nous encourage à nommer les animaux (les forces) qui nous habitent et nous dévorent et laisser d’autres énergies devenir de l’information. Chaque instant de notre temps, soit nous le réduisons au temps historique, et c’est la banalité, l’ennui, la répétition et la banalisation. Soit nous le verticalisons, dans l’éternité avec la présence divine, présence que nous pourrons vivre dans un ancrage en Lui. C’est ce qui se passe là, dans l’expérience du ming meng.

Nous sommes donc dans cet instant du « Je suis ». A vivre dans la plénitude de 
l’instant, si dur soit-il, car quelquefois il est très douloureux à vivre. Lorsque nous avons déjà travaillé et pris conscience que ce n’était plus un problème de bien et de mal, de permis et de défendu, mais qu’il s’agit d’aller vers un autre paradigme, nous prenons conscience qu’il y a une présence en nous, qui nous informe de quelque chose de tout à fait autre et de personnel. D’une liberté inaliénable qu’aucune institution extérieure ne peut entraver, ni venir aliéner. Il se créé une intelligence cachée, une sagesse quelque part en nous, qui relève du « Je suis » à l’intérieur de nous, qui fait que nous entrons dans la dimension de la personne.

Ce qui est à l’intérieur, c’est la Teshouvah en hébreu, qui est le « retournement », la « métanoia ». Il s’agit de prendre en main les énergies et de les transformer. Car elles sont de la future information et il conviendra de les intégrer. A ce moment-là, c’est un retournement radical que nous avons à faire à l’intérieur de nous. C’est le retour vers la Adamah, la matrice intérieure qui marque la sortie de l’esclavage du Satan. Il s’agit de devenir mâle de la même racine hébraïque que se souvenir du réel voilé, d’enlever les voiles de notre féminin. La matrice de feu nous fera mener une guerre contre nos énergies ; J’assume mes énergies, j’assume ce passionnel et je les transforme avec 
l’arme de l’amour. Car il n’y a pas d’autres armes que l’amour dans la guerre sainte. La sagesse que nous avons à devenir est le lieu du pancréas. C’est le foie qui va thésauriser l’accomplissement en Esprit et en Vérité. Mais l’adversaire n’est pas l’ennemi. Il est celui dont le rôle ontologique est de nous montrer l’autre côté de nous-même. Il ne nous vainc que lorsque nous lui donnons la puissance. C’est à nous de lui parler et de le nommer, avec la grâce de Dieu. Car si nous sommes avec la force de Dieu, il n’a aucun pouvoir sur nous. Telle est la guerre sainte à l’intérieur de nous. C’est cela que notre corps vit et recèle. A ce moment-là, nous transformons chaque cellule de notre corps. Notre corps s’illumine. La cellule s’illumine. A la limite, l’Homme peut devenir un Homme de lumière (CF. la transfiguration de Jésus)

La Matrice du crâne : la résurrection sera la transfiguration de l’être dans l’accomplissement de la totalité de nous-même. Nous avons à prendre ce chemin de lumière, où nous sommes accompagnés d’un Dieu d’amour et d’un Satan qui n’a aucun pouvoir sur nous, si nous ne le lui donnons pas.
Qu’est-ce que la résurrection ? C’est ce que le Christ va vivre dans la matrice du crâne – le Golgotha est le « lieu du crâne » ; le « Je suis », le Christ que nous portons tous à l’intérieur de nous – va écraser le Satan. Donc, le Christ a pris la tête de l’humanité, en tant qu’il prend la tête de notre vie. Mais pour cela, nous avons à faire sortir le Satan, qui a pris la place de Dieu dans le Bereshit, notre principe. C’est ce que le Christ dénonce dans les Evangiles, quand il dit : 
« Votre père, c’est le diable. » C’est pourquoi nous avons un exorcisme à réaliser absolument. Nous avons à redonner à Dieu – quelle que soit notre tradition – sa présence dans le principe de notre être.

Nous sommes tous déjà en puissance des ressuscités. C’est dans le corps que la grande alchimie de l’être se fait. On ne peut s’accomplir que si nous devenons conscient, que si nous prenons l’engagement du retournement, que si nous sortons de l’infantilisme du bien et du mal, que si nous cessons d’être content de nous et d’avoir bonne conscience. La bonne conscience, c’est la catastrophe ! Car il s’agit d’une montée de conscience, de changer de paradigme.

Aujourd’hui, nous sommes pris collectivement dans une énorme 
mutation. Il faut que le collectif fasse cette mutation urgemment. On pourra prendre toutes les mesures écologiques à l’extérieur, si l’écologie ne se joue pas à l’intérieur de nous, elle sera inefficace à l’extérieur. C’est cela l’urgence aujourd’hui : devenir des Hommes. Au plus vite. Dans l’amour de Dieu.

 

«  La méditation - nous dit Nassim Haramein - est faite pour améliorer et augmenter la capacité de déplacer l’information depuis le vide jusqu’à Singularité individuelle. Il existe un lieu physique à l’intérieur de notre cœur et de sa Singularité. Notre cœur a une petite cavité, entre ses deux ventricules. Et cette petite cavité a le champ électromagnétique le plus important de tout notre corps ! Il peut être perçu et mesuré à plus de 2,5 m. C’est la batterie de la vie qui maintient notre cœur en fonctionnement.  Et quand on meurt, cette Singularité n’est plus présente, c’est sans doute une des raisons pour laquelle il y a une légère perte de poids qu’on ne peut justifier.
Chacun de nous littéralement est Dieu, Dieu s’explorant lui-même dans une Danse de Vie infinie. Notre unicité contribue ainsi pleinement à l’accroissement du Vivant.

Si vous dirigez toute votre attention vers la singularité (zone de calme) qui est en votre centre, toute l'information contenue dans l'Univers est à votre disposition car l'Univers est un champ unifié holofractographique scalaire infini où toute l'information est présente en chaque point (singularité). La zone de calme est aussi l'union du masculin et du féminin en chacun-e de nous:
 Le champ magnétique de notre coeur produit un double tore, une double spirale créative.

Vous attirez, créez, rejetez ce qui est autour de vous, nous dit Nassim Haramein. Vous pouvez aussi comprendre qu'en fonction de votre chemin, de vos pensées, de vos valeurs, de vos émotions, vous attirerez forcément autour de vous d'autres personnes qui sont sur le même chemin, qui ont des pensées, valeurs et émotions similaires... 
Ce n'est qu'en décidant de vous soigner que vous soignerez le monde autour de vous, d'abord votre monde immédiat, puis un monde plus large, et ainsi de suite. C'est une erreur de vouloir guérir le monde des fléaux qui l'habitent puisqu'en vous concentrant dessus, vous vous y attachez davantage... Si vous voulez vivre dans un monde libre, de paix, d'amour, de joie et de bonheur, alors faites-le déjà en vous, puis dans votre entourage immédiat, et ainsi de suite. Nous sommes l’univers qui fait l’expérience de lui-même...nous recevons en retour et en cadeau des intuitions, des prémonitions, des inspirations, des heureux hasards, des coïncidences et des synchronicités, ceci toutefois dans le respect du libre arbitre – le nôtre et celui des autres – et pour autant que l’environnement le permette.

Vous êtes le centre de l'univers qui observe l'univers depuis votre propre centre – nous dit Nassim Haramein. Où que vous choisissiez un point d'observation dans la fractale, ce point devient le centre d'où vous observez l'univers. Ce point devient le silence. Pourquoi le silence ? Parce qu'à ce moment-là, tous les tores de l'univers s'annulent.... Vous avez besoin d'un calme pour avoir un cadre de référence pour la rotation et c'est comme ça que se produit la singularité. Elle est le point au centre de votre expérience de l'univers, c'est le point de silence d'où vous observez l'univers. Peut-être serait-il bon d’agir dans le sens de la dynamique fondamentale de l’Univers en créant dans notre cœur une structure toroïdale en deux temps quand elle se courbe vers l’immobilité, elle est la confiance par le souffle expiré, ensuite quand elle entre en expansion, elle est la gratitude par le souffle inspiré un peu comme dans l’œil d’un cyclone ; le tourbillonnement est là où se trouve notre singularité ; au centre se trouve la quiétude et plus on l'atteint plus la dynamique tourbillonnaire du spin augmente autour de nous et avec elle l'inspiration ou l'influence autour de nous.
"Grandir, prospérer est inhérent à la dynamique du Cosmos, ce n'est pas juste un voeux pieux. C'est un but atteignable parce que c'est inhérent au cosmos. Notre rôle est de percevoir les formes-structures, les dynamiques et les principes que le grand champ, dont nous faisons partie, exprime pour y arriver, et baser nos perceptions, nos croyances et nos actions sur eux pour arriver à nous aligner harmonieusement avec les dynamiques inhérentes de la vie s'épanouissant dans le cosmos." Marshall Lefferts - Cosmometry.

>>>Petite précision<<<
Grandir et prospérer se fait en reliant le coeur et l'esprit: 
Le coeur -  ou 4e chakra - est le point central des énergies. Il constitue un véritable "pont" entre le plan physique de notre être (trois premiers chakras) et le plan spirituel (trois chakras suivants). Fondamentalement, il est ouvert ou fermé ! Il génère du positif et ne peut donner du négatif. L’amour n’y est pas charnel ou passionnel.  Il est bienveillance, bienfaisance et bientraitance. Il rayonne vers l’extérieur et il est plein de compassion. Il s'appuie sur notre cerveau moral qui nous apporte le sens de la justice, de la collaboration, de l'empathie, de la compassion, de l'altruisme et le refus de (se)faire souffrir. Relier le coeur à l'esprit, cela veut dire remplir sa Conscience de tout ce qui est bien, beau, bon, utile, agréable ou nécessaire, la remplir d’amour, de compassion, d’empathie, de positivité surtout.  Cela veut dire enfin s’ouvrir à une conviction intime qui soit la plus pure possible: Chacun de nous littéralement est Dieu, Dieu s’explorant lui-même dans une Danse de Vie infinie. 

Savez-vous - nous dit Thomas Benedict Mellen - ce qu’il y a de l’autre côté d’un Trou Noir ? Nous, notre galaxie, qui a été retraitée à partir d’un autre univers. Dans sa configuration d’énergie, elle ressemble à une fantastique ville de lumière. Toute énergie, de ce côté du Big Bang est lumière. Chaque sous-atome, atome, étoile, planète, même la conscience elle-même est faite de lumière et a une fréquence et/ou une particule. La Lumière est une substance vivante. Tout est fait de lumière, même les pierres. Donc tout est vivant. Tout est fait de la Lumière de Dieu. Tout est très intelligent.  Nous sommes une partie de la nature (du Principe, de la Matrice, etc.), de ce système vivant qui se recycle lui-même indéfiniment. Dans le toujours du Tout, la création se régénère elle-même. C'est sans début ni fin et il se crée des univers indéfiniment et simultanément.Dieu est le Grand Soi, la Conscience absolue.
       L'Enfer est un monde de misère humaine, d’ignorance, une éternité misérable dans la nuit de l’inconnaissance où les gens sont consumés par leurs propres chagrins, leurs traumatismes et leurs misères. 
       Tout découle du fleuve infini de la Vie, tout y retourne, et tout en renaît… «Souviens-toi de cela et ne l’oublie jamais : vous vous sauvez, vous vous rachetez, vous vous guérissez vous-mêmes. Vous le pouvez toujours. Vous le pourrez toujours. Vous avez été créés avec le pouvoir de le faire depuis avant le commencement du monde ».      
 C'est à travers notre Conscience cosmique que nous le pouvons; c'est Elle qui fait le lien avec le divin, l'espace-temps, la Conscience absolue. Mais c'est à travers le centre neuro-cardio-vasculaire du coeur que tout passe. Le cœur avec ses battements constituent l'oscillateur le plus puissant de l'organisme : son champ magnétique généré par l'activité électrique est le plus puissant de ceux produits dans l'organisme (500 fois plus que le cerveau), ce qui en fait un organe central chez l'être humain. Les nombreux oscillateurs biologiques de l'organisme vont se synchroniser sur cet oscillateur majeur qui va influencer toutes les molécules constitutives de l'organisme ainsi que les réactions chimiques dans lesquelles celles‐ci sont impliquées. Le cœur, via le  Système nerveux sympathique, est associé aux réactions de « combat / fuite », à  l’accélération du rythme cardiaque, à la contraction des vaisseaux sanguins, à la stimulation des hormones du stress (comme l’adrénaline ou le cortisol). Il dilate les voies pulmonaires, favorise la production et la libération du glucose, contracte les vaisseaux sanguins de la peau. Et par le Système nerveux parasympathique, il est associé aux réactions de calme et de relaxation, apaisant les battements cardiaques.

Le coeur est le canal par lequel nous échangeons de l'information avec la Source via les ondes gammas et scalaires, à travers aussi notre glande pinéale (le 3e oeil) qui fonctionne comme un émetteur-récepteur. Nous Lui disons en permanence qui nous voulons être et ce que nous voulons vivre...

Dans la Bible, le coeur, en hébreu lebh et synonyme lebhabh, apparaît 860 fois contre 160 fois pour en grec kardia. A l’exception près de quelques allusions à l’organe physique (29 fois), le mot coeur désigne l’homme intérieur au sens physique, intellectuel et psychologique. Ainsi, les termes modernes de caractère, personnalité, volonté, pensée, émotions captent quelque chose de la signification profonde de coeur dans son utilisation biblique.
L’utilisation néotestamentaire de kardia suit de près le sens et s’approche du terme moderne "personne" capable de raison, de compréhension, d'intelligence, de conscience, d'affection, de désirs, d'amour, d'inquiétude, de chagrin, de décisions,d’engagements, d'intentions bonnes ou mauvaises. La conversion jaillit du coeur, et représente la réponse de l’homme tout entier à l’appel d'En-Haut.
C'est à travers le champ magnétique du coeur que nous pouvons concilier 
la matrice d’eau au niveau du ventre, la matrice de feu au niveau de la poitrine et la matrice du crâne; concilier notre double nature humaine et divine en usant mieux de notre pouvoir de créer, d'attirer ou de repousser...

Identifier nos démons intérieurs et nos convictions erronées

sera en partie une tâche personnelle car elle va dépendre de nos conditionnements et de nos addictions qui sont spécifiques. Nous pouvons en revanche signaler ce qui devrait être abandonné:
>>> La définition d'un univers machine infernale à combiner les possibles en fonction de lois connues, d'autre encore à découvrir, du hasard et de coïncidences heureuses. Dans cette vison la vie est un accident de parcours imprévu et tout disparaîtra dans quelques milliards d'années. En réalité, l'Univers est VIVANT! Nous ne sommes pas seuls et abandonnés. Le TOUT AUTRE (Dieu Absolu) inaccessible se fait le TOUT PROCHE à travers notre Conscience cosmique (notre âme-esprit). En Elle, Dieu est une Source de force, de soutien, de réconfort et d'inspirations.
>>> La VIE est garantie: il y a plus que la Vie et la Mort à expérimenter dans l’Univers! La mort n'a pas le dernier mot. Notre mémoire sera vivante dans l'espace-temps.
>>> Nous vivons néanmoins sous la double emprise du désir mimétique d'une part qui nous place toujours en rivalité, en compétition ou en convoitise avec les autres et d'autre part sous l'emprise de nos besoins exagérés de sécurité, de confort, de pouvoir, de gloire, de jouissances et d'épanouissements personnels! On n'a qu'une vie, il faut donc en profiter! User pour y arriver de différentes stratégies en fonction des circonstances: utiliser la ruse, la contrainte, le chantage affectif, la dette imposée, la manipulation, le bluff, le mensonge, la séduction notamment. Tout est ramené à soi, à ma vie, mon confort, mon épanouissement, etc. Tout est égocentré. Et par conséquent tout est en luttes! Tout se vit sous l'emprise de l’ego et du mental. C’est donc « moi » contre « l’autre », « nous » contre « eux ». L’ego a besoin d’un conflit avec quelque chose ou quelqu’un. Cela explique pourquoi on recherche la paix, la joie et l’amour, sans pouvoir les tolérer très longtemps. Le mental humain, dans son désir de connaître, de comprendre et de contrôler, prend ses opinions et points de vue pour la vérité. Il dit : c’est ainsi que cela fonctionne. Tout cela nous tient en esclavage, dans des boucles de rétroactions négatives souvent conjuguées en frustrations- ressentiments- angoisses- colères -tristesses- hontes- dégoûts -soifs de vengeance- haines- addictions.

>>> Pour Maurice Bellet, l’ennemi, c'est la tristesse absolue, sans forme, sans mot ni visage, l’innommable. Elle est silence, communion avec l'en-bas. Déchéance - d'un être humain défait, méprisable, hors chemin, maudit – assimilée à la folie, la décrépitude, au crime, à la vie ratée, au mensonge. Rien n'est grandeur ni splendeur ; tout y est compulsion, obsession, haine, répétition de rite, chute et désespérance ; en tout premier lieu manque de cette première assurance qui devrait nous protéger de la haine et du goût de la destruction. L'en-bas campe dans la tristesse d'être, d'être là, qui je suis, de subsister sans remède. Cassure livrée aux émotions infernales, d'une irrépressible amertume qui contamine tout, sans que ça puisse se soigner.

Et il y a l'en-bas de l'en-bas traversé par la honte, la haine et la peur, toutes trois rapportées à soi. Ce lieu-là, il faut le traverser pour en sortir. Mais comment ? Il fascine en autant de « je ne peux pas m'en empêcher. » C'est la mort qui parle en toute horreur. Rien ne s'entend. Bête de l'abîme ou tout s'abîme. Pourrissement du cœur et de l'âme. Pas de miséricorde, donc pas de Dieu, juste un maître flou, champion de toutes les fureurs et férocités ; celles des incapables et des meurtriers besogneux qui veulent construire un monde-camp, un camp heureux où les humains ne sont que des pions interchangeables sur l'échiquier gigantesque d'un en-bas peint en rose, un camp sous anesthésie. Impossible de poser une vue simple et cohérente : l'horreur du monde a contaminé aussi les bienfaits et les progrès de la civilisation, comme par en-dessous.

La haine est affaire humaine : elle n'est pas chez les animaux ; elle veut la destruction par tous les moyens, pulsion indicible qui se ré-duplique en haine dans la haine, honte dans la honte, etc. Pour la guérir, il faudrait la dureté de la tendresse qui ne cède rien au pouvoir du meurtre. Une haine absolue de la mort, qui est amour envers tout l'homme et tous les humains. Il faut en quelque sorte un amour divin, pur et sans dégoût. Et un amour humain qui s'en rapproche. Jésus Christ en est la figure emblématique.

La mort, c'est moi qui écrase les autres
La mort, c'est toi qui étouffe l'autre
La mort, c'est lui qui empêche l'autre de s'exprimer, de vivre...
La mort, c'est nous qui refusons que les autres soient différents de nous.
La mort, c'est vous qui cataloguez, qui fichez l'autre et sa manière d'exister.
Mais la vie, c'est moi qui espère malgré les échecs
Mais la vie, c'est toi qui rencontre l'autre
Mais la vie, c'est lui qui respire la joie, l'amour
Mais la vie, c'est nous qui sommes réunis pour partager nos différences.
Mais la vie, c'est tout simplement vous tous qui possédez dans le coeur et dans les yeux la joie de vivre. 
Marie-Paule

>>>  La vie nous engage à aimer, elle ne fait que cela vraiment. Nous sommes invités d’en-haut à y consentir dans une complicité sereine, lucide et joyeuse. Nous vivrons dans ce retournement fondamental où la vie succède à la mort, à cette insurrection contre ce qui nous fait office d'évidences.  Non plus dans la logique marchande de la valeur ajoutée, pas plus dans l’obsession de l’avoir et du paraître. Encore moins dans une obéissance religieuse trop souvent extérieure et mensongère. Nous serons plutôt dé-fascinés, en désintoxication permanente, en ruptures signifiantes avec nos besoins et délires de puissance, de jouissances et de gloire ; en quête de cet au-delà à l’immanence qu’il nous est donné de vivre dans ce don - un presque rien - qui change tout: « La grâce est désormais, s’il est permis de risquer un paradoxe, la loi sous laquelle il nous est donné de vivre et de laquelle toute notre condition humaine reçoit ses impulsions et son style. Gratuité absolue, Amour inconditionnel de Dieu, elle est l’Amour qui libère l’homme pour l’Amour, la gratuité qui le libère pour la reconnaissance (C. Senft, Jésus de Nazareth et Paul de Tarse, éditions Labor et Fides 1985, p.97.).» Nous irons ainsi, sans rire ni pleurer, sans illusion ni mensonge, du côté d'une plus grande compréhension de la grâce.  « Accéder à la vie, à la liberté. ce n'est point voguer au sein d'idées sublimes et illimitées. C'est enfin être homme. sans plus. La toute puissance de la décision est un leurre. comme en témoigne la vanité de tant de résolutions et de contritions. Tout ce que je puis, c'est accepter ce que je suis, par ma condition humaine et ma propre histoire; l'assumer sans réserve et sans espoir vain et avancer sur un chemin que je ne peux tracer d'avance. Maurice Bellet » Accéder à la vraie vie consistera à concilier notre double nature humaine et divine avec l'aide et le soutien de notre Conscience cosmique par laquelle nous pouvons vivre en pécheurs-pardonnés et recevoir d'En-Haut ces merveilleux soutiens, ces moments d'intuition, d'inspiration, de prémonition, ces coïncidences, ces heureux hasards et ces synchronicités qui nous disent que nous sommes dans la bonne direction, en bonne voie et en bonnes grâces.
L'En-Haut nous encourage à instaurer pour toutes et tous la paix, la sécurité, le pain quotidien, les relations fraternelles dans des institutions justes.
L'En-Haut se vit et se partage dans le soin mutuel librement consenti, dans le respect mutuel, le non-jugement, la non-ingérence et la non-violence. 
Dans une saine perspective chrétienne, nous dirons avec le poète Georges Haldas: « Cette vie de résurrection telle qu'elle est ouverte par le Christ, commande une manière d'être qui se prépare maintenant en choisissant de vivre une vie de relations marquées par l'anti-puissance, par l'anti-meurtre, par une manière de vivre bénéfique pour autrui. » 

 Gageons que l'En-Haut peut se vivre de bien d'autres manières encore...

  

       

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