La compassion, la miséricorde et le calme mental
Que faut-il entendre par compassion ?

Les dictionnaires usuels sont plutôt laconiques : ils évoquent généralement le sentiment de pitié pour le malheur d’autrui. Parfois, la définition s’étoffe un peu. « La compassion est l'attitude qui consiste à partager la souffrance des autres, à être attentif face à la douleur de son prochain, à partager ses peines. Autrement dit, la compassion est le fait pour un individu d'être pour son frère, un réconfort surtout après un malheur (http://www.francetop.net/). »

Pourtant, cela reste des définitions somme toute très vague et surtout peu en phase avec les enseignements des grandes traditions religieuses. Cette notion est centrale dans l’Islam : un vrai musulman se doit d’avoir envers toute la création et ses créatures le même amour qu’il éprouve envers Allah. La solidarité envers les pauvres est pratiquée. Le profit bancaire n’est pas encouragé, etc. La compassion est aussi une pratique recommandée dans les autres religions monothéistes ou dans la tradition bouddhiste. Elle découle de la paix intérieure, de l’amour et du pardon, dirigés vers soi-même et vers les autres.

Sous sa forme laïque

« Le concept de compassion envers soi-même s'est développé et popularisé ces dernières années sous l'influence notamment d'un courant d'intégration de certains aspects de la philosophie bouddhiste à la psychologie cognitive et en particulier d'intégration de l'approche dite de pleine conscience à la psychothérapie cognitive.

Selon le modèle développé par Kristin Neff et adopté par plusieurs chercheurs du domaine, la compassion envers soi-même dans les situations de difficulté, implique trois composantes:

La bienveillance envers soi-même

Être chaleureux(se) et compréhensif(ve) envers soi-même dans les moments douloureux, d'échec ou de sentiment d'être inadéquat(e), plutôt que d'ignorer les difficultés ou de se critiquer négativement.

Les personnes compatissantes envers elles-mêmes reconnaissent qu'être imparfaits, vivre des échecs ou des difficultés est inévitable. Elles ont alors tendance à être bienveillantes envers elles-mêmes dans ces situations plutôt que de ressentir de la colère. Une plus grande sérénité en découle. Lorsque cette réalité est niée ou combattue, la souffrance augmente sous forme de stress, de frustration et d'autocritique.

La reconnaissance de son humanité

Reconnaître que la souffrance et l'échec personnel fait partie de l'expérience partagée par l'humanité.

La frustration par rapport au fait que les choses ne se produisent pas comme désiré est souvent accompagnée d'un sentiment irrationnel d'isolement, d'être seul(e) à vivre ces situations. Reconnaître que l'on est humain est aussi reconnaître que les pensées, les émotions et les comportements sont affectés par des facteurs «externes» tels que l'histoire parentale, la culture, les facteurs génétiques et environnementaux, ainsi que par les comportements et les attentes des autres. Cette reconnaissance aide à être moins critique sur ses faiblesses personnelles.

La pleine conscience

Observer les pensées et les émotions négatives telles qu'elles sont, sans essayer de les nier ou de les supprimer, et sans les juger.

Le fait de relier ses propres émotions et pensées à la nature humaine aide à percevoir sa propre situation dans une plus large perspective. Cette observation aide à ne pas se sur-identifier à ses pensées et émotions, ce qui prévient d'être emporté(e) par une réactivité négative, favorisée par un focus étroit et une rumination des émotions négatives.

Dans une étude publiée en 2009 dans le Journal of Personality, Kristin Neff et Roos Vonk ont comparé la compassion envers soi-même à l'estime de soi. Il s'avérait que la compassion prédisait des sentiments plus stables de valeur personnelle que l'estime de soi et était moins dépendante des circonstances. Elle était aussi notamment moins liée à la comparaison sociale, aux soucis de l'apparence et à la fermeture d'esprit.

Des études ont associé la compassion envers soi-même à la santé psychologique: des niveaux élevés étaient liés à une plus grande satisfaction générale, à l'intelligence émotionnelle, aux liens sociaux, à l'atteinte d'objectifs, ainsi qu'à moins d'auto-critique, de dépression, d'anxiété, de rumination, de perfectionnisme, de buts de performance et de troubles des comportements alimentaires. » (Source : http://www.psychomedia.qc.ca/attitudes/2011-03-08/trois-composantes-de-la-compassion-envers-soi)

Ce constat est également fait par le Dalaï-lama : « L’affection est un facteur essentiel à un développement correct. Les scientifiques ont fait des expériences avec des bébés singes. Ceux qui étaient accompagnés de leur mère étaient toujours joueurs et ne se battaient qu’en de rares occasions. Ceux qui étaient séparés de leur mère étaient souvent tendus, malheureux et se battaient souvent. Donc, la croissance est liée à l’affection des autres. D’après la médecine scientifique, il est établi que plus nous pratiquons la compassion, moins nous sommes stressés et anxieux et plus notre esprit est en paix. Nous avons une meilleure circulation sanguine et notre tension artérielle diminue. Dans certains cas, le système immunitaire devient plus résistant. Par contre, la colère et la haine constantes dévorent notre système immunitaire. Donc, la compassion et le pardon sont très utiles pour une bonne santé et pour une longue vie (http://www.berzinarchives.com/web/fr/archives/approaching_buddhism/world_today/religious_harmony_compassion_islam.html). »

Dans la tradition bouddhiste

« L’amour, c’est de souhaiter que tous les êtres soient heureux et obtiennent les causes du bonheur.

La compassion, c’est de souhaiter que tous les êtres ne soient plus malheureux et soient libérés des causes de la souffrance.

Il est naturel d’éprouver de l’amour et de la compassion envers la personne que nous chérissons le plus, comme notre mère (ou la personne qui nous a élevé), qui est l’exemple même du don de soi.

Ne nous a-t-elle pas donné la vie et ne s’est-elle pas sacrifiée maintes fois afin que nous puissions devenir un homme ou une femme, en bonne santé et indépendant ? Celle-ci n’a pas seulement été notre mère dans cette existence, mais un nombre incalculable de fois dans les vies passées et elle nous a toujours aimé et protégé avec une tendresse infinie. Dans son immense sagesse, le Bouddha a vu que tous les êtres avaient été nos parents dans une vie ou dans une autre et, à chaque fois, nous avaient témoigné autant d’attention que ceux de cette vie. C’est pour cette raison même que nous devons les chérir sans aucune exception et sans espoir de retour ou de gratitude.

D’abord, nous pouvons nous exercer à cette bienveillance avec toutes les personnes qui nous sont les plus proches ; puis, envers toutes nos relations sociales ou professionnelles. Progressivement, notre capacité d’embrasser davantage d’êtres s’étendra à notre région, notre pays, notre continent, notre monde et à tout l’univers sans aucune discrimination raciale, religieuse, nationale, sexuelle ou autre.

De même que le soleil ne choisit pas de briller sur une partie du monde et non sur une autre, mais illumine tout ce qui se présente devant lui, ainsi faut-il développer cette ouverture du coeur sans partialité ni jugement. Dénué de motivation égocentrique, le pratiquant spirituel authentique ne préfère pas certains individus à d’autres et ne fait même plus de distinction entre amis et ennemis. Pour celui qui perçoit la vérité ultime, tous les êtres sont dignes d’attention et de respect.

Il est toutefois impossible d’avoir un amour et une compassion parfaitement purs avant d’avoir développé une certaine estime et connaissance de soi-même. Il est donc indispensable d’effectuer un travail spirituel sur soi avant d’aller aider les autres ou, tout au moins, de s’améliorer tout en leur portant simultanément secours.

« Celui qui, à travers l’expérience de ses propres souffrances désire mettre fin à celles d’autrui, est le meilleur des êtres » est-il dit dans le Dharma. »

http://www.temperance.com/pnl-hypnose-psychotherapie/L-Amour-et-la-Compassion.html

"La Signification de la Compassion : Les Enseignements de Lady Quan Yin à travers Celia Fern

Beaucoup de gens interprètent la compassion en termes émotionnels, traduisant cela comme un sentiment de pitié, charité ou de gentillesse. Mais ce n'est pas ça 

La Compassion veut dire voir avec le Cœur, ou voir avec des sentiments. Le Cœur n'est pas le centre des émotions mais il est plutôt la place de l'Amour Universel à l'intérieur de l'Être Humain. C'est la place de l'Intuition et de la Connexion Spirituelle. Les émotions associées au Cœur sont la Joie, l'Unité et la Béatitude. Donc voir avec le Cœur veut dire être capable de voir l'Unité que nous partageons avec les autres, et par cette découverte, sentir le ravissement de la Source Universelle à l'intérieur de nous-mêmes, par la connexion et le service.

Donc, le service basé sur la Compassion n'est pas " aider " ou même " enseigner " mais plutôt un " partage " reposant sur la joie de l'expérience humaine ordinaire.

Ça peut être appelé " guérison" puisque ça réveille chez l'autre un sentiment d'humanité et d'unité partagées au sein de la famille humaine.

Voir avec Compassion signifie voir la Joie.

Si quelqu'un ou quelque chose apporte la joie, l'allégresse, la paix, l'amour et la sérénité, c'est ressenti par le Cœur.

Cependant, si vous faites l'expérience de la tristesse, de la douleur ou du chagrin, alors vous ressentez avec vos émotions. Ce sont des états illusoires produit par l'ego, qui ne peut pas comprendre le concept de l'Unité. Ils ne sont pas réels.

Seul l'Amour Universel est réel.

Mais sur votre planète, nombreux sont ceux qui pensent que la Compassion c'est " aider " ceux qui ont moins de chance.

Et bien que ce travail soit des plus admirables, il est considéré comme Charité et ne possède pas le sens fondamental du Service de la Compassion.

Votre planète est complètement adonnée aux états de douleurs, de tristesse et de chagrin. Vos nouvelles sont remplies de désastres et de morts, donc vous confondez les réponses émotionnelles de pitié et de solidarité avec la Compassion.

Chers Bien Aimés, comprenez que la Compassion est un Service Spirituel. C'est trouver la Joie et la Paix à l'intérieur de vous-même et les passer à ceux qui vous entourent.

Cela veut dire que vous devez abandonner vos addictions aux souffrances, aux désastres et aux drames de la douleur.

Ne les créez pas dans votre vie et ne les soutenez pas dans la vie des autres.

Plutôt - Concentrez vos Cœurs de Compassion sur l'apport d'énergies positives et sur le Message de l'Espérance et de l'Unité vers tous ceux que vous rencontrez.

C'est cela la Compassion !

La Nouvelle Terre aura ses fondements dans la compréhension de la Compassion. Sur l'expérience de cette vérité - que seul l'Amour est réel et que seul l'Amour et le Partage sont des expériences valides et vraies. "http://lumiere-energieamour.forumzen.com/t1657-la-signification-de-la-compassion

Qu’en est-il dans la tradition biblique ?

La tradition catholique dira  volontiers : « La compassion, c'est le Coeur de Jésus en action.

Le mot compassion vient du latin, « cum-patire », « souffrir, éprouver avec ». « Pleurer avec ceux qui pleurent » : la première attitude est de communier à la souffrance de la personne, partager son état, la rejoindre où elle est.

La compassion tire sa grandeur de celle de l’amour qui la produit. C'est en somme l'humilité en action qui réclame du respect, de la douceur, de la patience et de la gratuité. Elle sera celle de Jésus-Christ envers les malades; ses nombreuses guérisons d'infirmes de toute sorte (cf. Mt 4,24) sont un signe éclatant de ce "que Dieu a visité son peuple" (Lc 7,16) et que le Royaume de Dieu est tout proche. Jésus n'a pas seulement pouvoir de guérir, mais aussi de pardonner les péchés (cf. Mc 2,5-12): il est venu guérir l'homme tout entier, âme et corps; il est le médecin dont les malades ont besoin (cf. Mc 2,17).                                                                      

Sa compassion envers tous ceux qui souffrent va si loin qu'il s'identifie avec eux:

« Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli,  nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir.  Alors les justes lui répondront: Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer, étranger et de t'accueillir, nu et de te vêtir,  malade ou prisonnier et de venir te voir? " Et le Roi leur fera cette réponse: En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait (Matthieu 25). »

Son amour de prédilection pour les infirmes n'a cessé, tout au long des siècles, d'éveiller l'attention toute particulière des chrétiens envers tous ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur âme (http://www.emmanuel.info/rubriques/au-service-de-tous/vivre-la-compassion). » La compassion christique se veut un élan de solidarité, main tendue envers celles et ceux dont la survie ou l'existence même est menacée.

La compassion, un don de Dieu ?


Pour Lytta Basset, «  si la compassion est bien la forme incandescente de l’amour, on peut dire qu’elle se tient au cœur de toutes les grandes religions, et probablement de toute philosophie humaniste. Quelles que soient les divergences doctrinales, la multiplicité des pratiques et la diversité des anthropologies propres à chacune, on finit toujours par se retrouver lorsqu’il s’agit de la relation interpersonnelle : l’être humain dans sa vulnérabilité, son dénuement, sa souffrance semble pouvoir mobiliser en tout croyant — en tout humaniste — le meilleur de lui-même, lui révélant des trésors de sollicitude insoupçonnés.

Mais pourquoi s’intéresser à la compassion au lieu de s’en tenir au précepte bien connu de l’amour ? C’est qu’il y a dans la compassion quelque chose d’imprévisible, d’irrépressible, d’inconnu même : on est « pris de compassion »… Par qui ? « Qu’est-ce qui nous prend ? » Qui nous prend ? Nous n’avons pas été consultés. Nous sommes pris… au dépourvu. Un courant, venu d’Ailleurs, s’établit avec autrui, que nous n’avions pas programmé et qui peut même nous irriter. Une telle expérience touche au plus intime de la vie spirituelle la moins égocentrée : cela vaut la peine d’y réfléchir.

La prévention contre la compassion se met en place dans la foulée d’une expérience négative : « On ne m’y reprendra plus ! ». Le soupçon est le même que pour l’amour dans ses expressions les plus simples : l’autre va en profiter, je dois donc me protéger contre la perversion ; ou bien l’autre se complaît dans le rôle de victime, alors j’évite de m’investir ; ou encore l’autre ne mérite pas l’amour, encore moins la compassion, je ne vais pas me laisser attendrir ! Mais là où l’on s’est fermé à l’amour — pour d’excellentes raisons, souvent —, il arrive que la compassion, elle, se fraye un chemin. Comment s’y prend-elle ? Comment parvient-elle à faire tomber les résistances à la fois psychiques et spirituelles ? Il convient au préalable de les repérer et de les nommer.

En outre, il faut mentionner un lourd héritage : la tradition chrétienne a trop souvent prôné la compassion pour les malheureux au détriment du combat pour la justice. On cantonnait le « royaume des cieux » dans l’au-delà, en pervertissant la première béatitude : « Heureux les pauvres car le royaume des cieux est à eux » — notre amour et notre prière pour vous sont de tout repos puisque de toute façon votre récompense vous attend là-Haut. Voilà pourquoi on rejetait la compassion il y a quelques décennies : on y voyait le moyen utilisé par certains pour empêcher autrui de se battre et d’accéder à la justice. La compassion opium du peuple, en somme ! Ainsi le héros d’un roman de Dostoïevski s’interdit la compassion qu’il considère comme une faiblesse susceptible de renforcer la soumission à un ordre social injuste.

Il s’agit donc de repérer à quel moment la compassion est utilisée comme prétexte pour ne rien changer : « Votre situation de dénuement est votre ascèse ! ». L’approche bouddhiste de la compassion peut apporter un éclairage important : comment le bouddhisme intègre-t-il son idée d’accepter les choses comme elles sont à sa vision d’une compassion qui, elle, change les choses ? Et comment peut-il concilier son invitation au détachement avec l’importance qu’il accorde à la compassion envers tous les êtres ?

Une compassion agissante, telle est bien la fine fleur de notre héritage juif. La Bible hébraïque, et le judaïsme dans son ensemble se méfient des belles déclarations : la compassion, comme la justice, la vérité, etc., n’a tout simplement aucun contenu sans les actes qu’elle génère ou inspire. Elle est inséparable du respect pour autrui, de la lutte pour sa dignité et ses droits. C’est à ses fruits que l’on voit son origine divine. Dans le Talmud, on la voit émerger du terreau fertile du combat pour la justice.

On retrouve dans les évangiles le même accent sur la fécondité visible de la compassion. Mais par rapport aux notions de pitié, de miséricorde, de charité — mots qui figurent également dans les textes —, la compassion apparaît comme quelque chose de tout à fait spécifique, qui se dit exclusivement avec un verbe – « être pris aux entrailles » — et qui se dit exclusivement de Jésus. Il s’agit donc de cerner une telle spécificité, de voir pourquoi on ne peut ni contraindre ni même exhorter à la compassion. Il se pourrait qu’on touche là à l’identité — au fondement de toute éthique : qui suis-je pour être pris-e ou ne pas être pris-e de compassion ? Dans la mystique chrétienne orientale, ne dit-on pas qu’ « aimer son prochain comme soi-même », c’est essentiellement aimer son prochain comme étant une partie de soi-même — la partie « christique », en somme ? »
Source : http://www.lachairetlesouffle.org/spip.php?article22

Être pris aux entrailles

Ce verbe se retrouve douze fois dans les évangiles, uniquement en rapport avec Jésus. Ainsi :

En Mt 9,36, 14,14 et Mc 6,34, Jésus et pris aux entrailles pour les foules qui sont comme des brebis sans berger. En Mt 15,32 et Mc 8,2, il est pris aux entrailles pour la foule auprès de lui depuis trois jours, et qui n’avait rien à manger. En Mt 18,27, ce mot est utilisé dans la parabole du débiteur impitoyable : le roi libère le serviteur et lui remet sa dette. En Mt 20,34, Jésus est pris aux entrailles par la demande de guérison d’un aveugle. En Mc 9,22, c’est un père qui demande à Jésus d’être pris aux entrailles pour son fils épileptique. En Luc 7,13, Jésus est pris de pitié pour une femme veuve dont l’unique enfant vient de mourir. En Luc 10,33, c’est le bon Samaritain qui est pris aux entrailles en voyant l’homme blessé gisant à terre. En Luc 15,20, c’est le père qui est pris de pitié en voyant  son fils revenir à la maison.

Ces différentes illustrations montrent toutes une miséricorde suivie d’effet : ce n’est pas juste un sentiment, une émotion sans lendemain. Et ce n’est pas un hasard. En effet, être pris aux entrailles renvoie au Dieu de miséricorde, compatissant, lent à la colère et riche en bienveillance de toutes sortes, à celui qui fait lever son soleil sur les bons comme sur les méchants et pleuvoir sur les justes et les injustes, comme disait Jésus. La miséricorde, c’est l’amour accordé gratuitement sans condition ni obligation préalable. Elle renvoie à l’amour inébranlable de Dieu (la Hesed en hébreu), à sa fidélité et à sa grâce agissante, qui fit jadis par exemple sortir le peuple d’Israël d’Egypte ou ramener à Jérusalem les captifs prisonniers à Babylone. C’est à l’évidence parce que nous sommes bénéficiaires de la miséricorde divine, que nous sommes appelés à la pratiquer en retour. Jésus dira aux  Pharisiens hypocrites de son temps : "Malheur à vous parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qu’il y a de plus important dans la Loi: le droit, la miséricorde et la fidélité" (Mt 23.23). La miséricorde apparaît dans la liste des dons dans Rom. 12.8: "Que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie". Tous les croyants sont appelés à "se revêtir d’entrailles de miséricorde" (Col 3.12) c’est-à-dire à manifester les sentiments de leur cœur, selon ce qui est dit dans les Béatitudes : "Bienheureux les miséricordieux, car il leur sera fait miséricorde" (Mt 5.7).

Manifestement, tout est centré sur ce Dieu de miséricorde, compatissant, lent à la colère et riche en bienveillance de toutes sortes, et tout en découle, y compris l’invitation au pardon. C’est à nous qu’il incombe d’être dans une juste relation avec le divin, avec nous-mêmes et avec nos prochains. En étant cependant conscients que Dieu seul est bon, grand, saint, parfait, entier, etc. Tout découle en somme de la Source…Mais nous pouvons lui ressembler modestement, éprouver avec Lui la Vie véritable:

Dieu seul peut donner la foi

Mais tu peux donner ton témoignage

Dieu seul peut donner l'espérance

Mais tu peux rendre confiance à tes frères

Dieu seul peut donner la paix

Mais tu peux semer l'union

Dieu seul peut donner la force

Mais tu peux soutenir un découragé

Dieu seul est le chemin

Mais tu peux l'indiquer aux autres

Dieu seul est la lumière

Mais tu peux la faire briller aux yeux de tous

Dieu seul est la vie

Mais tu peux rendre aux autres le désir de vivre

Dieu seul peut faire ce qui paraît impossible

Mais tu peux faire le possible

Dieu seul se suffit à lui-même

Mais il préfère compter sur toi.

Prière d'une équipe de "Campinas" au Brésil. L'apport de lumière est la dynamique fondamentale.

 

Une étrange simplicité

Le patriarche Athénagoras, chef suprême de l’Eglise orthodoxe grecque, décédé il y a quelques années, disait : « La guerre la plus dure, c’est la guerre contre soi-même. Il faut arriver à se désarmer. J’ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible. Mais je suis désarmé. Je n’ai plus peur de rien, car l’amour chasse la peur. Je suis désarmé de la volonté d’avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres, je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses. J’accueille et je partage. Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets. Si l’on m’en présente de meilleurs, ou plutôt non, pas meilleurs, mais bons, j’accepte sans regret. J’ai renoncé au comparatif. Ce qui est bon, vrai, réel, est toujours pour moi le meilleur. C’est pourquoi je n’ai plus peur. Quand on n’a plus rien, on n’a plus peur. Si l’on désarme, si l’on se dépossède, si l’on s’ouvre au Dieu-Homme qui fait toutes choses nouvelles, alors Lui efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible. »

Simple, non ? Et pourtant si difficile…Quoique ! Une histoire exemplaire dit nous dit comment revenir à la Vie véritable :

Un vieux moine honnête pressentit que ses derniers jours étaient venu, et se prépara à rencontrer son créateur. Quand il arriva aux portes du Paradis, il frappa et attendit que la porte majestueuse s’ouvre, mais elle resta fermée. Il revint tout triste au couvent et pensa : « Tu dois jeûner plus intensivement, prier plus ardemment et demeurer encore plus longtemps silencieux ».

     Chagriné, il revint une année plus tard devant la porte céleste et frappa à nouveau. Rien ne se passa. « Qu’ai-je fait faux, pensa-t-il ? Peut-être est-ce dû au fait que je suis resté entre les quatre murs de ma chambre sans avoir rencontré aucun humain ? » Notre homme se rendit alors avec un acharnement infatigable d’une place de marché à l’autre, et dès qu’il rencontrait quelqu’un, il se mettait à prêcher en disant : « Repentez-vous, changez de vie, faites pénitence ! Sinon, vous ne pourrez éloigner le jugement de Dieu ! » Plein d’espérance, le moine retourna après une année à la porte céleste, sûr d’être admis. Il frappa à nouveau et attendit. Rien ne se passa. Il se dit alors en se frappant la tête : « Je n’ai fait que prêcher en laissant de côté le service du prochain. » Il se fit alors engager comme soignant dans un hôpital. Il s’occupa avec beaucoup de tendresse de toutes les personnes dont il avait la charge et les soigna avec une volonté de fer durant toute une année. Plein d’espoir, il retourna à la porte céleste, frappa et frappa encore, mais rien ne se passa.

     Il s’assit tout triste et tout étonné à côté de la porte. Il n’en pouvait plus. C’est alors qu’une voix d’enfant sortie d’un tas de sable lui cria : «Viens m’aider ! Je voudrais creuser un tunnel, mais tout s’écroule toujours ». Le moine se réjouit de l’affection de l’enfant qui lui demandait de l’aide, et oubliant tout, il se mit à jouer avec lui. Il oublia son étonnement et son dépit, même sa quête, jusqu’à ce que l’enfant  s’écrie : « Regarde comme c’est beau ! » Il regardait le soleil flamboyant se coucher à l’horizon comme s’il sombrait dans la mer et il pensa : « Oh ! Dieu, ton univers est si beau ! » Et il mesura combien son cœur s’était éloigné de toute reconnaissance. C’est alors que la porte du ciel coulissa sur ses gonds. Le moine sut alors qu’il pouvait entrer au paradis.

Pour être pris aux entrailles, il faut désarmer, se déposséder, s’ouvrir à l’Amour dans la reconnaissance. La compassion peut alors rejoindre cette miséricorde divine, et elle peut couler à travers nous. Elle peut même nous bonifier, nous sanctifier et nous régénérer. Nous aider à sortir de la pesanteur de l’ego, de nos quêtes de gloire, de jouissance, de pouvoir et d’argent. C’est le chemin et le but tout en simplicité qui réclame néanmoins un travail réel sur soi-même. Un travail de lucidité s’entend, car la volonté de maîtrise reste tapie dans l’ombre avec le besoin de reprendre la main, de nous faire replonger dans des fascinations narcissiques et obsessionnelles. La pratique du vide mental, ou plutôt celle du calme mental peut nous aider à trouver un juste équilibre, et même à nettoyer ce qui s’est enraciner dans la peur, la tristesse ou la colère pour atteindre une paix physique et psychique indispensable. Sans elle, rien ne peut se passer.

Un dés-encombrement  nécessaire

Nous retrouvons l’écoute de soi-même prônée par Maurice Bellet. J’aime ce toilettage nécessaire. Il porte en lui la conviction intime d’une réconciliation nécessaire avec la dynamique de notre corps-esprit biologiquement conditionné dans lequel se sédimentent nos peurs, colères et tristesses. Le regard intérieur accueille sans juger ni maudire. Il fait place à nos ombres et lumières en toute lucidité et en toute amitié, en une grâce bienveillante, ou comme on peut le dire encore dans une lucidité sereine et une sérénité lucide. Notre corps n’est-il pas un merveilleux véhicule ? Il n’y a pas ici de dichotomie. Aucune nécessité de se vider de tout jusqu’au néant. Il s’agit simplement de traiter la négativité jusqu’à ce qu’elle ne nous domine plus. En la laissant surgir, en la laissant être ce qu’elle est – souvent une erreur d’adaptation ou d’interprétation -, nous évitons de lui donner vie et puissance en la refoulant. Elle vient au contraire en pleine lumière comme si elle avait fondamentalement le droit d’être ce qu’elle est. Et cette reconnaissance est indispensable. L’étape d’après consiste à laisser venir Qui et Ce que nous voulons être en prenant appui sur le Futur,  sur l'Aide divine (intuition, inspiration, prémonition, heureux hasard et synchronicité) que nous recevons si - et seulement si - l'environnement et les personnes concernées le permettent: ici, rien ne se fait sans nous, contre nous ou par mégarde. Le divin nous respecte infiniment... 

Bilan provisoire

La compassion, la miséricorde (ou bienveillance) et le calme mental sont intimement liés. Il s’agit d’entrer dans la bienveillance envers soi-même, en nous dés-encombrant des nos ombres et de nos négativités, de les embrasser avec amour pour que renaisse notre humanité, ceci en pleine conscience, en sachant que nous aurons besoin de la Hesed, de la grâce divine. Non seulement cette démarche est bonne pour notre santé physique et psychique, mais elle ouvre un espace de  guérison insoupçonné pour soi-même et pour les autres. Elle nous libère des causes de la souffrance, de la tristesse de la douleur ou du chagrin, qui sont des états illusoires produits par notre ego. S’en dés-encombrer est une nécessité, car seuls l’Amour et le partage sont réels. Nous pouvons les atteindre dans le non-jugement et la pleine conscience (la lumière intérieure) : nos peurs, tristesses, colères, traitées avec respect, douceur, patience et gratuité, peuvent guérir avec l’aide de la Source. C’est une dimension qui touche le cœur en révélant la partie christique de chacun de nous. Pour être efficace, la compassion ne saurait être de notre fait : elle découle directement du Dieu de miséricorde, compatissant, lent à la colère et riche en bontés, en cette deuxième Causalité si bien mise en évidence par Philippe Guillemant. Nous aurons besoin pourtant de nous libérer de nos volontés de maîtrise, de nous focaliser, sur nous-mêmes et sur les autres, de manière désintéressée, sans intention, sans attachement, sans jugement, en complicité avec la Source par qui tout est et advient. C’est la garantie d’une relation de non-dépendance, d’un état de paix qui coupe court à tous les jeux – et enjeux – de pouvoirs humains. L’Amour est ici posé d’une part comme juste relation au Tout, principe et origine de l’Univers, auquel nous pouvons avoir part en tant qu’observateurs-acteurs- capteurs du divin, et d’autre part comme cette lumière intérieure qui vient nous guérir. C’est la Clarté d’En-Haut, la Joie imprenable qui se nourrit de la conviction intime d’être dans le vrai et le juste. Nous ne serons pas pour autant totalement libérés de l’obscurité de l’En-Bas : si c’était le cas, cela voudrait dire que nous serions parvenus à nous libérer de la pesanteur de l’ego et du mortifère jusqu’au plus profond de notre être, jusqu’en sa dimension inconsciente. De manière plus réaliste, il convient d’affirmer, sans en faire un drame, la coexistence de ces deux dimensions en nous-mêmes ; et donc, de réaliser à quel point notre identité de croyant est tragi-comique. Nous voilà dans les mots de Luther à la fois justes et pécheurs. Capables de prendre la mesure du remplissage consumériste – comique dans la mesure où nécessairement un besoin  en chasse un autre - et à mêmes de nous distancer de l’illusion de vouloir nous auto-suffire – tragique quand elle veut se passer, se couper de la Source. Mais nous pouvons aussi faire un pas de plus. En effet, en notre dimension tragi-comique d’observateur-acteur- capteur de l’Univers, nous ne sommes plus sous la coupe d’une quête de liberté, de maîtrise ou de sainteté pour réussir notre vie, car nous savons désormais que cela ne dépend pas uniquement de nous-mêmes. Le sachant, nous pouvons entrer en amitié avec notre corps-conscience biologique, embrasser avec amour ses ombres et ses négativités pour l’en libérer avec l’aide de Dieu. N’est-il pas alors bon d’être né ? Préférable de naître encore et encore à la Clarté, loin de nos scénarii intérieurs et autres fantasmes compensatoires ? Le prophète Esaïe disait : « Car ainsi parle le Seigneur DIEU, le Saint d’Israël : C’est en faisant demi–tour et en vous reposant que vous seriez sauvés, c’est dans la tranquillité et la confiance que serait votre force (Esaïe 30:15). » Cette tranquillité confiante vécue en toute conscience peut faire des miracles, même face à la barbarie. Une femme est allée au bout de cette conviction ; dans son journal Etty Hillesum, déportée par les nazis au camp de Westerbork écrit qu’elle veut « venir en aide à Dieu (p. 169), c’est-à-dire qu’elle s’efforce, « sur le fil du rasoir », de maintenir le visage de l’individu et de sauvegarder de la sorte l’idée de la vie belle.

« Pour humilier, il faut être deux. Celui qui humilie et celui qu’on veut humilier, mais surtout : celui qui veut bien se laisser humilier. Si ce dernier fait défaut, en d’autres termes si la partie passive est immunisée contre toute forme d’humiliation, les humiliations infligées s’évanouissent en fumée. Ce qui reste, ce sont des mesures vexatoires qui bouleversent la vie quotidienne, mais non cette humiliation ou cette oppression qui accable l’âme. » (Journal, p. 132). Source : http://temporel.fr/A-propos-d-Etty-Hillesum.

Amen (C’est la vérité).

 Oser le changement

Il y a bien un demi-tour à faire comme le réclamait le prophète Esaïe, si possible dans le calme mental, la confiance et la reconnaissance. Cela concerne avant tout notre ego.  Il se contente de comparer et de mettre en perspectives tout ce qui est, ou a été, en profilant le meilleur choix possible, ou ce qui doit être craint, évité. La plupart du temps, nous suivons ses propositions qui nous confortent dans un savoir-faire et un savoir-être, du moins tant que la situation ne met pas en danger l’estime de soi ou le risque d’échec par exemple. Nous pouvons, dans ce dernier cas, avoir des réactions d’amour-propre qui vont, en auto-défense, se traduire par la susceptibilité, la prétention, la vantardise, etc. Nous voilà vulnérables, réactifs, souvent agressifs ou violents ! C’est là que la spiritualité est appelée à fonctionner comme une seconde nature. Etty Hillesum parlait à juste titre d’une immunisation de l’âme, un pouvoir qu’elle a mis en pratique dans des conditions extrêmes. Ici, le pouvoir de la foi redéfinit autrement la place de l’ego et du « Je » désormais face à un « Tu » divin. L’estime de soi ne se joue plus simplement devant  les humains, dans l’instance du monde, et si nous y sommes, nous ne lui appartenons plus entièrement. Nous sommes dé-fascinés. Non pas désabusés ni découragés ! Simplement, nous aspirons à être citoyens de l’Univers. Ouverts à ses bienfaits comme à son infinie complexité. Nous n’avons plus la prétention de nous auto-suffire. 

Dès lors, comme l’a si bien dit Maurice Bellet, la fonction Dieu renvoie à la réalité ultime insaisissable dont la construction des savoirs, nos connaissances ne sont qu’une lacune dans notre ignorance, une approximation qu’il convient cependant de transmettre et de partager. Ici la pensée critique est appelée à défaire l'homme de ses prétentions et de son assurance béate. L’unique affaire est que ce chemin de vérité demeure délié des objectivations qui classent, fixent et enferment.

" Être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres."

Encore serait-il bon d’agir dans le sens de la dynamique fondamentale de l’Univers à toutes les échelles, de rechercher cette 'paix', mais aussi tranquillité, sécurité, bien-être, santé, satisfaction, contentement, réussite, consolation, réconfort,  en créant, dans notre propre champ énergétique, dans la structure toroïdale se courbant vers l’immobilité, vers la singularité de notre cœur, un peu comme dans l’œil d’un cyclone. 

Le repentir est le premier don de Dieu sur le chemin de la guérison, aspiration à une vie plus haute, à une spiritualisation. Par lui, la conscience va s'ouvrir, s'élargir et deviendra apte à écouter, accueillir la Parole qui convient à la croissance intérieure pour la guérison de notre mental conditionné.

La grande rupture avec le monde n'est pas au moment de la mort corporelle mais au moment où l'homme accepte la réalité de la Présence de Dieu avec lui. À cet instant, l'Emmanuel (" Dieu avec nous ") naît dans le coeur, unit les deux natures (divine et humaine) séparées et opère une re-création de tout l'être.

Nassim Haramein nous invite à pratiquer cette guérison ainsi: Peut-être pouvez-vous-même intégrer l’Univers dans cette technique, en le visualisant qui se compacte suivant un mouvement spiralé vers l’immobilité dans votre cœur (expire), et qui entre en expansion à nouveau (inspire), et puis en répétant ce cycle encore et encore (= pranayama, technique de respiration).

Une guérison nécessaire:

Nassim Haramein le dit clairement: Vous pouvez aussi comprendre qu'en fonction de votre chemin, de vos pensées, de vos valeurs, de vos émotions, vous attirerez forcément autour de vous d'autres personnes qui sont sur le même chemin, qui ont des pensées, valeurs et émotions similaires... Ce n'est qu'en décidant de vous soigner que vous soignerez le monde autour de vous, d'abord votre monde immédiat, puis un monde plus large, et ainsi de suite. C'est une erreur de vouloir guérir le monde des fléaux qui l'habitent puisqu'en vous concentrant dessus, vous vous y attachez davantage... Si vous voulez vivre dans un monde libre, de paix, d'amour, de joie et de bonheur, alors faites-le déjà en vous, puis dans votre entourage immédiat, et ainsi de suite. Alors oui, la compassion nous invite à souhaiter et à œuvrer là où nous le pouvons pour que tous les êtres ne soient plus malheureux et soient libérés des causes de la souffrance. Compatir aussi dans le sens d'éprouver le vrai sens de la Vie si bien résumé par Raoul Follereau: " L'être humain n'est complet, créateur et intelligent que s'il a reconnu sa source, son plan d'origine, l'énergie qui le soutient, le remplit, l'appelle infiniment. Et il n'est intelligent que s'il a retrouvé la bonté en lui." La guérison est à ce prix: il s'agit encore et toujours de remplir son Âme-Esprit (sa Conscience universelle) de tout ce qui est beau, bien, bon, utile,nécessaire ou agréable avant de se tourner vers l'action...


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