Pourquoi vouloir une science de l'existence?

Tout simplement parce que nos vérités ne seront  jamais absolues ni définitives...

Six personnalités ont changé la manière de voir le monde: 

« Moise a dit : "Tout est loi." 
Jésus a dit : "Tout est amour." 
Marx a dit : "Tout est lutte des classes." 
Rockefeller a dit : "Tout est à vendre." 
Freud a dit : "Tout est sexe" 
Einstein a dit : "Tout est relatif." » 
Le Réel, jamais nous ne le connaîtrons car nous le modifions en 
l'observant ! 

Tout est subjectif. Nous vivons dans une réalité fictive, imaginaire et construite avec nos souvenirs et nos expériences de vie qui sont uniques. Il faudrait dès lors dire : Tout est intérieur. Dire aussi : tout est énergie, tout est en lien avec la Source, les champs morphiques, tout est conscience, tout est lumière, tout est connecté à l'univers holographique, tout en découle et tout y revient... 

Nous sommes le divin qui fait l'expérience de sa création sous une forme imparfaite, dans un corps-esprit biologiquement conditionné, mais avec une conscience, l'âme-esprit, qui a la faculté d'échapper aux trois dimensions de notre univers et d'interagir avec le vide quantique. Nous n'avons plus à craindre cet univers-machine froid et indifférent à notre sort, juste bon à combiner les possibles en fonctions des lois, du hasard et des coïncidences heureuses. Le divin nous aide si nos intentions et demandes sont généreuses et désintéressées, et si l'environnement le permet...Tout est donc une cocréation ! 

 L'approche critique sera ici une nécessité:

D'une part à l'encontre d'une approche déterministe pure et dure car l'univers ne saurait être une machine - géniale ou infernale - à combiner les possibles en fonction de lois connues, encore à découvrir, du hasard  et des coïncidences heureuses. Cette approche matérialiste et déterministe n'a rien de scientifique: c'est une philosophie, une idéologie.

Et d'autre part à l'encontre de croyances religieuses dogmatiques  et bétonnées.
Que pensez-vous de la quête scientifique de l'existence de Dieu ? demandait-on à Boris Cyrulnik. Elle m'est incompréhensible. Je n'ai pas besoin d'avoir la preuve de mon existence pour savoir que je vis. Si l'on a en soi le sentiment de Dieu, on n'a nul besoin de preuves. Certains religieux avouent traverser des moments où ils se sentent moins "habités par Dieu". Ceux qui doutent ainsi montrent leur tolérance. Cette attitude me touche, moi qui suis agnostique. J'estime ces religieux, parce qu'ils ne sont pas enfermés dans un dogme. Le doute est salutaire. Quand on a un dogme, on récite et on tue. De façon générale, les gens qui ne doutent jamais m'inquiètent.
Oui, le doute fait et fera toujours partie d'une science de l'existence...
Elle devra aussi permettre d'éviter les alternatives illusoires: inutiles de se laisser pétrifier dans la raison ou de se dissoudre dans une subjectivité exacerbée !
Dans une science de l'existence digne de ce nom, nous avons à équilibrer nos dimensions physiques, sexuelles, psychiques, émotionnelles, relationnelles et spirituelles, à définir ce qui peut nous y aider ou pas. Cette science de l'existence va devoir préciser ce qui relève de l'anthropologie, qui a donc une forme de neutralité, et ce qui relève d'un réseau de convictions doctrinales spécifiques. Elle aura a séparer rêves et réalités, utopies et réalismes, mythes et légendes, etc. À définir aussi la place et le rôle de la méditation.

Elle devra faire apparaître une nouvelle conscience de soi et de nouveaux projets d'existence à travers de nouvelles représentations de l'Univers mais aussi à travers une éthique de conviction et de responsabilité.

       

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