Les bienfaits de la foi en Dieu: mythe ou réalité?

Tout dépend ici de la manière de définir Dieu, sa fonction ou sa présence dans notre vie. Elles ont souvent été associées à une prétention à détenir la vérité révélée ce que la science contestait avec d'autres vérités tout autant totalitaires.
Boris Cyrulnik résume la situation ainsi: « J’ai vu paraître des études sur “la zone cérébrale du mensonge” ou “la zone cérébrale de Dieu !” se désole-t-il. L’homme ne peut s’empêcher d’aller trop loin, il a besoin de rechercher “une seule” vérité et de l’imposer comme “la” vérité. Cette tendance à se chercher des lois intangibles et à morceler le savoir est ce qui a fait de nous des scientifiques depuis Descartes. Mais hors des sciences dures, elle n’a jamais rien produit d’autre que des tragédies. »
La prétentions des religions a détenir la vérité, surtout à travers ses clercs, a produit des tragédies imputables très souvent bien plus aux humains qu'à leurs doctrines.

En réalité tout est relatif et subjectif!

Il ne saurait y avoir une seule vérité, une seule approche, une lecture unique de la réalité. Toutefois, la question du sens de la réalité est très exactement le serpent qui se mord la queue : attribuer un sens à la réalité revient à construire une réalité fictive, imaginaire, qui donne signification et valeur à ce qui nous entoure, à ce que nous vivons. On peut dire que le sens donné est la réponse à la question du sens qui elle-même ne se poserait pas si nous n'étions pas aptes à structurer notre environnement (principe de réflexivité et de circularité). Notre environnement étant changeant, tout système tend à définir consciemment ou non des filtres, par exemple de ce qui est considéré comme important, ces filtres étant le résultat imprévisible d'une myriade d'événements aléatoires survenus au cours du développement de chaque individu et de chaque système.
Nous avons ainsi de nombreux filtres individuels, collectifs et sociaux. Notre manière d'aborder les dangers ou les risques par exemple est souvent partiale:  Aujourd’hui, les accidents de la circulation tuent chaque année près de 1,25 million de gens (deux fois plus que la guerre, le crime et le terrorisme combinés). On estime à 800'000 les décès en Europe dus à la pollution.  L'alcool tue 3 millions de personnes par année en Europe!  En comparaison, il y a eu 1 868 morts causés par le terrorisme entre 2000 et 2018 en Europe.
Les fait sont là, incontournables. Et les dangers, ou l'insécurité, sont perçus de manières diverses.
De même, aujourd'hui, dans les faits, deux grands courants de pensée s'opposent dans les réponses à donner à la question du sens de la réalité: un courant athée-agnostique et un autre plus spirituel. Le premier affirme que l'univers est une gigantesque machine à combiner les possibles en fonction de lois connues, encore à découvrir, du hasard et de circonstances heureuses. Fondamentalement, l'humain est un accident qui se bat pour survivre: il est sa propre finalité car l'univers dans des milliards d'années finira par disparaître. Le second courant plus spirituel affirme l'existence probable d'un Esprit intelligent et conscient à l'oeuvre dans l'univers: " la matière comme telle n'existe pas ! Toute matière n'existe qu'en vertu d'une force qui fait vibrer les particules et maintient ce minuscule système solaire qu'est l'atome. Nous pouvons supposer sous cette force l'existence d'un Esprit intelligent et conscient. Cet Esprit est la matrice de toute matière. (Max Planck)."
Globalement en Europe, les religions sont en déclins. Dieu devient une représentation culturelle, quand il n'est pas considéré comme une aliénation dont il faudrait impérativement guérir ,en tous les cas se faire soigner.
La foi sera aussi présentée comme un fait culturel; voici comment Boris Cyrulnik en parle dans un entretien accordé au journal Le Point: 

Qu'est-ce que "Dieu" pour vous ?
Dieu est une représentation apaisante que l'homme se fabrique dans toutes les cultures. Pour les psys, Dieu est l'équivalent des fonctions maternelles sécurisantes. On devrait dire "notre mère qui êtes aux cieux".

Le goût de Dieu est-il inné ?
Aucun enfant ne croit en Dieu le jour de sa naissance : le "goût" de Dieu s'acquiert. Vivre dans un environnement affectif fort favorise même la foi. Sécurisé, l'enfant a envie de partager, il apprend plus volontiers les croyances de ceux qu'il aime. Il est intéressant de noter que la prière a sur le cerveau une fonction apaisante. A l'électroencéphalogramme, l'amygdale rhinencéphalique - un renflement grand comme une amande qui est le siège central de l'émotion quelle que soit l'espèce vivante - "flambe" moins chez les personnes qui se soumettent à une représentation apaisante, qu'il s'agisse de Dieu ou d'une personne familière.

L'enfant s'invente donc un Dieu ?
Le goût de Dieu est une émotion façonnée par la culture: si vous naissez dans un pays d'Amérique latine, vous avez plus de chance de devenir catholique que musulman. Les enfants apprennent à aimer le même dieu que leurs parents, et cette croyance organise une culture. Les rituels rendent l'invisible présent. La façon dont vos parents vous font aimer Dieu influe sur votre façon de vivre ensuite votre foi : attachement sécurisant ou, au contraire, relation rigide, voire fanatique.

Plus on vieillit, plus on croit ?
Le fait de se rapprocher de la mort fait réapparaître la croyance en Dieu. On réactive dans sa mémoire jusqu'à la manière dont on a appris à croire en Dieu et à vivre sa foi. Baudelaire comparait le cerveau humain à un palimpseste immense et naturel. Des couches innombrables d'idées, d'images, de sentiments se sont accumulées, mais aucune d'elles n'a jamais disparu. Quand on est seul et isolé, Dieu se substitue au couple, aux amis ou à la famille. C'est la garantie d'un amour solide avec ses rites tranquillisants.

Vous avez reçu une éducation religieuse ou laïque ?
J'ai perdu très tôt mes parents et j'ai été recueilli par des institutions catholiques. Mais, ayant été condamné à mort parce que j'étais juif, alors même que j'ignorais ce que signifiait ce mot, ma première réaction a été : "Si Dieu, c'est ça..." J'ai donc démarré ma vie avec une image très négative des religions. Je me suis inventé un Dieu sans Eglise. J'avais mis au point des prières qui me réconfortaient. Mon Dieu était à la fois un père dynamisant et une mère sécurisante. J'avais 9 ans, je priais Dieu de me laisser vivre jusqu'10 ans. Aujourd'hui, je lui demanderais jusqu'à au moins 100 ans !

On fait parfois le lien entre votre théorie sur la résilience et le message des Evangiles : la souffrance nous fait grandir.
Les Evangiles donnent de la résilience une image de rédemption : il faut expier, donner beaucoup et devenir pauvre pour racheter ses fautes. La résilience est une attitude différente : il ne s'agit pas d'expier, mais de sublimer la souffrance. La sublimation est une métaphore, celle d'un corps solide qui passe directement à l'état de vapeur. On passe de la souffrance à l'engagement. Enfant, quand je me suis inventé ce Dieu, je n'avais pas lu les Evangiles. Un jour, dans l'une des maisons où l'on m'avait caché pendant la guerre, j'ai feuilleté la Bible. Une illustration de Loth m'a marqué. Je me suis fait raconter l'histoire et j'en ai retenu que, si je restais prisonnier du passé, je me transformerais moi aussi en statue de sel. J'ai choisi d'avancer, et depuis je fabrique mon avenir.

Que pensez-vous de la quête scientifique de l'existence de Dieu ?
Elle m'est incompréhensible. Je n'ai pas besoin d'avoir la preuve de mon existence pour savoir que je vis. Si l'on a en soi le sentiment de Dieu, on n'a nul besoin de preuves. Certains religieux avouent traverser des moments où ils se sentent moins "habités par Dieu". Ceux qui doutent ainsi montrent leur tolérance. Cette attitude me touche, moi qui suis agnostique. J'estime ces religieux, parce qu'ils ne sont pas enfermés dans un dogme. Le doute est salutaire. Quand on a un dogme, on récite et on tue. De façon générale, les gens qui ne doutent jamais m'inquiètent.

Peut-on vivre sans "Dieu" ?
Croire en Dieu rend plus heureux. On observe que ce sont les agnostiques qui se suicident le plus, peut-être parce que, face à une difficulté, ils se sentent terriblement seuls. Ne pas croire en Dieu, c'est traverser la vie sans filet. A l'inverse, les suicides sont plus rares chez les musulmans grâce à cette solidarité forte du groupe, dont la contrepartie se paie en termes de liberté individuelle. La transcendance permet, dans une société matérialiste, désenchantée, de s'élever au-dessus des frustrations. On voit des gens désespérés qui consomment désespérément et des croyants qui donnent du sens à leur vie et se sentent sécurisés. Dieu, en ce sens, est une belle construction culturelle.

                     Le goût de Dieu est-il seulement une émotion façonnée par la culture?

D'autres chercheurs arrivent à d'autres conclusions. Pour eux, toutes les personnifications de Dieu sont des tentatives symboliques de saisir l'insaisissable à travers l'intuition d'une réalité plus vaste, le sentiment plus profond et plus sublime de la réalité que notre esprit peut percevoir en un lieu où tous les conflits sont résolus, la souffrance prend fin, l'unité et le bonheur sont possibles. C'est dire qu'elle contient l'espoir d'un futur heureux qui nous permette de surmonter l'avidité, la méfiance et les peurs auto protectrices. Notre cerveau nous porte naturellement vers un excès égotiste, mais il nous fournit aussi la mécanique avec laquelle il devient possible de transcender l'ego, possible de sortir d'une existence purement matérielle pour aller vers une existence spirituelle, vers un Dieu supérieur, en un lieu absolu d'unicité où tous les désirs sont apaisés.  C’est ce qu’il convient d’appeler la résonance herméneutique, différente de la résonnance physique ou biologique. Cette résonance, en se fiant à l’intuition d’une réalité plus vaste, développe une énergie spirituelle, différente de l’énergie physique ou psychique, mais néanmoins totalement liée aux fabuleuses possibilités du cerveau humain. 
  L’approche neurologique de Newberg et de son équipe montre que les humains ne s’accrochent pas à Dieu parce qu’il leur manque le courage de faire face au monde sans lui. Elle indique au contraire que « Dieu n'est pas le produit d'un processus cognitif et déductif, mais qu'il a été au contraire « découvert» lors d'une rencontre mystique ou spirituelle portée à la connaissance de la conscience humaine par le mécanisme transcendant de l'esprit. Autrement dit, les humains n'inventent pas un Dieu puissant de façon cognitive pour dépendre ensuite de cette invention, pour acquérir le sentiment de contrôle. Au contraire, Dieu, dans la définition la plus large et la plus fondamentale du terme, est d'abord éprouvé dans une spiritualité mystique. Ces expériences unitaires intimes de la présence de Dieu font apparaître alors la possibilité de contrôle (p.196). » Des vérités essentielles vont devoir être traduites de manière rationnelle en croyances spécifiques.

Ces croyances devaient apporter des avantages physiques, psychologiques et sociaux pour que les comportements religieux puissent être meilleurs pour la survie.

« Les racines neurobiologiques de la transcendance spirituelle montrent que l'Existence unitaire absolue est une possibilité plausible et même probable. De toutes les surprises que notre théorie a à offrir - que les mythes sont poussés par des compulsions biologiques, que les rituels ont été formés intuitivement pour déclencher des états unitaires, que les mystiques ne sont pas, après tout, nécessairement fous et que toutes les religions sont des branches du même arbre spirituel - le fait que cet état unitaire ultime puisse être soutenu rationnellement nous étonne le plus. La réalité de l'Existence unitaire absolue n'est pas une preuve définitive qu'un Dieu supérieur existe, mais elle est un solide argument pour l'idée que l'existence humaine est bien plus qu'une existence purement matérielle. Nos esprits sont tirés par l'intuition de cette réalité plus profonde, ce sens absolu d'unicité, où la souffrance disparaît et où tous les désirs sont apaisés. Tant que nos cerveaux seront constitués de la façon qu'ils sont, tant que nos esprits seront capables de ressentir cette réalité profonde, la spiritualité continuera de donner forme à l’expérience humaine, et Dieu, quelle que soit la façon dont nous définissons ce concept majestueux et mystérieux, ne disparaîtra pas (p.251-252). »

L'existence humaine est bien plus qu'une existence purement matérielle. Nos esprits sont tirés par l'intuition de cette réalité plus profonde, ce sens absolu d'unicité, où la souffrance disparaît et  les désirs sont apaisés.

L'intuition de cette réalité plus profonde va devoir se dépendre de nos représentations malheureuses et fausses au sujet de Dieu:

L'intuition d'une réalité pus profonde va devoir aussi se décliner en une lutte spirituelle si bien résumée dans cette petite histoire: 

 Un vieil Indien Cherokee initiait ainsi son petit-fils à propos de la vie: «Une lutte est en cours à l’intérieur de moi, disait-il à l'enfant. C'est une lutte terrible entre deux loups. L'un est plein d'envie, de colère, d'avarice, d'arrogance, de ressentiment, de mensonge, de supériorité, de fausse fierté.
L'autre est bon ; il est paisible, heureux, serein, humble, généreux, vrai et rempli de compassion. Cette lutte a aussi lieu en toi, mon enfant, et en chaque personne.» Le petit-fils réfléchit un instant et interrogea son grand-père: «Lequel de ces deux loups va gagner la lutte?»
Le vieil Indien répondit simplement: "Celui que tu nourris."

Ainsi, tout va dépendre de l'importance que nous donnons à cette réalité plus profonde, à ce qui est - et peut être - bien, bon, beau, agréable. utile, agréable ou nécessaire pour tous. Les prophètes bibliques nous conviaient à privilégier la paix, la justice, la sécurité, le pain de chaque jour et les relations fraternelles. Cela veut dire concrètement accepter de mieux canaliser nos quêtes de sécurité, confort, pouvoir, gloire, jouissance,  toutes ces quêtes d'épanouissement personnel égocentrées. Il s'agira non pas de sombrer dans la flagellation des privations honteuses, mais plus simplement de ne rien espérer de ce qui peut être pris, obtenu par la force, le chantage affectif, la ruse, la manipulation, la dette imposée ou la séduction. Il s'agira d'entrer en résonance harmonieuse avec l'Esprit intelligent et conscience qui est la Matrice de tout. Nous l'appelons plus prosaïquement l'âme ou la conscience. Elle diffère du mental qui est une production de notre corps, donc biologiquement orienté, conditionné.
Notre âme, notre conscience est liée à un mécanisme fondamental de l'univers: " Tout émerge et retourne à un champ fondamental d'informations qui nous connecte tous." Nassim Haramein. C'est la réalité profonde avec laquelle nous sommes en permanence connectés: notre corps, nos cellules y puisent l'énergie et l'information dont elles ont besoin pour fonctionner. Elles le font à travers différents supports (la singularité du coeur, son champ magnétique, l''eau, les protons, le liquide céphalo-rachidien, etc.)

Une connexion permanente

D'un point de vue quantique, nous apparaissons et disparaissons dans et hors du champ tout le temps, dans un va et vient incessant car tout est en mouvements, en oscillations, en vibrations, en rotations, en contractions et en expansions dans l'univers depuis l'infiniment petit à l'infiniment grand. Et fait comique, nul ne peut y échapper, ceci quelles que soient nos opinions sur la question, nos croyances, notre religion, etc.

L’existence de ce champ a été confirmée par le satellite Chandra en 1999 : Ce champ ressemble à la structure filamentaire du réseau neuronal.  Le champ qui interconnecte tout l’univers est bien réel, quel que soit le nom que nous lui donnons et quelles que soient les lois de la physique auxquelles il se conforme ou non. Il est ici en cet instant même; il existe sous la forme de vous et de moi. Il est aussi notre univers intérieur et extérieur, le pont quantique entre tout ce qui est possible dans notre esprit et ce qui devient réel dans le monde, une transcendance obligée car située hors de ce que nous appelons notre réalité.

Ce champ répond à ce que nous disions de Dieu: il est partout, de tout temps, en tous lieux, tout en découle et tout y revient; il est le lien avec tout, une création continue, un soutien. Il est la mémoire holographique, que nous appelons l'espace-temps, toujours disponible, une mémoire en perpétuelle évolution et croissance (d'où l'expansion de l'univers) sans laquelle rien ne peut exister. C'est l'échange permanent d'informations avec cette mémoire, les feedback, qui constitue ce que nous appelons la conscience; elle n'est donc pas localisée dans notre cerveau! Toutefois ce dernier y est sensible. Nous informons en permanence la mémoire de qui nous sommes comme de ce que nous aspirons à vivre. C'est ainsi que nous créons, attirons, repoussons une grande partie de ce qui fait notre réalité, en lien, en partenariat avec l'Univers, la Matrice de tout, et l'espace-mémoire qui comprend aussi, bien entendu , la mémoire collective (appelée aussi le champ morphique).
Nous sommes ainsi des émetteurs-récepteurs, nous échangeons en permanence de l'information, mais nous sommes aussi cela va de soi une infime partie de l'Univers, de cette Matrice qui fait l'expérience d'elle-même à travers chacun-e de nous. Nous voici fille et fils de Dieu! Unis à Lui/Elle, Dieu, la Matrice.
Les bienfaits de la foi vont découler directement de cette conscience ou plutôt de cette capacité à bien émettre et capter l'information souhaitée. Ces explications de Nassim Haramein vont nous aider à bien comprendre ce qui est en jeu:

" Il est vraiment important de se souvenir que l'information est comme ancrée dans la structure de l'espace-temps; toutes vos générations, toutes vos mémoires, absolument tout  s'y trouve comme dans un archiveur ou un disque dur; toutes ces informations sont ensuite échangées avec les structures biologiques au fur et à mesure que vous déposez de l'information sur la structure de l'espace-temps le long de de votre ligne de vie, et donc vos gènes ne sont qu'une expression de l'information qui se trouve aux coordonnées de l'espace-temps où elle réside. Votre mémoire ne se trouve pas dans votre cerveau; c'est vous qui accédez à ces coordonnées de l'espace-temps. Et donc c'est intéressant parce que vous pouvez commencer à penser à des choses comme déposer de l'information aux coordonnées de l'espace-temps en avance de là où vous vous trouvez, pour quelque chose que vous voulez réaliser dans votre vie ou que vous voulez dans votre vie, et donc c'est comme l'autoriser, et si vous faites cela, ça va avoir une répercussion en sens inverse dans la structure de l'espace-temps jusqu'à votre présent, et donc cela va commencer à faire de vous la personne que vous devez être afin que ces événements aient lieu. Et donc, si vous réussissez à suivre cette ligne d'information alors vous obtiendrez le résultat escompté. C'est comme projeter, vous savez, des bulles de réalité dans votre futur avec l'idée de les rattraper. (Nassim Haramein sur créer son futur pendant un live à la Resonance Academy)."


       

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