Tous aliénés? La question mérite d'être traitée...

Nous le sommes toutes et tous, à des degrés divers certes, tout particulièrement à travers nos dépendances et nos conditionnements multiples. Philippe Guillemant en illustrait ainsi l'impact sur notre futur, nos lignes temporelles:

 Un éveil est donc nécessaire, une libération de nos conditionnements est indispensable. Comment procéder? Quels aspects sont à prendre plus particulièrement en compte? Les réponses seront divergentes en fonction de nos convictions et croyances mais elles pourraient être une gymnastique bénéfique.
À quoi sommes-nous accros (souvent sans nous en rendre compte)?
 Dans les pays industrialisés, une obsession traverse toutes les couches sociales: on a qu'une vie et il faut en profiter! Il faut donc - du lever au coucher , au travail comme en loisirs - travailler à réussir sa vie. Rude tâche en vérité car chacun-e va devoir - comme le dit fort bien le sociologue Vincent de Gaujelac - cultiver son identité personnelle en se conformant à l'injonction d'être un sujet responsable de lui-même, de ses actes, de ses désirs, de son existence sociale. Cela réclame  un sujet créateur, cohérent, unifié, responsable et conscient. Il s'agit toujours de s'inventer face aux contradictions multiples qui peuvent mener à des identités négatives, meurtrières, oppositionnelles, stigmatisées ou réussies; elles seront forcément plurielles, complexes, porteuses de déchirement ou de contradictions - surtout dans un monde en mutations constantes -, en demande de respect, de considération, de dignité, de liberté car l'être a besoin d'horizon pour exister dans le monde. Il faut ainsi postuler  un sujet qui cherche à se faire, à advenir, à produire du sens et de la cohérence là où l'imaginaire, l'inconscient et l'irrationnel vont interférer eux aussi, un double Je social et psychique en somme. Le sujet est lié à l'existence de l'autre dont il a besoin pour se penser. Un double rapport aussi à l'objet (ce par quoi le sujet vient à être comblé) et le sujet (le désir qui s'éprouve en tant que lieu du désir). La double illusion consiste à penser que le sujet peut se passer des objets, ou, à l'inverse, qu'il sont tout. Ainsi, le sujet individuel et collectif peut être créateur et destructeur de vie.  L'idéologie de la réalisation de soi-même renvoie à l'obligation de se faire une place, de réussir, ce qui charge cette tension. Quand elle s'emballe, le sujet peut, n'étant pas reconnu par ceux qui représentent le pouvoir, la notabilité ou la considération vouloir les détruire. Pour y échapper, le sujet a besoin de reconnaissance juridique, affective, sociale et cognitive (être reconnu dans sa compréhension de soi-même), qu'elles soient reconnues par d'autres. Il y a là un réel danger, une aliénation potentielle.

 Selon Paul Ricoeur, la souffrance est une impuissance à dire, à faire, à raconter, à s'estimer, donc une impuissance à s'affirmer comme sujet. Mais il y a danger dans le renoncement à penser, à choisir, à lutter, à prendre en compte son passé et son avenir en voulant vivre dans le présent pour ne plus se poser de questions.

                                                    En quêtes éperdues de sécurité

La tradition chrétienne appelait cette aliénation fondamentale le péché. Elle postule que l'humain est habité - parfois jusqu’au délire - par une volonté de s'auto-suffire, de s'auto-justifier, de vivre sans dieu en somme, qui se traduit par un besoin éperdu de sécurité matérielle, de confort, de pouvoir, de gloire, de jouissances diverses et d'épanouissement personnel, et qu'il est prêt à tout pour arriver à ses fins; pour ce faire, l'humain utilisera nombre de stratégies parmi lesquelles: le recours à la force, à la ruse, au mensonge, à la manipulation, au chantage, à la dette imposée ou encore à la séduction. Cela fait de nous des êtres en manque permanent de sécurités...car un besoin satisfait, comme un but atteint, ne dure pas longtemps.  Le vide demande toujours à être comblé, encore et encore... Nous sommes aliénés à cette course folle, à ce combat quotidien que nous entendons mener seul-e bien entendu, sans l'aide divine ! C'est une course folle, sauf si nous acceptons d'en voir la vanité. Notre quête est dérisoire comme le disait la comptine: le bonheur est dans le pré, cours-y vite il va filer! 

En réalité, la peur et le manque font de nous des mendiants de sécurité matérielle et affective, car en notre quête nous recherchons aussi l'attention, l'affection, l'estime, la considération, l'amour, la compassion, etc.

                Vouloir le nier est comique, vouloir rester dans la peur et le manque est pathétique!

Ce besoin obsédé de sécurité matérielle et affective est bâti notamment sur un principe sous-jacent communément admis: 

il n'y a pas assez pour tout le monde, je dois donc veiller au grain, faire ma place au soleil, tirer mon épingle du jeu, réussir ma vie...

La vie devient alors une lutte ouverte traversée par la convoitise et la rivalité. Tout y est égocentré. Tout est attisé par la peur de manquer, de ne pas avoir assez, de rater sa vie. Tout se décline rapidement en boucles circulaires de frustrations, de tristesses, de colères, de ressentiments, d'angoisses, etc. Car faut pas rêver: dans la vie, c'est chacun pour soi!
Cette désespérance cynique se veut réaliste. L'homme est un loup pour l'homme, le ciel est vide, dieu est absent ou mort ce qui revient au même. Les humains sont livrés à eux-mêmes et aux lois qui gouvernent l'univers, la nature, la société.  La vie est dès lors une simple lutte pour survivre, lutte pour assurer ce qui peut l'être. Il y a dès lors face à qui qui pourrait être, ou devrait être une profonde amertume...

 Nous sommes donc très souvent esclaves de nos besoins vitaux de sécurité matérielle et affective. Nous vivons la plupart du temps de manière égocentrée, préoccupé par nos besoins du moment.

Il faudrait desserrer l'étreinte puissante de notre ego.

Comme aime à le dire Eckart Tolle, la structure même du soi égotique comporte un besoin d’opposition, de résistance et d’exclusion destiné à maintenir le sentiment de séparation dont le soi égotique dépend pour sa survie. C’est donc « moi » contre « l’autre », « nous » contre « eux ». L’ego a besoin d’un conflit avec quelque chose ou quelqu’un. Cela explique pourquoi on recherche la paix, la joie et l’amour, sans pouvoir les tolérer très longtemps. On prétend vouloir le bonheur, mais on est accroché au malheur. En définitive, votre malheur ne vient pas de votre condition de vie, mais du conditionnement de votre esprit. Le mental humain, dans son désir de connaître, de comprendre et de contrôler, prend ses opinions et points de vue pour la vérité. Il dit : c’est ainsi que cela fonctionne. Vous devez dépasser la pensée pour vous apercevoir que, peu importe comment vous interprétez « votre vie », celle d’un autre ou son comportement, et peu importe le jugement que vous portez sur une condition, ce n’est qu’un point de vue parmi maintes possibilités. Ce n’est qu’un amas de pensées. Mais la réalité est un ensemble unifié dans lequel tout est entrelacé, où rien n’existe en soi ni isolément. La pensée fait éclater la réalité ; elle la découpe en fragments conceptuels. Le mental, cet instrument utile et puissant, devient fort contraignant s’il s’empare totalement de votre vie, si vous ne voyez pas qu’il constitue un aspect négligeable de la conscience que vous êtes. MAIS, je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis la vie. Je suis l’espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je Suis. Lorsque vous savez qui vous êtes vraiment, un sentiment de paix durable et vivant s’installe. On pourrait l’appeler la joie, car c’est bien la nature de celle-ci : une paix vivante et vibrante. C’est la joie de reconnaître en soi l’essence de la vie, celle qui précède la forme. C’est la joie d’Être - d’être qui on est vraiment. La vie de la plupart des gens est menée par le désir et la peur. Le désir, c’est le besoin de vous donner quelque chose qui vous permettra d’être davantage vous-même.
Toute peur est celle de perdre, donc de subir une diminution, d’être amoindri. Ces deux mouvements occultent le fait que l’Être ne peut ni s’ajouter ni se soustraire. L’Être dans sa plénitude est déjà en vous, maintenant. Quand on parvient à le réaliser une libération s’opère : plus besoin d’être davantage !
On peut voir ce qui se présente dans le moment présent, ce qu’il contient de beau, de bon, d’utile, de nécessaire ou d’agréable, voir cela aussi dans les autres rencontrés.
De quoi entraîner une spirale positive : Ainsi la dopamine, qualifiée d'hormone de l'action, intervient dans l'anticipation, la motivation, la projection d'émotions positives et nous pousse à positiver, à avancer. Un bon niveau de dopamine encourage l'activité, trop de dopamine incite à rechercher des situations à risque, mais à l'inverse, un déficit de cette substance (ce qui est une caractéristique de la maladie de Parkinson) trouble les mouvements et rend léthargique.

Autre vaccin anti chagrin : la sérotonine. Ce neurotransmetteur fabriqué dans des neurones du tronc cérébral est indispensable pour réguler nos humeurs. Stimulé par la passion amoureuse, les relations sociales, les pensées positives, les contacts physiques, il agit comme un euphorisant. On observe un déficit important de sérotonine chez les personnes en dépression ou simplement malheureuses parce que séparées d'un être aimé. Citons également les endorphines et enképhalines, bien connues des sportifs sous le nom d'hormones du plaisir. Ces substances produisent un effet euphorique, anxiolytique et antalgique. Elles modulent le message douloureux, inhibent sa transmission dans le cerveau et provoquent une sensation de bien-être immédiat lors de leur réception par les cellules nerveuses. Leurs fluctuations régulent les états de stress et d'anxiété.

Notre vie est donc menée par le besoin de sécurité matérielle et affective et par la peur de perdre de subir une diminution; notre ego a besoin d'un conflit avec quelque chose ou quelqu'un. Il est emprisonné dans

                                                                          Le désir mimétique

Selon René Girard, la forme ontologique du désir humain est mimétique donc parcouru par la convoitise et la rivalité. A ne désire pas un objet B pour ses propriétés particulières mais parce que C le possède. Il n’y a donc pas d’autonomie du désir mais une médiation : l’une externe (qui concerne l’inaccessible), l’autre interne qui fait de l’autre un modèle, un rival. « Seul l'être qui nous empêche de satisfaire un désir qu'il nous a lui-même suggéré est vraiment objet de haine. Celui qui hait se hait d'abord lui-même en raison de l'admiration secrète que recèle sa haine. Afin de cacher aux autres, et de se cacher à lui-même, cette admiration éperdue, il ne veut plus voir qu'un obstacle dans son médiateur. Le rôle secondaire de ce médiateur passe donc au premier plan et dissimule le rôle primordial de modèle religieusement imité. Dans la querelle qui l'oppose à son rival, le sujet intervertit l'ordre logique et chronologique des désirs afin de dissimuler son imitation. Il affirme que son propre désir est antérieur à celui de son rival ; ce n'est donc jamais lui, à l'entendre, qui est responsable de la rivalité : c'est le médiateur (René Girard, Mensonge romantique et vérité romanesque, Pluriel, p. 24-25) » L’objet du désir s’estompe toujours au profit du médiateur. S’en suit le schéma classique : désir – rivalité – crise. Cet aspect du désir mimétique peut prendre des formes diverses, réelles ou symboliques, qui se retrouvent dans une idéologie, l’imitation d’un modèle social, dans nos fascinations pour les produits de marques ou de luxe, etc. Le désir mimétique va de la simple convoitise en passant par la jalousie jusqu’à l’holocauste : il concerne la quasi-totalité des comportements individuels et collectifs depuis la nuit des temps. Cela veut dire, pour René Girard, que la civilisation repose en fait sur le meurtre, sur le mensonge, et sur la dissimulation de meurtre : « On ne veut pas savoir que l'humanité entière est fondée sur l'escamotage mythique de sa propre violence, toujours projetée sur de nouvelles victimes. Toutes les cultures, toutes les religions, s'édifient autour de ce fondement qu'elles dissimulent, de la même façon que le tombeau s'édifie autour du mort qu'il dissimule. Le meurtre appelle le tombeau et le tombeau n'est que le prolongement et la perpétuation du meurtre. La religion- tombeau n'est rien d'autre que le devenir invisible de son propre fondement, de son unique raison d'être (René Girard, Des choses cachées depuis la fondation du monde, p 244, Biblio essai.). »
Nous serions ainsi enclins à sacraliser notre violence en la dissimulant derrière la religion notamment; elle peut toutefois aussi se justifier à travers la politique, l'économie, le profit, la loi des plus forts, le sexe, le sport, etc. En vérité tout peut être sacralisé!

La convoitise et la rivalité sont les soubassements de nombreuses violences cachées, communément admises et pratiquées. On les justifie souvent en rappelant que l'humain est un animal qui peine à dompter ses pulsions, ses fantasmes, ses élans narcissiques, sadiques ou masochistes. Un animal qui a conscience de sa mortalité.

                                         L'angoisse de la mort, de l'inconnu, de l'inconnaissable:

Pour le philosophe Martin Heidegger, exister, c'est être constamment impliqué dans un affairement c'est à dire une projection vers le futur. Toutefois, ce mouvement de se projeter n'est pas infini : il rencontre sa limite propre avec la mort. « Possibilité de l'impossibilité », la mort constitue la limite toujours imminente, constamment présente dans tout projet de l'être-au-monde. Une limite que nous tentons de fuir, de dépasser ou de canaliser sans pouvoir y arriver vraiment, car dans la mort, la réalité humaine n'est pas achevée, ni simplement évanouie, ni moins encore définitivement apprêtée ou complètement disponible comme un ustensile. Elle est l'inconnu et l'inconnaissable. Et pourtant là : "Dès qu'un humain vient à la vie, déjà il est assez vieux pour mourir". Elle suscite la crainte de ce rien, l'angoisse de ce nulle part. Elle nous fait prendre conscience que l'existence est absurde c'est à dire privée d'un sens évident : rien ne peut être défini comme suffisamment acceptable ! L'humain fuit dès lors cette angoisse tout en voulant l'oublier.
Nous tentons confusément de la combattre en ajoutant de la valeur à la vie. Si j'ai / si je suis ceci ou cela, alors ma vie n'aura pas été vaine...et je ne serai pas un LOSER, un perdant ou un paumé. Cette angoisse nous fait bien souvent tomber dans la vantardise, dans ce besoin impérieux de faire étalage de nos succès, dons, compétences, de nos richesses matérielles, etc. Un besoin actuellement amplifié par les réseaux dits sociaux, nos smartphones, par les People...Faire étalage rassure bien entendu. Cela divertit aussi. Certain-es toutefois n'ont pas une vie suffisamment bonne pour jouer à ce petit jeu. Ils peuvent en nourrir de la colère qui s'est exprimée notamment dans le mouvement des Gilets Jaunes. Nous avons toutes et tous besoin de reconnaissance juridique, affective, sociale, économique ou politique: quand elle fait cruellement défaut, il y a risque de violences sociales mais aussi risque de dépression : le dernier rapport de l'OMS révèle que la dépression constitue la principale cause de morbidité et d’invalidité chez les garçons et les filles de 10 à 19 ans, alors que les accidents de la route, le VIH/sida et le suicide sont les 3 grandes causes de mortalité dans ce groupe d’âge.
Quand cette reconnaissance juridique, affective, sociale, économique ou politique manque la personne peut vouloir combattre par  l’avidité du pouvoir ou la volonté de détruire ; elle s’attache aux choses sans doute, mais surtout à autrui où elle projette ses déceptions et ses rancœurs. " L’être humain est alors l’être qui massacre. Il dépouille, il tue à défaut d’être parce qu’il y trouve la justification de son moi dans l’appropriation, l’exploitation ou l’abolition de ce qui s’y oppose (J.-M.Delassus)."
Dans son expression plus passive, cette violence peut se retourner contre la personne elle-même.

                                              Se muer en une tristesse infinie d'être né!

C'est - comme le dira très judicieusement Maurice Bellet - la tristesse absolue, sans forme, sans mot ni visage, l’innommable. Elle est silence, communion avec l'en-bas. Déchéance - d'un être humain défait, méprisable, hors chemin, maudit – assimilée à la folie, la décrépitude, au crime, à la vie ratée, au mensonge. Rien n'est grandeur ni splendeur ; tout y est compulsion, obsession, haine, répétition de rite, chute et désespérance ; en tout premier lieu manque de cette première assurance qui devrait nous protéger de la haine et du goût de la destruction. L'en-bas campe dans la tristesse d'être, d'être là, qui je suis, de subsister sans remède. Cassure livrée aux émotions infernales, d'une irrépressible amertume qui contamine tout, sans que ça puisse se soigner.

 Et il y a l'en-bas de l'en-bas traversé par la honte, la haine et la peur, toutes trois rapportées à soi. Ce lieu-là, il faut le traverser pour en sortir. Mais comment ? Il fascine en autant de « je ne peux pas m'en empêcher. » C'est la mort qui parle en toute horreur. Rien ne s'entend. Bête de l'abîme ou tout s'abîme. Pourrissement du cœur et de l'âme. Pas de miséricorde, donc pas de Dieu, juste un maître flou, champion de toutes les fureurs et férocités ; celles des incapables et des meurtriers besogneux qui veulent construire un monde-camp, un camp heureux où les humains ne sont que des pions interchangeables sur l'échiquier gigantesque d'un en-bas peint en rose, un camp sous anesthésie. Impossible de poser une vue simple et cohérente : l'horreur du monde a contaminé aussi les bienfaits et les progrès de la civilisation, comme par en-dessous.

La haine est affaire humaine : elle n'est pas chez les animaux ; elle veut la destruction par tous les moyens, pulsion indicible qui se réduplique en haine dans la haine, honte dans la honte, etc. Pour la guérir, il faudrait la dureté de la tendresse qui ne cède rien au pouvoir du meurtre. Une haine absolue de la mort, qui est amour envers tout l'homme et tous les humains.

Cela campe la condition humaine dans le libre contrôle à consentir des pulsions de mort ou de vie. L'aliénation mène au mortifère - cela vaut aussi pour les adeptes d'un dieu pervers -, à tout ce qui finalement détruit et avilit. L'émancipation, à l'inverse, fera sien l'élan vers ce qui construit et rend la vie digne d'être vécue. L'aliénation se traduit par des boucles de rétroaction négatives - c'est l'entropie garantie de la négativité - tandis que l'amour se concrétise en boucles de rétroaction positive (c'est la néguentropie du positif). Car en toute chose, "aimer c'est engendrer, susciter, éveiller, réveiller. C'est le contraire de vivre en circuit fermé, de posséder pour soi: richesse, savoir, pouvoir ( F.Dolto)."
Ainsi, nous sommes toutes et toutes aliénés, bien trop attachés à notre bien-être, notre confort matériel et affectif, bien trop centrés sur notre petite personne, taraudés  par l'angoisse de la mort, de l'inconnu ou de l'inconnaissable avec le risque de sombré dans la tristesse d'être né, mais cela toutefois n'est pas une fatalité...Nous avons la possibilité de nous éveiller à d'autres dimensions plus spirituelles, tout particulièrement à la 5è dimension; la possibilité d'apprendre par exemple à faire un meilleur usage des capacités de notre cerveau religieux et moral qui nous offre un lieu où les besoins sont apaisés et nous encourage à privilégier le sens de l'équité, de l'entraide, de l'empathie, de la compassion, le refus de souffrir et de faire souffrir et le sens de l'altruisme. L'évolution nous a fait cadeau d'un tel cerveau: à nous de l'utiliser mieux et différemment! Nous pouvons enfin changer notre vision déterministe du monde en découvrant ce que nous en disent Philippe Guillemant ou Nassim Haramein. En leurs approches novatrices nous est contée la possibilité d'interagir avec la Source (la Matrice, l'Univers, Dieu, etc.), d'être en Résonance harmonieuse avec Elle.
Il y a peut-être là une nouvelle avancée vers une évolution spirituelle...


       

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