Le problème majeur: En mai 2014, la prestigieuse revue Scientific American magazine parlait 
d'UNE CRISE EN PHYSIQUE.
 La physique classique et le modèle standard sont dans une impasse: 
- impossible de relier mondes quantique et cosmologique.
- complexité insurmontable des équations.
- modèle utilisant des systèmes fermés donc jamais totalement justes, toujours approximatifs.
- impossibilité de gérer la notion d'infini.

- nécessité de trouver des moyens de 'raccommoder' la théorie en y ajoutant de nouvelles forces ou de nouvelles constantes fondamentales.

                                              Tout est donc à revoir, à repenser...

Il faudra revoir et questionner le déterminisme philosophique et scientifique.
Accepter, comme nous y invitent les frères Bogdanov, la fin du hasard!
Redéfinir la place et l'importance du libre arbitre.
Préciser le rôle et l'importance d'une spiritualité digne de ce nom.

                                                             Mettre en questions le christianisme millénaire et le redéfinir.

Il conviendra de s'ouvrir aux apports scientifiques comme aux apports d'autres spiritualités.
En tirer des conclusions provisoires.
En voici un petit avant-goût (Voir aussi le menu en résumé):
1. Pour Paul Ricoeur la visée éthique contient les trois termes suivants : visée de la vie bonne, avec et pour les autres, dans des institutions justes. Les trois composantes de la définition sont également importantes. Ce qui nécessite le souci de soi, souci de l'autre, souci de l'institution.
2. Le seul ordre social légitime universalisable est celui qui s’inspire d’un principe de commune humanité, de commune socialité, d’individuation, et d’opposition maîtrisée et créatrice.
3. L'intersubjectivité suppose en réalité une approche tragi-comique de la sphère religieuse : l’autonomie du sujet n’y est pas absolue, et le réel ne se limite pas uniquement à l’immanent. Ce qui fait sens, c’est l’union de l’humain et du divin, dans une puissance d’innovation. 
Dans la perspective chrétienne, nous dirons avec le poète Georges Haldas:
« Cette vie de résurrection telle qu'elle est ouverte par le Christ, commande une manière d'être qui se prépare maintenant en choisissant de vivre une vie de relations marquées par l'anti-puissance, par l'anti-meurtre, par une manière de vivre bénéfique pour autrui. » 
Nous voulons laisser venir toute chose si possible dans cette vie bénéfique à tous, dans l'harmonie et la fraternité agissante. Et nous savons devoir pour y arriver nous dégager librement du mortifère, des désirs-délires humains de puissance, de jouissance, de richesse et de gloire arrachés - ou imposés - au monde et aux autres. Il s'agit au contraire de laisser venir cette plénitude qui recherche, encore et toujours, ce qui est bien, bon, beau, juste, indispensable, utile, nécessaire ou agréable, sans céder à la négligence, à la facilité ou à la paresse notamment. Elle ne s'imposera pas, cette plénitude, elle se donnera à vivre; elle sera joie anticipée, humble réjouissance; juste relation à toute chose, distance respectueuse parfois quand tout oppose. Mais aussi opposition ferme, revendication d'humanité ou d'humilité, refus de toute oppression, exigence d'une vie bonne pour tous, et qu'il soit bon d'être né! Éloignement et tenue à distance de ce qui se joue dans la banalité quotidienne: l'usage de la ruse, de la force, du mensonge, de la manipulation, du chantage affectif et de la mystification pour obtenir satisfaction. Cela n'aide pas à équilibrer nos corps émotionnel, mental et spirituel : au contraire, cela nous en écarte, nous fait passer à côté du but, là précisément où nous ne captons rien, où l'échange avec la singularité se fait mal. Car pour Nassim Haramein, la dynamique tourbillonnaire du spin augmente seulement dans la quiétude et non dans l'agitation, les fureurs, les férocités ou les confrontations mondaines. 
4. Le fouillis et l'à-peu-près comme le moindre mal sont les divinités modernes justifiées par le chacun pour soi, on n'a qu'une vie, à quoi bon se priver, et le tout est relatif. Donc rien n'est vraiment important…ni essentiel en dehors de soi !
5. En même temps, nous sommes tous vulnérés, blessables et blessés; les confrontations et les affrontements doivent restés dans cette opposition maîtrisée et constructive.
6. De plus, elles devraient éviter le piège de l'idéologie, du présupposé que tout le monde sait…connait…à réalisé… et donc ne pas faire l'économie d'une mise en perspectives clarificatrice.
7. Pour J.-M. Delassus: L’individu perd la référence à son inconscient ontologique, et ce faisant se trouve dans l’incapacité de vivre le rapport de soi à soi dans une harmonie suffisante ; il est alors impuissant à être son être véritable. Il y a en cette méconnaissance plus qu’un risque assimilé à la banalité de la vie.
« Car l’homme qui ignore le sens de son être ne pourra que ressentir une insatisfaction profonde qui le ronge. Sauf à se soumettre pour n’être qu’un automate intégré aux institutions régnantes, il la combat par l’avidité du pouvoir et la volonté de détruire ; il s’attache aux choses sans doute, mais surtout à autrui où il projette ses déceptions et ses rancœurs. L’être humain est alors l’être qui massacre. Il dépouille, il tue à défaut d’être parce qu’il y trouve la justification de son moi dans l’appropriation, l’exploitation ou l’abolition de ce qui s’y oppose . »
« Car l’homme qui ignore le sens de son être ne pourra que ressentir une insatisfaction profonde qui le ronge. Sauf à se soumettre pour n’être qu’un automate intégré aux institutions régnantes, il la combat par l’avidité du pouvoir et la volonté de détruire ; il s’attache aux choses sans doute, mais surtout à autrui où il projette ses déceptions et ses rancœurs. L’être humain est alors l’être qui massacre. Il dépouille, il tue à défaut d’être parce qu’il y trouve la justification de son moi dans l’appropriation, l’exploitation ou l’abolition de ce qui s’y oppose . »
8. La formule de Thierry Tournebise demeure vraie : nous sommes enclins en même temps « à nous protéger des autres pour parvenir à être Soi, et à en avoir besoin...car sans eux, le Soi ne trouve pas sa place. » 
 Il risque fort de se perdre alors dans une quête gloutonne des délices et saveurs de la vie, dans le déni de ce manque fondamental d'harmonie entre Soi et Soi, né de la confusion entre la tranquillité d'esprit, la réjouissance et le manque de gratitude envers la vie et les autres. L'objectif demeure bien celui posé par Thierry Tournebise : « c'est sentir la vie en soi et autour de soi, c'est se percevoir et percevoir autrui. C'est savourer le bonheur de sentir palpiter l'existence dans ce qu'elle a de plus précieux et de plus intime. Qu'il s'agisse de peines ou de joies, ça palpite, ça se montre, ça se partage, ça se rencontre... » ; ça se vit en somme dans l'équilibre entre l'extériorité et l'intériorité.
9. Importent donc d'abord les valeurs de l'individu, la capacité d'agir intentionnellement et la capacité d'initiative. Cela vient avant la relation ou la communication.
10. Il y a une exigence à poser: la sortie du mortifère, à la fois comme invitation pressante et comme proclamation-effectuation . Sortie du méritant-méritoire, des auto justifications, sanctification, valorisation, du besoin de vomir ou de dévorer l'autre, etc. Elle se fait dans la quête ce qui est bien, bon, beau, juste, indispensable, utile, nécessaire ou agréable, sans céder à la négligence, à la facilité ou à la paresse notamment. Évidemment aussi dans la reconnaissance et le partage complice de la quête de l'autre…
11. Cela nécessite de commencer par un constat positif et par un langage corporel bienveillant; ne pas réagir à chaud. Éviter les jugements de valeurs.  Éviter le procès d'intention ou d'incompétence. Finir avec du positif / constructif. s'en tenir aux faits sans les exagérer. 2. éviter toujours/jamais 3. ne pas attaquer personnellement. 4. ou de manière détournée. 6. ou par une personne interposée.. 7 rester calme et serein 8 avoir la volonté de rencontrer son interlocuteur. Employer un ton normal avec une amorce positive (merci d'avoir essayé…), éviter les mots trop durs, trop négatifs, s'en tenir au comportement / aux faits; faire en sorte que la critique soit utile. Décrire la situation, les enjeux ou le problème, nommer-exprimer son ressenti ou ses valeurs-solutionner-conclure. Interagir en douceur et en fermeté dans cette vie bonne pour tous et des institutions justes,  dans la non-ingérence et la non-imposition toutefois, tout en refusant de faire le maître ou le repli craintif.
12. Cela implique aussi la sortie des alternatives douteuses: diabolisation/ victimisation, illusion/mensonge, déni/oubli, force/faiblesse, maître/esclave, et des doubles contraintes…, surtout des faire comme si…!

                                         Tout est donc à concevoir autrement:

       

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