En à peine 50 ans, le christianisme n'est plus au centre de nos organisations sociales ; ce que faisait l’Église pour la société, du moins en Occident, s'est laïcisé ; l'école, la charité, le soutien moral, les soins à domicile, tout est assumé désormais par des services privés ou étatiques. Dans le même temps, les églises ont dû renoncer à faire de leur livre fondateur une référence commune porteuse d'une morale universelle ; la Bible n'est plus une référence incontournable, ni un livre d'histoire, ni une référence pour les sciences naturelles ou la physique ; les libertés fondamentales ont elles aussi pris leur essor ; nous bénéficions sans grands efforts des libertés fondamentales de parole, de conscience, de religion, de déplacement ; nous avons droit à l'instruction et aux soins médicaux. La sphère religieuse est désormais cantonnée à l'intime. Une affaire privée donc.

D'une vérité à l'autre

    Longtemps, la question d'une vérité personnelle, d'une vérité propre, singulière eût été impensable, tant s'imposait l'idée d'une vérité commune à la collectivité. Depuis le siècle des Lumières, l'individualisme a progressivement pris le pas sur l'idée d'un bien commun, d'une vérité valable pour la société entière; la foi qui liait les êtres entre eux leur donnait le sentiment d'un même destin. Or, avec l'avènement de la laïcité et de la sécularisation, ce qui faisait le liant social, l'Église en l'occurrence, relevait désormais de la sphère privée. «À chacun sa vérité», sa vie, son histoire, ses problèmes. Vivre sa vérité ne consisterait donc qu'à s'adapter au mieux à son environnement pour en tirer le meilleur profit. C'est pourtant dans la relation qu'il noue avec ses parents sa fratrie que le petit d'homme se construit. Il est bon de le rappeler quand tout, dans notre tradition occidentale et dans notre éducation, vise la promotion du Je, comme si l'autre n'existait pas. Tout est ramené à Soi, à son épanouissement personnel, à sa sécurité individuelle, etc. L'obsession communément partagée est le Grand Tout et le Grand Rien de la Jouissance à vivre surtout dans l'avoir et le paraitre.

    Reste qu'il y a comme un doute: ai-je vraiment vécu ainsi ma vérité? Ai-je été vrai? Et, surtout, ai-je été en lien avec une Vérité transcendante capable de justifier ma présence au monde? Peut-on encore postuler une telle Vérité?

2 scientifiques, à la même époque, avec les même données scientifiques pensent complètement différemment :

◾‘Nous habitons un monde qui existe indépendamment de nous les humains, un monde qui s’érige devant nous comme une grande énigme ou du moins une énigme qui n’est que partiellement accessible à notre investigation et réflexion’ – Albert Einstein

◾‘Nous ne pouvons imaginer un univers sans les humains car c’est le fait pour nous les humains d’observer l’univers qui fait que l’univers est ce qu’il est. Nous faisons partie d’un univers qui n’est pas encore fini, nous sommes d’infimes particules dans un univers qui se regarde et se construit de façon participative’  – John Wheeler

Nous ne contrôlons pas évidemment l'univers mais nous participons, nous co-créons.

Alors qui sommes-nous?

 Nous sommes fait d‘énergie quantique et nous savons qu’une particule quantique :

◾peut exister en tant que particule invisible : elle est toujours là mais elle a changé de forme

◾peut exister en un lieu à un moment donné

◾peut exister en 2 ou plusieurs lieux en même temps et être toujours connectées entre elles, (phénomène d’intrication)

◾qu’elles peuvent communiquer entre elles dans le passé et dans le futur.

Nous sommes fait de ces particules et nous sommes connectés ensemble par le biais d’une force.

Quelle est cette force qui maintient ensemble les particules quantiques qui forment notre corps?

La conscience est ce qui maintient ensemble les particules, c’est elle qui organise les particules dans notre corps et dans notre monde : La matière dont est fait notre monde n’existe pas sous la forme que nous lui attribuons. 

C'est à cet esprit que Max Planck fit allusion en 1944, au cours d'une conférence qu'il prononça à Florence, en Italie. Il fit alors une affirmation qui ne fut sans doute pas très bien comprise par les scientifiques de l'époque. Ces paroles prophétiques sont aussi innovatrices en ce XXIe siècle qu'elles l'étaient quand il les prononça.

"Ayant consacré toute ma vie à la science la plus rationnelle qui soit, l'étude de la matière, je peux vous dire au moins ceci à la suite de mes recherches sur l'atome: la matière comme telle n'existe pas ! Toute matière n'existe qu'en vertu d'une force qui fait vibrer les particules et maintient ce minuscule système solaire qu'est l'atome. Nous pouvons supposer sous cette force l'existence d'un Esprit intelligent et conscient. Cet Esprit est la matrice de toute matière."

Nous pouvons l'appeler l'Aide divine, la Divine Matrice, la Seconde Causalité, la Conscience Cosmique: reste à savoir comment nous habitons nos vérités.

Vivre en vérité selon Soren Kierkegaard (Itinéraires no 83, Pierre Bühler)

«Il faut que les pensées d'un homme soient la maison où il habite. » Dans son langage philosophique, Kierkegaard a appelé ce rapport entre la vie et la pensée la « double réflexion», la « réduplication » ou encore « l'appropriation ». Pour le dire en termes plus simples: une pensée n'est vraie que si elle permet à l'être humain de vivre en vérité, si elle rend son existence vraie. C'est pourquoi il dira que la vérité n'est pas donnée de manière objective, mais qu'elle s'accomplit, se trouve ou se perd, dans la manière dont l'être humain l'assume dans sa subjectivité.

    Cette quête de la vérité au sens existentiel est une quête ouverte, et Kierkegaard s'est intéressé aux diverses manières dont les êtres humains l'entreprennent, selon différentes « sphères d'existence » : en faisant de la vie une recherche incessante de plaisir (l'esthète), en se réalisant soi-même dans l'accomplissement du devoir (l'éthicien) ou en plaçant sa vie sous le signe d'un rapport incessant à Dieu (l'homme religieux). Chaque être humain est appelé à approprier ce qui peut ainsi devenir « sa vérité ».

«La vérité fera de vous des hommes libres» (Jean 8, 32)

    La quête de la vérité est urgente. Mais il ne s'agit pas de n'importe quelle vérité : encore faut-il trouver cette vérité qui rend vrai ou, avec l'évan­gile de Jean : cette vérité qui «fera de vous des hommes libres». Pour Kierkegaard, il ne fait pas l'ombre d'un doute que cette vérité peut être trou­vée, parce que c'est elle qui est venue nous trouver. C'est la vérité manifestée dans les traits de la parole faite chair, dans le Dieu devenu homme, ou pour le dire avec un autre texte johannique central pour Kierkegaard : en celui qui dit de lui-même: «Je suis le chemin et la vérité et la vie. » (Jean 14, 6)

Mais on n'aurait rien compris de Kierkegaard si l'on faisait d'emblée du Christ une solution facile au problème de la vérité. En effet, comme le dira plus tard le théologien Dietrich Bonhoeffer, la vie en vérité offerte en Christ n'est pas une « grâce à bon marché » .

    L'événement de Dieu venu parmi les humains sous les traits d'un homme particulier constitue un paradoxe absolu qui suscite le scandale : il est impensable que Dieu soit cet homme de peu (scandale de l'abaissement) et que cet homme de peu soit Dieu (scandale de l'élévation). Seule une foi se confrontant à l'absurde, croyant en vertu de l'absurde, peut vaincre ce scandale. Cette foi, « passion heureuse », n'est pas dans les registres possibles de l'être humain. Elle doit être suscitée en lui par Dieu, et elle reste donc en tension constante avec la possibilité toute humaine du scandale.

    Dès lors, au nom de celui qui est « le chemin et la vérité et la vie », la foi est un cheminement ardu. Un cheminement de confiance, mais jamais exempt de tentations. Un cheminement de joie, mais toujours aussi dans les souffrances. Un cheminement d'espérance, mais jamais totalement à l'abri du désespoir. Ainsi, parce que ce cheminement mène à travers les tensions de la vie, sans les nier, en les accueillant en confiance, il est vraiment un vivre en vérité.

    Sous un angle éthique, Kierkegaard souligne la même tension dans l'amour: parce que Dieu, source d'amour, nous a aimés de manière inconditionnelle, nous sommes appelés à accomplir les oeuvres de l'amour (titre d'un ouvrage de 1847) à l'égard de notre prochain, en l'accueillant au-delà de nos affinités et de nos préférences. 

Nous pourrions alors avec Jung poser ce constat : quiconque s’attachera à tel ou tel élément du dogme bâti à partir de l’enseignement du Christ sera forcément et en quelque manière limité. Seul ne sera pas limité celui qui –voyant dans la vie du Christ l’exemple d’un homme qui a été et qui a osé aller au bout de son destin –tentera, dans sa modeste sphère et dans sa propre dimension, d’en faire autant.

En osant voir en Christ notre médiateur,

"Nous devons faire notre expérience.

Nous devons faire des erreurs.

 Nous devons vivre notre propre vision de la vie et il y aura des erreurs.

Qui évite l'erreur ne vit pas; en un sens on peut même dire que toute vie est une erreur, car personne n'a trouvé la vérité.

Mais menez votre vie aussi bien que vous le pouvez, même si elle est fondée sur l'erreur, car la vie doit être dénouée et l'on trouve souvent la vérité à travers l'erreur.

Soyez humains, cherchez à comprendre, cherchez à l'intérieur, construisez vos hypothèses, votre philosophie de la vie.

Alors nous pouvons reconnaître l'Esprit vivant dans l'inconscient de chaque individu. Carl Gustav JUNG".

Pour mieux goûter à cet Esprit vivant, il convient de revoir nos représentations archaïques. De nous souvenir avec la Théorie de la Double Causalité, que tout est Don, Grâce, que rien ne nous est imposé de force, par ruse ou sans notre consentement. Le libre arbitre garantit la liberté divine comme la nôtre. Nous ne sommes ni maudits ni oubliés! L'Esprit vivant nous invite au contraire avec patience et amour à:

◾trouver un moyen de se réconcilier avec soi-même, avec ses blessures,

◾aimer et accepter sans les jugements, sans attachement excessif.

     Si nous voulons déclencher la force de l'Esprit dans notre vie,  nous devons d’abord apprendre comment elle marche.

En réalité, le champ d’énergie est partout, il a toujours existé depuis le Big Bang,

l’ADN du corps humain parle avec ce champs, nos sentiments parlent au champ : c’est le langage puissant des émotions humaines, le pouvoir des sentiments humains qui fait la différence. Voilà le langage que reconnaît le champ : être sans motif caché, sans intentions mauvaises, sans juger de ce qui est vrai ou faux, bon ou mauvais, être sans ego et se sentir entouré. Lorsque la pensée (tête) et l’émotion (ventre) n’en font plus que un dans le cœur (milieu), nous créons un sentiment fort dans notre corps.

Les émotions se produisent dans  les chakras inférieurs (Amour/Peur): le centre créatif

Lorsque nous entretenons une pensée dans notre esprit, nous alimentons cette pensée, nous lui donnons vie et elle devient un sentiment inspiré soit par des émotions de peur soit par des émotions d’amour.

Le sentiment que nous ressentons est un langage, un pouvoir qui vit à l’intérieur de notre corps.

Le sentiment ne prend pas naissance dans notre esprit mais dans notre coeur.

C’est un sentiment pur qui contourne l’esprit, les filtres de la logique, des questions, du conditionnement, des jugements…

Les sentiments créent des ondes électriques et magnétiques dans notre cœur et le sentiment change notre corps et notre monde par le seul fait de l’avoir ressenti. C’est ce que les anciens avaient compris:

◾Le champ électrique du cœur est 100 x plus puissant que celui du cerveau

◾Le champ magnétique du cœur est 5000 x plus puissant que celui du  cerveau

Notre cœur produit des champs qui changent notre corps et notre monde.

Les croyances créent des ondes électriques , elles changent les ondes magnétiques, elles changent notre réalité physique, elles changent la matière. Le sentiment est une prière. Les sentiments et les croyances sont liées. Notre coeur crée des ondes électriques et des ondes magnétiques : c’est le langage que le champ reconnaît.

La croyance est ce qui transforme les possibilités en atome dans notre monde.

Les possibilités quantiques existent seulement en tant qu’ondes et notre monde est fait d’atomes.

Il y a longtemps, on nous disait que l’atome : ressemblait à un système solaire, une particule principale au centre et d’autres qui gravitent autour. Ce n’est pas ce que la science pense aujourd'hui.  Maintenant, les scientifiques pensent que l’atome ressemble à de l’énergie, il n’est donc plus assimilé à une particule mais à des ondes d’énergie. 

La croyance est un code qui prend ce champ d’énergie (champ des possibilités) et le transforme en réalité de ce monde,  c’est un code qui permet de transformer les possibilités en réalité de ce monde.

Dans le champ, toutes les possibilités existent déjà : vous êtes déjà guéri, la paix est une réalité, la joie est déjà partout! L’accès à toutes ces possibilités se fait par le biais de notre esprit, nous imaginons notre guérison, nous imaginons la paix, notre relation parfaite, l’abondance dans notre vie et …

…une fois que cette possibilité est ainsi créée dans notre esprit, nous utilisons notre cœur pour donner vie à cette possibilité via notre Âme-Esprit.

Ce sont les vérités provisoires qui émergent aujourd'hui: à nous de les habiter et de les tester sans préjugé...


       

 .